En 2007, Renaud Dutreil, alors ministre des PME du gouvernement Villepin, avait lancé le dispositif « gazelles ». A grands coups d'allègements fiscaux, celui-ci devait permettre à 2.000 entreprises de croissance considérées comme les champions de demain de passer un cap et de crever ce plafond de verre qui entravait leur développement.
Les gazelles ? Pour obtenir ce statut, il fallait que la masse salariale de l'entreprise ait progressé à un rythme supérieur à 15 % pendant deux exercices consécutifs.
Les entreprises ayant été dument labellisées bénéficiaient notamment d'un report du paiement de leurs cotisations sociales, ainsi que d'un gel de leur impôt sur les sociétés mais aussi d'un « congé PME de croissance », afin de favoriser la mobilité des cadres des grands groupes vers elles. Elles pouvaient aussi profiter des talents d'interlocuteurs spécifiques dans les services fiscaux et sociaux, pour que la croissance de ces précieux animaux ne soit plus ralentie par les formalités.
Six ans après, les gazelles ayant bien malgré elles échappé à la vigilance de l'exécutif, Bpifrance et son satellite Ubifrance ont décidé de rejouer cette carte du club select qui doit permettre de favoriser l'éclosion des Free, Priceminister et Criteo (qui a lancé ce mercredi la procédure pour se faire coter au Nasdaq ) de demain. Comment ? En piochant dans la base du fichier de BPI Excellence - feu Oseo Excellence - qui regroupe 2.000 entreprises au potentiel de développement élevé,
Concrètement, Nicole Bricq, la ministre du Commerce extérieur a décidé ce mercredi de porter à 26, contre 6 jusqu'ici, le nombre des chargés d'affaires internationaux (CAI) d'Ubifrance au sein de ses sièges régionaux. Conformément à ce qui était prévu par la mesure 14 du Pacte national pour la croissance dévoilé en novembre dernier, les CAI hébergés dans les territoires doivent accompagner de manière personnalisée et dans la durée, en collaboration avec les conseillers de la banque publique et de Coface, au moins 1.000 ETI et PME de croissance à horizon 2015.
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« D'ici la fin d'année 250 entreprises bénéficieront de leur expertise. Elles vont ainsi pouvoir exprimer tout leur potentiel, grandir et prendre part au rééquilibrage des échanges commerciaux de la France. Le couple financement-accompagnement est la clé de la réussite à l'export », a déclaré la ministre. Une troisième vague de déploiement de CAI devrait intervenir dans les mois à venir pour compléter encore le réseau d'accompagnement en régions.
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