Les charges et impôts sur le travail sont moins lourds en France qu'en Allemagne, affirme Bercy

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L'ex PDG d'EADS est chargé d'une mission sur la compétitvité des entreprises françaises Copyright Reuters
L'ex PDG d'EADS est chargé d'une mission sur la compétitvité des entreprises françaises Copyright Reuters (Crédits : Photo Reuters)
Alors que Louis Gallois, chargé d'une mission sur la compétitivité, souligne le poids exorbitant des charges sociales, la direction générale du Trésor, à Bercy, contredit ce constat. Les cotisations et impôts pesant sur le travail sont plus faibles en France qu'en Allemagne, souligne-t-elle. Seuls les 10% de salaires les plus élevés subissent une taxation globale supérieure

Les coûts salariaux sont-ils beaucoup plus élevés en France qu'en Allemagne, expliquant la majeure partie de notre déficit de croissance par rapport à nos voisins ? Le patronat le souligne à l'envi, la plupart des experts le disent... mais la direction générale du Trésor, à Bercy, entend nuancer ce constat, dans une étude qu'elle vient de publier. Une prise de position qui est loin d'être neutre, alors que Louis Gallois, chargé par le gouvernement d'une mission sur la compétitivité française, a déjà pris position sur le sujet,  affirmant que l'industrie française souffre avant tout du poids des charges.
Les hauts fonctionnaire du ministère de l'Economie se sont livrés à un examen comparatif minutieux des systèmes français et allemands, qu'il s'agisse de leur financement ou de l'organisation des prestations.
On sait qu'en France, les recettes de la sécurité sociale sont issues de cotisations à la charge des employeurs (assises sur les salaire bruts), pour une part beaucoup plus importante que la moyenne européenne. La protection sociale française est financée à hauteur de 44% par ce type de cotisations patronales, contre seulement pour 34% en Allemagne. Ce différentiel serait à l'origine d'une moindre compétitivité des entreprises françaises, entend-on souvent.

Plus de cotisations à la charge des salariés en Allemagne...
Mais en Allemagne, les cotisations à la charge des salariés sont, à l'inverse, plus importantes qu'en France, représentant 22% des recettes du système social (considéré globalement, tous systèmes publics confondus), contre 17% dans l'hexagone. Or, le distinguo entre cotisations employeurs et prélèvements à la charge des salariés n'a qu'une portée limitée : dans les deux cas, il s'agit de prélèvements basés sur les salaires, et qui grèvent le coût global du travail. Les cotisations sociales stricto sensu (hors CSG) pèsent du même poids dans les deux pays, représentant 20,7% du PIB en France, contre 20,5% en Allemagne, relève l'étude du Trésor.
En outre, les allègements de charge sont plus importants en France, en faveur des bas salaires. Ainsi, « considérées conjointement, les cotisations sociales (employeurs et salariés) pèsent moins sur le coût du travail en France qu'en Allemagne pour le premier quintile de distribution des salaires (les 25% de salaires les plus faibles) » souligne l'étude. « Il n'y a pas de désavantage univoque en France ».

... et plus d'impôt sur le revenu
Les experts de Bercy relèvent en outre le poids de l'impôt sur le revenu, plus élevé en Allemagne. Si l'on additionne donc l'ensemble des prélèvements obligatoires sur le travail, cotisations et impôts, ce que l'OCDE nomme le « coin fiscalo-social », il apparaît que les prélèvements sont moins lourds en France qu'Outre Rhin. Comme le relève le Trésor, « quel que soit le niveau de salaire considéré (à l'exception du dernier décile de la distribution des salaires) » les impôts et charges français sont moins élevés. « Le coin fiscalo-social est inférieur en France de 15 points en moyenne pour 20% des salariés (les moins bien rémunérés), puis de 7 points en moyenne jusqu'au dernier décile » (soit jusqu'aux 10% les mieux rémunérés). Bref, les Allemands paient moins de cotisations, mais plus d'impôts, sur leur travail. Et au total, à l'exception des 10% les plus aisés, la taxation globale du travail est plus lourde pour eux.

Moins de dépenses de retraites Outre-Rhin

Quant à l'équilibre financier des régimes de protection sociale allemands, il est atteint par une politique d'économies drastiques. Plusieurs facteurs contribuent à ce que le système allemand dépense moins. Outre-Rhin, le gouvernement Schröder a notamment « oublié » de revaloriser les retraites plusieurs années de suite -elles ont donc baissé en euros constants-, de 2004 à 2006. Du coup, les dépenses liées à la retraite ne représentent que 12,1% du PIB en Allemagne, contre 13,6% en France. Résultat : 13,4% des retraités allemands sont pauvres, contre 8,4% en France. En outre, les dépenses de santé ont été réduites, Outre Rhin, notamment, grâce à de nombreux déremboursements de soins, et de transferts de charge vers les mutuelles.


 

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Commentaires
a écrit le 05/09/2012 à 12:04 :
art 1 les technocrates ont raison par définition, art 2 quand les technocrates ont tort c'est l'art 1 qui s'applique ! j'ai entendu des patrons de PME expliquer après la journée medef, et hier matin à france inter au patron de la cfdt, les raisons fondamentales et concrètes de leurs problèmes, les charges, les contraintes.. il faut arrêter de nous parler de cas du cac 40, l'emploi est dans le million de PME où les patrons (comme en témoignaient les interlocuteurs) ont de petits salaires, leur fierté est l'emploi et le développement, ils se sont même saignés pour maintenir leurs entreprises. s'ils embauchent c'est parce qu'il y a de la demande et du business, s'ils débauchent c'est parce qu'il y a une chute des besoins sinon ils ferment. Il faut arreter de stigmatiser les patrons, le privé, ce sont eux qui bossent pour financer le public. et j'ai entendu cherecq dire non au patron (sur france inter, avec l'appuis bien sûr du journaliste !!), c'est pas ça la cause, !!..il faudrait commencer par développer la capacité d'écoute et intégrer l'avis des premiers intéressés! tous ces technocrates qui n'ont jamais mis les pieds dans une entreprise, qui n'ont aucune culture de gestion ni de vision de ce qui est primordial et prétendent savoir ce qui est bon pour l'entreprise sont des imposteurs dangereux puisqu'ils décident de tout et n'importe quoi, de masures inadaptées, de dépenses sans contrôle... et quand les résultats ne sont pas là, ils accusent les patrons ! il faudrait commencer par faire des bilans précis ds actions et se remettre en cause. Mais non, l'urgence est comment sécuriser l'emploi (???) pour ceux qui de moins en moins qui ont du travail à cause des toutes ces règles à coté de la plaque. j'ai entendu la ministre du travail avant hier à l'emission de calvi, inquiétant : aucunes propositions, que du langage creux on va réfléchir, on va dialoguer, mais vous avez des pistes ? on va voir ça au niveau du dialogue, mais vous avez bien une priorité forte, des idées ? il est important de relancer la négociation avec nos partenaires (politiques), mais il y a urgence ! il faut laisser le temps au temps....ha bon, les dizaines de milliers de chomeurs provoqués par l'inaction et absence de réformes qui pourraient dégager les gains de dépenses utiles au redémarrage sont surement d'accord avec la gestion courante minimaliste qui les envoie dans la misère,oui, bercy le dit, les chromeurs de l'inaction gouvernementale sont d'accord ! en résumé il vaut mieux être chômeur que salarié avec une paye adaptée à l'environnement !
a écrit le 04/09/2012 à 19:30 :
Votre titre semble affirmer que le MEDEF nous aurait menti,...
Il y a longtemps qu'on s'en doutait et que nos chers voisins germaniques étaient sur le même niveau de coûts salariaux,- hormis quelques niches comme la main d??uvre agricole importée de l'est -.
a écrit le 04/09/2012 à 19:04 :
mais pourquoi ont ils demandé a gallois de pondre un tel rapport?il y avait tf1,le figaro,bfm business,l'insee ou johnny allité pour porter le message
a écrit le 04/09/2012 à 16:07 :
ALLEMAGNE / FRANCE ? COUT DU TRAVAIL
La question économique et sociale sera certainement l'un des sujets majeurs de la campagne
électorale pour 2012. La compétitivité française fait l'objet de fréquentes interventions de la part des
hommes politiques, des acteurs économiques, des journalistes comme des économistes eux mêmes.
Souvent stigmatisée, par exemple pour son égoïsme face à ses partenaires européens, l'Allemagne
peut toutefois être considérée comme la première de sa classe en ce domaine.
Avec près de 140 milliards d'Euros d'excédents commerciaux, contre 40 milliards de déficit pour la
France, ce sont 180 milliards d'Euros de plus qu'en France, annuellement, qui viennent gonfler les
chiffres d'affaires des entreprises productives de notre voisin. A titre de comparaison, ce montant
correspond à plus de 5 millions de fois le PIB moyen par Français.
Les causes de cette situation sont à rechercher, pour de nombreux commentateurs, dans les coûts de
production français, obérés par les nombreuses charges, qui ne permettent pas à nos entreprises
d'être compétitives sur le marché mondial. La comparaison du coût du travail entre nos deux pays
est difficile car les principes généraux sont réputés différents. Nous avons voulu mettre des chiffres
sur ces affirmations pour étayer la réflexion.
Prenons l'exemple d'un célibataire payé en France au SMIC et au minimum du tarif syndical en
Allemagne. En effet la notion de salaire minimum n'existe pas en Allemagne comme en France.
Celui-ci relève de négociations entre les syndicats patronaux et ouvriers et employés. Il est fixé par
branche et par land ou région. Notre exemple va comparer deux régions voisines, l'Alsace et le
Bade Wurtemberg. Le célibataire allemand travaille pour une entreprise relevant du syndicat IG
Metall, le plus important en Allemagne, et plus particulièrement dans la branche Metall et
Elektroindustrie, avec un horaire hebdomadaire de 35 heures.
France Allemagne
Salaire brut mensuel 1365 ? 1924 ?
Charges salarié mensuelles (hors CSG) 211 ? 398 ?
Salaire mensuel net 1154 ? 1526 ?
Revenu annuel 13848 ? 18312 ?
Prime obligatoire néant 1221 ?
Impôts (CSG+RDS inclus en France) 1418 ? 2452 ?
Taxe d'habitation en France 450 ?
Revenu disponible 11980 ? 17081 ?
Ces chiffres ne doivent, bien entendu, n'être pris que comme ordre de grandeur, tant les systèmes
sont différents. Ils montrent une différence de revenus de l'ordre de 40% en faveur de l'Allemand. Il
faut noter que le salarié allemand ne bénéficiera que d'une retraite de l'ordre 30% de son revenu
annuel avec la cotisation vieillesse minimale prise en compte. De ce fait il souscrira certainement
une assurance privée, à moins que son entreprise ne la prenne en charge.
Les deux salariés bénéficient de 30 jours de vacances.
Les affirmations souvent répétées d'un pouvoir d'achat salarié limité pour permettre à l'économie
allemande d'être performante sont ainsi battues en brèche.
Qu'en est il pour les entreprises ?
Salaire mensuel brut 1365 ? 1924 ?
Charges entreprise 324 ? 378 ?
Cout mensuel 1689 ? 2302 ?
Cout annuel 20268 ? 27624 ?
Primes variables min. 1460 ?
Les chiffres sont incontestables et contredisent une opinion largement répandue. Il s'agit dans notre
exemple d'un cas particulier. Mais même en supprimant la déduction de charges salariales pour les
bas salaires en France, le coût salarial en Allemagne reste supérieur.
Il est difficile d'extrapoler ces résultats à d'autres situations. Comment connaître les salaires pour
une position similaire dans les deux pays ? Comment tenir compte des réductions d'impôts, quotient
familial en France, beaucoup moins avantageux en Allemagne ?
Seuls des calculs cas pas cas permettraient une comparaison exhaustive. Il semble que pour
quelques cas particuliers, par exemple les saisonniers en agriculture et de l'industrie alimentaire,
notamment ceux en provenance de l'Europe de l'Est, les couts allemands soient plus faibles qu'en
France. Les salaires dans l'ex RDA sont également plus faibles que ceux de l'ancienne RFA, mais
rattrapent ceux de l'Ouest au fil des ans.
Si le cout du travail, en général, est plus faible en France qu'en Allemagne, il faut alors chercher
ailleurs les raisons du succès allemand.
La structure des entreprises allemandes est plus légère que celle de leurs homologues françaises. La
notion de cadre est inexistante chez nos voisins. Le pourcentage de gestionnaires, couts indirects,
est plus élevé chez nous. Les entreprises allemandes sont plus ouvertes que les nôtres, l'information
du personnel sur le fonctionnement et les résultats est plus complète. Les relations ouvriersdirigeants
plus franches et plus ouvertes. Il faut certainement rechercher cette situation dans l'esprit
allemand, le capitalisme rhénan, est très respectueux des collaborateurs. Mais également dans la
pratique de parité entre les syndicats et les actionnaires au sein des Conseils d'Administration des
entreprises de plus de 2000 employés. État d'esprit qui prospère dans les plus petites entreprises.
Le patronat allemand est très disparate, beaucoup moins uniforme que celui des grandes entreprises
françaises, très souvent issu d'une oligarchie sure d'elle même, promouvant une pensée unique
enseignée dans quelques grandes écoles. Se retrouvant entre eux dans les Conseils d'Administration
de multiples grandes entreprises, les pensées innovantes ont du mal à prospérer.
Mais le point le plus important reste le marketing et la commercialisation. Qui n'a pas visité les
grands salons techniques internationaux en Allemagne ou dans le reste du monde, a du mal à se
rendre compte que notre industrie est largement absente de ces grandes manifestations. Hors les
sociétés du CAC 40 et assimilées qui, sauf exception, sont au niveau de leurs homologues
étrangères, les grandes et moyennes PME sont absentes ou présentent leur production sur des
surfaces très réduites, donnant une image mièvre de leur production. Peu se donnent le mal de
présenter leur stand, voir leur documentation en langues étrangères. Ne parlons pas des petites
sociétés qui pour la plupart ne s'aventurent pas à l'étranger.
Étant absentes des marchés étrangers, nos entreprises ne sont pas conscientes des évolutions
technologiques, et très rapidement leur offre ne répond plus aux besoins. C'est ainsi que les produits
étrangers prennent de plus en plus de place sur le marché français. Je ne parle pas des produits bon
marchés issus des marchés à bas salaire, c'est une autre question. Mais rappelons que l'Allemagne
est notre premier fournisseur étranger.
Quelle sont les causes de cette situation ? Elles sont certainement multiples.
L'idée répétée depuis des années par les politiques, qui prennent leurs informations auprès des
grands dirigeants d'entreprises, au lieu de se rendre compte par eux mêmes, que les charges sociales
en France ne permettent pas d'être compétitif sur les marchés étrangers, est certainement à l'origine
de l'abandon de l'idée d'exporter par nombre de dirigeants de PME. La presse est souvent complice
de cette désinformation. C'est une véritable intoxication de l'information publiée.
L'histoire coloniale de la France vient se rajouter à cette situation. Pendant de longues années les
marchés d'outre mer étaient suffisants pour assurer les débouchés de l'industrie française.
La formation de nos dirigeants, la difficulté de parler des langues étrangères, doivent certainement
être prises en compte.
N'étant pas en véritable concurrence avec leurs homologues étrangers sur des marchés très
compétitifs, l'investissement productif est très en retard en France.
La mondialisation ne peut fonctionner que si les échanges vont dans les deux sens. Les français
n'ont pas saisis qu'à l'augmentation des importations de produits manufacturés, devait correspondre
une offre plus étoffée sur les marchés étrangers pour équilibrer les échanges.
Il est bien tard pour essayer de retourner la situation. Mais la responsabilité des Politiques et de la
Presse est de faire prendre conscience, que contrairement aux idées fausses, largement répandues
dans notre société, l'industrie française pourrait prendre une place plus importante dans le marché
mondial. Il faut bien commencer un jour à retourner cette tendance suicidaire.
Jean Daniel Braun
Ingénieur Conseil
Ref. http://
a écrit le 04/09/2012 à 11:06 :
Par contre, je ne vois ce que viens faire l?impôt sur le revenu quand on parle de sociétés et de charges/taxes afférentes.
Réponse de le 04/09/2012 à 11:39 :
concernant le point de vue de la seule entreprise tu as raison, mais d'un point de vue plus global de la consommation les impôts ont leur importance. l'allemagne a transféré une forte part du financement de son modèle social du travail (donc de l'entreprise) vers l'impôt. mais pour avoir un pouvoir d'achat identique, l'employé réclamera un salaire plus élevé, à défaut il consommera moins ( actuellement) et l'économie allemande se retrouve surdépendante de la consommation de ses voisins par exemple français.
Réponse de le 04/09/2012 à 11:41 :
Toute leur étude ne sert qu'à justifier de nouvelles hausses d'impôts. C'est cousu de fil blanc.
Réponse de le 04/09/2012 à 12:01 :
@daffy, vous hélas mille fois raisons
a écrit le 04/09/2012 à 10:49 :
les cotisations santé sont plafonnées en allemagne car des que le salaire s'eleve on passe a une assurance privée (4 fois mons chere qu'en france pour un cadre) et il n'y a pas de cotisation d'allocations familiale, il y a l'impot pour la reunification mais qui est temporaire et va bientot cesser. Mais surtout il n'y a pas de csg rds . Les bas salairessont moins reglementés et a cause du plafonnement on peut augmenter le salarié sans payer deux fois plus.Le systeme francais est organise de facon tres complexe et avec des penalisations et des ristournes de facon a rendre impossible toute comparaison, on ne peut comparer les taux on ne peut que comparer le total impots + cotisations obligaoire par rapport aux salaires net et là la comparaison fait mal.
Réponse de le 05/09/2012 à 16:15 :
Ayant travaillé dans les deux pays, je peux confirmer que les impôts et taxes sont significativement plus lourds en Allemagne: absence de quotient familial, augmentation linéaire du taux d'imposition et non par tranche comme en France (le taux d'imposition, défini à partir du revenu imposable, est appliqué sur la totalité du revenu en question et non sur une tranche), pas de déduction de 10% et 20% pour les salariés...
Quant au fait que l'impôt sur la réunification va bientôt disparaître, je ne sais pas d'où vous tenez cette information. Personnellement, je crois que sa durée limitée est du même ordre que celle de la rds.
Enfin, on peut signaler qu'en Allemagne, la redevance (TV, radios) est supérieure à 300? par an, qu'il y a un impôt sur les chiens (voilà un impôt auquel les socialistes n'ont pas encore pensé...), un impôt sur les voitures...
a écrit le 04/09/2012 à 10:49 :
Je vais pas reexpliquer, il suffit de lire les commentaires ci-dessous, pour voir que tout le monde a compris que ces chiffres sont bidons... Ce qui me fait peur, c'est que ces fameux chiffre viennent du Tresor Francais. C'est grave, c'est quand meme eux qui sont censé depenser le fric de l'etat. On comprend mieux comment nous sommes arrivés la. Vu les incompetant...
Réponse de le 04/09/2012 à 11:43 :
le grand avantage avec les chiffres c'est que tous le monde y lit ce qui justifie ses opinions. les faits sont que l'économie allemande est incontestablement plus forte et compétitive que l'économie française, que la pauvreté est plus répandue en allemagne qu'en france, et qu'il vaut mieux être pauvre en france qu'en allemagne. ensuite en fonction de ses convistions chacun fera son choix personnel.
a écrit le 04/09/2012 à 10:35 :
De nouveaux, il est fait appel à des experts de Bercy. Je ne savais pas qu'il y avait un diplôme "d'expert" ces personnes se sont auto proclame "expert" Louis Gallois, a travaille pendant des années et de façon fructueuse pour plusieurs grands.groupes. Chez EADS, le dernier de ces groupes, il a laissé le souvenir d'un homme compétent, honnête et soucieux des problèmes sociaux de l'entreprise. Donc si Mr Gallois affirme quelque chose et Bercy son contraire, il n'y a pas photo. Je crois Mr Gallois à 100%. Les soit disant experts de Bercy ne sortent que très rarement de leurs bureaux et n'ont aucune idée de la réalité du terrain industriel.
Réponse de le 04/09/2012 à 13:44 :
Assez d'accord avec vous. D'ailleurs, il me semble qu'à une certaine époque, pas si lointaine, l'un de nos anciens dirigeants (je m'excuse mais je ne me rappelle plus son nom) avait voulu connaître les effectifs réels de Bercy et leur coût. Il attend encore la réponse....alors bonjour les "experts".
a écrit le 04/09/2012 à 10:01 :
certains semblent avoir du mal à l'admettre, mais pour qu'un français et un allemand ait 1000? en main après passage des cotis salariés, des cotis patronal et de l'IR, le coût pour une entreprise est à quelques dixièmes de pourcent le même des deux cotés du rhin. saul pour les très haut salaires ou l'avantage est nettement à l'allemagne. .
Réponse de le 04/09/2012 à 10:12 :
Oui mais tu oublies que la plupart des entreprises travaillent avec le marche intérieur,le particulier, que les salaires sont plus importants en Allemagne, le net plus important et que le marché intérieur est donc plus dynamique. L'industriel, c'est autre chose ... je pense que le commentaire de Malar 03/09/2012 à 20:58 apporte aussi un certaine vérité.
Réponse de le 04/09/2012 à 10:41 :
le fait que le reste net dans les mains est pratiquement identique ne signifie pas que les entreprises allemandes paient bien. Malar fait une analyse pertinente, et je vais même (par ma propre expérience) aller encore plus loin que lui. il existe en allemagne une sorte de sous prolétariat très mal payée, souvent composé de personnes de lointaine origine allemande et rapatrié après la chute du mur en 1989, ces personnes viennent des différentes provinces ex-soviétiques. je n'ai pas besoins d'aller plus lion que l'entreprise qui m'emploie pour le voire ! les salaires versés sont indignent et permettent tous juste de survivre (cad de manger et de se loger c'est tous) mais nos fanatiques germanophiles refusent de regarder cette triste réalité.
Réponse de le 04/09/2012 à 11:05 :
Bien sûr que les salaires à 1 euro doivent aussi donner le coup de pouce à l'industrie allemande. Mais les salaires sont plus élevés en Allemagne, les ouvriers sont, par exemple, mieux payés ... Accessoirement, immobilier/bouffe sont beaucoup moins chers. Je ne comprends pas non plus cette germanophilie ou germanophobie, je considère pour ma part qu'il faut prendre ce qu'il y'a de mieux et s?écarter des cliches ou des trucs "limites". La GOOD PART comme disent les ingliches. Déjà une gestion correcte et raisonnables des finances publiques et de la pompe à crédits, ça sera déjà ça. J'ai voté Bayrou pour notamment sa mise en place d'un commissariat au plan et la recentrage sur le produire français et l'empli industriel francais.
Réponse de le 04/09/2012 à 11:35 :
@seb, je partage beaucoup de point de votre analyse, la question des salaires en allemagne et de leur comparaison avec la france est complexe. il est a noter que les secteurs industriels les plus exportateurs, sont aussi ceux qui offrent les meilleurs salaires et des salaires supérierus à leurs homologues français. le débat en france sur la "chèreté" des salaires est en partie un leurre qui cachent autre chose comme des erreurs de stratégie ou des dépenses de R&D insuffisantes. il y a du bon a prendre chez nos voisins allemands comme une gestion de l'état bien plus rigoureuse que la notre, mais aussi des éléments plus discutable de mon point de vue comme des salaires dans certains cas qui s'apparentent plus à une forme moderne d'exclavage ou des dépenses sociales en bernes qui ont marquées une recrudescences de la pauvreté. il n'y a pas de miracle allemand, mais seulement des recettes et des réalités différentes.
a écrit le 04/09/2012 à 9:17 :
De toute manière quelque soit les expertises avancées,le choix politique est fait, ils veulent de nouveau augmenter la CSG avec le prétexte du coût du travail trop élevé en France, idée relayée hier par la CFDT comme par hasard.... Est ce que la baisse des charges patronales créera des emplois , est ce qu'elle induira une augmentation des salaires à votre avis ??? CSG à 15% sur les revenus du patrimoine et à 8% sur les salaires demain combien faites vos jeux!!!!
a écrit le 04/09/2012 à 8:52 :
Hello John, Peux-tu me dire quel est l'impact sur le coût du travail en France, par le fait que l'Etat ne paie pas les charges sociales des fonctionnaires? Le coût de la fonction publique impacte certainement les coûts de production, n'est-ce-pas!
Réponse de le 04/09/2012 à 10:41 :
C'est evident. Une fois de plus, La Tribune nous livre un article manquant de details... ils oublient de dire qu'en allemagne il n'y as que 3,9 million de fonctionnaire pour une masse salariale de 152 milliards d'euros. En france nous sommes a 5,9 million de fonctionnaire pour une masse salariale de 269 milliards ... Virez donc 1.5millions de fonctionnaires, et le probleme est reglé... en plus ils aurons trouver bien plus que les 30 milliards manquants pour l'année prochaine, et peut-etre des comptes en excedent. On va pas compter dessus, vu qu'ils ne savent pas compter...
a écrit le 04/09/2012 à 8:48 :
pour compléter mon commentaire à deux cents, je balaie un panel d'activité large qui va de l'industriel à l'artisan et c'est clair et net qu'il y'a une contraction et une tension sur le marché français. Je travaille depuis 90 et je l'ai vu crescendo. Pourquoi ? Je pense que la tonne de contraintes administratives, le temps perdu à mouliner pour rien avec l'administration, un marche intérieur qui faiblit doivent y être pour quelque chose ... est ce qu'une compensation aux charges sociales apporterait quelque chose ? Surement. Mais ca doit s?accompagner d'autres mesures (Europe avec dumping social, commissaire aux plans, appels d'offres aux petites boites, simplification administrative, ... bref redynamiser le marché intérieur)
a écrit le 04/09/2012 à 8:43 :
Bercy , un état dans l'état. Peut être bien qu'un début de solution serait dans la destruction de cette citadelle plus puissante que nos politiques qui , eux, sont élus.
a écrit le 04/09/2012 à 8:42 :
Moi,j'ai celui là (http://www.tresor.economie.gouv.fr/1775_comparaison-des-charges-sur-les-salaires-entre-la-france-et-lallemagne) et je lis : "Pour des niveaux moyens de rémunération (entre 1700? et 3000?), les taux de cotisations sociales à la charge des employeurs et des salariés hors CSG sont plus élevés en France qu?en Allemagne, jusqu?à 15 points."...
Apres, il doit y avoir une part de différents facteurs : travail à 1 euro, stratégie industrielle (voir commentaire Malar 03/09/2012 à 20:58), marché intérieure et pouvoir d'achats plus faible, et d'autres facteurs (contraintes administratives, rendement, etat des machines outils, technologies, ...) ... Il doit y avoir différents facteurs cumulés. Voila, c?était ma petite contribution qui n'apporte rien. (ou presque)
a écrit le 04/09/2012 à 8:04 :
Quand on est contre,on trouve toujours un argument pour justifier son opposition,mais quand on est pour,c'est impossible.Prenez le cas du financement des retraites par une taxe sur l'énergie:tout le monde sera systématiquement contre;mais qui pourra dire qu'il est pour!et exprimer son argumentation pour justifier le bien fondé de cette mesure!
a écrit le 04/09/2012 à 5:50 :
Le premier quintile paierait moins de charges, selon l'étude du Trésor. Mais l'industrie a des emplois plus qualifiés que les services, dont la plupart ne sont pas dans le premier quintile. Donc les allégements de charges limités aux bas salaires ne contribuent pas beaucoup à la compétitivité de l'industrie.
a écrit le 04/09/2012 à 1:38 :
Cette histoire de couts de travail trop élevés en France qui pénaliserais les entreprises françaises, je n'y crois pas trop! Je pense juste que l'Industrie française doit chercher a faire de meilleurs produits et ainsi se démarquer de la concurrence comme le fait si bien l'Industrie du luxe (qui, comme par hasard ne souffre nullement des soi-disant charges).

Aller les gars, arrêtez de foutres des ingénieurs, des auditeurs ou encore des Contrôleurs de gestion a tous les postes décisionnaires et essayez de mettre le Marketing au centre du débat et vous verrez qu'il y aura des changements. Le client est roi partout ailleurs sauf....en France!!!!! Et c'est la le vrai problème!!!
Réponse de le 04/09/2012 à 6:13 :
vas bosser a ton compte dans le privé,tu comprendras mieux la solidarité a la française
Réponse de le 04/09/2012 à 12:00 :
@coco
complètement HS ton commentaire....
je ne parle pas de solidarité a française mais juste d?être a l?écoute des besoins du client. Si les produits français se vendent mal, c;est juste qu;ils ne collent pas aux besoins des consommateurs.

Bonne nuit les petits!!!!!
Réponse de le 04/09/2012 à 19:01 :
réveille toi:solidarité a la française=plombage du cout du travail
a écrit le 03/09/2012 à 22:55 :
Le patron de Bercy et Gallois dans un bureau pendant 8 heures pour se mettre d'accord sur les chiffres et cesser d'embrouiller les Français qui entendent tout et n'importe quoi. Il est urgent d'agir sur la base de données fiables !
Réponse de le 04/09/2012 à 6:14 :
suffisait de demander a l'insee,ils ont l'habitude!
a écrit le 03/09/2012 à 20:58 :
La raison pour la quelle l'Allemagne donne l'impression d'être plus compétitif se situe, plutôt, au sein de leur stratégie de délocalisation à outrance et de l'exploitation de la main d'oeuvre des pays de l'est.
Leur excédent commercial est presque exclusivement du à leur industrie mécanique (automobile et machines outils). Ils ne gardent sur leur territoire que les activités à forte marge (montage, engeneering etc..).
a écrit le 03/09/2012 à 19:31 :
trève de plaisanterie : moi je propose un autre comparatif aux fonctionnaires de Bercy :
France : 708.000 profs vs Allemagne : 758.000 profs
Salaire des profs en Allemagne : +35% par rapport aux salaires français
Temps de travail des profs en Allemagne : +11% par rapport au temps de travail en France
Dépenses pour l'éducation : 1.2 milliards d'euro de moins qu'en France !!
dépenses administratives : 0.9 milliards en allemagne contre 3.5 milliards en France
Résultat au classement mondial Allemagne 20e France 22e !
Bref question gestion, il y a peut-être de quoi revoir quelques détails, non ???!!
Réponse de le 03/09/2012 à 21:25 :
20 ou 22 ieme bof ... bref là encore l'Allemagne n'est pas si miraculeuse que cela .. merci lyon
Réponse de le 03/09/2012 à 21:45 :
@mouai : 2 places devant pour moins cher ...voilà de quoi dégraisser le mammouth !!!
Réponse de le 03/09/2012 à 23:23 :
0,9 milliards pour 82million d'habitants
Réponse de le 04/09/2012 à 4:36 :
Si tu le dis.
a écrit le 03/09/2012 à 18:52 :
merci Bercy : on a la solution ... on peut augmenter les impôts, on peut augmenter les charges sur les salaires : et ça relancera l'emploi !!!
Réponse de le 04/09/2012 à 6:15 :
ben quoi,c'est le plus facile,non?
a écrit le 03/09/2012 à 18:09 :
Bercy n?a qu?une peur, c?est qu?on se rende compte du coût de ses hauts fonctionnaires dont la réduction drastique des primes permettrait entre autre de réduire les charges du secteur privé. Tous les économistes sérieux nous indiquent que la France est pénalisée par le coût du travail dans le privé et c?est une forme de forfaiture que d?affirmer le contraire.
Réponse de le 03/09/2012 à 21:28 :
Ahhh ça c'est surement vrai !!! et en ce moment ces hauts fonctionnaires surement plus orientés a droite compte tenu de leurs salaires doivent êtres dans le collimateur ... Et vu le bordel dans l'administration ils ne sont pas efficaces ... autant alléger et avec de tels salaires cela fait vite de bonnes économies !
a écrit le 03/09/2012 à 18:08 :
Les charges sont moins lourdes en France qu'en Allemagne ? Ah, ok ok ! C'est pour cela qu'on a 10% de chômage (contre 6 ou 7 en Allemagne), qu'on a 2 millions de fonctionnaires en plus à population équivalente et que notre économie est en pleine forme (croissance nulle depuis neuf mois) ? Pour payer 56% de dépenses publiques, sûr qu'il n'y a pas besoin de charges. C'est d'ailleurs pourquoi le gouvernement a décidé d'écouter Bercy, de baisser les impôts, tous les impôts, puisqu'il n'y a pas besoin de charges pour financer tout ça.
a écrit le 03/09/2012 à 18:05 :
L'aristotechnocratie est encore en marche. Qu'ils continuent à enfumer les français. A les lire, il n'y a pas de problème. Il ne faut rien faire. Donc le président et le gouvernement, ignorant et peu travailleur (vous l'aurez constaté cet été), ne font rien. Le chômage augmente, la profitabilité des entreprises baissent. Tout le monde s'en balance. Jusqu'au jour où il y aura le feu dans la rue. Et cela va arriver plus vite que prévu avec l'augmentation du coût énergétique, la forte hausse des produits alimentaires (+30 % dans les 4/5 mois aui arrivent !) et la perte des emplois continuels. Pour ceux qui travaillent avec l'Allemagne comme moi, je constate qu'en Allemagne, il n'y a pas de SMIC, que vous trouvez un nombre de travailleur des pays de l'est important dans l'agriculture et dans les unités sous-traitantes payés 6 ? de l'heure (oui, oui allez voir !), qu'ils peuvent travailler jusqu'à 60 heures par semaine (pour mémo, en france, maxi 48 heures !). Les taxes sur la cvae et la cfe (2 taxes qui ont remplacé la taxe professionnelle : Sarkozy croyait qu'on les avait supprimé ... Lagarde s'en extasiait ...) n'ont rien à voir avec la taxe allemande calqué sur les bénéfices ... Qu'ils publient leur chiffre. J'attends le rapport de Mr GALLOIS. Et ensuite, je publirai sur ce forum, les éléments comparatifs de coût d'une pme française et d'une pme allemande en terme de charge fiscal et social. Pas de grandes entreprises françaises du CAC 40 qui ne payent que 8 % d'impôts ! De toute façon, ils vont dans le mur et nous avec ! Et ce n'est pas la faute de Hollande et de ses équipes mais de tous les aristotechnocrates qui étaient là avant, qui sont là actuellement et qui seront là jusqu'à ce que les francais leur demande des comptes ...
a écrit le 03/09/2012 à 17:36 :
Un calcul du poids des cotisations sociales par rapport au PIB national est trompeur car il oublie d'evaluer son poids par rapport au PIB individuel de ceux (seuls) qui produisent de la valeur ajoutée. Par ailleurs, le PIB allemand est très supérieur. En dernier lieu, retirer CSG et CRDS est faux : ce sont des compléments de cotisations sociales et un rattrapage pour les insuffisances d'avant. Trésor français pas fiable dans ses analyses ou producteur d'études "orientées".
a écrit le 03/09/2012 à 17:33 :
pourquoi le hors CSG . Il me semble que les salariés français paient 8% de CSG et CRDS sur 98.5% du salaire brut. Pourquoi ne pas éliminer également les cot. ASSEDIC?? il faut comparer l'ensembles de charges pesant sur le salaire et pas seulement ce qui arrange Bercy. Ai-je bien compris le sens de la phrase?

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