Pour Parisot, le Medef sera "très vigilant" sur l'accord sur l'emploi

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La patronne des patrons a appelé dimanche les députés et les sénateurs à respecter scrupuleusement l'accord entre les partenaires sociaux sur le marché du Travail via une retranscription fidèle dans la loi. D'après elle, si l'équilibre de l'accord était menacé, "nous dirions que ce n'est plus l'accord que nous avons signé, et nous mettrions ça suffisamment en cause pour que les investisseurs étrangers changent d'avis sur la France", a lâché la chef de file du Medef.

Laurence Parisot n?a pas gardé sa langue dans sa poche. Dimanche, lors du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, elle est revenue sur l?accord sur l?emploi décroché avec les partenaires sociaux au mois de janvier. Alors qu?un projet de loi doit être présenté début mars, la chef de file du Medef prévient déjà que l'organisation patronale va veiller à ce que le compromis trouvé avec les partenaires sociaux soit retranscrit fidèlement dans la loi. "Je veux leur faire confiance [aux parlementaires] et je voudrais que cet accord devienne vraiment un accord historique comme l'a dit le président de la République" François Hollande, a-t-elle déclaré.

Un accord "potentiellement historique"

Avant de renchérir : "Je dis que cet accord est potentiellement historique, c'est-à-dire qu'il le sera réellement" si "ce texte est adopté en l'état". Ainsi, le Medef sera "très vigilant", a-t-elle prévenu, en indiquant que "si jamais quelque chose de significatif se produisait, nous le ferions savoir, nous dirions de manière très forte, très publique que ce serait un retour en arrière très préjudiciable pour l'économie française".

Et si "l'équilibre de l'accord, si les différents éléments étaient abîmés, entachés, amoindris, nous dirions que ce n'est plus l'accord que nous avons signé, et nous mettrions ça suffisamment en cause pour que les investisseurs étrangers changent d'avis sur la France", a lâché Laurence Parisot, qui précise tout de même qu?"on n'en est pas là".

La CGT et FO se mobilisent

Pour Laurence Parisot, il s'agit indirectement d'une réponse à la CGT et FO, puisque les deux centrales ont appelé ce week-end à une manifestation commune dans les prochaines semaines contre cet accord sur l'emploi qu'ils n'ont pas signé. "On nous verra sans doute dans la rue dans les semaines qui viennent, avec Force ouvrière", a déclaré Bernard Thibault, leader de la CGT, dans l'émission "Tous politiques" organisée dimanche par France-Inter, Le Monde et l'AFP.

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Commentaires
a écrit le 04/02/2013 à 13:34 :
A choisir entre Parisot et la CGT, je préfère la CGT :)
Réponse de le 04/02/2013 à 15:48 :
sans commune mesure! c'est clair !
a écrit le 04/02/2013 à 9:51 :
peut lui dire merci. Elle lui a servi un accord sur un plateau au moment voulu. Après il en fera ce que politiquement , il juge utile. En tous cas une chose est sure, elle se moque bien des petits patrons auxquels elle a laissé tordre le coup ( RSI , charges sociales dividendes, mutuelles... ) avec la plus parfaite indifférence.
Réponse de le 04/02/2013 à 16:00 :
les petirs "patrons"? elle n'en a que faire, cette "ogresse" !
a écrit le 04/02/2013 à 9:35 :
« La fin d?une illusion?»
SMIC : augmentation historique de 0.3% en Janvier 2013? Qui dit mieux ?
Avec tous les pouvoirs en main, une droite maladroite et passablement auto-défaite, un contexte national et international revendicatif, des masques de grands bienfaiteurs de la Nation qui tombent (patrons, vedettes qui, pour faire pression, nous jouent le mauvais rôle du malmené à la recherche d?un traitement spécial dans un paradis fiscal)? ; avec tout cela, vous avez réussi en bien peu de temps à autant décevoir. Au lieu de « ré-enchanter le rêve », vous plongez ceux qui ont cru en vos promesses dans un véritable cauchemar. Bravo !
Cependant, vous avez ? malgré vous ? réussi à accélérer la fin d?une illusion sur un monde immonde à savoir, qu?avec vous, le capitalisme pouvait être maîtrisé et les rapports humains humanisés? Vous avez enfin, échoué à décourager ? y compris dans vos rangs ? celles et ceux qui tiennent à leur liberté de penser, de réagir en gardant intacts leur sens critique et leur espoir.

Décevoir oui, en faisant rimer, toujours plus, socialisme avec :

Affairisme
Opportunisme
Clientélisme
Népotisme
Interventionnisme par suivisme
Mépris et miettes pour les gens modestes, matraquage fiscal des classes moyennes; courbettes et cadeaux fiscaux aux grands profiteurs du capitalisme.
Au service des Emirs, Monarques et autres despotes richissimes?

Décevoir est à la portée de n?importe quel malade du pouvoir ; mais avoir une influence sur l?espoir, seul(e)s les femmes et les hommes libres en ont réellement le pouvoir?Ils font de cet acte de résistance face aux « puissants » un véritable devoir.

Dans ce jeu de dupes que vous nommez « démocratie » de l?alternance entre une « droite folle » et une « gauche molle » qui vous arrange si bien, vous êtes prêts à tout pour aboutir à vos fins.
Durant « vos cures d?opposition » vous n?hésitez pas à aller jusqu?à chanter l?Internationale et à promettre un changement radical mais dès que vous êtes aux affaires, vous changez radicalement.
« Camarades socialistes » le pouvoir sans pouvoir et l?argent salement et/ou facilement acquis ont fait de bien des notables parmi vous de simples serviteurs aux ordres d?un patronat, aujourd?hui patronné par une patronne sans envergure mais qui, pourtant, passe son temps à prôner, à fanfaronner et à ordonner?
N?essayez surtout pas de rejouer vos partitions usées sur le contexte difficile : la dette, la crise, la nécessité de faire des sacrifices aujourd?hui pour un demain meilleur qui restera, comme d?habitude, sans lendemain ? Et n?aggravez pas votre cas en essayant de faire croire qu?il n?y a pas d?autre alternative au libéralisme. Le gouvernement Sarkozy ne disait pas autre chose?
Vous savez que d?autres voies? valorisant l?humain? sont depuis des décennies, sur la table mais empêchées par une propagande qui craint de voir fleurir les choix et la volonté d?un peuple éclairé gardant pouvoir sur ses élus. Elus respectés quand ils sont respectables et révoqués dès qu?ils s?avèrent révocables?Cela s?appelle : DEMOCRATIE populaire camarades, ni sociaux ni démocrates !

« Camarades socialistes » si vous refusez d?entendre ces appels à un véritable changement et ces cris de colère légitime qui se multiplient, alors continuez à vous dépouiller du peu de valeurs humaines qui vous reste et enrichissez-vous mais préparez-vous à récolter la tempête de ce vent libéral que vous êtes en train de semer?
Vos victimes ne manqueront pas de venir vous rafraîchir la mémoire? La patience des femmes et hommes libres de ce pays a des limites et vous n?allez pas tarder à vous en apercevoir.

Vous osez parler à un récent exilé fiscal en Belgique de morale et d?éthique et vous allez jusqu?à qualifier son geste de minable; j?imagine l?éclat de rire de vos camarades et ami(e)s « socialistes », ces pros en affaires louches et exils fiscaux en Suisse, en Belgique, au Maroc? qui vont trouver vos sorties sur la morale et l?éthique un peu osées mais, comme c?est pour faire diversion, la tentative est plutôt réussie et fort sympathique?

« Camarades socialistes » est-il moral et conforme à l?éthique de faire passer flexibilité, compétitivité, en un mot ? rentabilité ? pour les patrons et les actionnaires avant le droit pour chacun(e)de se nourrir, de se loger, de se soigner et de s?instruire?? Et-il moral de jouer la division en faisant signer des accords antisociaux sur la flexisécurité à des syndicats minoritaires « représentants » les salariés contre la volonté de la majorité ? Et-il moral de tenter d?acheter la paix sociale et jouer la division en voulant proposer une prime de 400 euros/an aux professeurs des écoles au lieu d?entendre les revendications légitimes des enseignants ? C?est ainsi que vous compter traiter la PRIORITE NATIONALE ?!

Les petites retraites, les moyens et les bas salaires? vont-ils continuer à constituer la seule variable d?ajustement ? Et « ce monde de la finance, véritable adversaire » qui « n?a pas de nom, pas de visage, pas de parti, et pourtant il gouverne » comme disait Hollande candidat, serait-il devenu le protégé du Président et de son gouvernement ?


La fin de l?année 2012 a marqué très clairement la fin d?une illusion : que les gauches molles puissent contribuer à changer le monde? 2013 sera sans doute une année de luttes avec ou contre vous.


Hamid Benzekri
Réponse de le 04/02/2013 à 9:53 :
Beau texte,bravo.
Réponse de le 04/02/2013 à 11:10 :
J'aimerai que l'on m'explique ce qui rend une " colère légitime " un colérique est ce un malade ou un homme normal ? ce qui est légitime pour l'un est ce légitime pour l'autre ? c'est l'heure Monsieur Benzekri d'organiser le grand soir pour installer un monde idéal
Réponse de le 04/02/2013 à 15:53 :
Vous avez tout dit, merci !! @ H. Benzekri
Réponse de le 04/02/2013 à 15:59 :
ce serait plutot un homme normal, qui en a MARRE, d'être trompé, taxé, malmené, conduit à la ruine, on a beau être "pacifiste", la patiente a ses limites, et là, TROP c'est TROP!àa répond à vos interrogations capitalisme&liberté? ça bouillonne, ça va péter, ça met le temps, mais ça va le faire, soyez en sûr! un homme en colère, à qui on a grignoté sa patience et son fond "pacifique"..., que voulez vous, personne n'est parfait!
a écrit le 04/02/2013 à 9:18 :
La CGT ? c'est ceux qui font fermer les usines non ?
Réponse de le 04/02/2013 à 10:07 :
C F D T :C'est Fossoyeur Du Travail
a écrit le 04/02/2013 à 9:17 :
elle a raison Parisot simplement la CGT n'en a rien a faire et elle ne se gênera pas pour bloquer toute négociations dans les entreprises. L?exemple de good year a Amiens est révélateur de leurs conception des choses, refus systématique depuis 5 ans de toutes les propositoins de la direction

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