Santé : le "reste à charge" des ménages demeure stable

Selon une étude du service statistique du ministère de la santé, la part de la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) financée par les ménages s’élevait à 9,6%, comme en 2011.
Fabien Piliu
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La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) est formelle. La part de la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) financée par les ménages, autrement dit le reste à charge après les remboursements de la Sécurité sociale, est restée stable entre 2011 et 2012, selon une étude dévoilée jeudi: 9,6%. « Il demeure élevé pour certaines dépenses comme l'optique, les soins dentaires ou les médicaments, mais est très faible pour les transports de malades et les soins hospitaliers, de l'ordre de 3 %, », constate la DREES. Le reste à charge avait fortement progressé entre 2005 et 2008 en raison de mesures d'économies limitant le déficit de l'assurance maladie, notamment le déremboursement de médicaments, l'instauration de franchises… La CSBM est composée des soins de ville, des soins hospitaliers, des médicaments, des autres soins et des transports.

Les trois quarts de la consommation sont financée par la Sécu

La part des autres contributeurs n'a pas non plus varié. Ainsi, en 2012 comme en 2011, la part de la CSBM financée par la Sécurité sociale était de 75,5 %. Celle prise en charge par les organismes complémentaires atteignait 13,7 %.

La DREES évalue à 183,6 milliards d'euros le montant de la CSBM, soit 2.806 euros par habitant. Un chiffre à comparer aux 243 milliards que représentent les dépenses courantes de santé qui intègrent également les indemnités journalières, la prévention collective, les subventions reçues par le système de santé, le fonctionnement de la recherche, de la formation et de l'administration sanitaire. Ces dépenses représentent 12 % du produit intérieur brut (PIB). La progression en valeur de la CSBM est sensiblement inférieure à 3 % pour la troisième année consécutive : +2,2 % en 2012, après +2,5 % en 2011 et +2,4 % en 2010. « Sa part dans le PIB est de 9 %, comme en 2011 », observe le service statistique du ministère de la santé.

La hausse du prix des soins de ville est compensée

En volume, c'est-à-dire à prix constant qui ne tient pas compte de l'inflation, la CSBM a augmenté de 2,7 % en 2012, comme en 2011, tandis que son prix moyen recule légèrement pour la troisième année consécutive : -0,4 % en 2012, après -0,2 % en 2011 et -0,3 % en 2010.

« La diminution du prix des soins hospitaliers et de celui des médicaments - liée en partie à la montée en puissance des génériques qui représentent 15,7% des médicaments remboursables, contre 13,3% en 2011 - a en effet plus que compensé la hausse du prix des soins de ville », explique la DREES.

Fabien Piliu

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