Les transporteurs routiers se mobilisent pour un abandon de l'écotaxe

 |   |  933  mots
Entre 2.200 et 4.500 camions sont mobilisés ce samedi sur 26 barrages filtrants dans le cadre de la protestation contre l'écotaxe lancée à l'initiative de la fédération OTRE
Entre 2.200 et 4.500 camions sont mobilisés ce samedi sur 26 barrages filtrants dans le cadre de la protestation contre l'écotaxe lancée à l'initiative de la fédération OTRE (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Entre 2.200 et 4.500 camions, selon les sources, sont mobilisés ce samedi sur 26 barrages filtrants dans le cadre de la protestation contre l'écotaxe lancée à l'initiative de la fédération OTRE

Entre 2.200 et 4.500 camions, selon les sources, sont mobilisés ce samedi sur 26 barrages filtrants dans le cadre de la protestation contre l'écotaxe lancée à l'initiative de la fédération OTRE. "Nous sommes satisfaits de la mobilisation, et nous sommes très bien accueillis par les automobilistes, que nous laissons passer, et auxquels nous distribuons des tracts", a indiqué ce samedi un porte-parole de la fédération OTRE qui revendique 4.500 véhicules mobilisés, tandis que pour le ministère de l'Intérieur, ils étaient 2.200.

La précédente manifestation organisée par l'Organisation des transporteurs routiers européens il y a quinze jours avait rassemblé 2.100 poids lourds selon le ministère de l'Intérieur, 4.000 selon la fédération, autour de 19 sites de manifestation recensés. L'OTRE exige l'annulation pure et simple de l'écotaxe, applicable sur les camions de plus de 3,5 tonnes circulant sur 15.000 km du réseau routier hors autoroutes, et qui devait avant sa suspension cet automne, entrer en vigueur début 2014 après plusieurs reports.

Pour le ministre des Transports Frédéric Cuvillier, la deuxième journée de blocage organisée par les chauffeurs routiers contre l'écotaxe "ne connaît pas de mobilisation croissante", dans une déclaration à l'AFP. "On est sur les mêmes chiffres qu'il y a deux semaines", date de la journée d'actions précédente, et "manifester aujourd'hui signifie que l'on souhaiterait interdire le Parlement de se saisir d'une question", a-t-il ajouté samedi soir, en allusion à la création mi-novembre d'une mission d'information sur l'écotaxe confiée à l'Assemblée nationale

 

Barrages filtrants jusqu'à 18 heures 

En fin de matinée, le Centre national d'informations routières (CNIR) faisait état d'une vingtaine de zones où la circulation est difficile, en raison de barrages filtrants ou d'opérations escargot de poids-lourds. En Ile-de-France notamment, le CNIR recense notamment "des ralentissements très importants" sur l'A4 vers Paris et sur l'A6 vers la province. Il indique que la préfecture de police "conseille vivement aux automobilistes de différer leurs déplacements et de privilégier les transports en commun, et notamment pour les poids-lourds de contourner les trois autoroutes impactées, à savoir A1, A4 et A6". "Les perturbations devraient durer jusqu'à 18 heures", indique la préfecture 

Sur la majorité des sites, les manifestants et leurs camions peuvent bloquer les poids lourds, mais laissent passer les voitures. Des barrages filtrants doivent être installés dans quinze régions françaises à partir de 10H00, selon l'organisation patronale qui revendique 3.000 adhérents. Si les véhicules légers doivent pouvoir passer, les poids lourds "notamment ceux en transit international, seront bloqués", avait prévenu dès vendredi Gilles Mathelié-Guinlet.

L'OTRE isolée

Les autres fédérations du secteur, en revanche, n'appellent pas leurs adhérents à manifester. Toutefois, affirme l'OTRE, des adhérents ou des unions régionales d'autres organisations participeront au mouvement. "Samedi ce n'est pas le combat de la profession, mais le combat d'une organisation", a dénoncé dans un communiqué l'UNOSTRA Aquitaine. Pour Nicolas Paulissen, délégué général de la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR), il est plus urgent de mener à bien les négociations entamées avec le ministère des Transports pour moderniser la filière.

Les points de vue divergent entre les organisations patronales : pour l'OTRE, le gouvernement doit purement et simplement renoncer au dispositif. De leur côté, la FNTR, l'Union des Entreprises de transport et de logistique (TLF), l'Union nationale des organisations syndicales des transporteurs routiers automobiles (Unostra) et la Chambre syndicale du déménagement (CSD) acceptent le principe de l'écotaxe tant qu'elle est compensée par une majoration forfaitaire de leurs prix. Votée par l'Assemblée nationale, cette disposition doit leur permettre de répercuter l'écotaxe sur leurs clients.

Calendrier de mise en place de l'écotaxe pas arrêté

L'Assemblée nationale a créé le 12 novembre une mission d'information sur l'écotaxe, tandis que les sénateurs socialistes ont fait savoir qu'ils allaient demander la création d'une commission d'enquête sur la société italienne Ecomouv', chargée de la mis en place du système et de la collecte de cette taxe décidée en 2009 par la précédente majorité, et qui doit servir à financer des infrastructures de transport et à entretenir les routes.

Le calendrier de la mise en place de l'écotaxe "n'est pas arrêté", a rappelé Matignon vendredi. La taxe, applicable sur les camions de plus de 3,5 tonnes circulant sur 15.000 km du réseau routier hors autoroutes, devait avant sa suspension cet automne entrer en vigueur début 2014 après plusieurs reports.

Un abandon coûterait cher

L'abandonner serait lourd de conséquences pour l'État. En vertu du contrat signé avec Ecomouv' dans le cadre d'un partenariat public-privé (PPP), il devra payer près d'un milliard d'euros à l'entreprise en remboursement des investissements réalisés.

Le report ne sera pas neutre financièrement non plus. L'État doit payer à la société un loyer mensuel de 18 millions d'euros à partir du moment où le système de collecte est homologué, même si la taxe n'est pas appliquée. La décision concernant cette homologation technique est attendue début décembre. Ecomouv' en revanche, qui devait livrer le dispositif en juillet dernier, doit verser à l'État huit millions d'euros mensuels d'indemnités de retard.

Vendredi, ce sont les agriculteurs de la FNSEA qui ont manifesté, à travers des actions symboliques comme l'installation de "portiques" en paille, contre les "surenchères fiscales et réglementaires".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 01/12/2013 à 16:22 :
BRAVO aux routiers/
a écrit le 30/11/2013 à 19:12 :
en 1er c’était la taxe à l'essieu après la vignette, puis retour à la taxe à l'essieu .(toujours en vigueur dont les journalistes ne ne veulent pas parler)... et cerise sur le gâteau ... une écotaxe ! Mesdames, Messieurs les journalistes ... merci de faire votre boulot !!!!!!!!!!!!!!
a écrit le 30/11/2013 à 18:40 :
"PARIS (Reuters) - Le moral des Français a brutalement chuté en novembre, 72% se déclarant pessimistes pour l'avenir du pays, soit une hausse de dix points par rapport au mois dernier, selon le baromètre CSA pour BFM TV diffusé samedi.

Seules 26% des personnes interrogées se disent optimistes. Deux pour cent ne se prononcent pas.

S'agissant de leur avenir personnel, 49% (-9) des Français se déclarent optimistes (le niveau le plus bas depuis février 2011 selon CSA), 47% avouant leur pessimisme (+8). Quatre pour cent ne se prononcent pas.

L'enquête a été réalisée par téléphone et internet du 5 au 28 novembre auprès d'un échantillon de 3.018 personnes âgées de 18 ans et plus représentatif de la population française.

Sophie Louet"
a écrit le 30/11/2013 à 18:38 :
une depeche sur la tibune " PARIS (Reuters) - La moitié des Français (49%) jugent probable que la France connaisse une explosion sociale dans les mois qui viennent et plus d'un quart (27%) estiment qu'elle est même certaine, selon un sondage Ifop pour Ouest France Dimanche publié samedi.

L'institut de sondage souligne que la proportion de personnes interrogées (76%) qui jugent certaine ou probable cette éventualité n'a jamais été aussi importante.

Elle se compare avec des taux de 64% en janvier 1998, en plein mouvement des chômeurs, de 66% en avril 2009 au plus fort de la crise et de 70% en avril dernier.

Par rapport à cette dernière enquête, ceux qui pensent qu'une explosion sociale est certaine ont gagné huit points.

Politiquement parlant, le risque d'explosion sociale est nettement plus ressenti non seulement aux deux extrémités du spectre politique - 84% de réponses positives à l'extrême gauche, 78% au Front de Gauche et 89% parmi les proches du Front national - mais aussi dans l'électorat de droite (85% à l'UMP) et même chez les centristes de l'UDI (89%).

L'électorat socialiste est un peu moins pessimiste concernant l'évolution de la situation sociale, 56% des sympathisants PS jugeant probable ou certaine une telle issue.

Le sondage a été effectué du 22 au 27 novembre auprès d'un échantillon représentatif de 2.874 personnes âgées de 18 ans et plus interviewés en ligne.

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse"
a écrit le 30/11/2013 à 18:06 :
Nous transporteurs routiers allons manifester et bloquer l'approvisionnement du pays, pour que les socialo-communistes et les profiteurs qui les ont élus, crèvent de faim le plus rapidement possible et ainsi soient contraints de redonner au peuple les gouvernes de l'état qu'ils ne sont pas dignes de détenir.
Réponse de le 01/12/2013 à 15:27 :
Vous avez raison et tout mon appui.
Réponse de le 02/12/2013 à 9:11 :
Pas de bol pour vous, j'ai toujours voté FN, le seul et unique parti qui soutient et à un programme de soutient aux les entreprises est le FN.
L'UMPS sont des parasites qui se maintiennent au pouvoir grâce à la confiscation des revenus des travailleurs et des chefs d'entreprises.
Réponse de le 02/12/2013 à 11:18 :
le problème du politique c'est qu'il regarde que son ventre , il ne voit plus ses bras et ses jambes et il ne sait plus a quoi cela peut servir tellement il se flatte de l'opulence de son ventre , mais qui le fait vivre ce ventre ? , les bras et les jambes .. les transporteurs ont toujours été la vache a lait et ce fut pas les grèves de 1993 , 1995 qui firent de réelles avancées , on avait meme envoyé l'armée a l'époque pour déloger les routiers .. alors aujourd'hui ..? , cette ecotaxe vu par les écolos et un grenelle de tartuffes était une ineptie majeure en période de crise et en plus on oublie un peu vite que 80% des marchandises vendues en france viennent du fret routier , alors si on a plus de transporteurs on va souffrir d'une hausse inexorable des prix ou pire encore s'alimenter par pigeons voyageurs , surtout les urbains qui eux seront sans doute les plus malheureux ..
a écrit le 30/11/2013 à 18:05 :
j'ai fermé boutique tout simplement avec cette histoire de taxe ! En France il n'y a pas assez de chômeurs.... on dirait !!!!!!!!!!!!!!
a écrit le 30/11/2013 à 17:38 :
C'est gagné les " gas " la taxe est enterré définitivement pour les réseaux secondaires. Maintenant c'est Vinci et autre propriétaires des autoroutes qui vont se trouver concernés .
a écrit le 30/11/2013 à 17:29 :
Aucun journaliste francais ne parle du fait qu'il existe deja une taxe ecologique en vigueur en France pour les poids lourds, cette taxe s'appelle la TSVR aussi appelee taxe sur l'essieu : elle a pour objet de compenser les dépenses d’entretien de la voirie, occasionnées par la circulation de certaines catégories de véhicules de fort tonnage. Le fait générateur de la taxe est la circulation sur la voie publique d'un véhicule immatriculé en France ou dans un Etat tiers n'ayant pas conclu d'accord d'exonération réciproque avec la France, d’un poids autorisé égal ou supérieur à 12 tonnes, à l'exclusion de ceux qui sont spécialement conçus pour le transport de personnes. Une double taxation se prepare donc avec cette fumeuse ecotaxe qui en plus s'appliquera sur tous les vehicules au tonnage superieur a 1,5 tonnes ...
Réponse de le 30/11/2013 à 17:56 :
une taxe de plus ! je propose une taxe sur les taxes !
Réponse de le 01/12/2013 à 8:22 :
c'est déjà fait avec les carburants :nous payons la TVA sur les taxes . Tout bonnement scandaleux.
Réponse de le 01/12/2013 à 11:37 :
Et la taxe pour avoir le droit de respirer, alors Flamby c'est pour quand !
a écrit le 30/11/2013 à 17:16 :
Entre 2200 et 4500 camions selon les "sources"!.
C'est quand même ahurissant de ne pas avoir de chiffre exact!, sachant que les manifestations ont eu lieu uniquement sur les ronds points.
Est-il si difficile de compter les poids lourds en arrêt aux abords des ronds points?, pas étonnant de se retrouver avec des services d'état et un gouvernement qui ne savent pas compter!.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :