Moscovici veut fluidifier le financement des entreprises via les compagnies d'assurances

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Le ministre de l'Economie présente ce mercredi après-midi sa réforme du code des assurances. Celle-ci doit permettre aux assureurs de prêter directement aux entreprises, ou via des fonds dédiés.

Et si Pierre Moscovici avait trouvé la parade à la réglementation Solvency II ? Peut-être, et en partie seulement. Ce mercredi après-midi, le ministre de l'Economie présente sa réforme du code des assurances. Celle-ci consiste en la signature d'un décret de Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre, offrant la possibilité aux entreprises d'assurances d'investir dans des prêts aux PME et aux ETI. Actuellement, sur les 1.160 milliards d'euros placés par les assureurs dans les entreprises, 42 milliards seulement ont été fléchés vers ces entreprises, l'essentiel étant orienté vers les grandes entreprises.

A Bercy, on espère que cette initiative, qui se concrétisera à la rentrée, permettra de débloquer 90 milliards d'euros, le plafond des engagements des assureurs dans des fonds de prêts étant fixé à 5%. Un chiffre à comparer aux 1.390 milliards d'encours d'assurance-vie gérés par les assureurs mais aussi aux 808,7 milliard d'encours de crédits actuellement accordés aux entreprises par les banques. Un chiffre en hausse de 1,3% en mai sur un an. Cette initiative s'inspire des conclusions du rapport Berger-Lefebvre sur l'épargne financière qui proposait notamment d'inciter aux placements longs et plus risqués pour répondre aux besoins de financement des PME et des ETI et du secteur du logement.

Les assureurs sont déjà prêts

Concrètement, les assureurs ne se substitueront pas aux banques ou à bpifrance pour les crédits de court terme, de trésorerie. En revanche, les assureurs pourront offrir des solutions de prêts à moyen terme de 5 à 7 ans, soit directement aux entreprises ou via des fonds dédiés. Déjà, dix-sept assureurs s'apprêtent à lancer un nouveau fonds baptisé Novo qui, selon leurs estimations, pourrait prêter à terme de 900 millions à 1 milliard d'euros à une trentaine de PME et ETI non cotées. Confrontés à la baisse du rendement des oblgations d'Etat, les assurances se trouvent dans l'obligation de trouver de nouveaux moteurs de croissance pour leurs placements. "Pour les entreprises concernées, cet outil permettra d'accéder à une source de financement complémentaire, à taux fixe, remboursable « in
fine » avec une maturité de 5 à 7 ans et sans effet dilutif du capital. Pour les institutionnels, il permettra d'investir directement dans l'économie, pour un rendement attractif de l'ordre de 200 points de base au dessus de l'OAT pour une maturité équivalente", explique Bercy dans son communiqué.

Contourner Solvency II

Avec cette réforme, Pierre Moscovici desserre un peu l'étau sur le financement des entreprises que représente la réglementation Solvency II. En renforçant les exigences des autorités réglementaires en capital et en liquidités court et moyen terme des institutions financières, celle-ci assèche le financement de l'économie.

Cette réforme vient compléter les récentes mesures prises en faveur du financement des entreprises. Lors des Assises européennes du financement des petites et moyennes entreprises organisées à Bercy le 24 juin, bpifrance et la Banque européenne d'investissement (BEI) ont signé, un partenariat pour le financement conjoint d'actions de soutien aux PME françaises.
Parallèlement à la signature de cet accord, le Fonds européen d'investissement, filiale de la BEI spécialisée dans le financement des PME, et le groupe BPCE ont signé deux opérations de garantie avec le soutien de l'Union européenne pour garantir deux milliards d'euros de prêts aux PME en France.

 

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a écrit le 11/07/2013 à 23:12 :
ce qu'il oubli, c'est que préter c'est un metier et que par ailleurs la faible distribution actuelle de credit c'est avant tout ,pour le financement des investissements ,une faible demande des entreprises qui n'ont pas confiance en France .Pour le credit court terme ,s'il était du metier il saurait que ça recouvre bien des cas de figures et que , quand les BFR n'augmentent pas ,ce qui est normal en l'absence de croissance ,les besoins sont souvent consécutifs à des pertes ..
a écrit le 11/07/2013 à 22:59 :
MON ASSUREUREST DEVENUE EN 10 ANS BANQUE PUISQU IL FONT DES PRETS est ils ont beaucoup d argent s il y a une enquette a faire en france cest de savoir comment les asureurs ont tant dargent a pretes TOUS SINPLEMENT PARCEQUE AUJOURDHUI AU BOUT DE DEUX SINISTRES IL PEUVENT VOUS VIRES DE LEURS ASURANCES DONC ILS SE SONT ENORMEMENT ENRICHIE C EST DERNIERES ANNEES sur le dos des assure bien sur???
a écrit le 11/07/2013 à 14:53 :
investir en capital et faire des prêts à court et moyen terme ce n'est pas la même chose!! à chacun son métier! et pendant ce temps la que fait M. Moscovici pour reduire la DETTE.
Les assureurs doivent pouvoir investir sur les entreprises mais surtout pas sur la forme de prets mais de prise de participation au capital. A condition qu'elles ne soient plus obligées de souscrire à des émissions obligataires d'état......
Réponse de le 11/07/2013 à 19:46 :
SI LES BANQUES NE VEULENT PLUS FAIRE AUTRE CHOSE QUE DE LA FINANCE IL VA BIEN FALLOIR QUE D'AUTRES PRENNENT LE RELAIS
a écrit le 11/07/2013 à 11:29 :
A l'heure où l'on semble prendre conscience que le recloisonnement du système financier est une nécessité pour limiter les crises financières (cf la séparation des activités de banque de dépôt et de banque d'investissement), on voudrait permettre aux compagnies d'assurance de jouer le rôle de banquiers. étonnant non ? Madame Berger et Monsieur Lefebvre n'auraient-ils pas croisé d'un peu trop près le lobby de la bancassurance ?
a écrit le 11/07/2013 à 11:02 :
Il cherche encore de bonnes idées pour nous laisser, un peu plus sur la paille!
a écrit le 11/07/2013 à 9:54 :
Les banques ne savent pas apprécier des risques industriels.
Les assurances non plus. Ne vous méprenez pas , ce n'est ni dans leur champ de compétences , ni dans leurs cultures...ni dans leurs procédures.
Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi le capital investissement ou le capital risque n'existent pas en France...?
Réfléchissez-y , cela vous fera gagner du temps.
a écrit le 10/07/2013 à 20:38 :
Les banques sont massivement entrées sur le marché des assurances il y a une dizaine d'années, et si elles ne financent pas les entreprises entant que banque alors que c'est leur raison d'être, ce n'est pas en tant qu'assurance qu'elles vont le faire. En fait je pense même qu'on devrait leur interdire de le faire en tant qu'assurance et pénaliser les banques qui refusent d'assurer leur fonction économique.
a écrit le 10/07/2013 à 18:12 :
Pas besoin de nouvelle usine à gaz : refaisons un marché obligataire centralisé, comme c'était le cas à la Bourse il y a vingt-cinq ans. Marché que les banques ont sciemment saboté à l'époque, avec la complicité des pouvoirs publics.
a écrit le 10/07/2013 à 18:00 :
Si les banques rechignent à tenir leur rôle et faire leur travail il est normal que d'autres prennent leur place.
a écrit le 10/07/2013 à 16:51 :
les banques ne font plus leur metier qui est de financer les entreprises voila le coeur du problème. en epargnant sans cesse le lobby bancaire les politiques esperent encore naivement encourager celui ci a financer l economie mais ca ne vient jamais . maintenant ils se tournent vers les assureurs, pitoyable!
Réponse de le 11/07/2013 à 9:59 :
Les banques ne prêtent plus parce que la fiscalité ne permet pas de réussir son entreprise en France. On ne prête pas à un endetté en fin de carrière ou de vie qui ne pourra pas rembourser. Nous avons la pire fiscalité au monde, la chine juste derrière nous, une entreprise sur 1000 font plus de 200 000? de bénéfices, les 99.9% autres tombent. Les prêts ne sont pas les principales activités des banquiers, si la banque coule, votre argent avec.
a écrit le 10/07/2013 à 16:24 :
Houla! Il voudrait tout melanger. Demander aux assureurs de preter aux entreprises? C'est pas leur métier. Il y a des banques pour ça! Un assureur ne marche pas comme une banque d'investissement. Ca sent le roussi, ou la panique...
a écrit le 10/07/2013 à 16:19 :
Si c'est comme les FCPIs...
J'en ai pris pour soutenir des entreprises Locales avec Lesquelles je travaillaient.
Bien m'en a pris. Les fonds sont apportés, mais sans aucun autre support, donc l'entreprise
se débrouille seule, et au final, les seuls qui gagnent sont les strcutures intermediares
qui ont prélévé 30% de frais en 8 ans. alors non merci pour ce nouveau systeme.
a écrit le 10/07/2013 à 16:14 :
Des compagnies d'assurances vont faire le travail de la BPI...hum...Bpi qui sert à remplacer Oseo, à qui ont a mit un membre du PS, qu'ont peut faire sauter, à la tête(Segolène Royal)... hum....Je veux pas accuser sans preuve mais ça ressemble à l'affaire de la Mnef tout ça. D'autant plus qu'l n'y a aucune transparence sur les transferts de fonds, je n'ai vu aucun rapport de compte au sein de cette BPI. Je n'accuse pas mais j'ai de gros doutes!!!!
a écrit le 10/07/2013 à 16:08 :
Le probleme ce n'est pas le financement c'est la lourdeur de l'administration et des regles ainsi que les taxes et autres impots ! ! !
a écrit le 10/07/2013 à 15:58 :
Et les TPE, rien n'est encore fait pour elles ? Rien pour les accompagner ? On les laisse encore crever en "douceur" ?

Pourtant, les TPE sont réactives, actives et de "bons" employeurs.
a écrit le 10/07/2013 à 15:51 :
Tu veux aider?
Simplifié le rsi!
Explose le rsi
Fait maigrir la sécu!
Mais non! Car ce serait pas bon pour l'électorat abreuve d'aide!
1 honte!
a écrit le 10/07/2013 à 15:50 :
Ahhhh le nul va encore compliquer un truc?
Bah faut occuper le monde avec des pelotes de bouse!
Nul!
75% des gens vous haïsse! C simple ça non?
On couuule

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