Deux nouveaux candidats à la présidence du Medef ?

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Le compte à rebours va bientôt commencer au Medef pour savoir qui succèdera à Laurence Parisot à la tête de l'organisation. Le 15 ou le 16 avril le comité statutaire de l'organisation va fixer les règles de la campagne électorale. Et le 18 avril, les sept candidats connus vont passer un premier grand oral devant la fédération de la métallurgie qui décidera ensuite qui elle soutient. Dernière rumeur en date : deux candidats de la dernière minute, dont une femme, pourraient se faire connaître très prochainement..

Le compte à rebours commencera très bientôt pour l?élection du successeur de Laurence Parisot à la présidence du Medef, maintenant que la présidente en titre a échoué à faire modifier les statuts pour exécuter un troisième mandat. Le 15 ou le 16 avril au plus tard, le comité statutaire du Medef fixera les règles du jeu de la prochaine campagne. A lui, donc, de préciser le début et la fin de la campagne, la date limite pour présenter sa candidature, la date du scrutin, etc. Une seule chose est certaine pour l?instant : la date de départ de Laurence Parisot. Comme elle l?a précisé vendredi 29 mars sur l?antenne de France Info, c?est le 1er juillet qu?elle quittera le 55 avenue Bosquet, dans le septième arrondissement, où siège le Medef. Pas avant.

Quid de la délégation du Medef à la grande conférence sociale?

Donc, si l?intention du gouvernement d?avancer en juin (sans doute les 13 et 14) la grande conférence sociale initialement prévue en juillet, c?est donc Laurence Parisot qui mènera la négociation du Medef. La situation est cocasse. Le cas échéant, c'est donc l'ex-future présidente qui devra défendre les idées et donner les orientations d?une organisation qu?elle ne dirigera plus 15 jours après! Question subsidiaire, qui l?accompagnera à ce sommet ? Patrick Bernasconi, l?un des négociateurs attitrés sur les questions sociales, alors qu?il est lui-même candidat et qu'il tire désormais à boulet rouge sur Laurence Parisot ? Les autres postulants risquent de ne pas être d?accord.

Deux nouveaux candidats, info ou intox ?

Pour l?instant, ont déclaré leur candidature Pierre Gattaz, chef d?entreprise (Radiall), président du Groupe des fédérations industrielles (GFI), Geoffroy Roux de Bézieux, chef d?entreprise (Virgin mobile), ancien président de Croissance Plus et de l?Unedic, Jean-Claude Volot, chef d?entreprise il en a créé plus d?une vingtaine dont Dedienne - , ancien médiateur des relations interindustrielles, Thibault Lanxade, un autre chef d?entreprise (Aqoba), Hervé Lambel, co-fondateur du syndicat des Créateurs d'emplois et de richesse en France (CERF), Patrick Bernasconi, donc, président de la Fédération nationale des travaux publics et Frédéric Saint-Geours, président de l?UIMM?. Et, certaines rumeurs courent au siège du Medef que deux nouveaux candidats, dont une femme, pourrait sortir du bois.

« Actuellement, ils réfléchissent encore, précise un cadre du Medef, mais leurs deux personnalités sont assez intéressantes et pourraient plaire ». « Intox, c?est trop tard ou alors il s?agirait de simples candidatures de témoignage », répondent en ch?ur plusieurs candidats. A suivre? En attendant, Pierre Gattaz accélère en présentant le 15 avril son programme à Paris au Palais de la Mutualité en présence d?un parterre de personnalités dont Denis Kessler, l?ancien vice-président délégué du Medef. Puis, le 18 avril, l?ensemble des postulants vont passer un « grand oral » devant la fédération de la métallurgie (UIMM), puis la fédération du bâtiment (FFB) qui choisiront ainsi leur favori.

Qui peut postuler ?

Les statuts de l?organisation patronale (qui n?ont donc pas été pour l?instant modifié) sont très clairs. Selon l?article 16, les candidats à la présidence ne doivent pas être âgés de plus de 65 ans au jour de l?élection. « Ils doivent appartenir à une organisation membre actif du Medef ou à l?une de ses composantes et présenter les signatures de 50 membres de l?Assemblée générale ayant voix délibérative (il y en a 561). Signatures qui seront « annexées au dossier de candidature dont le contenu est déterminé par le règlement intérieur », explique le Mouvement dans ses statuts.

 Le Comité statutaire, juge de paix

Les dossiers de candidature à la présidence doivent être envoyés au président du Comité statutaire par lettre recommandée avec demande d'accusé de réception reçue au plus tard deux mois avant la date prévue pour l'élection, soit normalement le 1er mai si l?élection a réellement lieu le 1er juillet. Toutefois, ce délai peut être réduit sans pouvoir être inférieur à un mois par décision du Conseil exécutif, prise à la majorité absolue de ses membres. Une fois le délai expiré, le président du Comité statutaire présente les candidatures reçues au Comité, qui délibère ensuite sur leur validité.
Puis, c?est le Conseil exécutif qui organise l?audition officielle des candidats à la présidence conformément à la procédure décrite dans le règlement intérieur. Ensuite, au vu de la liste des candidatures et à l?issue des auditions le Conseil exécutif exprime à l'Assemblée générale son avis relatif à la désignation du président par un vote ; vote dont les résultats sont rendus publics par le Secrétaire général. Ce poste est actuellement occupé par Hubert de l'Estoile. Bref, celui qui aura reçu m?imprimatur du Conseil exécutif a de très grandes chances de l?emporter devant l?Assemblée générale

Le vote de l?Assemblée générale

L?article 17 stipule que l'élection est acquise à la double condition que : les deux tiers au moins des délégués des membres actifs aient pris part au vote personnellement ou par mandataire ; un candidat ait obtenu la majorité absolue des voix. « Si l'élection n'est pas acquise au premier tour de scrutin, il est procédé immédiatement, lors de la même séance de l?Assemblée Générale, à un second tour. Seuls peuvent s?y présenter les deux candidats qui, le cas échéant après retrait de candidats plus favorisés, se trouvent avoir recueilli le plus grand nombre de suffrages au premier tour », précisent les statuts.
 

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Commentaires
a écrit le 12/04/2013 à 21:47 :
On croit rêver, quand on prend la littérature sur l?économie française, on apprend en 5 minutes qu?elle ne fait que prendre des coups depuis des décennies sans être capable de réagir. On tourne le dos aux lois de l?économie : Smith, ricardo, Hécksher-Olin et l?adaptation de la monnaie à la force de l?économie? c?est du suicide d?être dans l?euro à ce niveau sans avoir soutenu l?industrie !
a écrit le 12/04/2013 à 21:42 :
C?est amusant le médef, question promotion de l?entreprise, on ne pas faire pire? en face de la chose totalisante. La liberté d?entreprise en France n?existe pas, nous devons changer de système. 400 milliards de sous investissements, à peine 50% d'actifs et y en a pas un qui monte au créneau !
Réponse de le 13/04/2013 à 9:51 :
Le MEDEF, une catastrophe nationale de plus mais les Français sont contents. Tout ce qui peut être efficace ne les intéresse plus. Ils préfèrent les réunions, les colloques, les hauts comités de mes deux, les séminaires de réflexion...etc... Essayez donc de joindre quelqu'un ? Il est en réunion, en vacances ou en RTT...!?
Il faudra que l'on touche le fond pour que toutes ces organisations explosent et que l'on reparte enfin dans le bon sens..!
Réponse de le 14/04/2013 à 9:30 :
Ils n'en on rien à faire de l'économie du pays ce qui compte pour eux ce sont les voyages organisés aux frais de la princesse et leurs avantages personnels. Ceux qui croient encore à l'intérêt public dans ce monde de pourris sont d'une naïveté non qualifiable. Ils copient ce qui se fait de mieux au sommet de l'état comme on l'exemple vient d'en haut et actuellement ils sont servis avec hollande.
a écrit le 12/04/2013 à 18:05 :
fo bien changer ! Parisot en a fait deux -

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