Les prix immobiliers repartent à la hausse à Paris et en Ile-de-France

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A Paris, les prix repartent à la hausse
A Paris, les prix repartent à la hausse (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Les statistiques des Notaires de Paris-Ile-de-France sont formelles : les prix sont repartis à la hausse à Paris (+0,5%) au troisième trimestre, mais également en petite (+0,6%) et en grande couronne (+1,4%).

Les espoirs des classes moyennes sont douchés ! Elles devront continuer à prendre leur mal en patience si elles s'entêtent à vouloir devenir propriétaires à Paris. En effet, même si le marché est jugé " figé et difficile ", par la chambre des Notaires de Paris-Ile-de-France, même si les aspirations des vendeurs ne sont pas " en phase " avec les capacités financières des acquéreurs, même si les financements sont " particulièrement difficiles à trouver ", les prix sont repartis à la hausse entre le deuxième et le troisième trimestre. Le léger recul des prix observé au deuxième trimestre ne s'est pas prolongé après l'été.

Les prix sont repartis à la hausse

Selon les statistiques dévoilées ce jeudi par la chambre des Notaires de Paris Ile-de France, ils ont augmenté de 0,5% à Paris sur la période pour atteindre 8.260 euros le mètre carré fin septembre. En petite couronne et en grande couronne, ils ont respectivement progressé de 0,6% et 1,4% pour atteindre 4.420 et 3.110 euros le mètre. Dans l'ensemble des départements qui composent l'Ile-de-France, c'est une hausse de 0,5% que les Notaires constatent. Dans la région francilienne, le niveau moyen du mètre carré s'élève à 5.500 euros.

Certes, les prix ont légèrement reculé sur un an. A Paris, le prix du mètre carré a baissé de 2,1%, ce qui représente une baisse de 180 euros. Mais ce recul est insuffisant pour re-solvabiliser les acquéreurs potentiels, malgré le faible niveau des taux d'intérêts. En petite couronne, le repli annuel des prix est de 1%. En grande couronne, ils ont cédé 0,6%. En Ile-de-France, c'est une baisse de 1,2% que les Notaires observent.

La remontée des volumes de ventes doit être relativisée

Le jeu de l'offre et de la demande ne permettant pas un ajustement du marché par les prix, celui-ci se fait-il par les volumes ? " La légère amélioration des volumes de ventes, qui s'est amorcée au deuxième trimestre 2013 a été confirmée au troisième trimestre 2013 ", indiquent les Notaires.

Au troisième trimestre, 42.320 logements anciens et neufs confondus ont été vendus en Ile-de-France soit 14% de plus qu'à la même période en 2012. Cette évolution bénéficie à tous les segments de marchés, le neuf comme l'ancien et les maisons comme les appartements. Il semble donc bien se confirmer, comme nous l'avions annoncé lors de notre dernière conférence de presse de septembre, que nous avons " touché le fond  " au 1er trimestre 2013, notent les Notaires, toute en relativisant ce dynamisme du marché.

En effet, ce léger mieux est lié à la période de référence, le troisième trimestre 2012, qui fut le moins actif en termes de ventes au cours de ces dix-sept dernières années. De fait, par rapport au troisième trimestre 2011, les ventes de logements anciens du troisième trimestre demeurent encore inférieures de 11%. Elles se situent 12% en dessous d'un troisième trimestre moyen de ces dix dernières années, 18 % en-dessous d'un troisième trimestre moyen en Ile-de-France et 26% en dessous dans la Capitale.

La tendance est incertaine

Ce scénario peut-il se prolonger au quatrième trimestre mais aussi en 2014 ?

" Il est rationnel de penser qu'une évolution va se produire dans un sens ou dans un autre. La possible augmentation des droits de mutation à compter de 2014 - le débat est en cours à l'assemblée nationale - pourrait inciter quelques acquéreurs à boucler leur acquisition d'ici la fin février. L'abattement exceptionnel de 25% sur les plus-values immobilières pourrait donner un coup de pouce à l'activité en 2014, avant l'été. Mais les effets attendus devraient être modestes, le contexte économique et financier et surtout la question de la confiance continuant de jouer un rôle déterminant, à défaut d'ajustement sur les prix ", estiment les Notaires de Paris-Ile-de-France.

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a écrit le 29/11/2013 à 8:56 :
Youpi !! Achetez quel que soit le prix ; bientôt 100 000 euros le m2 !!
a écrit le 29/11/2013 à 0:49 :
on approche la situation de l'espagne avec effondrement des prix , d'ici un an...
a écrit le 28/11/2013 à 18:15 :
Attention ces chiffres sont anecdotiques . . je travaille dans la partie et je peux vous dire que pour le sud ouest Parisien c'est une tout autre histoire. . .Nous avons en stock de biens pourtant de qualité qui ne partent pas malgré des baisses de prix . . Les prix de ventes ne sont plus compatibles avec le pouvoir d'achat des gens . . .une baisse significative ferait redémarrer le marché . . . dans notre agence nous nous sommes séparé de deux commerciaux
Réponse de le 28/11/2013 à 20:37 :
C'est votre exemple qui est anecdotique. Vous avez oublié la bonne vieille loi de l'offre et de la demande. Partout, l'offre est faible et la demande reste élevée. Les prix ne baisseront pas tant qu'on ne construit pas massivement!
Réponse de le 28/11/2013 à 22:09 :
Ben voyons : y a qu'à voir en Lozère ou à Longwy, on se bat pour acheter à n'importe quel prix avec un crédit sur 30 ans !
Réponse de le 28/11/2013 à 22:17 :
"la demande reste élevée". De quelle demandez parlez-vous ? La demande solvable, celle qui s'exprime sur le marché et qui peut payer le prix demandé par le vendeur ou la demande théorique, celle des gens qui aimeraient mais n'ont pas les moyens. Si la demande solvable était au niveau que vous dites, comment expliquez-vous -26% de transaction à Paris ? Les transactions devraient au contraire être à leur zenith ! La demande théorique, elle, a beau exister et être forte, elle ne compte absolument pas dans la formation des prix. C'est comme le prix d'un diamant. Ce n'est pas le désir de ceux qui en veulent un qui fait le prix, mais les moyens de ceux qui le désirent ET peuvent le payer. Les prix dans les statistiques sont élevés parce que quelques biens de qualité se vendent à des prix exceptionnels. Si je vends un bien à 100 et trois biens à 300 et si j'en vends 1 à 100 et 1 à 400, les statistiques vont donner le même prix moyen. Mais ce n'est pas vraiment le même marché. Une moyenne ne veut strictement rien dire pour évaluer un marché non optimal, mais c'est l'indicateur qui est retenu.
a écrit le 28/11/2013 à 15:59 :
Les prix se maintiennent, mais comme l'indique très bien l'article, on ne parle pas du même marché. 26% de vente en moins à Paris, ce n'est tout simplement plus possible de parler de prix qui se maintiennent au delà des apparences. L'ajustement se fait par les quantités. Lorsque l'on aura un nombre de transaction conforme à la moyenne et des prix qui se maintiennent, là on pourra dire que le marché repart. Bref, le marché est en panne car les prix se maintiennent à un niveau déraisonnable.
a écrit le 28/11/2013 à 15:53 :
Juste un ressenti local , ville Yvelines très proche Versailles , y'a deux ans un t2 dans bonne résidence s'affichait autour de 180/190ke, ce jour c'est autour 140/150.
Un bon bien avec un prix correct il part vite, voilà mon ressenti sur ma ville.
a écrit le 28/11/2013 à 15:16 :
Il reste en Ile de France un département Val d'Oise qui raccordé sur Saint Lazare Train toutes les 15 minutes,ou La Defense Tram de Bezons moins de 30 minutes ,est totalement ignoré par les médias,les futurs acheteurs,qui font les dédaigneux,alors que le prix du m2 est trés raisonnable.
quand on ne sait pas acheter faut pas se plaindre.
Réponse de le 28/11/2013 à 16:39 :
train toutes les 15mins, donc il te faut 2h pour aller au taff...
Réponse de le 28/11/2013 à 18:14 :
Ah les fameux "à 30 minutes de Paris en RER", estimation totalement théorique pour appâter le pigeon qui se rend vite compte que le 30 mns signifie en fait 1 heure dans un train bondé.
a écrit le 28/11/2013 à 14:59 :
Cher l'immobilier ? ça vaut pas un clou... Dans l'ouest nos ancêtres nous ont légué une superbe maison bourgeoise avec un immense terrain vendue 250k euros.
Par contre ils ont eu une auto de marque Delahaye qui serait valorisé à plusieurs millions d'euros aujourd'hui, mais ils l'ont revendu à l'époque.
a écrit le 28/11/2013 à 14:59 :
Je crois que c'est une campagne d'intox pour pousser les gens à acheter. Comment, en plein marasme, pourrait-on se précipiter pour acheter ???
a écrit le 28/11/2013 à 14:17 :
Ou j'habite c'est à dire à 12km de Paris les prix baissent beaucoup sinon les biens ne se vendent pas. En conséquence je ne comprends pas comment les prix peuvent monter surtout que les salaires "pour ceux qui en ont encore un" sont à la baisse et que le chômage augmente chaque jour.Je suis certainement plus bête que la moyenne pour m'apercevoir que l'immobilier est déconnecté des salaires et que bientôt seuls ceux qui auront du cash pourront acheter et feront de bonnes affaires.
a écrit le 28/11/2013 à 13:54 :
Bizarre, sur Le parisien et Challenges, les prix baissent...
Ah, l'immobilier, c'était comme avec l'or, combien de spécialiste ont fait la propagande pour acheter de l'or et depuis qu'il baisse, on en entend plus parler. Attendez un peu avant d'acheter de l'immobilier selon l'endroit ou vous trouvez, il y aura beaucoup de bonne affaire à faire, cela s'applique déjà pour certaines zones en france.
Réponse de le 28/11/2013 à 14:48 :
Mes collègues et amis ont pris les évolutions sur un an. Je reprends ces chiffres également un peu plus loin dans l'article
Cordialement
a écrit le 28/11/2013 à 13:45 :
Le contraste entre Le Monde et La Tribune. Les uns titrent sur la baisse ... sur un an quand les autres titrent sur la hausse ... sur un trimestre. Avec une telle pluralité de l'info, chacun trouvera midi à sa porte j'imagine.
Réponse de le 28/11/2013 à 14:52 :
Le titre évoque des hausses trimestrielles quand les autres journaux parlent de baisses annuelles. Ce n'est pas parce que l'information est gratuite qu'il faut s'abstenir de faire des efforts de compréhension
a écrit le 28/11/2013 à 13:41 :
trés trés juste !
a écrit le 28/11/2013 à 13:35 :
on attend une chute de 20 % pour restituer la rentabilité confisquée par la gauche .
Réponse de le 28/11/2013 à 13:40 :
Dans vos rêves ...
a écrit le 28/11/2013 à 13:15 :
"Il est rationnel de penser qu'une évolution va se produire dans un sens ou dans un autre." Merci pour cette analyse pleine de bon sens.
a écrit le 28/11/2013 à 12:59 :
euh, je crois que les chiffres cités sont erronés, l'INSEE annonce des baisses et non des hausses. La tribune a mis des + là où il fallait mettre des -
Réponse de le 28/11/2013 à 14:51 :
Le titre évoque des hausses trimestrielles. Les autres journaux parlent de baisses annuelles. Donc La Tribune ne confond rien !
Réponse de le 29/11/2013 à 17:09 :
et la bourse anticipe !
a écrit le 28/11/2013 à 12:03 :
C'est la hausse qui repart à la hausse ou car je n'ai pas l'impression que les prix ont baissé... ?
a écrit le 28/11/2013 à 11:54 :
Malheusement, plus les gens attendront la baisse des prix et plus les prix augnenteront avec le temps, la solution, pour ceux qui ont les moyens et le besoin, c'est d'acheter au plus vite les conditions n'ont jamais été aussi bonne.
Réponse de le 28/11/2013 à 12:58 :
lool, la Tribune ne sait plus lire les chiffres de l'INSEE ? Paris baisse en 3ème trim. tt comme l'Ile de France, donc la baisse continue et ce n'est que le début
Réponse de le 28/11/2013 à 13:44 :
Avec ce genre de discours, dans 100 ans on pourra s'acheter une maison à 1€
Réponse de le 29/11/2013 à 8:07 :
Taggle l'agent immo :-)
a écrit le 28/11/2013 à 11:41 :
Car tous nos technocrates parisiens rêvent d'une agglomération à 65 millions d'habitants pour faire du reste de la France un désert...
a écrit le 28/11/2013 à 11:35 :
Il y a encore beaucoup de produits de mauvaise qualité en vente. La il y a moyen de faire baisser les couts. Mais faire un mauvais investissement a moindre frais cela est il une affaire. Tempi pour ceux qui l'on fait croyant refiler la patate chaude a d'autres. Trop tard la crise est pour eux.

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