Le Medef lâche du lest dans les négociations sur la réforme du marché du travail

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Sous pression, le Medef infléchit ses positions et formule de nouvelles propositions. Le délai imparti par le gouvernement pourrait ne pas être respecté...

Les partenaires sociaux accélèrent sur le dossier de la réforme du marché de l'emploi. Soumis à une date butoir par le gouvernement (fin décembre) qui entend légiférer, quelle que soit l'issue des négociations, les syndicats et représentants du patronat intensifient leurs pourparlers afin d'aboutir à un consensus.

Ainsi, le Medef a décidé de tendre la main aux syndicats en proposant un nouveau texte. Le principal syndicat patronal propose de généraliser les couvertures santé complémentaires pour les salariés et faciliter la «portabilité» de ces contrats de mutuelles. Le syndicat propose également de créer un «droit rechargeable à l'assurance chômage». Pour pallier le surcoût de cette dernière mesure, le Medef propose d'allonger la période de cotisation.

Autre initiative, le patronat est prêt à lâcher du lest en direction de la formation professionnelle. Le Medef accepte ainsi de créer un compte individuel à la formation afin d'améliorer la portabilité des droits à la formation des salariés. Enfin, une période de mobilité volontaire sécurisée permettrait à un salarié de quitter l'entreprise de façon provisoire puis de la réintégrer s'il le souhaite.

Le Medef continue de rejeter la demande des syndicats sur la taxation des emplois dits précaires (CDD, interim...). Le syndicat dirigé par Laurence Parisot continue de plaider pour un assouplissement des règles de licenciement.

Les partenaires sociaux doivent se retrouver jeudi prochain pour reprendre les discussions. D'ores et déjà, ils indiquent que le délai imparti ne pourra pas être tenu. Ils privilégient un accord «fort et solide» et ne veulent pas précipiter les choses.

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Commentaires
a écrit le 03/12/2012 à 13:38 :
Au sujet de l'emploi, on doit parler conditions de travail car nous avons des suicides en masse... alors qui s'amuse à torturer les gens? Ensuite il faut parler prébendes du public par rapport au salarié: le droit de ne pas travailler, c'est pas scandaleux. Prenons l'exemple des aiguilleurs du ciel... Et puis la sécurité d'emploi alors qu'on assiste à la destruction des familles.
a écrit le 01/12/2012 à 17:05 :
négociation avec les syndicats ! mais ils n'ont aucune légitimité; ils ne représentent que 5% des travailleurs, pourquoi pas négocier avec le front national ? le syndicats ont des dizaines de milliers de permanents dans la fonction publique avec avancement automatique, à pratiquer l'autogestion et défense des avantages considérables et partager le gâteau... quel est la lien avec la défense des travailleurs, à négocier ce qui va améliorer la situation du chômage ? plus on maintien les avantages plus on plonge dans le déficit et le chômage, il faudrait des syndicats à la suédoise, des vrais qui ont le sens de l'intérêt général, du compromis, et non faire uniquement de la politique et du blocage idéologique d'un autre temps, mais malheureusement ce n'est pas pour demain, on les entretient à hauteur de 5 milliards par an avec nos impôts (cf rapport scandaleusement censuré par les députés qui par ailleurs n'ont pas de leçons à donner étant donné leurs caisses noires!)), pourquoi changer ?
Réponse de le 03/12/2012 à 13:41 :
Les syndicats sont communistes, la moitié des français rejette le régime. Le politique ça sent le parasite, le pervers, sur le dos des autres en plus...
a écrit le 30/11/2012 à 8:38 :
j'ai testé de la formation pendant 25 ans , notamment le cnam pendant quelques années : malgré les connaissances et les diplomes obtenus , parti de rien , je suis arrivé à moins que rien en fin de parcours , il , y a une erreur quelque part !
a écrit le 30/11/2012 à 5:49 :
La réforme poudre aux yeux à la française je ne vois pas dans les propositions un véritable changement du système. Il est dommage de voir, comme en politique, que les zozos qui négocient autant côté patronal que côté syndical sont toujours les m^me sans aucune proposition nouvelle. Le chômage à encore de beaux jours devant lui, cela pourrait preter à sourire si ce n'est des millions de personnes sur le carreau, en sachant que le chômage est payé par l'emprunt et que cette situation ne peut pas durer. Il serait également intéressant de mettre sur la table le coût du chômage, indemnisation mais également les institutions qui "gérent" ce dossier , le coût réel de la formation qui n' a aucun sens car elle ne correspond pas aux marchés etc etc, et voir si ces mds ne seraient pas mieux utiliser pour faire baisser le coût du travail.
a écrit le 29/11/2012 à 23:36 :
Je vois pas ce qui va dé-rigidifier le marché du travail dans tout ça, puisque c'était l?objectif. Une mutuelle obligatoire c'est 1200 ? par salarié de coût en plus par an, pour la formation professionnelle on a déjà le DIF qui coûte cher et ne sert à rien, décidément je comprends rien à ce Medef qui ne sait pas où il va. Et les syndicats qui ne proposent rien. Cette négociation va déboucher sur des droits en plus pour ceux qui en ont déjà beaucoup et des coûts en plus pour les entreprises, bravo à tous, le chômage n'est pas prêt de baisser.
a écrit le 29/11/2012 à 22:43 :
Une immense arnaque érige en système stérile, juteux pour qui ???
a écrit le 29/11/2012 à 21:37 :
"Une période de mobilité volontaire sécurisée permettrait à un salarié de quitter l'entreprise de façon provisoire puis de la réintégrer s'il le souhaite". Génial ! Encore une mesure qui va propulser le chômage vers des sommets. 5 millions de chômeurs, ce n'est pas encore assez, on dirait.
a écrit le 29/11/2012 à 20:58 :
Facile ce semblant de lâcher de lest après les premières propositions dignes du patronat du XIX siècle. Quel époque de rêve, pas de contrat de travail et en cas de grève l'armée qui tire dans le tas! Ah, la saine gestion du chômage, que dis-je son éradication.
Réponse de le 29/11/2012 à 21:35 :
Quel lest? Privatiser un peu plus l'assurance maladie? gros comme le nez au milieu de la figure! assurer une clientèle de masse aux complémentaires.....
Réponse de le 29/11/2012 à 22:05 :
Quand on lit zola, qui visiblement en redemande, ça a l'air super bien le chômage ! Confortable, et tout...
Réponse de le 30/11/2012 à 3:12 :
Chaques fois qu on envisage une remise en causes des soit disant avantage acquis
On nous ressert toujours l exploitation de l homme et le retour au 19 eme siècles.

Il est evident que vous avez un travail bien paye, vous négligez les 10 pour-cent de chômeur, et surtout les 25 pour-cent des jeunes de banlieue.

Continuez a penser a vous qui avez un travail , le réveil sera douloureux.

Pour en revenir aux reforme necessaire ,de nombreux pays comme la nouvelle Zélande
La Suède , l Allemagne l ont fait et la misère n est pas pire qu en france ( personnellement je trouve que leur situation s améliore alors que la France se rapproche de l Europe du sud.

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