En Alsace, la fusion Haut-Rhin-Bas Rhin n'aura pas lieu
latribune.fr avec AFP
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En Alsace le "non" l'a emporté ce week-end. Les électeurs refusent de voir les collectivités départementales et régionale fusionner, malgré la volonté du président du conseil régional Philippe Richert (UMP), qui a confié à l'AFP éprouver "le sentiment d'un grand gâchis".
Forte abstention
L'abstention a été massive. Pour être validé, le projet de collectivité unique d'Alsace (CTA) aurait dû non seulement recueillir 50% des suffrages exprimés, mais aussi au moins 25% des inscrits, et ce dans chacun des deux départements. Or 55,74% des votants ont rejeté le projet dans le Haut-Rhin, selon des résultats définitifs. Et si, dans le Bas-Rhin, le oui a recueilli 67,53% des voix, l'abstention a été si forte qu'il n'a rassemblé que 22,90% des inscrits, selon des résultats définitifs.
La Corse avait déjà dit "non"
Censé, selon ses partisans, renforcer le poids de l'Alsace, le "oui" partait pourtant favori. Un sondage publié début mars donnait près de trois-quarts de "oui" pour un quart de "non", même si le camp des opposants était déjà plus fort dans le sud de l'Alsace. Le PS a mis le rejet sur le compte d'un "manque de dialogue" et des "querelles personnelles des responsables de la droite locale". L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement (MRC) s'est pour sa part félicité du "grand bon sens" des Alsaciens.
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Plus petite région de France, l'Alsace était la première à utiliser une possibilité ouverte par la loi de réforme des collectivités territoriales de décembre 2010. Déjà en 2003, les électeurs corses avaient rejeté par référendum un projet comparable.
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