Sécu: aucune taxe sur l'aspartame ou les cigarettes électroniques au programme selon le gouvernement

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Le projet de budget 2014 de la Sécurité sociale s'annonce une fois de plus serré. Le montant total des économies et des nouvelles recettes prévu pour l'an prochain atteindrait les 6 milliards d'euros, selon une information du Parisien/Aujourd'hui en France. Il s'agirait notamment de 2,5 milliards d'économies réalisées par le biais de baisses de prix sur certains médicaments et dispositifs médicaux, des tarifs hospitaliers etc...
Si ce point ne fait l'objet d'aucun commentaire de la part du gouvernement, ce dernier nie avoir prévu d'augmenter certaines taxes citées par le quotidien. Le Parisien évoquait en effet de possibles surtaxes pour raisons sanitaires sur l'aspartame, les cigarettes électroniques, ou encore les vins aromatisés (rosé au pamplemousse par exemple).
Mais, "aucune réglementation des taxes mentionnées dans cet article n'est prévue", rétorquent Marisol Touraine, ministre de la Santé et Bernard Cazeneuve, son homologue au Budget, dans un communiqué publié en fin de matinée. Les ministres rappellent que la présentation du projet de loi de finances de la sécurité sociale doit avoir lieu le 26 septembre.
Des taxes justifiées par des raisons de santé publique figuraient cependant dans le précédent projet de loi de finances sur la sécurité sociale, notamment celle qui concerne la bière. Une autre taxe, cette fois proposée par des sénateurs avait fait débat: celle sur l'huile de palme, surnommée "taxe Nutella". Elle n'avait pas été votée, mais les sénateurs écologistes comptent bien remonter au créneau sur ce point.
>> Lire aussi : Huile de palme: la taxe Nutella va-t-elle ressortir du pot?
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Reste à découvrir jusqu'à quel point le gouvernement suivra les recommandations de la Cour des Comptes. Au mois de juin, les Sages de la rue Cambon préconisaient un remède de cheval: prix unique pour les médicaments d'une même classe thérapeutique, limitation des allègements de charges accordés au médecins libéraux des secteurs 1 et 2 ou encore réduction de l'indemnisation des arrêts maladie. Objectif: réduire le déficit annuel de la Sécurité sociale, qui au rythme actuel de 2?5% par an, risquerait de ne jamais se résorber.
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