Rigueur : qui sont les ministères gagnants et les perdants ?

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La ceinture se resserre un peu. Ce mardi, Jean-Marc Ayrault a signé les lettres de plafond de dépense à chacun des membres de son gouvernement. Qui sont les gagnants et les perdants ? Matignon insiste sur l'effort historique de rigueur.

La rigueur, encore la rigueur, toujours la rigueur. C?est désormais le mot d?ordre à Matignon. Ce mardi, Jean-Marc Ayrault a signé les lettres de plafond de dépense du budget 2014 à chacun des membres de son gouvernement.

Objectif atteint

« Je m?étais engagé à un programme d?économie pour les dépenses de l?Etat. Cet objectif sera atteint », a déclaré Jean-Marc Ayrault, qui rappelle que les dépenses de l?Etat augmentent depuis 1958, soit le début de la Vème République. De fait, en 2014, les dépenses de l?Etat seront diminuées de 1,5 milliard d?euros », Un effort réalisé en euros courants, c'est à dire non corrigés de l?inflation.

En 2012, le gouvernement s?enorgueillit d?afficher une sous-exécution du budget de l?Etat de 300 millions d?euros. En 2013, année au cours de laquelle le déficit devrait atteindre 3,7% du PIB selon le gouvernement, le budget de l?Etat devrait être stabilisé en euros courants, ce qui représente selon les calculs de Matignon une économie d?une dizaine de milliards en euros constants, c'est-à-dire corrigés de l?inflation. Des chiffres et des prévisions vivement contestées par l?opposition.

Des priorités affichées

Evidemment, tous les ministères ne sont pas logés à la même enseigne. « Gouverner c?est choisir. Et le gouvernement, après un travail minutieux avec chacun des ministres, a pu financer dans ses dépenses de l?Etat les priorités. Je rappelle les priorités. C?est d?abord la politique de l?emploi ; c?est la politique de l?éducation ; c'est la politique du logement ; c?est la politique de la sécurité, de la justice et un programme d?investissements », a précisé le Premier ministre. Le souhait de Michel Sapin a donc été exaucé. Une enveloppe de 1 milliard sera consacrée à l'emploi. "Je souhaite pour l'année prochaine une mobilisation pour l'emploi au moins au niveau de celle de 2013. Je redemanderai de nouveau le financement d'environ 450.000 contrats aidés dans le budget 2014", a-t-il récemment déclaré à La Tribune.

Et les perdants ? Tous les autres ministères ! Dans quelles proportions ? Chaque ministère ayant des structures de dépenses différentes, la réponse n?est pas aisée. Une chose est d?ores et déjà certaine, les dépenses de fonctionnement, les dépenses d?intervention et mêmes les investissements seront touchés.

Un programme d?investissement dévoilé le 14 juillet

Ce régime sec ne se traduira pas pour autant par une mise à l?arrêt de l?action de l?Etat. Le 14 juillet, Jean-Marc Ayrault remettra à François Hollande son plan d?investissement 2020 dont le coût n?est pas encore fixé. Le mode de financement non plus. Un nouveau grand emprunt sera-t-il lancé ? On en saura plus dans quelques jours. Les travaux de la commission Lauvergeon contribueront à l'élaboration de ce plan.

Stimulantes économiquement et utiles socialement, ces interventions se concentreront dans plusieurs domaines : l?aménagement du territoire, pris au sens large, la transition énergétique, l?agriculture, la santé, la recherche à travers notamment les initiatives d?excellence (IDEX). Lancées par le Programme d?investissement d?avenir (PIA) en 2010, les IDEX sont des projets de recherche scientifique destinés à « faire émerger en France cinq à dix pôles pluridisciplinaires.

 

 

 

 

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Commentaires
a écrit le 26/06/2013 à 8:41 :
Ces lettres plafonds sont un aveu : la rigueur, en France, c'est seulement moins de gabegie.
Tout est relatif...
a écrit le 25/06/2013 à 22:44 :
"Le socialisme s'arrête lorsqu'il n'y a plus d'argent à voler" - Margaret Thatcher
Réponse de le 26/06/2013 à 6:23 :
Le train s'arrête lorsqu'il n'y a plus de voyageur - Cheminot.
Réponse de le 26/06/2013 à 11:16 :
Alors que le capitalisme ne s'arrête jamais de voler ! les pauvres ont moins d'argent, mais ils sont tellement plus nombreux ...
a écrit le 25/06/2013 à 20:59 :
Avec les socialos il ne peut y avoir que des perdants.
Réponse de le 25/06/2013 à 22:36 :
c'est vrai qu'il y a 13 mois, il n'y avait que des gagnants.... l'ennui c'est que dans la vie, on ne change pas de côté aussi facilement qu'on retourne sa veste ou son opinion.
a écrit le 25/06/2013 à 19:26 :
Encore un article qui ne nous apprend rien. Tribune réveille toi, il n'y a pas si longtemps tu étais un grand quotidien économique sérieux et documenté.
a écrit le 25/06/2013 à 18:35 :
2020 il voie il sera a la porte depuis un moment ce guignol pff bon a rien
a écrit le 25/06/2013 à 18:22 :
Une première économie : supprimer 20 ministères. L'exemple doit venir d'en haut. Si le gouvernement ne le comprend pas, les Français le jugeront sur ses actes.
a écrit le 25/06/2013 à 17:19 :
Les « plafonds de défense pour le Gouvernement », ce n'est pas un très joli mot. Mais c'est utile quand même pour certains ministres. Par exemple si on plafonne les logements, si on les limite, c'est bien utile aussi !! on voit tout le temps que pour la diminution des problèmes de logements, on démolis des meubles qui peuvent durer encore 200 ans, alors qu'au lieu de les démolir, nous pouvons les améliorer en faisant les travaux nécessaires et trouver quelqu'un de bien pour les entretenir. Pas un gardien, ni un semblant de syndicat des copropriétaire avec des manières d'escrocs, qui ne sont même pas capable de gérer l'immeuble proprement. Et l'autre moyen est que dans ces immeubles, nous pouvons louer de petits bureaux, dans chaque étages, et nous aurons deux avantages : 1) l'immeuble ne sera pas démolis et 2) ils seront utilisables et nous aurions la possibilité de moins dépenser. Et à la place, les bureaux qu'on a construit, on pourra les transformer en logements. Il y a encore une solution pour moins dépenser, nous pourrions changer les rigueurs des plans sociaux envers les entreprises publiques. Car là bas aussi, certaines dépenses sont inutiles mais nous continuons à dépenser ces trilliards d'euros inutiles par an. Peu importe quel état est au pouvoir, il est plus important de ramener le sujet de rigueurs de plan social sur la table. Pour cela si le gouvernement n'a pas d'idées, il y en a parmi le peuple , qui en ont, des idées. Ce n'est pas bien de penser que parce que nous sommes le peuple et pas des politiciens, nous avons le cerveau vide !!
a écrit le 25/06/2013 à 17:08 :
Pendant que le ministre, bon sinistre dépense, les français n ont pas droit à l automobile et à la consommation. Voila un bon c !
a écrit le 25/06/2013 à 17:03 :
On nous annonce une chute des recettes de 15 milliards. Le déficit enfle. Ce qui est une menace terrible et un non fonctionnement ! La politique du gouvernement, c?est pas de travail, pas de consommation. C est contraire au progrès. Une relance se fait par le niveau de l activité !
a écrit le 25/06/2013 à 16:54 :
Et recuperer les 60 a 80 milliards d'euros d'evasions fiscale par an?! Non?! Bon ok, pourtant ca represente 1/3 du budget Français. Ca n'augmente ni les impots, ne penalise pas les depenses de l'etat et lutte contre la corruption,le trio gagnant
a écrit le 25/06/2013 à 16:31 :
Monsieur Ayrault aurait-il une boule de cristal pour affirmer que l'objectif 2014 sera atteint alors que la commission des finances de l'assemblée nationale pointe de graves dérapages sur l'objectif 2013?
1.5Md? de baisse de dépenses, à mettre en parrallèle d'un déficit budgétaire de 60 à 80Md?! C'est une blague?
a écrit le 25/06/2013 à 16:25 :
Un petit récapitulatif de comment est traité un budget public serait bienvenu. En effet, entre les autorisations de programme, les engagements, les liquidations, les reports sur année suivante, les gels etc... on peut penser qu'il n'y a pas vraiment de perdants. Si en plus on y ajoute les décisions modificatives en cours d'année qui peuvent permettre de basculer de l'exploitation sur de l'investissement et réciproquement, on est aucunement obligé de croire aux efforts.
a écrit le 25/06/2013 à 15:43 :
Le PIB atteindra 3.7% du PIB, l'honneur est sauf.
Si en plus la dette atteignait 0% de la dette ce sera la fête.

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