Les dirigeants de PME ne voient toujours pas l’avenir en rose

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Le retour de la croissance se faisant attendre, le moral des chefs d'entreprises reste plombé
Le retour de la croissance se faisant attendre, le moral des chefs d'entreprises reste plombé (Crédits : Reuters)
Le baromètre La Tribune-LCL réalisé par Ipsos a chuté de quatre points en décembre. Alors que le gouvernement a fait de l’innovation l'une de ses priorités majeures, une entreprise interrogée sur deux ne se considère pas comme une entreprise innovante.

Les initiatives du gouvernement en faveur des entreprises, et en particulier des PME, servent-elles à quelque chose ? A terme, probablement. En revanche, dans l'immédiat, il semble que les efforts de l'exécutif pour améliorer l'environnement des entreprises ne soient pas réellement perçus.

Une entreprise sur deux ne serait pas innovante

Interrogés par Ipsos dans le cadre du baromètre La Tribune-LCL, un dirigeant de PME sur deux estime que son entreprise n'innove pas, ni dans le domaine du management, ni dans le domaine social, ni dans le domaine technique. Peut-on en déduire que le plan Innovation récemment dévoilé par le Premier ministre, que le crédit d'impôt innovation nouvellement créé, que les 34 plans de la France industrielle, ne concernent que la moitié des 3 millions d'entreprises recensées en France ? Le raccourci serait rapide. Néanmoins, ces réponses interpellent quant à la capacité des entreprises françaises à relever la valeur ajoutée de leurs produits.

La Médiation nationale des marchés publics en quête de notoriété

Créée en décembre 2012, la Médiation nationale des marchés publics, avec à sa tête Jean-Lou Blachier, peine à s'installer dans l'esprit des chefs d'entreprises. Seuls 20% des personnes interrogées admettent connaître l'existence de cette médiation.

Un retour de la confiance pourrait-il permettre aux chefs d'entreprises de s'approprier plus rapidement ce nouvel outil et de les inciter à innover davantage ? Peut-être. En attendant, la faiblesse de la demande plombe le moral des chefs d'entreprises, l'activité ayant chuté depuis septembre dans le BTP, les ventes, l'industrie, les transports, les services et l'agriculture.

En effet, l'indice mesurant leur confiance a chuté de quatre points à 86 entre novembre et décembre, soit 14 points en dessous de sa moyenne de longue période.

Les perspectives sont bien mal orientées

Dans ce contexte très morose, les perspectives d'embauches se dégradent. Quant aux efforts du gouvernement, ils sont jugés négativement. " Ces indicateurs sont au plus bas depuis plus d'un an, avec des valeurs non seulement historiquement faibles et durables. Pendant ce temps, la destruction d'emplois continue ", constate Yves Fradier, le responsable du service des Grandes Enquêtes chez Ipsos.

Un impact sur la croissance

Sur le plan macro-économique, que permettent d'envisager les résultats de ce baromètre ?

Pour Axelle Lacan économiste LCL,

" Cette vague du baromètre est cohérente avec notre scénario : nous tablons sur une reprise très graduelle de l'activité ces prochains mois et non sur un rebond vigoureux. Nous prévoyons une légère augmentation de l'activité au quatrième trimestre [+0,1%], avec un risque plutôt haussier. Au-delà, notre scénario prévoit un redressement très modéré de l'activité. L'amélioration progressive de la demande adressée à la France, l'impulsion budgétaire un peu moins négative et les premiers effets des réformes structurelles menées devraient entraîner une progression plus soutenue de l'activité. Néanmoins, les contraintes restent de taille, à l'instar du niveau élevé du chômage, du déficit de compétitivité et du caractère toujours détérioré de la situation financière des entreprises ".

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Commentaires
a écrit le 20/12/2013 à 10:42 :
ben oui ,des études parues en cours d'année expliquaient que nos patrons de PME étaient à la traine.ils ont donc bien une part de responsabilité dans les difficultés économiques du pays . d'ailleurs vouloir réussir sans se développer comme il était donné de lire dans une étude en dit long sur leur dynamisme .dans une autre étude il était question de PME conservatrices ayant une aversion au risque.
a écrit le 20/12/2013 à 10:42 :
ben oui ,des études parues en cours d'année expliquaient que nos patrons de PME étaient à la traine.ils ont donc bien une part de responsabilité dans les difficultés économiques du pays . d'ailleurs vouloir réussir sans se développer comme il était donné de lire dans une étude en dit long sur leur dynamisme .dans une autre étude il était question de PME conservatrices ayant une aversion au risque.
a écrit le 20/12/2013 à 8:20 :
le rose le vert et le rouge mélangés et on obtient la couleur caca.

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