Auto-entrepreneurs : encore deux jours de négociations !

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Devant l'Assemblée permanente des chambres de métiers et de l'artisanat (APCMA), Sylvia Pinel, la ministre de l'artisanat, a indiqué que les discussions avec les organisations professionnelles et les représentants des auto-entrepreneurs dureraient jusqu'à jeudi. Elle présentera ensuite ses propositions à Jean-Marc Ayrault qui devra trancher.

Encore deux jours de patience. Présente lors de l?assemblée générale de l'Assemblée permanente des chambres de métiers et de l'artisanat (APCMA), Sylvia Pinel, la ministre de l'artisanat n?est pas venue les mains vides. Elle a indiqué que les discussions avec les organisations professionnelles, appartenant essentiellement au monde artisanat et au bâtiment, ainsi qu?avec les représentants des auto-entrepreneurs allaient se prolonger jusqu?à jeudi. Ses propositions seraient ensuite transmises à Matignon. Jean-Marc Ayrault devra donc trancher sur un dossier qui commence à empoisonner sérieusement l?exécutif.

Les Poussins à Bercy jeudi

En attendant cette échéance, le mouvement des Poussins, dont la pétition en ligne a déjà été signée par près de 80.000 personnes, ne désarme pas. Il organise une conférence de presse ce mercredi à Paris pour présenter ses propositions. Jeudi, Adrien Sergent, l'initiateur du mouvement sera reçu par Sylvia Pinel.  ?Suite aux couacs du gouvernement, il est important pour nous de rencontrer la ministre pour lui réaffirmer la détermination des auto-entrepreneurs à ne pas voir leurs projets tués dans l?oeuf. Cette rencontre aura lieu juste après une concertation avec les poids lourds de l'opposition à notre statut, les organisations représentatives de l'artisanat et du bâtiment. Nous souhaitons montrer que les poids plumes ont eux aussi leur mot à dire!?, confie-t-il. 

Pour l'instant, la ministre campe sur ses positions. « Cette réforme a un objectif très clair. Elle doit corriger les excès, comme les situations de concurrence déloyale, les lacunes qui permettent le développement du salariat déguisé tout en continuant à permettre aux ménages de compléter leurs revenus et de se lancer dans l?aventure de l?entrepreneuriat », a expliqué la ministre qui a également insisté sur la volonté du gouvernement d?accompagner les auto-entrepreneurs qui avaient la volonté et le potentiel pour transformer l?essai. « Tous ensemble, nous devons trouver une solution juste », a poursuivi la ministre.

Protéger certains professions

Jusqu?ici, ses intentions étaient les suivantes : limiter dans le temps les activités dans le bâtiment et dans les métiers qui exigent des assurances, des qualifications et qui représentent des enjeux de santé et de sécurité. Un seuil de chiffre d'affaires est également à l'étude. Ces recommandations ont une certaine logique. Néanmoins, si elles étaient retenues, elles amèneraient à exclure le bâtiment et les professions réglementées de l?auto-entreprise ce qui est en totale contradiction avec les recommandations de la plupart des organisations internationales (OCDE, FMI?) qui réclament un assouplissement des conditions d?entrée de certaines professions et corporations.

Un projet de loi présenté à l'automne

Sylvia Pinel ne s?est pas contentée d?évoquer ce sujet brûlant. La ministre a également dévoilé une partie du projet de loi qu?elle présentera à l?automne. Celui-ci contiendra des mesures permettant de clarifier la définition du statut de l?artisan, de créer les conditions d?une évaluation des savoir-faire des artisans, de permettre aux entreprises artisanales dont les effectifs franchissent le seuil des dix salariés de rester inscrites au registre des métiers et aussi de simplifier le statut de l?entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL).

Selon la ministre, seules 16000 EIRL ont été crées depuis la création de ce statut qui protège le patrimoine personnel des entrepreneurs. Deux pistes sont déjà évoquées : simplifier le dépôt des comptes des EIRL et renforcer la sécurisation du patrimoine. Adressé aux artisans sous format papier en septembre, un « kit » sur la transmission d?entreprises - 60.000 artisans sont en passe de prendre leur retraite - sera mis en ligne dès cet été sur le site du ministère.


 

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Commentaires
a écrit le 09/06/2013 à 22:58 :
Une bonne raison de signer : la lutte contre le chômage déjà culminants.Il y a 895.000 auto-entrepreneur en France. La proposition du gouvernement de limiter dans le temps le régime de l'auto-entrepreneur, risque de briser l'intérêt de ce régime et mettrait en difficulté des centaines de milliers d?entre nous. Supprimer l'auto-entrepreneur, c'est risquer de voir exploser les chiffres du chômage.
Merci beaucoup.
http://www.defensepoussins.fr/
Réponse de le 10/06/2013 à 11:01 :
Chère poussine, vos arguments sont convaincants mais ils ne pèseront pas lourd face aux ambitions politiques de JM Baylet, représenté par S.Pinel au gouvernement. Seule une mobilisation générale à caractère politique pour faire comprendre au PRG et à JM Baylet en particulier qu'ils payeront électoralement leur obstination, peut encore modifier la donne. Quand les dés sont pipés, il faut changer de méthode et riposter politiquement.
a écrit le 09/06/2013 à 22:57 :
Avantage réel du statut par rapport au régime réel:
Le statut est surtout avantageux pour sa simplification des formalités Kafkaïennes typiquement françaises.
J'ai suivi des cours en création d'entreprise pour les créateurs des métiers d'art et, si vous voulez que je vous énumère toute les démarches pour créer une entreprise en régime réel en France, préparez vous à rigoler (ou pleurer, c'est selon). Vous allez vite comprendre que le système marche sur la tête et la raison pour laquelle tant de personnes talentueuses préfèrent créer leur boite dans un autre pays!
Bref, Mr le Président, simplifiez les démarches (qui n'ont strictement aucune utilité, à moins que leur but soit de décourager les petits chefs d'entreprise) pour tout le monde au lieu de vous attaquer aux plus petits.

Une petite poussine dans l??uf en colère
a écrit le 09/06/2013 à 22:57 :
Idée reçue: on paye moins que les autres entreprises en déclaration réelle, et donc on représente une concurrence déloyale:
Le régime de l'auto-entrepreneur est certes simple mais il n'a pas pas que des avantages: plafonnement du chiffre d'affaires qui fait qu'en pratique il est difficile de dégager un bénéfice important, la non récupération de la TVA qui peut couter cher en fonction de l'activité (prix du matériel, de machines...) et surtout le calcul des charges sociales sur le chiffres d'affaires.
Le régime n'est pas adapté aux activités qui nécessitent un fort investissement de départ: local, boutique, voiture pro, grosse machine...
Plus les charges de fonctionnement de l'activité (loyer de bail commercial, fournitures, assurance, essence...) seront élevées, plus grand sera l'écart entre le chiffre d'affaires et le bénéfice réel, et moins le régime sera adapté.
Car l'auto-entrepreneur sera imposé sur un montant qui ne correspondra pas du tout à la réalité économique de son entreprise.
Il y a beaucoup d'auto-entrepreneurs qui payent plus de cotisation que si ils étaient au régime réel (en raison de frais trop importants), leur choix est donc lié à la volonté d'éviter la paperasse Française et/ou lié au manque de connaissance comptable et/ou pour tester une activité.
Il faut savoir que le jeu, pour tout chef d'entreprise au régime réel (plus particulièrement les grosses boites qui ont les moyens d'élaborer des systèmes complexes pour payer le moins possible de taxes) est d'augmenter leurs charges pour payer moins, tout en restant dans le cadre légal.
En France les petits payent pour les gros, c'est ce qu'on apprend en 1ère heure de cours de fiscalité!

En fait chaque entrepreneur peut faire le calcul et voir si il est gagnant ou non avec ce régime.
Le régime est adapté pour des entrepreneurs qui travaillent à domicile et on peu de frais.
Ce régime est aussi un outil qui permet de tester une activité, de recommencer, de réajuster, d'apprendre de ses erreurs, de grandir (et donc faire disparaître les frais liés au changement de régime). En moyenne il faut 3 ans pour qu'une entreprise soit viable.
a écrit le 09/06/2013 à 22:57 :
Idée reçue: On ne facture pas la TVA, on peut donc casser les prix:
Explication de la TVA:
La TVA est un impôt général sur la consommation qui est directement facturé aux clients, les assujettis à la TVA jouent en fait auprès de leurs clients le rôle de collecteur d'impôt pour le compte de l'État, sans que cette charge ne les touche personnellement financièrement autre que des obligations, notamment en matière de comptabilité et de facturation aux clients. Il y a cependant des couts indirects, type: avoir un comptable ou du temps disponible pour gérer l'administratif et savoir bien gérer une trésorerie.
Mécanisme de neutralité totale, La TVA ne coute rien à une entreprise assujettie (sauf du temps administratif ou un comptable donc).
Quand l'entreprise vend un produit, elle collecte auprès du client la TVA et elle la reverse à l'état. Ça ne lui coûte donc rien. Par exemple, mettons que l'entreprise veuille vendre son produit au prix de 100 Euros hors taxes, elle le vend en fait 119 Euros, et elle reverse les 19 Euros de différence à l?État.
Quand l'entreprise achète des produits nécessaires à son fonctionnement, elle récupère la TVA car l?État lui rembourse la TVA sur les produits en question, elle les achète donc hors taxes.
La déductibilité de la TVA se fait en remplissant une déclaration de TVA mensuelle auprès de l?administration fiscale. L'entreprise y déclare le montant de ses ventes (l'entreprise collecte ta TVA pour le compte de l?État) et inscrit en contrepartie la TVA déductible au titre des achats qu'elle a réalisé dans le mois. Le solde entre TVA collectée et TVA déductible donne un crédit d'impôts dans le cas où TVA collectée< TVA déductible. Ce crédit sera reportable les mois suivants, indéfiniment. Dans le cas inverse: TVA collectée>TVA déductible, alors l'entreprise devra régler la TVA au Trésor Public.
Une entreprise assujettie à la TVA en début d'activité (achat de gros matériels couteux par exemple) peut tout a fait recevoir de l'argent du trésor public.

L'auto-entrepreneur, lui, achète des produits nécessaires à son fonctionnement, et il les achète TTC. L?État ne lui rembourse pas la TVA sur les produits en question, ce qui a un coût plus ou moins important en fonction du type d'activité.
L'auto-entrepreneur ne collecte pas la TVA aux clients à la destination de l?État.
Réponse de le 30/08/2016 à 10:56 :
quelle hypocrisie ! quand tous ces politiciens seront réélus en 2o17 ils s'empresseront de reprendre ces négociations avec des partenaires américains encore plus féroces ( H. Clinton ). l' avenir de la démocratie est bien compromis. Ce sera l' ère de la " post démocratie " mais ce ne sera pas " la fin de l' histoire ".
a écrit le 09/06/2013 à 22:56 :
Idée reçue: On ne cotise pas et on ne paye pas d?impôts:
Au niveau fiscal, il y a deux grandes familles: Les BNC (bénéfices non commerciaux) et les BIC (bénéfices industriels et commerciaux)
En fonction de l'activité commerciale, artisanale ou libérale, les auto-entrepreneurs sont imposés sur le chiffre d'affaire de manière différente.
On cotise à la Cipav ou au Rsi en fonction de notre activité, en choisissant le statut auto-entrepreneur, on opte automatiquement pour une déclaration en micro-social simplifié (automatique pour les auto-entrepreneurs, par ailleurs on parle assez peu du régime micro-entreprise, pourtant proche de l'auto entrepreneur).
Explication de la déclaration en micro-social simplifiée: les auto-entrepreneurs cotisent directement sur un chiffre d'affaire en fonction d'un barème établi par l'état en fonction du type d'activité.
Les auto-entrepreneurs cotisent, ils payent sur leur chiffre d'affaire sans déduction de charge (loyer d'un local, matériel, voiture...), contrairement au régime réel ou déclaration contrôlé qui, eux, payent sur un bénéfice (Chiffre d'affaire-charges= bénéfice).
PETIT RAPPEL IMPORTANT: ne pas confondre chiffre d'affaire et bénéfices!!!

Ensuite on a le choix d'opter pour le régime micro-fiscal simplifié (les impôts), on choisi ou non de payer les impôts à la source, mais on paye nos impôts comme tout le monde!!!
a écrit le 09/06/2013 à 22:56 :
Il est important de combattre les idées reçues car on entend tout et n'importe quoi!!!

Idée reçue : Les auto-entrepreneurs n'ont pas de qualification :
Les auto-entrepreneurs ont des qualifications, études, formations pour exercer leurs métiers.
Il y a des obligations de qualification professionnelle pour certains métiers, obligation pour les artisans d?être immatriculés au répertoire des métiers, assurance obligatoire et règles à respecter comme toute autre entreprise.

Idée reçue: Les auto-entrepreneurs font de la concurrence déloyale aux artisans :
On peut être artisan et être auto-entrepreneur contrairement à ce qu'on lit régulièrement un peu partout sur internet et qui ne veut strictement rien dire.
-Il y a trois types d'activités: activités commerciales, artisanales et libérales.
Si l'activité est artisanale, on a la qualité d'artisan. Pour certains métiers l'activité est réglementée, on doit pouvoir justifier la possession des diplômes nécessaires.
On est artisans et on est immatriculés aux répertoires des métiers comme n'importe quelle autre artisan.
Si concurrence il y a, elle est celle d'un artisan auto-entrepreneur.
Je continue mes explications pour mieux comprendre car la fiscalité française est complexe, sa construction s'est faite au fil du temps sans la cohérence et la simplicité qui devraient pourtant la rendre accessible à tous. C'est, à mon sens, le véritable problème des PME en France.
a écrit le 05/06/2013 à 6:12 :
Artisan artisan artisan, mais qu'est ce qu'on s'en fout des artisans ! Elle n'a que ce mot à la bouche. Son amant est un artisan pour nous prendre autant la tête ?
a écrit le 05/06/2013 à 5:26 :
«Le fraudeur fiscal est un contribuable qui s?obstine à vouloir garder un peu d?argent pour son propre usage»
a écrit le 04/06/2013 à 23:23 :
La réforme de ce statut, précaire, pour des salariés sans entreprises, remet en question la sécurité des fonctionnaires sur la précarité des salariés, et surtout des chômeurs dont les entreprises ferment. Compte tenu de l?état de l?opinion concernant le mauvais travail du gouvernément, la ministre sera-t-elle en poste prochainement ?
Réponse de le 04/06/2013 à 23:40 :
Pourquoi ne resterait-elle pas ?
Réponse de le 05/06/2013 à 6:33 :
@Pop Tant que JM Baylet (PRG) aura ses entrées à l'Elysée, sa protégée restera au gouvernement pour défendre ses intérêts dans ce dossier. L'état de l'opinion et les considérations économiques et sociales sont de second ordre.
Réponse de le 05/06/2013 à 11:35 :
Absolument Owen
Réponse de le 05/06/2013 à 11:52 :
que tout s'achète !!!!!! alors les poussins votre statut (que j'ai tant defendu sur La Tribune )me fait peur !!!!!!! , gardez malgré tout une lueur d'espoir ! si l'intelligence et la comprehension passe au-dessus de tout ceci -
a écrit le 04/06/2013 à 19:50 :
Ce qui est navrant c'est de lire des commentaires de gens qui pensent que les politiques ignorent la réalité et qu'en la connaissant ils changeraient leur fusil d'épaule. Je crains que ce ne soit malheureusement faux. D'une part l'objectif premier est souvent autre que celui annoncé et presque toujours de nature uniquement politique. Ici probablement s'agit-il de satisfaire une partie des électeurs et représentants de gauche pour pouvoir faire passer d'autres textes sans opposition "interne" ou permettre au contraire à Hollande (ou un autre ministre qu'il voudra promouvoir) de montrer un changement de cap en montant au créneau pour défendre le statut AE et marquer sa "nouvelle" stature ou son sens de la "real politik". Bref les pistes sont aussi nombreuses que les arcanes politiques tordues. D'autre part sur le fond, la grande majorité des politiques de pouvoir (et en particulier à gauche) se moquent de la réalité. Elle les ennuie (pour ne pas me faire censurer), et ils n'ont de cesse que de la nier ou de l'occulter. D'ailleurs pour s'en convaincre, abordons simplement l'idée suivante, ce que se gardent bien de faire la majorité des médias: que se passera-t-il si ce texte est voté en l'espèce? On se retrouvera avec entre 250 et 600 k chômeurs de plus en quelques années. Ce serait contraire à tous les objectifs du gouvernement. Ce seul argument devrait suffire à déconsidérer d'emblée un tel texte. Mais non. Nos politiques peuvent-ils raisonnablement croire que les artisans vont du coup embaucher tout ce monde et si ce ne sont eux, les PME? Nos mêmes ont-ils vraiment cru que la crise nous avait moins touchée que nos voisins en termes d'emploi parce que le modèle indépassable autour d'un état et de collectivités omnipotents et obèses en était à l'origine? Bien évidemment que non. Il eut été intéressant qu'un de nos si nombreux chercheurs du CNRS se penche sur la relation entre essor du statut AE et chiffres du chômage comparé aux autres économies, mais ils sont probablement trop occupés par des études autrement plus sérieuses. Reprenons les propos de la ministre sur ce qu'est l'objet "très clair" de ce texte. "Concurrence déloyale": en quoi? Économiquement et chiffres à l'appui, le statut AE est très défavorable en termes de charges. Ses "avantages concurrentiels", qui font l'engouement malgré cela de ce statut, se trouvent dans le fait de ne pas perdre son temps en formalités administratives complexes et frustrantes, et ne pas avancer de charges indues, calculées pour le bénéfice de la bonne administration et non celui du producteur. C'est cette absence de coût fixes sociaux et fiscaux qui permet ainsi de répondre aux micro besoins si mal servis par les artisans, qui ne pourront de toute manière faire mieux. "Salariat déguisé": je croyais en toute bonne foi qu'il était déjà illégal,non? Quant aux arguments pour le bâtiment, on voudrait pouvoir en rire si ce n'était un sujet si grave. Ainsi considérer un CA minimum? Pourquoi pas décréter tout simplement que les boites de moins de 50 salariés sont illégales pendant qu'on y est? Enfin, nous faire pleurer sur la transmission des entreprises et des artisans quand on voit ce qui est fait pour décourager ceux qui les dirige, c'est inique et surtout sans lien. Car ce que veulent essentiellement ceux qui ont souscrit au statut AE, c'est pouvoir (ou au moins essayer) de gagner de l'argent en ne subissant pas justement ce que tous ces gens leur disent vivre au quotidien et dont ils n'en peuvent plus.
a écrit le 04/06/2013 à 18:10 :
C'est tout le problème d'avoir trop de ministres payés a rien foutre:ils cherchent a justifier leur salaires,ils pondent des lois débiles pour exister et ils finissent par bloquer totalement lesecteur productif.Allez on attend les propositions de georges pau langevin et de yamina Benguigui:une nouvelle taxe,mais sur quoi?
Réponse de le 04/06/2013 à 18:39 :
Non elle veille aux intérêts de son boss JM Baylet (PRG). Les tractations en cours avec les syndicats patronaux impliqués dans ce dossier sont une priorité pour sa future réélection. Elle peut se permettre de recadrer le Premier Ministre car JMB a ses entrées à l'Elysée. Les considération économiques sont secondaires.
Réponse de le 04/06/2013 à 19:56 :
elle peut se le permettre si c'est ça - donc pour les piou piou c'est perdu d'avance hélas ! mais il y aura aussi les prochaines élections il ne faut pas l'oublier également ................................
Réponse de le 04/06/2013 à 23:44 :
Jean-Michel BAYLET et vous serez déjà avisé sur la réponse a vos desideratas !!!!!!!!! J'ose esperer malgré tout qu'il comprendra la situation des A.E. a temps complet également .
a écrit le 04/06/2013 à 17:29 :
INTERDIRE LE STATUT AUTO-ENTREPRENEUR A LA FONCTION PUBLIQUE ET TERRITORIALES POUR CAUSE DE SÉCURITÉ DE L'EMPLOI ET DE SALAIRES ÉLEVÉS AUX HEURES MOINDRE DE TRAVAIL QUE LES SALARIES DU SECTEUR MARCHAND !!!
Réponse de le 05/06/2013 à 17:08 :
Oulaaa, faudrait peut-être se calmer, non?
Les fonctionnaires sont DEJA LIMITES A 2 ANS (renouvelable un an) dans la majorité des cas!
Tu veux quoi de plus ?
Et puis tu y connais quelque chose, toi, à la « sécurité » de l'emploi d'un prof de ZEP ?

En tant que fonctionnaire (en disponibilité) et AE, je fais gagner 4500? par mois à l'état.
C'est toi qui va payer si je retourne dans l'administration trois jours avant de me prendre un arrêt long pour dépression nerveuse?
Parce que si je suis AE aujourd'hui, c'est par soucis d'honnêteté, tu vois. Plutôt que de profiter du système à un moment où je n'en pouvais plus, j'ai décidé de perdre mon salaire (misérable mais garanti) de fonctionnaire pour créer mon activité.
Alors c'est sûr, je travaille autant qu'avant (c-à-d 50 à 60 heures par semaine) mais je suis BEAUCOUP MOINS fatigué qu'avant. Les gens me disent merci en me donnant de l'argent plutôt et ne me prennent plus la tête.

Attention, camarade poussin? si tu cherches à créer la division entre nous, ça va coûter très cher à tout le monde.
Faut pas se plaindre des artisans qui ont une propagande douteuse si c'est pour utiliser le même genre de méthodes avec ceux qui ne te veulent que du bien.
a écrit le 04/06/2013 à 17:21 :
Une EIRL c'est au minimum 1000-1500 euros par mois de charges fixes avec 0 de salaire. A payer des le démarrage. Démarrer en EIRL, c'est 2 chances sur 3 de se planter et de laisser ses économies. D'ou le succès de l'AE.
a écrit le 04/06/2013 à 16:55 :
C'est une nulle, et que dire de celui qui l'a nommée à ce poste ?
Réponse de le 04/06/2013 à 20:42 :
quand on prend du personnel on se renseigne avant il faudrait en faire tout autant pour les ministres
a écrit le 04/06/2013 à 16:17 :
Quelque soit l'issue de cette négociation Mme Pinel aura fait beaucoup de mal aux AE et à leur réputation. C'est noté pour les prochaines élections...
Réponse de le 04/06/2013 à 16:41 :
De toute façon elle s'en moque vraisemblablement bien. Elle serait de la gauche dure. Bon maintenant, puisqu'elle est ministre il fallait bien qu'elle fasse quelque-chose pour marquer son passage.
Réponse de le 04/06/2013 à 17:27 :
Hermes je ne suis pas d'accord avec vous ,cela pemet le débat et c'st de la discussion que sort la lumière . Certains aspects de ce statut peuvent etre améliorés et je pense ici à la proctection sociale de l'AE qui peut savérée insuffisante dans la durée et il est quand même utile que l'interessé en soit informé !!.
Réponse de le 04/06/2013 à 17:57 :
La discussion et la lumière ? vous en êtes loin ... de la lumière. Pourquoi s'en prendre à ce qui fonctionne dans ce pays, il n'y a pas assez de problèmes à résoudre par ailleurs ? C'est le comble de l'irresponsabilité. Quant à l'information , les AE ne sont pas des imbéciles, ils ont bien compris les particularités de leur statut.
Réponse de le 05/06/2013 à 8:23 :
à lire les commentaires pas sur que tous les AE connaissent bien leur régime de protection sociale .L'artisan est assez borné et son obsession c'st le poids des charges san voir que derrières il y a des prestations , maladie, prevoyance,retraite .....à mon avis il n'st pas inutile de le rappeler et de temps à autre de faire le point .t
Réponse de le 05/06/2013 à 11:10 :
@pnv. "Cela pemet le débat et c'est de la discussion que sort la lumière". La lumière ? Plusieurs rapport, dont le dernier en date commandé par le gouvernement actuel ont justement mis en lumière la faiblesse des arguments de concurrence déloyale et de travail au noir, qui sont les principaux motifs affichés par le gouvernement pour réformer ce système. Vous parlez de la protection sociale des AE dans la durée, mais qu'en sera t-il quand ils seront chômeurs, puis Rmistes ? La France n'a pas besoin de faux-débats à portée uniquement politicienne. Il s'agit de vraies personne qui vivent de cette activité et qui ne pourront plus payer leur loyer et le reste si la loi passe telle que proposée par Mme Pinel. Si la question était simplement d'assurer une meilleure couverture sociale aux AE, le gouvernement aurait procédé autrement. Faut arrêter de prendre les gens pour des cons quand même !
Réponse de le 05/06/2013 à 11:17 :
Ben le truc c'est que le choix n'est pas auto-entrepreneur ou artisan, mais auto-entrepreneur ou chômeur, voire toucher le rmi. Il faut redescendre sur terre pnv ! Peut-être tous les auto-entrepreneurs ne connaissent-ils pas bien leur statut, mais en tous cas vous semblez ne pas connaître la réalité du marché du travail.
Réponse de le 05/06/2013 à 11:46 :
quand on a cree son statut d'A.E. à temps complet, et que le travail ne manque pas dans ce domaine , de devoir l'arreter subitement , surtout quand on a une charge de famille( avec garde alternee ) et que la region ne genere pas des emplois !!!!!!
Réponse de le 05/06/2013 à 11:57 :
connaisent tres bien leur statut d'A.E.
Réponse de le 06/06/2013 à 9:33 :
avez vous pensez aux TPE et petits artisans photographes qui sont en train de crever en raison des prix très bas pour du travail de mauvaise qualité parce que les AE ne paient pas
de TVA ne pas de taxe professionnelle locative ne paient pas de RSI, et travaillent au noir
avez vous pensez que les AE détruisaient des emplois.

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