Affaire Adidas : un juge arbitral et l'avocat de Tapie en garde à vue

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Pierre Estoup, l'un des trois juges du tribunal arbitral qui a octroyé 403 millions d'euros à Bernard Tapie en 2008 dans le cadre du litige avec le Crédit Lyonnais portant sur la cession d'Adidas, a été placé en garde à vue depuis lundi matin. /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé
Pierre Estoup, l'un des trois juges du tribunal arbitral qui a octroyé 403 millions d'euros à Bernard Tapie en 2008 dans le cadre du litige avec le Crédit Lyonnais portant sur la cession d'Adidas, a été placé en garde à vue depuis lundi matin. /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Après la désignation de Christine Lagarde en qualité de témoin assisté, Pierre Estoup qui a arbitré le conflit entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais mais aussi Maurice Lanterne, l'avocat de l'homme d'affaires ont été placés en garde à vue.

Accélérations dans le volet non ministériel de l'affaire Tapie. Deux personnalités liés à ce dossier ont été placées en garde à vue ce mardi, selon des informations de Mediapart. Il s'agit de l'un des arbitres à qui avait été confié la décision de trancher le conflit opposant Bernard Tapie à l'organisme de gestion du passif du Crédit lyonnais, Pierre Estoup. Le propre avocat de Bernard Tapie, Maurice Lantourne aurait subit le même sort.

Quels liens entre le juge et l'avocat

Tous deux font l'objet d'une enquête judiciaire sur les conditions dans lesquelles cette décision d'un tribunal arbitral privé en 2008 a pu conduire au versement de 400 millions d'euros à l'homme d'affaires a pu obtenir. Ce jury était composé de Pierre Estoup, premier président honoraire de la cour d'appel de Versailles, l'ancien président du Conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud, et l'avocat Jean-Denis Bredin. La composition de ce tribunal avait été pointée du doigt, notamment par l'ancien procureur près la Cour de cassation Jean-Louis Nadal. En question: les liens entre Pierre Estoup et Me Lantourne. Le député Charles de Courson a dénoncé un conflit d'intérêt.

Dans le volet ministériel de cette affaire, Christine Lagarde, la directrice du FMI a été désignée comme "témoin assisté" par la Cour de Justice de la République le 24 mai. Un situation inédite face à laquelle le Fonds monétaire international doit se prononcer "dans les prochains jours".

 

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Commentaires
a écrit le 28/05/2013 à 18:30 :
l'information me semble trompeuse : dans une sentence arbitrale (justice privée), chaque partie nomme un juge, et les deux juges nomment conjointement un juge président qui a le véritable pouvoir. C'est de mon point de vue un mauvais procès que d'attaquer le juge nommé par le vainqueur (ce n'est pas un Tapisme de ma part), car s'il y a corruption, ce n'est de son côté qu'il y a tromperie...
a écrit le 28/05/2013 à 15:36 :
Depuis cette nouvelle, j'ai passé mon glouton (brun foncé à bandes claires)
a écrit le 28/05/2013 à 14:36 :
Nous sommes la risée du monde
Il serai bien venu d arrêter ces règlements de comptes
a écrit le 28/05/2013 à 14:25 :
ayez ....confiance ....ou est le capitaine du bateau .....il est clair pour les prochaine elections le deplacement sera bien inutile de nombreux electeurs ont compris la confiance pour mois est PERDU E
Réponse de le 28/05/2013 à 15:32 :
quel rapport?
Réponse de le 11/06/2016 à 23:14 :
Affligeant de stupidité! Et lui, mérite t-il son salaire? NON
a écrit le 28/05/2013 à 14:07 :
C'est une affaire hors norme qui va éclairer les Français qui font tout le temps confiance sans ( moufter) !
a écrit le 28/05/2013 à 13:38 :
Il y a bien un règlement de compte dans l'administration judiciaire. BT a toujours favorisé les règlements de comptes dans les plus hautes heures de sa gloire. C'est son principal mérite.
Les français aimeraient bien que ce règlement de compte puisse déboucher sur une réforme de l'institution judiciaire dans le sens de son indépendance : par exemple l'élection populaire des présidents de cours d'appel et cassation.
a écrit le 28/05/2013 à 13:37 :
Dans la mesure où la perte d'un enfant par la faute de l'Etat est dédommagée par environ 30.000 euros pour les parents au titre du préjudice moral subi (mort d'un enfant), il est bien certain qu'il existe plusieurs sortes de préjudices moraux en France puisque les époux Tapie ont reçu 45 millions d'euros à ce seul titre. Reste à savoir lesquels ?
a écrit le 28/05/2013 à 13:30 :
Toutes ces années pour finir par s'apercevoir que truc bouffe avec machin, bidule part en vacances avec tartempion etc... Comme diraient nos éminents zonards, tous des bouffons!
a écrit le 28/05/2013 à 13:27 :
Quel conflit d'intérêt ? On nous en dit trop ou pas assez !

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