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ÉconomieFrance

Coup de tonnerre : Nicolas Sarkozy mis en examen pour "abus de faiblesse" dans l'affaire Bettencourt

latribune.fr, information AFP

Publié le 21 mars 2013 à 21:28 - Mis à jour le 21 mars 2013 à 21:31

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L'ancien président à été mis en examen ce jeudi soir pour "abus de faiblesse" au préjudice de la milliardaire Liliane Bettencourt. Une décision prise à l'issue d'une confrontation avec plusieurs membres du personnel de Liliane Bettencourt. Son avocat à immédiatement annoncé le dépôt d'un recours dans cette affaire où Nicolas Sarkozy joue son avenir politique.

"Surpris", "stupéfait", "choqué"... L'UMP est sous le choc, ce vendredi, au lendemain de la mise en examen de l'ancien président Nicolas Sarkozy. Pour beaucoup, cette décision est la preuve d'un "acharnement de ceryains juges sur certaines personnalités", comme l'exprimait Thierry Mariani, député UMP des Français de l'étranger.

Je suis stupéfait par la décision de mise en examen de Nicolas Sarkozy qui m'apparait aussi injuste qu'extravagante? François Fillon (@FrancoisFillon)March 22, 2013

La gauche s'est montrée plus discrète. Nicolas Sarkozy "n'est pas au-dessus des lois", commentait le Premier secrétaire du PS Harlem Désir.

Dans les faits, c'est un séisme judiciaire qui pourrait menacer voire ruiner l'avenir politique de Nicolas Sarkozy. L'ancien président de la République a été mis en examen jeudi soir à Bordeaux pour abus de faiblesse dans l'affaire Bettencourt, a indiqué à l'AFP son avocat Me Thierry Herzog, qui a annoncé son intention de "former immédiatement un recours". 17 personnes sont désormais en examen, à titres divers, dans le cadre de ce dossier.

Une confrontation entre l'ancien président de la République et des membres du personnel de Liliane Bettencourt, avait eu lieu toute la journée à la demande du juge Jean-Michel Gentil, chargé de l'instruction avec les juges Cécile Ramonatxo et Valérie Noël, pour vérifier si l'ancien chef de l'Etat s'était rendu une ou plusieurs fois chez la milliardaire pendant sa campagne en 2007, et s'il l'a vue. L'ancien président a été notamment confronté à l'ex-majordome des Bettencourt Pascal Bonnefoy.

"Abus de faiblesse"

Nicolas Sarkozy, convoqué par le juge Gentil dans le cadre du dossier sur les abus de faiblesse dont aurait été victime Liliane Bettencourt depuis septembre 2006, date à laquelle les experts font remonter le début de l'affaiblissement mental de la milliardaire, avait été placé sous le statut de témoin assisté par le juge le 22 novembre 2012, à l'issue d'une première audition qui avait duré une douzaine d'heures.

Nicolas Sarkozy a toujours affirmé s'être rendu au domicile des Bettencourt une seule fois pendant sa campagne présidentielle de 2007, pour y rencontrer brièvement André Bettencourt, le mari de l'héritière de l'Oréal, décédé en novembre de la même année. L'ancien ministre lui avait adressé une lettre de félicitations après son élection à la tête de l'UMP, et, selon ses dires, Nicolas Sarkozy voulait le remercier ce 24 février 2007. "Cette lettre est très illustrative des rapports que j'avais avec André Bettencourt... Il était logique que je passe le remercier (...) Je n'y suis allé qu'une fois...", avait-il déclaré.

Présomption d'innocence

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Me Herzog a qualifié cette mise en examen "d'incohérente sur le plan juridique", et "d'injuste". "Je saisirai en conséquence immédiatement la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bordeaux pour former un recours et pour demander la nullité, notamment de ce chef de mise en examen", a-t-il déclaré à l'AFP. Au sein de l'UMP, les proches de l'ancien président de la République ont tous dénoncé un "acharnement judiciaire" contre Nicolas Sarkozy en soulignant qu'il était présumé innocent.

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Le Parquet de Bordeaux a confirmé dans la soirée l'information, indiquant que Nicolas Sarkozy, "qui bénéficie de la présomption d'innocence, s'est vu notifier une mise en examen du chef d'abus de faiblesse commis en février 2007 et courant 2007 au préjudice de Mme Liliane Bettencourt Schuller". L'abus de faiblesse est un délit correctionnel puni de trois ans de prison et de 175 000 euros d'amende.

latribune.fr, information AFP

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