Et si l'activité industrielle se redressait ?

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En hausse pour le troisième mois consécutif, l'indice PMI s'approche désormais de la barre des 50, seuil au-delà duquel l'activité progresserait enfin. Le second semestre s'annonce plus dynamique que prévu. François Hollande en est convaincu.

Et si le gouvernement avait raison ? Et si, contre l'avis de tous, la conjoncture s'améliorait suffisamment au second semestre pour permettre l'infléchissement tant espéré de la courbe du chômage à la fin de l'année ? François Hollande en est convaincu. Ce jeudi, lors de l'ouverture de la seconde conférence sociale, évoquant  "le contexte dans lequel cette conférence se tient", le président de la République a d'abord rappelé que "la zone euro est en récession depuis près de trois ans", la France en subissant les conséquences "avec un chômage qui progresse depuis cinq ans". Mais il y a "des signes encourageants, comme la production industrielle qui rebondit, des embauches hors intérim qui repartent à la hausse, ou l'inflation qui est la plus basse en Europe", a-t-il précisé.

Les statistiques du jour lui donnent en partie raison. En partie seulement. Certes, l'activité industrielle a retrouvé quelques couleurs mais elle ralentit encore. Edité par la société Markit, l'indice composite PMI calculé à partir des intentions des services achats des entreprises s'est redressé à 46,8 contre 44,6 en mai. Le seuil des 50, au-delà duquel l'activité est en expansion, est donc à portée de vue. A titre de comparaison, l'indice PMI allemand atteint 50.9 quand celui de la zone euro s'élève à 48,7.

Les suppressions de poste se poursuivent

Où est la bonne nouvelle alors, puisque l'activité continue de ralentir, obligeant comme l'indique Markit, les entreprises à tailler encore dans leurs effectifs ?

Sans vouloir positiver à tout prix, il est tout de même heureux de voir progresser cet indice PMI pour le troisième mois consécutif. Celui-ci s'établit à un plus haut de dix mois. Autre point positif, il est également satisfaisant de constater une augmentation de la plupart des indices européens. Si la zone euro, avec qui la France réalise près des deux tiers de son commerce extérieur, se porte mieux, la France se porte mieux également. En avril, la production manufacturière a progressé de 2,6% selon l'Insee. De février à mars avril, elle avait augmenté de 0,8%.

"Le taux de contraction fléchit tant dans le secteur manufacturier que dans celui des services, reflétant une modération du repli global des nouvelles affaires en juin. L'emploi continue en revanche de reculer à un rythme soutenu, le ralentissement de la baisse des affaires en attente laissant toutefois espérer un infléchissement de la courbe du chômage dans les prochains mois », indique Jack Kennedy, économiste chez Markit.

 


 

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Commentaires
a écrit le 21/06/2013 à 2:05 :
indice calcule' a partir des intentions des services achats....
Oh ben oui... ca doit etre significatif
a écrit le 20/06/2013 à 20:38 :
Le rêve est permis, mais les réalités ont la peau dure
a écrit le 20/06/2013 à 20:01 :
Cela fait plus de trente ans que le pays tourne grosso modo avec 10% de chômeurs, cette variable est assimilée
par les politiques et Médef....tant que le commerce extérieur n'explose pas, point de salut .
a écrit le 20/06/2013 à 18:19 :
ne parviennent pas à réduire le chômage. Même avec 7% de croissance la Chine ne parvient pas à réduire le chômage. Alors avec zéro...
a écrit le 20/06/2013 à 17:00 :
Et si Hollande reussissait son paris d'inverser la courbe du chomage fin 2013 debut 2014...
Réponse de le 20/06/2013 à 21:36 :
Je ne vais pas parier un kopeck sur l'inversion de la courbe du chômage. Faut il être naïf pour croire aux sornettes de cette majorité .Hollande a décrété que la crise était terminée Mais dans la réalité ,la situation est catastrophique et le pire est à venir.
a écrit le 20/06/2013 à 15:33 :
Dans un sens c'est triste car le gouvernement, pour tenir la parole du président, va utiliser a fond les emplois aidés financés par la dette au lieu d'attendre les fruits de l'assainissement des comptes publics. Mais bien sur il y a les minicipales puis les européennes et enfin les sénatoriales en 2014 : c'est plus important que le potentiel rebond de croissance tant espéré !
Réponse de le 20/06/2013 à 15:57 :
Cela fait 20 ans au moins que les divers gouvernements de gauche ou de droite qui se sont succédés n'ont réussi qu'à créer des emplois dans la fonction publique !!! hélas peut etre mais réel .....ce qui explique le nombre élevé de fonctionnaires rapportés à la population globale .
Réponse de le 20/06/2013 à 18:19 :
exate les nouveaux enplois jeune se sont encore les colectivite qui vont les utilsse pour ne pas enbauche rellemnent c est encore un tour de passe passe conptable si des enplois veritable ne sont crees ils vont dans le mur se seras un desatre encore pour tute la societe,????,,
a écrit le 20/06/2013 à 15:28 :
principaux clients repartent eux-même. Allemagne, Belgique, PB, Espagne, Italie, Portugal. Or ils sont tous en récession comme nous.
Réponse de le 20/06/2013 à 16:57 :
bien vu.
a écrit le 20/06/2013 à 14:41 :
Optimiste: et si,et si,et si.... entre dire et faire il y a la mer (océan)
a écrit le 20/06/2013 à 14:15 :
se redresser avec un euro à 1.30 dollar ? Rêveurs !
a écrit le 20/06/2013 à 13:57 :
C'est moins mal ... après on creuse aussi !!!
www.economist.com/content/global_debt_clock
Réponse de le 20/06/2013 à 14:46 :
cela avance à quoi, l'article de The economist. Le Royaume-Uni a aussi une dette et il n'est pas dans la zone euro! le journal passe sur le déficit commercial anglais, déficit élevé de la dette, la finance anglaise.
a écrit le 20/06/2013 à 13:15 :
L'énergie remplace le travail .Les emplois libérés alimentent le chomage.Que faire?

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