Sapin et Moscovici balayent tout "choc" de compétitivité

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Les ministres du Travail et de l'Economie et des Finances ne veulent pas, pour l'heure, entendre parler d'une baisse du coût du travail via un allégement des cotisations sociales, couplé à une hausse de la TVA ou de la CSG.

Ils allument le contre-feu. Alors que les grands patrons ont appelé ce week-end à un "choc" de compétitivité, Michel Sapin et Pierre Moscovici sont montés au créneau ce lundi. Sur BFM Business, le ministre du Travail a ainsi expliqué que le gouvernement a "la nécessité de rétablir l'équilibre budgétaire des finances publiques". Et étant donné les "efforts considérables" que cela demande, pas question d'ajouter des "chocs aux chocs". En définitive, "je préfèrerai qu'on parle d'un tissage, d'un travail méticuleux", a-t-il insisté.

"Une évolution, un aide"

A l'instar, dimanche, du ministre du Budget Jérôme Cahuzac, Michel Sapin a réexpliqué que le gouvernement ne souhaitait pas d'une baisse du coût du travail par l'intermédiaire d'un allégement des cotisations sociales, tout en augmentant d'autres impôts comme la TVA ou la CSG. Et ce, même s'il a reconnu que "les entreprises qui sont dans la compétition internationale, y compris en terme de coûts salariaux, ont besoin d'une évolution, d'une aide". Mais sans préciser, concrètement, comment le gouvernement entendait procéder pour épauler les entreprises.
 
Même son de cloche pour Pierre Moscovici. Sur Europe 1, le ministre de l'Economie et des Finances a affirmé qu'il ne croyait pas que le gouvernement allait suivre les demandes de l'Association françaises des entreprises privées (Afep), qui milite pour une baisse de 30 milliards d'euros du coût du travail. Reprenant le même argumentaire que Michel Sapin, le locataire de Bercy a argué que l'Etat ne pouvait pas faire plus, après l'"effort historique pour réduire [les] déficits" publics. Puis, tout comme ses homologues du Budget et du Travail, il a exclu d'augmenter la TVA ou la CSG, pour ne pas plomber "le pouvoir d'achat des Français".

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Commentaires
a écrit le 29/10/2012 à 19:40 :
et pendant ce temps là ...Renault plonge de 50% sur un marché français sinistré en octobre !!! (c'est fou, mais ces incompétents n'y voient pas de rapport de cause à effet !!
a écrit le 29/10/2012 à 14:09 :
beaucoup de gens pressé de payer d'avantage de tva dans les commentaires à ce que je vois, c'est bien il faut etre solidaire avec les patrons du cac 40 et leur actionnaires, ils le meritent.... Qu'on aide les pme qui font face à la concurrence internationale, je suis d'accord, mais pas le cac 40 ni les entreprises qui ne sont pas en concurrence, c'est leur fait un cadeau dont nous avons pas les moyens.
Réponse de le 29/10/2012 à 19:45 :
le CAC40, c'est ...40 personnes ! les entreprises en France, c'est plus de 3,4 millions d'entreprise (janv.2010) Alors qu'on supprime les charges sur les 20 premiers salariés pour TOUTES les entreprises de France ( les filiales à plus de 50% assimilées à la maison-mère) et si c'est impersceptible pour les grands groupes, au moins les boites de moins de 100 salariés verront la différence !
a écrit le 29/10/2012 à 14:05 :
On parle de la fin du monde, ce dont on devrait parler, c'est de la fin d'un monde... celui des boomers contre la génération suivante. Un monde melleur est toujours possible, pourvu que l'on respecte certaines règles. Pensez-donc les patrons français se croient invests du droit divin de faire trimer les salariés jusqu'à la mort...
a écrit le 29/10/2012 à 13:34 :
La devise du parti socialiste et de ses ministres qui ne savent rien de la marche d' une entreprise c' est : courage taxons et fuyons.
a écrit le 29/10/2012 à 13:29 :
N'est-ce pas la politique de l'autruche ? Mais au printemps, le furoncle de la récession et du chômage explose avec tous ses effets dévastateurs... Est-ce ça que cherche le gouvernement ?
a écrit le 29/10/2012 à 12:53 :
Sapin et Msocovici balayent tout choc de compétitivité et cachent la poussière sous le tapis.
a écrit le 29/10/2012 à 12:24 :
Certains oublient le bilan de la droite depuis 2007.
Record de la hausse de la dette : +5% de PIB par an entre 2007 et 2012 contre 2,15% de PIB par an avec Mitterrand entre 1981 et 1995.
Record de la hausse mensuelle du chômage : 90 000 nouveaux chômeurs en janvier 2009.
Record du déficit du commerce extérieur : 69,6 milliards d'euros en 2011.
Record du déficit budgétaire : 138 milliards d'euros en 2009.
Record du déficit de la Sécurité sociale : 29,8 milliards d'euros en 2010.
Réponse de le 29/10/2012 à 13:45 :
Ce n'est pas la faute à untel ou untel. Ils sont tous au pouvoir depuis 20/30 ans et à faire une gestion du "Bien public ?" qui est catastophique. Là, maintenant, ils doivent agir avec des recettes simples :
- basculer des charges patronales et salariales sur une CSG progressive avec au passage la suppression de l'impot sur le revenu qui ne rapporte rien par rapport à son coût.
- les perdants : les rentiers sous toutes les formes : rentiers de l'immobilier, retraités, les fonctionnaires, les assistés divers.
- les gagnants : les sociétés françaises, les salariés (dont ceux du SMIC)

Réponse de le 29/10/2012 à 14:26 :
@luc.b

2007 n'était pas une année de crise, bien au contraire, et, il y avait de l'embauche dans tous les secteurs. 2008, par contre a vu arriver la crise des subprimes avec toutes les conséquences qui en ont découlées, dont un grippage de l'activité bancaire. Vous parlez du déficit du commerce extérieur, bien évidemment, vous occultez totalement la hausse du cours du baril qui est arrivé jusqu'à 147 dollars, une paille dans le déficit, mais les importations de pétrole représentent 60 % des importations, et, aujourd'hui, le baril est à combien ? La sécurité sociale et son déficit ? Commençons d'abord par arrêter de rembourser l'IVG, de faire la pilule gratuite, de rembourser n'importe quoi et qui surtout s'il s'agit de personnes ne cotisant pas sur le territoire français. Les 35 heures sont aussi pour quelque chose dans ce déficit, comment produire moins cher en travaillant moins, expliquez moi.
Réponse de le 29/10/2012 à 17:58 :
Question à EV, croyez-vous sincèrement que les sociétés du CAC 40 vont augmenter les salaires si les charges patronales baissent ? vous rêvez tout simplement.
Réponse de le 29/10/2012 à 19:47 :
il y avait plus de 3.4 millions d'entreprises en France (janv 2010) alors, le CAC 40 ne représente que ...40 d'entre elles !!!
a écrit le 29/10/2012 à 12:17 :
Le choc, ca serait de le voir avec des cheveux.
a écrit le 29/10/2012 à 12:03 :
sa me faire bien rire les commentaires de bruno d'efort H ect :car la droite au pouvoir depuis 17 ans qu'a tel fait RIEN faut aussi rappeller que avant sous mittérant deux coabitation donc encore la droite au pouvoir ils ont fait quoi de mieux pendant tout ce temps a part arroser les copains rien alors aujourd'hui qu'ils la ferme sa nous fera des vacances
a écrit le 29/10/2012 à 11:49 :
"Sapin et Moscovici balayent tout "choc" de compétitivité" : pour ça, on compte sur eux.

"l'Etat ne pouvait pas faire plus" : ce qui montre à quel point l'idée même de baisser les dépenses publiques est absolument inconcevable en France, même au bord de la faillite.

a écrit le 29/10/2012 à 11:46 :
Geler les dépenses est un "effort historique" ? Ils se foutent de qui ? Merci aux socialistes d'accelerer la chute de l'oligarchie puisque persopnne n'est dupe. Les avantages et carosses republicains, c'est terminé. Et c'est maintenant.
a écrit le 29/10/2012 à 11:40 :
ce gouvernement n'aime pas les entrepreneurs, il n'aime pas les libéraux, les indépendants, bref tout ceux qui se lèvent tôt pour travailler, ne comptent pas leurs heures pour pouvoir payer leurs charges incensées, ces memes charges qui servent à payer des chomeurs à rester tranquillement chez eux, à leur permettre de refuser un emploi, ces memes charges qui servent à augmenter le nombre de fonctionnaires déja fatigués le lundi de reprendre le travail, pressés de partir à la retraite et se souciant plus de leurs vacances que de leur productivité, ces memes charges enfin qui serviront à embaucher du personnel pour combler les arrets maladie du vendredi et des periodes de fete de nos enseignants épuisés par leur 20h de travail hebdomadaire.
Je ne souhaite qu'une chose à mon pays : que les gens qui entreprennent partent et créent de l'emploi ailleurs, que nos artisans fassent davantage de travail au noir, que nos entreprises délocalisent, la France ne les aime pas, elle n'aime pas les travailleurs, les ambitieux, les volontaires, et bien laissons là couler sous le poids des dettes publiques on verra combien de temps encore elle pourra payer les profiteurs d'argent public.
Réponse de le 29/10/2012 à 11:53 :
Certe les choses vont mal ... Mais comment peut on rabaisser d'autant la population ?
les clichés bas de plafont !!
c'est juste haineux et malodorant ...
Réponse de le 29/10/2012 à 13:36 :
Bah on débarque en entreprise avec nos diplômes, on nous crache dessus. Imaginez que nos master doivent faire de la manutenton. A ce rythme là à la fin de la législature, les retraités seront à la demi retraite et le système social ne sera plus financé. C'est bête.
Réponse de le 29/10/2012 à 13:40 :
Non c'est la réalité en France et ce ne sont pas des clichés. La France est un enfer pour ceux qui essaye de créé de la valeur et de la richesse, la France est devenu un vrai pays de pantouflard. Mais heureusement il n'y a pas que la France dans le monde, alors cassez-vous et laissez mourir ce pays qui n'a aucun espoir !
Réponse de le 29/10/2012 à 13:45 :
Travailler pour vous c'est faire des papiers.
Réponse de le 29/10/2012 à 19:49 :
et vous avez un master en quoi : en Histoire de l'art ??!
a écrit le 29/10/2012 à 11:39 :
surtout ne rien faire et attendre les +40.00 chomeurs mensuels qui arrivent tous les mois
ces apprentis ministres se reveilleront cet été quand nous aurons 3;5 millions de chomeurs !!
Réponse de le 29/10/2012 à 12:16 :
j espere avant
Réponse de le 29/10/2012 à 13:37 :
Les socialistes étant des sectaires impossibles à faire changer d' avis, consommons le moins possible pour les mettre dans la merde le plus vite possible.
a écrit le 29/10/2012 à 11:11 :
Ils ont un comportement normal : leur base électoral est composé de fonctionnaire et de petits retraités qui seront les plus touchés par les mesures préconisés par les grands patrons. Ils ne vont pas la mettre en péril pour aider l'électorat de leurs concurrents.

On a malheureusement une élite politique que ce soit à droite ou à gauche d'un niveau médiocre et qui ne saisissent l'importance des enjeux actuels. Entre le président précédent, le réformateur qui n'a rien réformé à part son salaire à vie, et l'actuel, le tout mou qui ne prend aucune décision non consensuel, on est mal parti.
Réponse de le 29/10/2012 à 11:32 :
Sapin n'a jamais rien compris et Moscovici est un ancien juge , la fonction publique que la fonction publique ils verront le resultat ................................. il n'y aura plus rien en france.......................................
a écrit le 29/10/2012 à 10:55 :
« L?Etat ne pouvait pas faire plus, après l'effort historique pour réduire les déficits" publics » pourtant a part crée de nouvelle taxes et augmenté les impôts le gouvernement n?a pas fait grand-chose. Il n?a même pas essayé de réduire les dépenses, seulement ralentir leur hausse. Pour le moment le gouvernement a seulement mis en place un choc d?austérité. Le pacte de croissance de la campagne était un pacte de croissance des impôts (ils ont oublié de preciser ce que signifiait croissance pour eux)
a écrit le 29/10/2012 à 10:45 :
On ne veut pas d'aide on veut de l'air ! Il n'y a pas d'entreprise "dans la compétition" et d'autres. Quand des grandes boites délocalisent pour cause de coût du travail, les petites trinquent. Et les petites, quand leur marges et leur capacité d'investir sont plombées, l'avenir de l'économie est en danger car ce sont les seules qui prennent des risques. Le coût du travail n'est pas une variable macro-économique, c'est tout bonnement l'huile du moteur. On taxe l'argent qui dort, pas celle qui circule, voici la seule bonne politique fiscale.
a écrit le 29/10/2012 à 10:40 :
C'est bien gentil de ne rien faire pour être compétitif, mais en attendant les plans sociaux se multiplient... Et fatalement le chômage augmente.

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