
Placements européens : que peuvent espérer les épargnants français ?
Des projets pour orienter l'épargne des ménages vers les entreprises européennes se multiplient, sans se concrétiser pour l'instant. Mais que valent vraiment ces placements ?
Sur le marché immobilier, ceux qui ont joué les Cassandre au mois de janvier dernier se voient désormais contredits par les chiffres. C'est ce qu'explique en substance le courtier immobilier meilleurtaux.com dans une étude publiée mercredi.
Il rappelle qu'en janvier, les notaires prévoyaient le nombre famélique de 550.000 transactions dans l'ancien.
Finalement, le niveau des ventes devrait davantage se situer autour des 680.000 unités, selon les estimations d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision chez Xerfi, certes en baisse de 3% par rapport à 2012.
Le nombre de transactions en 2013 reste ainsi supérieur à 2008 et 2009, deux autres années marquées par la crise économique. Le marché de l'immobilier ancien a en fait été maintenu à flot par des taux d'intérêt de crédits immobiliers historiquement bas. Ce qui a permis aux ménages de continuer d'acheter malgré les prix élevés.
En matière de prix, l'agence de notation S&P qui prédisait une baisse de 5% est également loin du compte. Les prix de l'immobilier se sont en effet stabilisés en Ile-de-France et ont légèrement baissé en province. Selon Xerfi, ils devraient au global baisser de 1,7% en 2013.
En fin de compte, selon meilleurtaux, les seules prévisions moroses du début d'année qui devraient se vérifier concernent le dispositif fiscal d'investissement locatif dans l'immobilier neuf dit "Duflot".
Alors que le gouvernement espérait au départ le lancement de 70.000 constructions de logements grâce à ce dispositif en 2013, il ne devrait pas y en avoir plus de 50.000. Ce que beaucoup de professionnels du secteur de l'immobilier avaient prédit.
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La relative déception du "Duflot 2013" a participé au pessimisme ambiant sur le marché du neuf. Le nombre de constructions de logements devrait en définitif attendre 325.000 unités cette année, selon Xerfi, qui s'aligne à peu près sur la prévision de la Fédération française du bâtiment (FFB) qu'elle a annoncée il y a quelques semaines.
A la mi-année, certains experts craignaient pourtant que le seuil des 300.000 logements construits ne soit franchi à la baisse, comme il l'a été à plusieurs reprises durant les années 1990.
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Mais il ne faut pas pour autant se réjouir de ces 325.000 constructions annuelles. En effet, pour subvenir aux nouveaux besoins en logements de la population -tirés par la démographie et la réduction du nombre de personnes par ménages- 380.000 nouveaux logements par an sont nécessaires en moyenne, selon Alexandre Mirlicourtois.
A la fin 2013, le manque global de logements en France, qui s'élève à entre 800.000 et 1 million selon les experts, sera donc pourvu de 55.000 nouvelles unités.