Réforme de la représentativité patronale : Laurence Parisot a dit oui

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Lors du huis clos organisé lundi entre le président de la République et les partenaires sociaux, la présidente du Medef a accepté de dialoguer avec les autres organisations patronales sur le sujet de la représentativité patronale.

Qui a dit qu?aucune décision concrète ne déboucherait de la Conférence sociale ? Selon nos informations, lors du huis clos organisé entre François Hollande lundi matin, le président de la République et les partenaires sociaux, la présidente du Medef a enfin lâché du lest sur le sujet délicat de la réforme de la représentativité patronale que de nombreuses organisations réclament. Pour la première fois, Laurence Parisot a déclaré accepter de se mettre autour de la table pour négocier avec les autres organisations patronales afin de lancer un chantier que les syndicats de salariés ont déjà achevé.

Un agenda surchargé

Jusqu?ici, Laurence Parisot ne voulait pas de cette réforme, tout du moins, pas tout de suite, estimant qu?elle avait peu d?intérêt pour les chefs d?entreprises et que les chantiers ouverts lors de la Conférence sociale surchargeaient un agenda déjà bien plein.

Sous la pression du gouvernement, qui souhaite dialoguer avec un patronat apaisé, de la CGPME et de l?UPA qui veulent débattre du sujet, de l?UNAPL et de l?USGERES qui défendent respectivement les intérêts des professions libérales et de l?économie sociale et qui souhaitent devenir des partenaires sociaux à part entière, le MEDEF consent donc à ouvrir ce chantier. Petit rappel, seule le MEDEF, la CGPME et l'UPA sont jugés représentatifs, par une simple décision des pouvoirs publics et sans justifications légales. Ce sont les seules organisations à pouvoir signer des accords collectifs nationaux ou à pouvoir siéger dans des organismes paritaires interprofessionnels (syndicats/patronat) ou tripartites (Etat/syndicats/patronat) comme les caisses de la Sécurité sociale ou de retraite complémentaire (Agirc, Arrco).

Toutefois, rien n?indique que les parties s?accordent. Si la CGPME réclame toujours que la représentativité repose désormais sur des élections, et non plus sur le nombre d'entreprises adhérentes, le Medef est pour l?instant inflexible. La bataille ne fait que commencer.
 

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Commentaires
a écrit le 10/07/2012 à 16:23 :
Outre la représentativité, le financement doit également être à l'ordre du jour. Il est rigoureusement inacceptable que l'entreprise paye la cotisation. Les salariés payent leur timbre syndical, que les dirigeants fassent de même....
Réponse de le 10/07/2012 à 18:17 :
pourquoi pas... mais il faut mieux: rendre obligatoire l'adhesion des salariés aux syndicats.
Ainsi on en baisse le cout et surtout on évite l'excès de representativité des extremistes

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