Jean-Marc Ayrault : "Quand l'Île-de-France va bien, la France se porte mieux"

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Dans cette interview exclusive accordée à la Tribune, le chef du gouvernement définit sa conception du « Nouveau Grand Paris » : une région capitale « plus solidaire et plus compétitive », avec davantage de logements construits, des transports et un cadre de vie améliorés. Afin que les Franciliens aient envie de « rester dans leur région et d'y développer leurs talents ». L'avenir de Paris « se joue à l'échelle métropolitaine, assure le Premier ministre. C'est cela l'enjeu de la ville-monde ».

LA TRIBUNE - La logique du Grand Paris Express que vous avez présenté le 6 mars dernier est-elle encore celle, initiale, de Nicolas Sarkozy ?
JEAN-MARC AYRAULT -
J'ai effectivement donné de nouvelles bases au projet. Je l'ai donc appelé le Nouveau Grand Paris et c'est la vision que le Gouvernement porte pour l'avenir de la métropole francilienne. Ma conviction, c'est qu'il faut ?uvrer avec détermination pour l'emploi et la croissance, sans jamais perdre de vue la solidarité. Avec cette ambition, nous construisons un projet cohérent : une ville durable, des transports maillés efficaces et une gouvernance renouvelée. Pour les transports, j'ai donné au Nouveau Grand Paris trois impulsions majeures.

D'abord j'ai voulu la fin de la distinction entre le Grand Paris Express et la modernisation des réseaux existants. Il n'y a qu'un seul réseau de transports publics en Île-de-France. Personne ne fera le tour de Paris en empruntant la ligne « rouge » ou la ligne « orange ». "Il faut penser correspondance, maillage du territoire, mixité des itinéraires domicile-travail. C'est pourquoi j'ai souhaité rebaptiser les lignes du Grand Paris Express : lignes 15, 16, 17, 18, 19, comme les lignes de métro existantes, et les faire représenter sur des plans figurant également le réseau existant. C'est un changement de paradigme majeur.

Ensuite j'ai adapté le projet à la réalité de besoins très divers. Sur certains tronçons, il y a 35000 voyageurs à l'heure de pointe, sur d'autres, moins de 10000. La réponse technique ne peut donc être la même. J'ai voulu que l'on pense qualité de service en offrant les meilleures performances de régularité et de fréquence. Par conséquent, j'ai abandonné le mythe d'un réseau du Grand Paris Express uniforme, qui aurait conduit à réduire la fréquence de passage dans les territoires où les trafics sont les plus faibles, pour limiter les coûts d'exploitation d'un métro grand gabarit. Dans ces territoires, un métro à gabarit adapté sera construit, permettant des économies et un meilleur cadencement de l'offre. Enfin j'ai donné de la visibilité avec un calendrier de réalisation du projet et fixé la programmation des tronçons, qui seront lancés en parallèle et réalisés en continu d'ici à 2030. Les échéances sont claires, la feuille de route est tracée.

Comment, sans oublier la logique de clusters, le Nouveau Grand Paris pourra-t-il prendre plus en compte le tissu des PME et des ETI de l'Île-de-France?
Les clusters sont des regroupements localisés de compétences industrielles, de recherche et d'enseignement, sur des périmètres bien identifiés. Ils peuvent être des foyers d'innovation et d'excellence technologiques et sont donc très précieux au dynamisme francilien. Mais toute la croissance de la région ne s'y résume pas. Au-delà, existe le tissu économique de l Île-de- France, des grands groupes comme des PME et des ETI, dont les salariés se logent et se déplacent en Île-de-France.
Quand on améliore les conditions de transport et qu'on produit plus de logements, c'est l'ensemble des forces vives de l'économie francilienne qui en bénéficie. Et, sans méconnaître la richesse et la complexité de l'écosystème régional, vu de Tokyo ou de New York, il n'y a qu'un seul cluster, celui du Grand Paris.

Pour résumer, le Nouveau Grand Paris, c'est le projet d'une Île-de-France plus solidaire et plus compétitive. C'est construire plus de logements, créer plus de mixité sociale, améliorer les transports du quotidien. C'est améliorer le cadre de vie pour que l'Île-de-France soit plus attractive. C'est donner envie aux Franciliens de rester dans leur région et d'y développer leurs talents.

C'est donc la fluidité des trajets qui va améliorer l'efficacité du marché du travail ?
Au travers de la modernisation des réseaux existants et la création de lignes nouvelles, je veux que les trajets en Île-de-France soient plus réguliers, plus confortables et permettent aux territoires les plus enclavés d'avoir accès aux zones d'emploi. C'est la raison pour laquelle j'ai en particulier souhaité que la ligne 16 desserve au plus vite les territoires de Clichy, de Montfermeil, de Gonesse. En 2023, un habitant de Clichy pourra rejoindre le centre de Paris avec une seule correspondance, ou, pourquoi pas, passer par Chelles pour aller prendre Eole et rejoindre la Défense ! C'est l'efficacité, mais aussi l'équité du marché du travail qui en est transformée, en permettant aux populations qui en sont les plus éloignées d'en retrouver l'accès.

Comment la localisation des ménages et donc, à terme, des entreprises seront-elles modifiées ?
Nous avons à relever le défi du déficit de logements. Cela fait plusieurs décennies qu'on ne construit pas assez en Île-de-France et les conséquences sociales du mal-logement sont particulièrement aiguës. Il ne faut pas non plus oublier que le déficit de logement a des conséquences économiques regrettables : les difficultés de la mobilité résidentielle empêchent de pourvoir des milliers d'emplois.
La dynamique du Grand Paris permettra de développer de nouveaux secteurs et de construire des dizaines de milliers de logements supplémentaires, dans des territoires denses et bien desservis. Nous permettrons donc à de nombreux ménages d'habiter dans la zone centrale ou dans des polarités importantes de l'Île-de-France, et lutterons ainsi contre les forces centrifuges qui poussent les ménages toujours plus loin sans que cela soit toujours un choix malheureusement.

Les nouveaux quartiers seront aussi des opportunités nouvelles pour les entreprises : les secteurs de Saclay, de la Plaine Saint-Denis, du Bourget ou de Marne-la-Vallée, pour n'en citer que quelques-uns, verront leur attractivité encore améliorée. Nous ?uvrons aussi activement, de cette manière, pour un rééquilibrage est-ouest effectif, pour que les logements et pour les bureaux soient mieux répartis.

Comment les collectivités vont-elles devoir repenser leurs stratégies de développement et travailler en réseau pour favoriser le développement des PME et ETI ?
Le métro ne peut assurer la croissance si les collectivités ne s'organisent pas pour aider les entreprises. C'est l'ambition des changements que nous portons avec la réforme de la gouvernance : les compétences doivent être bien définies et les collectivités compétentes doivent avoir les leviers nécessaires à leur mise en ?uvre. En particulier, nous réaffirmerons dans les textes en préparation, le rôle fondamental des régions dans la stratégie de développement économique.

Pour l'Île-de-France, cela correspond d'ailleurs à la responsabilité des transports, qui sont de niveau régional à travers le STIF, le Syndicat des Transports d'Île-de-France. Mais les sujets liés au développement économique sont souvent multiples et une collectivité ne peut pas tout faire seule. L'efficacité passe de plus en plus par des partenariats de tous les acteurs de l'action publique : État, différentes collectivités, organismes institutionnels, etc. Les projets importants doivent rassembler. Cela peut notamment prendre la forme de contrats de développement territorial.

Ce qui est construit avec ce Grand Paris Express n'a été réalisé nulle part ailleurs ni Londres, ni Shanghai ne sont même comparables. Cela sera-t-il suffisant pour que Paris se maintienne au niveau des principales villes-monde ?
L'image et la qualité de vie sont des éléments d'attractivité pour Paris. Les transports en commun le sont également. Ces différents atouts doivent perdurer, en même temps que nous démontrons notre aptitude à changer d'échelle et à dépasser les frontières symboliques existantes. L'avenir de Paris se joue à l'échelle métropolitaine et c'est cela l'enjeu de la ville-monde. Je crois que les élus, les citoyens, les entreprises l'ont bien compris. C'est l'ambition du Grand Paris tel que je le conçois.

La polémique se poursuit sur les conditions de financement du Nouveau Grand Paris. Est-il bouclé ?
J'ai proposé un plan de financement clair, mutualisant les ressources et les affectant de manière efficace à la modernisation du réseau comme au développement de nouvelles lignes. J'ai décidé d'affecter 2 milliards d'euros supplémentaires aux opérations de modernisation et de développement de ce réseau. Cela portera les engagements possibles à 7 milliards, et les crédits effectivement mobilisés à 6 milliards d'euros, d'ici 2017. C'est plus du double de ce qui a été dépensé au cours des cinq dernières années. Cet effort est permis par la mobilisation des ressources de court terme de la Société du Grand Paris.

J'ai fixé à la Société du Grand Paris l'objectif d'une optimisation des coûts du réseau de 3 milliards d'euros. C'est un objectif réaliste, compte tenu des adaptations de capacités qui sont à mobiliser. J'ai déplafonné les taxes affectées à la Société du Grand Paris pour supprimer l'écrêtement qui avait été mis en place au profit du budget général.
Cette mesure permet à elle seule de financer 80% du réseau du Grand Paris Express. Des contributions de l'État et des collectivités apporteront un complément de plus de 2 milliards d'euros à répartir sur plus de 15 ans. Enfin, une recette fiscale additionnelle sera à trouver, d'un montant limité, pour rassembler les 2,5 milliards d'euros restants : elle sera mise en place au fur et à mesure des mises en service, à partir de 2020. Donc, oui, le financement est sécurisé pour une réalisation d'ici à 2030.

Avez-vous abandonné la desserte de l'aéroport Charles de Gaulle ?
L'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle ne peut se satisfaire des liaisons qui le relient au centre de Paris, même en tenant compte de la réalisation de la branche du réseau du Grand Paris Express qui desservira Roissy.
La plupart des grands aéroports (Heathrow, Oslo, Stockholm, Hong Kong, ou encore Tokyo) disposent d'une liaison directe et dédiée avec le centre de la capitale, véritable porte d'entrée vers celle-ci. Je souhaite donc que la liaison directe entre la gare de l'Est et Roissy Charles de Gaulle se réalise. Toutefois, elle possède son modèle économique propre, et devra se financer par les recettes de ses utilisateurs et des passagers aériens, sans apport de subvention de l'État et des collectivités locales, dont la capacité de financement doit être entièrement mobilisée sur les projets de transports publics sur les réseaux existants ou en développement.

Ces 30 milliards investis sur un seul territoire suscitent parfois un sentiment anti-parisien. Comment conciliez-vous la nécessité de créer de la richesse là où c'est possible, c'est-à-dire d'abord en Île-de-France, avec l'idée de l'égalité des territoires ?
Opposer Paris à la province n'a aucun sens. Quand l'Île-de-France va bien, c'est l'ensemble de la France qui se porte mieux. Le projet du Nouveau Grand Paris est un projet pour la France. Par ailleurs, je rappelle que les 30 milliards d'euros sont, pour la majeure partie, issus des taxes que paient les Franciliens eux-mêmes. Ils ne pèsent donc pas sur les financements disponibles pour les autres projets d'infrastructure.

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Commentaires
a écrit le 13/04/2013 à 14:14 :

qui sont donc ces électeurs assistés qui profitent du moment ? PAS LE PAYSAN
a écrit le 13/04/2013 à 12:58 :
Oui peut-être, mais je serais curieux de savoir si vous avez visité un pôle emploi hors de Paris.
a écrit le 13/04/2013 à 11:45 :

des Agriculteurs méprisés ne peuvent rien d autre que de voter adroitement
a écrit le 13/04/2013 à 8:46 :
et fausse.Je ne vois pas en quoi le fait de surcharger cette région va améliorer le sort des autres .En province , il se passe des choses formidables pour l economie française mais ceux qui nous gouvernent sont fascinés par les lumières de la capitale.
a écrit le 12/04/2013 à 22:05 :
Il a peut etre raison (pour une fois), mais surtout la France irait mieux si Hollande et lui n'étaient pas au pouvoir et retournaient dans leurs régions respectives, loin de l'Ile de France.
a écrit le 12/04/2013 à 19:59 :
"Quand le caramel mou devient dur, la France va mieux !". N'importe quoi !
Réponse de le 12/04/2013 à 20:20 :
finir tres mal nous allons a l'affrontement , voir meme une guerre - rien de plus affreux
Réponse de le 14/04/2013 à 13:08 :
@ cela ça : vous rigolez ôter les télés les ordinateurs, internet, le cinéma, la publicité, les téléphones portable, les IPADS, les télés réalités, les pseudo émission qui lave le cerveau en fessant croire qu'on peut devenir un ou une chanteuse à qui on promettra qu'il ou elle va devenir une chanteuse à succès, ces revues qui parlent des sois disant malheurs des stars on nous laisse peu de temps pour voir dans qu'elle état Français est en réalité, quand on ôteras tout ça, là le peuple français pourras exprimer ses véritables besoin faire des manifestations violente, voir même la guerre.
a écrit le 12/04/2013 à 17:35 :
L'enfumage continu !
Réponse de le 12/04/2013 à 20:10 :
se porte bien on ne doit pas limoger un homme respectable M. Amaury de HAUTECLOQUE , petit neveux du Marechal LECLERC une famille qui a TANT DONNE pour LA FRANCE , c'est une honte de proceder ainsi
Réponse de le 12/04/2013 à 22:52 :
Rassurez vous, il n'y a certainement rien de personnel dans cette éviction. Juste un copain socialiste à caser à un poste prestigieux. Evidemment, s'il a fait l'ENA, c'est encore mieux.
Réponse de le 12/04/2013 à 23:57 :
à Nicolas SARKOZY qui avait mis QQ des socialistes dans son gouvernement Ayraut ne place que des socialistes partout comme l'avait fait MITTERAND ET COTI
a écrit le 12/04/2013 à 17:19 :
Non, l'Ile de France n'est pas toute la France. Il y a des régions qui vont bien et pourraient vivre seules sans problème. Et sans ponctions diverses (ex: budget de la RATP)
Réponse de le 12/04/2013 à 23:22 :
donnons lui l'independance et exigeons que ses habitants aient un visa pour venir en province quelle tranquilité
a écrit le 12/04/2013 à 17:09 :
plus le secteur aéronautique (et donc la région toulousaine) se porte bien et plus la france va mal. Il faut délocaliser de toute urgence !
Réponse de le 12/04/2013 à 23:45 :
A tel point que l'Etat desinvestit dans EADS.
Réduisons nos participations dans ce qui est stratégique et rentable, au nom du libéralisme!
Au point que la CDC est déficitaire!
a écrit le 12/04/2013 à 16:42 :
Nous irons mieux quand vous cesserez de nous ponctionner continuellement.
a écrit le 12/04/2013 à 16:37 :
ou un euro investi rapporte le plus: en alsace? en IDF? en picardie?..........en chine?
Réponse de le 12/04/2013 à 23:42 :
Un euro investit en Chine, ça appauvrit la France d'un euro.
Ensuite, la France doit encore s'appauvrir de 2 euros, pour acheter ce qui a été produit grâce à cet euro.
Enfin, il faut aller prendre, dans la poche d'un autre français, un 4° euro , pour indemniser le chômeur qui n'aura pas pu produir le produit qui a été confectionné en Chine!
a écrit le 12/04/2013 à 16:35 :

ILS ONT DEJA SACRIFIE NOTRE AGRICULTURE
Réponse de le 12/04/2013 à 17:24 :
En l'enfouissant sous les milliards de la PAC... Agriculture = industrie d'avenir !!!
Réponse de le 12/04/2013 à 23:36 :
L'agroalimentaire est, derrière l'aéronautique, le 2° secteur qui rapporte le plus gros excédent commercial (+11Md).
Et, encore, le secteur est mal valorisé!
Et, accessoirement, il nous nourri!
a écrit le 12/04/2013 à 16:22 :
avec le temps j'ai remarqué quelque chose : quand la france va mieux, l'ile de france se porte bien !
a écrit le 12/04/2013 à 16:17 :
Qu il dise ce qu il veut car si cette façon de faire du gouvernement continue il y a de grandes chances qu ils ne soient plus la lorsque qu il faudra s occuper de ces travaux car j éspère qu ils vont sauter si cette pantalonade continue;
a écrit le 12/04/2013 à 16:17 :
... et quand Huchon et sa clique seront partis l'Ile de France se portera beaucoup mieux ...
Réponse de le 12/04/2013 à 16:47 :
donnons donc leur autonomie .....
Réponse de le 12/04/2013 à 20:13 :
qu'ils partent il faut qu'ils partent
a écrit le 12/04/2013 à 16:06 :
il serait interrssant d'avoir une courbe évolutive de la sante économique de chaque régions et de la france pour voir lesquelles sont le mieux corrélée. Apres je suppose que le probleme est de définir l'état de santé économique.
a écrit le 12/04/2013 à 15:43 :
Je suis né, j'ai grandi et je vis en province... et je ne peux que rejoindre ce que dit le Premier Ministre, toute considération politique mise de côté...

Économiquement, l'IdF est le moteur de la France : 18% de la population pour 30% de la richesse nationale. Si le moteur accéléré, c'est tout le pays qui en profite.

Je rappelle aussi que nous sommes dans une économie de répartition : grâce à l'argent des actifs parisiens, c'est tout le pays qui vit bien (grandes infrastructures, retraites des petits vieux sur la Côte d'Azur...). Imaginez que comme la Catalogne, l'IdF souhiat son indépendance, beaucoup de coins de France aurait du soucis à se faire.

Cela ne veut pas dire que l'IdF fait tourner la France, mais il faut lui reconnaître son rôle moteur... donc investir 30 milliards en IdF, c'est de fait envisager des retombées pour l'ensemble du Pays... n'en déplaise à l'Aquitain que je suis...
Réponse de le 12/04/2013 à 16:12 :
les petits vieux sur la cote d'azur sont souvent parisiens
Réponse de le 12/04/2013 à 16:14 :
"Si le moteur accéléré, c'est tout le pays qui en profite. Je rappelle aussi que nous sommes dans une économie de répartition : grâce à l'argent des actifs parisiens, c'est tout le pays qui vit bien (grandes infrastructures, retraites des petits vieux sur la Côte d'Azur...)."

Drôle de logique que la votre. Déjà, qui prouve que ces investissements ne vont pas encore renforcer la centralisation ? Nous sommes bien là au c?ur du problème français... Au lieu de faire la charité à la Province, ne serait-il pas plus profitable de faire en sorte qu'elle ait les moyens de se développer ? Car les allocations et la vie sous perfusion, c'est le meilleur moyen de créer des assistés...
Et puis ouvrez un livre d'histoire et renseignez vous sur la manière dont la France s'est constituée ! C'est l'Ile de France qui a envahit ou acheté les différentes régions pour étendre son emprise. L'histoire de Catalogne est juste à l'opposée.
Réponse de le 12/04/2013 à 16:15 :
Bonne idée ! demandons l'indépendance de l'Ile de France !
Réponse de le 12/04/2013 à 16:15 :
On ne saurait être en désaccord..mais bémol, votre richesse nationale,c'est votre PIB, et le PIB de l'Ile de France, c'est des fonctionnaires, des dirigeants de boite dont les usines sont en province, c'est le monde politique, ..il faut banir la notion de PIB pour en venir enfin à ce qui fait (ou pas) la compétitivité de la France: industrie, services informatiques, et agriculture (qui s'exporte)..et là, l'IDF représente beaucoup moins. Enfin, construire des logements en espérant que les emplois vont suivre est suicidaire..Il faut évidemment penser emploi, puis logement de ceux qui travaillent..Que les autres sans emploi trouvent un logement en Ile de France ne résoud pas le problème de compétitivité de la France (il y a plein d'HLM libres à Sedan..).
Réponse de le 12/04/2013 à 16:16 :
Comme l ile de france concentre la majorite des investissement (de l etat ou non) c est pas etonnant qu ils soient moteur. Surtout si on sait que nombre de regions son contributeur net (par ex rhone alpes paie pour l ile de france)
Croire que le modele centralise francais est unique est une erreur. En allemagne c est decentralise et vu les resultats je dirai que ca marche mieux que chez nous
Ce qu on devrait se demander c est is un euro d invetissement a Paris rapporte plus qu un euro investi en acquitaine ou ailleurs. et la la reponse est pas forcement en faveur de l ile de france. Vous avez un rendement decroissant des investissements, surtout dans une region qui souffre de nombreux probleme
Réponse de le 12/04/2013 à 16:31 :
@@Ireym 1980 Hé oui, comme cela la boucle est bouclée ! La Province n'a pour seul raison d'être que de servir Paris et sa région. Comme quoi, depuis la décolonisation, le fond de la pensée française n'a pas évolué d'un iota. Si nous avions eu la force de conserver les colonies, on en serait encore à leur faire ramasser des bananes et du café dans les plantations. Quel archaïsme !
a écrit le 12/04/2013 à 15:40 :
L'ile de france ressemble en 2013 a bamako ou a bucarest vu la population je ne sais pas si ils faut encore investir des sommes extraordinaires.
Réponse de le 12/04/2013 à 16:17 :
@OSCAR : avez vous déjà fait un tour à Bamako ou Bucarest ? Je vous invite à y aller vous serez surpris par la gentillesse des gens, leur ouverture d'esprit et la tolérence dont ils font preuve. Plein de chose que vous pourriez apprendre.
a écrit le 12/04/2013 à 15:39 :
Je préfère la vieille formule, quand le bâtiment va tout va, car cela concerne l'ensemble du pays, manque de pot tout est en panne, surtout les brillants esprits de nos gouvernants.
a écrit le 12/04/2013 à 15:38 :
On pourrait dire et ça se vérifie depuis quelques mois :"quand l'Elysee et Matignon vont mal c'est la France qui va mal"
a écrit le 12/04/2013 à 15:22 :
Avec plus de 60% du PIB, en effet, si l'ile de France va bien, la France aussi.
Réponse de le 12/04/2013 à 15:45 :
Euh !!! C'est le moteur oui, mais 30% du PIB est plus correcte... Attention non plus à ne pas nous faire "une marseillaise" :)
Réponse de le 12/04/2013 à 16:06 :
Quand on a des départements où le taux de chômage atteint les 15 % de la population (et ce sont des chiffres officiels), on ne peut pas dire que la France aille bien. C'est juste incroyable de lire de tels commentaires et cela montre bien le niveau démocratique de notre pays !
a écrit le 12/04/2013 à 15:16 :
"Quand l'Île-de-France va bien, c'est l'ensemble de la France qui se porte mieux"

Toute la compétence d'un homme en une seule phrase.....
Réponse de le 12/04/2013 à 15:43 :
l'inverse de son assertion serait surprenant compte tenu du poids économique de cette région qui concentre en fait l'executif de beaucoup de sociétés française et internationales. Ce qui serait interressant c'est de vérifier ce qu'il en est dans chaque région : la france va-t-elle bien quand la PACA ou le Poitou-Charentes vont bien ?
Réponse de le 12/04/2013 à 21:36 :
De l??uf ou de la poule qui est arrivé en premier?
A un instant T si la France va bien alors Paris va mieux aussi.
C'est encore du nombrilisme de parisien.
Plutôt que de concentrer des investissements et la population dans une seule ville on fera mieux de créer un vrai réseau de métropole capables de se compléter. La pression foncière sera étalée sur tout le territoire et la qualité de vie sera bien meilleure pour tout le monde.
a écrit le 12/04/2013 à 14:43 :
Un petit chiffre au passage : la région parisienne représente un peu plus de 15% des habitants du pays. Dans les banques, la région IdF, a en moyenne 40% des objectifs nationaux à remplir. Que vous le vouliez ou non la région parisienne est le moteur de la France, et si on ne donne pas au moteur de quoi tourner c'est toute la voiture qui n'avance plus. Bien sur il ne faut pas tomber dans l'extreme et oublier la province, mais mes amis provinciaux aigris, je vous invite à venir sur Paris voir comment on travail ici, ca vous fera bizarre (la vingtaine de provinciaux rencontré lors de stages ou de formations m'ont confirmé que ça n'avait rien à voir).
Réponse de le 12/04/2013 à 14:58 :
Pour une fois, je suis d'accord avec vous
Réponse de le 12/04/2013 à 15:26 :
l'idf concentre les sieges sociaux et les grandes fortunes qui vont avec(ou pas),il n'est donc pas étonnant que le secteur banquier soit surreprésenté. Après effectivement la façon de travailler à florange est différente.
Réponse de le 12/04/2013 à 16:00 :
@Chich "Que vous le vouliez ou non la région parisienne est le moteur de la France" ... Vous avez raison, sauf que c'est le résultat d'une politique mise en place depuis la création de la France. C'est un CHOIX de développement ultra-centralisé et pas une fatalité. C'est d'ailleurs un choix très archaïque hérité de l'époque où la France était un royaume et pas une démocratie.
Réponse de le 12/04/2013 à 16:14 :
@hermes : tout a fait, je ne remet pas ça en cause. Mais il me semblerait beaucoup trop couteux (surtout en cette periode) de procéder à une décentralisation massive. La province a des atouts non négligeable sur lesquelles elle peut s'appuyer (climat, "cout de la vie", pôle étudiants compétitif,...) pour se dévelloper.
Réponse de le 12/04/2013 à 16:53 :
@Chich. "La province a des atouts non négligeable sur lesquelles elle peut s'appuyer (climat, "cout de la vie", pôle étudiants compétitif,...) pour se dévelloper."
Votre commentaire est extraordinaire ! Les provinciaux vous remercient en tous cas de votre immense mansuétude. Après tout, vous avez raison : le soleil et les allocs, c'est amplement suffisant pour nous autres provinciaux. Prenez garde ou votre bonté vous perdra Monseigneur !
Réponse de le 12/04/2013 à 16:55 :
@Chich. Il ne s'agit pas d'une décentralisation massive, mais d'arrêter de centraliser... nuance !
Réponse de le 12/04/2013 à 17:04 :
@hermes : je vous en pris mon bon. Vous irez me faire un café après s'il vous plait.
Réponse de le 12/04/2013 à 17:52 :
C'est bizarre moi je suis un provincial (puisque apparemment venir de Lille, Marseille ou Triffouilli les Oies c'est pareil ...) et quand je suis venu travailler à Paris (3 ans tout de même) je n'ai pas vu de différence ... A part peut être le fait qu'il est encore plus impossible d'avoir des gens à l'heure le matin à cause des problèmes de transports.
a écrit le 12/04/2013 à 14:30 :
Quelle aura, quel entrain, c'est d'hommes comme cela dont la France avait besoin pour se relever, lui et son patron. Rien qu'a les voir on sent leur pouvoir mobilisateur et c'est encore mieux avec le son. Témoin le comportement des ménages et la consommation qui baisse. Ma tele vient de tomber en panne, pas question de la réparer et encore moins d'en acheter une nouvelle. En remplacement, je vais quelquefois au Guignol des Champs Elysées
Réponse de le 12/04/2013 à 14:44 :
C'est moi ou ce commentaire n'a ni queue ni tête ?
Réponse de le 12/04/2013 à 15:30 :
Non, c'est très clair ! ça veut dire que flanby et zayrault sont nuls !
a écrit le 12/04/2013 à 14:20 :
Merci pour les villes de province. Il n'y a qu'une seule en France : Paris.
Il est vraiment nul. a dégager
Réponse de le 12/04/2013 à 16:19 :
Montez travailler sur paris vous verrez ce qu'il a voulu dire.
a écrit le 12/04/2013 à 13:51 :
encore une vision "royale" (sans mauvais jeu de mot) de la gouvernance française (sans F majuscule dans notre cas). Il faudra bientôt qu'il s'installe à Versailles. On ne va pas tarder à entendre que c'est l'Ile de France qui nourrit les gueux provinciaux
a écrit le 12/04/2013 à 13:28 :

Paris n est pas n est pas la reference pour L AGRICULTURE QUI SE PORTE AU PLUS MAL AUJOURDHUI
Réponse de le 12/04/2013 à 14:29 :
L agriculture c'est la Bretagne mais ça pollue trop.
Réponse de le 12/04/2013 à 15:23 :
@@hopy en Bretagne il n'y a presque pas d'agriculture, c'est et de loin l'élevage qui est pratiqué. Connaissez vous la différence entre les deux?
a écrit le 12/04/2013 à 13:27 :
Mouhais... un si long article pour si peu. Heureusement que le week-end arrive.
a écrit le 12/04/2013 à 13:15 :
quand tu n'es pas là ça va beaucoup mieux ....
Réponse de le 12/04/2013 à 14:18 :
Mais non ! Nous sommes le peuple élu, désigné pour montrer aux autres européens et au monde entier ce qu'il ne faut pas faire... Gardons le pour nous enfoncer davantage !
a écrit le 12/04/2013 à 13:10 :
le roissy express ,veritable serpent de mer, ressurgit
pour cette fois enfin se concretiser?
pour le reste assez daccord avec lui (et c est rare ^^), Paris doit s isoler dans la competition mondiale peu importe le reste du territoire, un Paris fort c est une France forte.
Réponse de le 12/04/2013 à 15:25 :
En quoi paris est fort? C'est un repère d'individualisme et d'égoïsmes. Ce n'est pas l'idée que je voudrais pour la prochaine étape de la civilisation humaine.
a écrit le 12/04/2013 à 13:06 :
Il pourrait être challengé le fait que les franciliens doivent rester en Ile de France, alors que d'autres régions, qui ont des atouts, perdent des habitants, mais possèdent néanmoins des infrastructures. Entre vivre en banlieue parisienne dans des grands ensembles mal famés, et vivre à Sedan ou Charleville mézières, j'aurai vite choisi! On objectera qu'il y a peu d'emploi dans le nord, mais y-en-a-t-il plus à Garges les Gonesse?
a écrit le 12/04/2013 à 13:05 :
Et sa ville NANTES ? Et son aéroport rêvé avec tous ses écolos sur place ?
a écrit le 12/04/2013 à 12:55 :
I have a dream..(cauchemar..) mais il est ministre de France ou de l'Ile de France?
Et avec les autres régions on fait quoi?On pourra les vendre au Qatar pour financer
le Grand Paris.
Réponse de le 12/04/2013 à 13:20 :
Oui : la corse, la guadeloupe, la martinique, la guyane, la réunion, mayotte...
a écrit le 12/04/2013 à 12:40 :
"Opposer Paris à la province n'a aucun sens. Quand l'Île-de-France va bien, c'est l'ensemble de la France qui se porte mieux" Ah ! d'accord, on comprends mieux son positionnement en matière de décentralisation.
Pourtant plusieurs exemples de pays autour de nous nous montre qu'il est possible d'avoir un développement plus équilibré et donc plus durable.
Depuis les origines de la France l'ambition est de concentrer tous les pouvoirs en région parisienne, continuons donc ainsi, quitte à ruiner l'Etat et à faire de la vie des français un enfer : les franciliens confrontés au bétonnage absolu de leur région et à un immobilier hors de prix et les provinciaux condamnés au sous développement économique.
Ce gouvernement n'a décidément rien de novateur, il est même d'un conservatisme rare !
a écrit le 12/04/2013 à 12:19 :
Quel homme ce zayrault ! Fait majeur, il renuméroté les futures lignes de métro et il a demandé qu'elles figurent sur les plans ! Vive le changement !
Réponse de le 12/04/2013 à 12:31 :
Quand il se fera virer, il a un poste tout trouvé : cartographe pour la RATP...
a écrit le 12/04/2013 à 12:12 :
Il y a quand au moins un projet de Sarkozy qui n'est pas si mal, mais il ne faut pas le dire donc on lui donne un autre nom.
Par contre le Raid vient de perdre son chef, victime de la chasse aux sorcières ou alors il a menti, ce n'est pas bien, le zéroport vient encore de le répéter ce matin.
a écrit le 12/04/2013 à 12:07 :
C'est ce qu'on appelle une Lapalissade, quand le bâtiment va- tout va, etc...N'attend on pas autre chose de plus élevé d'un premier ministre de. La France
Réponse de le 12/04/2013 à 12:19 :
Que peut on attendre d'un zayrault ?
a écrit le 12/04/2013 à 12:06 :
Ok on a compris la décentralisation c'est bien pour occuper les copains entre deux mandats parlementaires et faire de l'embauche clienteliste dans les collectivités territoriales et locales jusqu'à l'écoeurement mais bon quand on parle d'économie la vraie soyons serieux c'est Paris Paris Paris... Quel visionnaire!..
a écrit le 12/04/2013 à 12:00 :
il ne sait plus quoi raconter
a écrit le 12/04/2013 à 11:55 :
C'est vrai qu'il aime le béton le promoteur de l'Ayraultport. Quand on voit à quel point la densification parisienne nuit à notre qualité de vie, on ne peut comprendre pourquoi il a envie de l'accélérer. Il le dit lui même : "Quand l'Île-de-France va bien, c'est l'ensemble de la France qui se porte mieux.". Donc qu'ils arrêtent de tout bétonner et qu'ils privilégient un modèle de société décentralisé ainsi qu'un développement de proximité. L'être humain a besoin d'espace pour se sentir bien.
Réponse de le 12/04/2013 à 12:28 :
Et toi tu habites dans une cabane au fond de la foret ou bien dans un ville en béton ? Fiche la paix aux gens des villes alors.
Réponse de le 12/04/2013 à 14:26 :
Il vit surement dans une ville en béton, mais tu trouves normal de voir 10% de la population française concentrée sur 2% du territoire?

Quelques mesures permettraient de décentraliser l'Etat, à l'image de l'Allemagne(Berlin, Muncih, Stuttgart), de l'Espagne (Madrid, Barcelone, Valence), de l'Italie (Milan, Rome, Turin)
Réponse de le 12/04/2013 à 15:37 :
@@Thargor : Je vis sur Paris. Il y a un constat simple à faire : les gens sont entassés presque autant que des poules pondeuses. Quand des adolescents ont nulle part pour se défouler, soit ils trainent dans la rue, soient ils se zombifient devant un écran. Les deux solutions ne sont pas viables pour bâtir une société stable. L'entassement génère du stress et augmente la violence. Il suffit de voir le ton de votre réponse pour constater que vivre en ville ne vous réussit pas.
Réponse de le 12/04/2013 à 16:27 :
@Thargor Je suis tout à fait d'accord avec vous. D'autant plus qu'il ne s'agit pas démanteler Paris et d'en faire une sous-préfecture, mais il serait grand temps de regarder ce problème d'un point de vu français dans son ensemble. Contrairement à ce qu'on lit dans les commentaires, même en supposant que Paris devienne la plus grande agglomération du monde (ce qui est loin d'être garanti), cela ne signifie pas qu'elle rayonnera plus au niveau international. La preuve en est que les pays les plus riches et où l'on vit le mieux ne sont pas forcément les plus grands et les plus peuplés ! ... Au siècle, où l'on commence à comprendre les notions de développement durable, il faudrait commencer à se poser des questions sur le bien fondé du développement planifié et centralisé à la française. A moins que le but du jeu ne soit simplement de savoir qui a la plus grosse.
a écrit le 12/04/2013 à 11:52 :
Paris et le gd Paris est un atout majewur pour notre pays. Clea pourrait devenir le projet scellant le nouveau mode de developpement qui fait si cruellement defaut a l'Europe aujourd'hui. A titre anecdotique, les propos de PM sont caracteristiques d'une politique d'offre avec notamment les infractsructures transport en pointe. Cela me parait etre le bon angle meme s'il n'est pas exclusif. Il me parait juste de le signaler car peut etre est ce un choix de raison pour le gvt...
a écrit le 12/04/2013 à 11:46 :
coucou
a écrit le 12/04/2013 à 11:32 :
Il faut accompagner le développement des métropoles de province pour qu'elles deviennent des métropoles de niveau européen (seules Lyon, Marseille, Lille et peut être Toulouse en ont le potentiel mais ce n'est pas politiquement correct de le dire).

Concernant la métropole parisienne, le niveau de compétition n'est ni national ni européen, il est mondial. Je pense que c'est un atout pour la France d'avoir une ville faisant partie du club fermé des" villes mondiales" dont le rayonnement immense.

Réponse de le 12/04/2013 à 11:48 :
+1
Réponse de le 12/04/2013 à 12:10 :
+1 aussi, question de visibilité à l'internationale, si Paris est visible, la France le devient. Après, pas question de se focaliser uniquement sur la capitale.
Réponse de le 12/04/2013 à 12:19 :
+1
Réponse de le 12/04/2013 à 12:20 :
avoir un seul centre rayonnant n'est pas du tout bon. Il faut être multipolaire au niveau européen.
Réponse de le 12/04/2013 à 13:06 :
Peut-être faut-il aussi parfois laisser un peu les choses se faire au lieu d'avoir un Etat planificateur dont on sait qu'il finit toujours par se planter en matière d'aménagement du territoire. Cette volonté de concentrer tous les pouvoirs sur l'Ile de France est une calamité, mais c'est malheureusement le fondement de la France. La Province signifie littéralement pays vaincu... et cela veut tout dire. Et vous pouvez bien faire preuve de bonne intentions en disant qu'il ne faut aussi avoir des métropoles, mais la réalité sur le terrain nous montre que ces villes ont bien du mal à prendre de l'envergure. Prenez par exemple les difficultés et le sous développement économique de Marseille. Il est honteux que la seconde ville de France soit dans un état proche de celui du tiers monde. Et par pitié, ça n'est pas de subventions dont a besoin la ville, mais d'entreprises et de dynamisme économique.
Dernière remarque quand au métropoles, est ce bien utile de reproduire en région le très mauvais exemple de la France avec Paris ? Cette manie bien française de vouloir tout administrer et de tout mettre dans une case est ahurissante et surtout bien loin du mode de fonctionnement de l'économie contemporaine qui demande au contraire beaucoup de souplesse.
Réponse de le 12/04/2013 à 14:27 :
@halley Le developpement burbain passé par une phase de gouvernance publique Cf le baron Haussmann accessoirement Prefet, a defaut c'est l'option bidonville et en general les pvrs publics interviennent mais après. Cela n'empeche pas l'initiative privee cf exemples precedents.
@noximus Paris est la ville mondiale la plus polarisee et le Gd paris s'etend jusqu'a la normandie lui permettant de devenir l'un des territoires phares du coeur europeen Bruxelles hambourg londres. Alors effectivement Chateauroux sera laisse pour compte...
Réponse de le 12/04/2013 à 15:53 :
Le mérite de votre commentaire, c'est que les choses sont dites clairement. Ceci étant, vous parlez de bidonvilles sans l'intervention de l'Etat. Notez tout de même que pour l'instant, le pays qui a le plus de problème avec ses banlieues, c'est bien la France et notamment Paris et ses banlieues pauvres. Tout ça avait pourtant été bien planifié par l'Etat, non ? Je passe sur le développement urbain à vocation touristique sur la côte méditerranéenne qui 50 ans après tient plus du fardeau que d'un investissement productif. Alors que l'Etat encadre et accompagne le développement de villes c'est normal, mais nous sommes là dans une réelle démarche de planification.

A titre d'exemple, l'Allemagne dont les villes ressemble moins à des bidonvilles que les notre a réussi un développement plus équilibré avec de grandes villes bien plus agréables à vivre et un développement économique mieux réparti sur le territoire. Berlin, Hambourg, Munich, Cologne, Fancfort... Chacune de ces villes a sa spécialité et offre des opportunités de carrière intéressantes pour ses habitants. On ne peut en dire autant pour la France.

Votre vision est dans la même lignée que celle qui a mené l'Etat français à soutenir systématiquement la création de très grandes entreprises à caractère quasi monopolistique et qui fait qu'aujourd'hui nous n'avons pas de grosses PME. On parle constamment de développement durable, mais ce projet de Grand Paris, va juste à contre sens.
Réponse de le 12/04/2013 à 15:56 :
Bien des pays sont plus visibles que la France, comme l'Allemagne, et n'ont pas l'ambition de faire une "ville-monde". Le choix français de tout centraliser est réellement un choix, pas une obligation.
a écrit le 12/04/2013 à 11:27 :
Qu'il regarde les stats de l?INSEE ! La méthode coué ne marche pas !!!
Réponse de le 12/04/2013 à 12:11 :
Allez, allez ! Les bonnes méthodes socialistes ! On commence par dépenser dans le social... puis on prie pour que les richesses arrivent !

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