"La fiscalité sur la production est mauvaise pour la production" (Sapin)

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Pour Michel Sapin, la fiscalité sur la production est mauvaise.
Pour Michel Sapin, "la fiscalité sur la production est mauvaise".
Oui, le "pacte de responsabilité" annoncé par François Hollande pourra se traduire par une forte de baisse de la fiscalité sur la production... A condition que les entreprises promettent de recruter.

C'est en substance le message délivré par Michel Sapin, jeudi matin au micro de la radio France Culture. Le ministre du Travail et de l'Emploi a justifié cette approche en estimant que "la fiscalité sur la production est mauvaise pour la production, et donc pour l'emploi".

En revanche, poursuit-il, "la fiscalité sur le résultat est jute. Donc il faut plus de fiscalité sur le résultat des entreprises et moins de fiscalité sur la production".

Le ministre du Travail confirme ainsi les premiers éléments connus sur ce en quoi consisterait le "pacte de responsabilité" annoncé par François Hollande à l'occasion de ses vœux pour l'année 2014.

Vendredi dernier, à l'occasion du premier Conseil des ministres de l'année, la porte-parole de gouvernement Najat Vallaud-Belkacem avait indiqué que le président de la République avait "évoqué le pacte de responsabilité en expliquant qu'il s'agissait bien d'une offre faite aux entreprises pour qu'elles puissent embaucher plus facilement, innover davantage".

Sur France Culture, Michel Sapin a estimé qu'il était possible d'alléger la fiscalité sur les entreprises en contrepartie d'efforts sur l'embauche :

Oui, on peut baisser fortement ce qui pèse sur la production et donc ce qui pèse sur l'emploi en échange d'un vrai engagement, d'une vraie contrepartie non seulement sur le nombre d'emplois mais aussi sur la qualité de l'emploi.

Le Medef, ravi par cette annonce, a d'ores et déjà assuré qu'il pourrait créer un million d'emplois en guise de contrepartie. De leurs côtés, les syndicats se sont montrés dubitatifs et en ordre dispersé. FO s'est montré très critique par l'entremise de Jean-Claude Mailly, la CGT reproche à François Hollande sa proximité avec le Medef, pendant que la CFDT et l'Unsa soulignaient la nécessité de garanties sur les contreparties, concernant non seulement le nombre d'emplois, mais aussi leur qualité.

Les modalités du pacte devraient être précisées en deux temps, le 14 janvier lors de la troisième conférence de presse du quinquennat de François Hollande, puis lors de ses vœux aux "forces vives" le 21, a précisé Michel Sapin.

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Commentaires
a écrit le 25/02/2014 à 9:08 :
et quand ça sent le sapin c'est mauvais pour qui ?
a écrit le 09/01/2014 à 17:42 :
Depuis quand on crée de l'emploi en voulant créer des emploi ? L'emploi est une conséquence de la technologie et la technologie dépend la somme investi dans la recherche et de l'education...
a écrit le 09/01/2014 à 14:32 :
Faudra m'expliquer la logique. Quelle entreprise ou actif travail pour ne pas obtenir une juste rémunération de son travail ou des risques supportés. Une entreprise n'est pas une association à but non lucratif et encore moins une association humanitaire. Il faut des profits. Or la fiscalité sur le résultat dissuade d'investir et d'entreprendre. On ne joue pas à un jeu, on ne s'inscrit pas à une compétition uniquement pour le plaisir de participer. La logique économique sans tomber dans les extrêmes reste de gagner de l'argent. Encore une fois on généralise entre le cas des multinationales et la triste réalité des TPE. Les bassins vont encore se déplacer vers les pays low cost où il n'existe pas de loi visant à spolier les résultats économiques d'une entreprise. La SG, banque fortement aidée pendant la période de la crise, vient de céder ses activités back office à Accenture qui elle même va procéder progressivement à un transfert vers l'Inde. Idem pour CACIB d'ici deux ans. Ce sont des dizaines de milliers d'emplois qui vont disparaître. Il ne fallait pas aider les banques plas plus qu'il ne faut sauver PSA. Il faut laisser les secteurs se réguler et permettre à de nouvelles entreprises d'éclorent sans l'intervention permanente de l'Etat mais pour cela il faudrait qu'on arrête le matraquage fiscal.
a écrit le 09/01/2014 à 14:04 :
Tout doit être fait pour diminuer le prix hors taxes.
Notamment, il faut sortir du prix hors taxes toutes les cotisations de protection sociale collective (ou le bénéfice individuel est le même pour tous quel que soit le montant cotisé) qui peuvent donc s’assimiler à un impôt  (au contraire des cotisations qui doivent rester à la charge des entreprises ou le bénéfice individuel est proportionnel aux cotisations).
Le financement de cette baisse de charge et donc des prix hors taxes pourrait se faire pour la plus grande partie par la baisse des dépenses publiques (notamment des réorganisations de grande ampleur et une remise à plat de l'utilité des subventions) et pour le reliquat par l'augmentation de la TVA (qui permettrait de freiner les importations directes par les recettes fiscales nouvelles qui en ferait augmenter les prix).
Réponse de le 09/01/2014 à 14:33 :
Entièrement d'accord
a écrit le 09/01/2014 à 13:39 :
mais oui mais oui , mais aussi : la fiscalité sur les salaires est mauvaise pour la consommation et donc pour la production et donc pour l'emploi. en clair, ce qui cloche c'est la fiscalité à gogo. la feuille de route est une erreur monumentale depuis le début. on comprend qu'il se gratte la tête !
a écrit le 09/01/2014 à 12:12 :
Et si on s'attardait un peu sur la fiscaliité des élus ?
Réponse de le 10/01/2014 à 18:40 :
oui sujet tabou : trop de personnes mangent à la gamelle de Marianne sauf le vrai contribuable-travailleur !!!!!

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