Non, François Hollande ne devient pas social-démocrate, il l'a toujours été

 |   |  1408  mots
François Hollande n'a pas changé, il est toujours partisan d'une politique de l'offre
François Hollande n'a pas changé, il est toujours partisan d'une politique de l'offre (Crédits : reuters.com)
Depuis les vœux présidentiels du 31 décembre, François Hollande est présenté comme s'étant converti à une politique en faveur de l'offre. Or, en réalité, François Hollande défend ce credo depuis les primaires socialistes.

2014 ! Le François Hollande nouveau est arrivé! Le vrai changement, c'est maintenant! Le président accepte, enfin, d'endosser les habits du social-démocrate qu'il a en vérité toujours été. Il serait totalement converti au "socialisme de l'offre". Voilà ce qu'on lit ou entend depuis les vœux présidentiels du 31 décembre.

Conformément au traditionnel effet domino, la plupart des observateurs reprennent cette antienne les uns après les autres et brodent sur le thème "le président revendique enfin une politique de l'offre" et "tend la main aux entreprises via  un pacte de responsabilité".  On peut pour le moins s'étonner. Un virage, mais quel virage pour celui dont on annonce tous les six mois la conversion à la social-démocratie ?

Un discours sur l'offre rodé depuis la campagne des Primaires socialistes

Depuis la campagne présidentielle, voire même durant la phase des primaires socialistes, François Hollande tient exactement le même discours sur la nécessité première de redresser les finances du pays et de favoriser " l'offre" des entreprises, donc le " made in France". Il a toujours dit que la première phase de son quinquennat, en cas d'élection, serait consacrée à ce redressement, accusant son prédécesseur d'avoir creusé les déficits de 600 milliards d'euros entre 2007 et 2012. Aucune envolée lyrique durant sa campagne, on était très loin du " changer la vie" de 1981. François Hollande a très peu fait de promesses sociales basées sur la redistribution.

Et il ne lui a pas fallu trois mois après son élection pour "liquider" les quelques engagements pris : le retour à la retraite à 60 ans pour les salariés ayant eu des carrières longues; une revalorisation de 25% de l'allocation de rentrée scolaire et un "coup de pouce" à la hausse du Smic (et encore, il s'agissait davantage d'une "avance"). C'est quasiment tout. Et pour cause, répétons-le, les engagements de campagne sur ce terrain étaient rarissimes. Rien à voir, donc, avec la relance par la consommation décidée par le gouvernement Mauroy au début du premier septennat de François Mitterrand. Au grand dam, d'ailleurs, du Front de Gauche qui lui a toujours reproché un continuum avec la politique de Nicolas Sarkozy, à quelques oripeaux près.

Très peu de promesses de redistribution durant la campagne

Une fois élu, François Hollande est resté fidèle à cette ligne. Mieux (ou pis), il s'est même rapidement débarrassé des quelques principes qui auraient pu faire penser que le socialisme "à l'ancienne" avait encore de l'avenir. Il en va ainsi de l'interventionnisme de l'État en matière industrielle. Les salariés d'Arcelor Mittal de Florange l'ont appris à leurs dépens. Et le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, apôtre d'une nationalisation temporaire de Florange, a été renvoyé dans ses buts. Quant au fameux projet de loi sur la reprise d'un site, qu'il a fait miroité durant la campagne, il a été largement vidé de sa substance.

Même constat sur le pouvoir d'achat. Quasiment jamais depuis son élection, le président n'évoque cette problématique, sauf quand il s'agit des plus démunis (titulaires des minima sociaux ou de petites retraites). Le maintien du pouvoir d'achat n'est pas un thème prioritaire pour lui - on l'a vu avec la fin de la défiscalisation des heures supplémentaires -, encore une rupture avec la doxa socialiste. Et pour cause, reprenant largement à son compte les arguments développés par Arnaud Montebourg durant les Primaires socialistes, le président élu s'est emparé, tout de suite, de la question de la compétitivité des entreprises, donc de la politique de l'offre.

Le crédit d'impôt compétitivité emploi, symbole de la politique en faveur des entreprises

L'apothéose, en la matière, a été atteinte en novembre 2012 avec l'annonce de la création du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE), fruit du rapport Gallois. Avec le CICE, ce sont 20 milliards d'euros qui étaient accordés aux entreprises pour baisser le coût du travail sur les salaires jusqu'à 2,5 Smic, sans aucune contreparties demandées.

En matière de "socialisme de l'offre" - le mot socialisme semble même totalement superfétatoire en la matière -, on ne pouvait guère faire mieux. D'ailleurs, le patronat a applaudi, même si, bien sûr, il souhaitait davantage. Une politique de l'offre qui s'est poursuivie depuis. Résultat, dans le budget 2014, si les ménages connaissent 12 milliards de hausses d'impôts - dont 6 milliards pour financer le CICE, via la hausse de la TVA - les entreprises, elles, paieront globalement deux milliards d'impôts de moins qu'en 2013. C'est donc plutôt dans les rangs traditionnels de la gauche que les dents grincent.

LIre aussi: "Politique fiscal, moins d'impôts pour les entreprises, beaucoup plus pour les ménages"

Une politique polluée par de l'impréparation

Mais le problème de François Hollande, c'est que cette action en faveur des entreprises a été totalement polluée par des débats et des interrogations étalées sur la place publique qui laissent entendre que c'est davantage une politique de gribouille qui est menée : d'où les mouvements des " pigeons" sur la taxation des plus-values de cession, des auto-entrepreneurs, etc. D'où aussi les saillies du Medef, quand il est question de créer un nouvel impôt sur l'excédent brut d'exploitation (plutôt que sur le bénéfice, pour limiter l'évasion fiscale). Autant de mesures, mal ficelées, mal préparées et mal expliquées qui, additionnées, ont donné l'impression aux entreprises de vivre un "matraquage fiscal", au même titre que les ménages.

Coût du travail: une préoccupation déjà ancienne

Sur le terrain social, le tropisme de François Hollande en faveur de" l'offre" n'est pas non plus nouveau. Lorsqu'à l'occasion de la dernière réforme des retraites, le gouvernement annonce une hausse des cotisations, c'est pour immédiatement baisser la contribution des entreprises affectées à la politique familiale… pour ne pas alourdir le coût du travail. En revanche, les salariés, eux, devront supporter l'augmentation de cotisation retraite…

Et que dire de l'accord national interprofessionnel sur l'emploi, conclu le 11 janvier 2013 par le patronat et les syndicats et repris dans une loi parue en juin 2013. Outre un raccourcissement des délais en cas de plan de licenciements collectifs et davantage de flexibilité, cette loi vient officialiser la possibilité de conclure des accord de "maintien de l'emploi" qui permettent de baisser les salaires - pour ceux supérieurs à 1,2 Smic - durant une période de deux ans si cela peut contribuer à éviter des licenciements. On comprend, là aussi, pourquoi les trois organisations patronales ont signé, in fine, ce texte les yeux fermés… Même si elles souhaitaient davantage, comme toujours.

On pourrait ainsi multiplier les exemples. C'est inutile. François Hollande n'a pas changé. En bon héritier de Jacques Delors et soucieux de prouver que la Gauche est aussi capable que la Droite de gérer les affaires du pays, il n'a jamais sombré dans un socialisme lyrique.

Certes, il a tenu des propos du style  "la finance, voilà l'ennemi", mais outre que Nicolas Sarkozy a tenu quasiment les mêmes en son temps, il s'agissait de propos de campagne destinés à galvaniser les troupes. D'ailleurs, la "Finance" n'a pas l'air de lui en tenir trop rigueur, vu la faiblesse des taux d'emprunt dont bénéficie la France…

Une persistance de positionnement qui pose cependant problème

Il est donc inexact de parler de "virage" du président. Tout au plus, on concédera que François Hollande prend de moins en moins de gants pour présenter sa politique social-démocrate. Comme s'il ne ressentait plus le besoin de ménager sa gauche. Le président est donc un social-démocrate affirmé, il l'était et il le reste.

Mais son positionnement demeure son gros problème. Il aura beau flatter le patronat dans le sens du poil et donner gages sur gages en matière de fiscalité et de coût du travail, il sera toujours considéré dans ce milieu comme  "n'en faisant pas assez". Et, de l'autre côté, avec la persistance d'un chômage élevé, la stagnation du pouvoir d'achat, les hausses d'impôts, le président se coupe des classes populaire et moyenne. Pour l'instant.   

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 08/01/2014 à 9:02 :
voir la couverture du " SPIEGEL" ou l'on peut avoir un aperçu de la façon dont ils perçoivent notre "social démocrate" de pacotille
a écrit le 08/01/2014 à 1:53 :
Normal premier n a pas change il adore les entreprises mais deteste les entrepreneurs pour lui l entreprise nes faite sue pour creer des emplois mais en aucun cas pour la satisfaction de son dirigeant pour l instant rien de concret pour les entreprises et on court sur la tete
a écrit le 07/01/2014 à 21:31 :
Dites tout et le contraire de tout,c'est super.
a écrit le 07/01/2014 à 20:46 :
On entend parler légalisation des drogues, alors la politique économique c'est je drogue la population et je fais du fric, parce que je suis nul. Pourtant la mérdiocrité on la voit: on supprime des emplois et des sites. En même temps, vu les salaires pour non compétitivité et non industrie à la caisse, nos bac+5 sont priés de faire la caisse, on finit dans le monde sordide des indicateurs du vice qui seraient un moyen de rendre le monde meilleur? On parle de valeurs dans cette campagne, nos politiques sont-ils des exemples alors qu'il existe des listes de comptes à l'étranger?
a écrit le 07/01/2014 à 14:58 :
Hollande n'a que très peu de pouvoir en matière économique dans un systeme zone euro et une économie mondialisée. Il ne fait que dire les impots qu'il faut augmenter pour rembourser les banquiers. Par contre il est un bon défouloir pour les français
a écrit le 07/01/2014 à 14:55 :
notre président fera un deuxième mandat il est comme Léonarda il fait parler de lui.
a écrit le 07/01/2014 à 14:14 :
Il est toujours le chef suprème du Parti Socialiste le plus gauchiste et archaique d'Europe. Faute de réformes visant à baisser la dépense publique de 25%, et impots et charges d'autant, pour revenir presque dans la moyenne, le déclin Français, et l'appauvrissement généralisé s'accélère très gravement, et devient donc irréversible. Les talents ne peuvent que partir, toujours plus nombreux, de l'autre coté de la frontière.
a écrit le 07/01/2014 à 13:59 :
Social-démocrate, un exécutif qui ne fait rien contre la séquestration de personnes depuis plus de 24 h par des communistes, comme si ceux-ci étaient au-dessus des lois parce que syndiqués, pour extorquer 180 k€ par tête? Non, socialo - mais sûrement pas démocrate, cet exécutif, on est en plein léninisme, déni de démocratie élémentaire.Sans parler des vols de documents. Un droit du travail à sens unique. "Normal" pour les socialistes , "normal" pour les journalistes qui tiennent à leur accréditation au 55 St Ho. Mais dans quel pays sommes-nous? Qui voudra encore investir dans ce pays? Il serait temps que la France se regarde en face. Honte à ce gouvernement léniniste, anti-clérical, anti-démocrate, amateur, menteur et démolisseur, incapable d'inverser quelque courbe que ce soit, ni celle du chômage, ni celle de Laffer, ni celle de la morale publique.
a écrit le 07/01/2014 à 13:56 :
Le projet présidentiel se réduit à une chose: être réélu en 2017. Ceci dit, c'est gentil de lui prêter des convictions, car il est bien possible qu'il ne soit pas trop équipé de ce côté là !
a écrit le 07/01/2014 à 13:13 :
une illustration de l' inertie de la France : les brises vitesses sur le réseau routier . C'est la parfaite illustration de la foire aux cons qui nous gouverne depuis 40 ans ! Enlever les gendarmes couchés de notre pléthorique Droit qui nous régit et nous redeviendrons libres et entreprenant comme les autres
a écrit le 07/01/2014 à 12:45 :
Vous etes trés gentil de faire un article sur un monsieur qui ne savait pas gérer une région et qui ne sait pas gérer un pays. Vous feriez mieux de faire une bonne oeuvre en lui trouvant des formations et surtout de l'inscrire et de nous faire un point quotidien sur son comportement, ses notes, son assiduité quotidienne et sur sa bonne relation avec ses camarades de classes (à sa gauxhe comme aà sa droite) et ses professeurs. Et surtout s'il rate son examen, ne le faites pas redoubler, envoyez le dans un autre pays hors de l'Europe.
A suivre
a écrit le 07/01/2014 à 11:30 :
Peut-on arrêter la désinformation sur le CICE? Les entreprises n'ont pas encore vu les 20Md€ que les médias nous rabachent à longueur d'articles reprenant les chiffrages initiaux de Bercy. On est encore très loin du compte, et ce CICE apparaît pour beaucoup comme une usine à gaz aux effets bien plus faibles que prévus.
Réponse de le 07/01/2014 à 11:41 :
Le CICE c'est comme le CIR,
ce sont des tromperies et des galéjades marseillaises. Vaut mieux en rire que de leur consacrer une miette de son temps.
a écrit le 07/01/2014 à 10:23 :
Les "cireurs de pompes" sont légion dans le 4ème pouvoir que sont la presse écrite et les médias en qtous genres.
messieurs les journalistes, soyez un peu plus objectifs dans vos commentaires, nous avons actuellement à la tête du pays le roi des "procrationnistes" et cela ne changera pas dans les mois à venir.....d'autant que F.H et ses équipes (35 ministres contre 7 en Allemagne actuellement.....) sont les spécialistes du mensonge quotidien.......
je souhaite vivement que les français mécontents dont je suis s'"exprimeront lors des élections municipales et européennes.
Réponse de le 07/01/2014 à 10:52 :
TITOU2014 Vous êtes confondant de naïveté,en quoi un vote sanction aux municipales,ou aux européennes va modifier quoi que se soit chez les pieds nickelés associés.Tiens je vais écouter un peu de Reggae Tonton David le titre Sur et Certain .
a écrit le 07/01/2014 à 10:09 :
Non non, il est surtout partisan de l'immobilisme, je ne fait rien et tout vas bien, un président par défaut, sans carisme, avec envergure, bon à pas grand chose à vrais dire.... Il fait de belle annonce, et ne fait rien..... Voilà ou est le problème..... Ensuite parlon des devoir de notre bon président, défendre les français, à l'intérieur du pays s'est la catastrôphe ( un meure pas semaine ), à l'extérieur notre armée est engager sans moyen, dans une phase de réduction drastique des effectifs, et parlon des relation international, nous nous somme fâcher avec notre seul allier ( l'Allemagne ) ..... Donc tout vas bien madame la marquise.... MDR
a écrit le 07/01/2014 à 9:59 :
Social-démocrate... on se prend à rêver...
Quand 700.000 signatures contre le mariage pour tous sont présentées au Conseil Economique et Social, on enterre bien gentiment le référendum qui aurait dû être mis en place sur le sujet...
Quand FL ne déclare pas d'ISF car il vit en adultère notoire avec une journaliste, pour laquelle il s'est empressé de rétablir les avantages qui avaient été supprimés par NS...
Quand les amis de la promo Voltaire sont "bien placés"...
Quand on écrase les français d'impôts sans réduire les dépenses publiques...
Bref, Monsieur Chanut, je ne vois où se situe la ligne, il n'y a pas de Président normal de tous les français... Allez voir un peu plus sur internet et soyez impartial, si cela est encore possible dans le journalisme aujourd'hui...
a écrit le 07/01/2014 à 9:48 :
Bien sûr qu'HOLLANDE est social-démocrate à la sauce DELORS qu'il avait rallié dès 1982 avec une écurie pour les Présidentielles (Transcourants 2000) Mais DELORS, intelligent, lui, sachant que le PS Français n'était pas social démocrate en 1993 avait renoncé à se Présenter. HOLLANDE s'il avait été sincère dans ses convictions aurait dû en 2011 en tirer les mêmes conclusions, d'autant que sa majorité dite plurielle n'a vraiment rien de sociale démocrate coincé qu'il est entre des Verts/rouges et des Rouges restés cocos.
a écrit le 07/01/2014 à 9:38 :
Ma réaction, comme en dit en Anglais , à propos de Holland le social démocratie : you must be kidding me?
a écrit le 07/01/2014 à 7:01 :
Pour en finir avec le 20 ème siècle ! c'est pour cela que hollande a été élu, et il y arrivera parce que c'est le sens de l'Histoire de la France. Disparition du gaullisme et du communisme, création du parti démocrate face aux conservateurs religieux, les choses avancent.
Réponse de le 07/01/2014 à 10:56 :
les choses avancent et le mur arrive
a écrit le 07/01/2014 à 6:51 :
a force de taper sur lui,il va etre tenté de partir,et qui est ce qui va le remplacer?le mari de carla bruni!j'imagine sa première mesure lorsqu'il sera revenu au pouvoir:quintuplement de son salaire avec rétroactivité sur 5 ans,suivi du démantèlement immédiat de la protection sociale au profit des groupes amis du cac 40!est ce cela que vous voulez?effectivement ,la croissance repartira,mais vous ne serez pas concernés,seul le cac 40!
Réponse de le 07/01/2014 à 9:03 :
tout a fait d'accord avec toi et en rajoute qu'avec l'ump retraite à 65 ans et cotisation à 45 années + démantèlement de la protection sociale etc.....
Réponse de le 07/01/2014 à 9:50 :
merci de dire honnetement, si cela est encore possible chez un élu ps, pourquoi il n'a toujours pas baissé de 30% son salaire, effet d'annonce qui a été retoqué par le Conseil Constitutionnel et qui n'est jamais revenu à l'Assemblée Nationale... Au fait, vous qui vous gargarisez de "social", mon entreprise avait pris une part importante de notre mutuelle à sa charge pour aider ses salariés. J'ai appris que j'allais devoir réintégrer ce montant payé par mon employeur dans mon revenu imposable. Merci pour ne pas augmenter les impôts, vous vous servez dans mon assiette... Dites-moi, à part "taper" sur les petits, que faites vous ? Est-ce que vous savez au moins ce que c'est de devenir imposable ? Quand allez-vous payer des impôts pour vous rendre compte des dégâts que vous causez ?... Quand allez-vous comprendre que ce ne sont pas les fonctionnaires qui créent de la richesse, mais bel et bien les entreprises ?... Savez-vous au moins ce que c'est une entreprise ?
a écrit le 06/01/2014 à 23:04 :
Il a toujours été un petit fonctionnaire ambitieux qui n a jamais eu de contacte avec la réalité. Tous ça dans un costume tous mou
Réponse de le 07/01/2014 à 5:40 :
Oui, un petit chef de service. Il est petit et dérisoire.
a écrit le 06/01/2014 à 22:51 :
On la lance cette ecotaxe pour les poids lourds ?
Et pour les véhicules légers, on dit en janvier 2015 ?
Sinon y a Resat et Lenoarda qui veulent revenir, on fait quoi ?
Parce que sinon, il y a encore les lycéens des quartiers défavorises du 2eme et du 4ème arrondissement de Paris qui vont se mobiliser.
Réponse de le 07/01/2014 à 9:47 :
Si les lycéens de deux arrondissements parisiens se mobilisent, c'est cuit ! c'est la Révolution. attention François, l'écotaxe et la Leonarda c'est ça l'important
a écrit le 06/01/2014 à 22:22 :
Simplement, au rsa, après des études dans le système français, classées, en formation pour un autre emploi malgré les qualifications existantes, productives, on entend: on aura ta peau sale français, heures de pointe dans le métro!
a écrit le 06/01/2014 à 22:05 :
Hollande..... on voit bien que c'est quelqu'un qui n'a jamais vraiment été immergé dans le monde réel . Quenellement parlant, il n'a jamais réussi à quitter les murs de l'ENA .
a écrit le 06/01/2014 à 21:58 :
Hollande..... on voit bien que c'est quelqu'un qui n'a jamais vraiment été immergé dans le monde réel . Quenellement parlant, il n'a jamais réussi à quitter les murs de l'ENA .
a écrit le 06/01/2014 à 21:55 :
On fait dans le veigand, grand vercingétorix vaincu étranglé. La France envahie c'est un classique, mais pas tout le temps. Donc bon...
a écrit le 06/01/2014 à 21:45 :
Hollande est dans l'ambigüité : il a perdu toute crédibilité aux yeux des Français- Point!!
Réponse de le 06/01/2014 à 22:52 :
Visiblement, l'auteur de l'article a manqué toute la séquence des élections quand le bien-aimé flanby nous a prôné la relance et la lutte contre la finance...
Réponse de le 07/01/2014 à 9:30 :
Comme le rappelle l'auteur, Sarkozy aussi promettait de moraliser le capitalisme et de défendre le pouvoir d'achat... Ce sont des propos de campagnes, démentis dans un cas comme dans l'autre par le détail des programmes.
a écrit le 06/01/2014 à 21:36 :
Fait-on avancer un âne en le poussant des deux côtés? Ne fait-on pas dans les excès de la grande seigneurie de l'Etat, grand seigneur je dépanse, administrateur d'Etat bombardé au sommet des entreprises, mais les cadres français sont au pain sec, voire à l'eau. Ils ont des diplômes, point de richesses. Et pourtant, elle tourne, c'est Galilée condamné. On a bien vu récemment de l'espace la courbure de la Terre. C'est une preuve, à moins qu'on truque les chiffres par une administration tentaculaire ou bien des mots, des aigles de maux. Et mandarine, c'est comme Mazarin, les comptes sont aléatoires. Et si on parlait de la retraite des cadres et des fonds inexistants. Ou du financement de la croissance?
Réponse de le 06/01/2014 à 22:53 :
Les entreprises sont des exploiteuses des salariés !
Seule l'Administration produit de la dignité et des valeurs...
a écrit le 06/01/2014 à 21:28 :
Peut-on dans le cadre de la réforme fiscale et du déficit qui grandit recenser les prébendes publiques alors que la société souhaite des réformes au niveau de l'administration, prenons l'exemple du travail, sujet sur lequel des salariés ont obtenu gain de cause. Si on demande une autre politique à 90%, pourquoi ne dit-on pas dehors Delors, qui a parlé de l'Europe de la croissance?
a écrit le 06/01/2014 à 21:01 :
Puisque nous sommes en campagne, donnons la parole aux citoyens. Va-t-on rester raisonnables ou bien ira-t-on comme en Grèce dans des conflits d'extrême? Si nous sommes en crise, on parle de déclin, c'est qu'on ne fait pas ce qu'il faut, par exemple appliquer Lisbonne sur la recherche appliquée, l'industrie des hauts salaires. Qu'appelle-t-on la contrainte extérieure? La démocratie appartient-t-elle aux citoyens, peuvent-ils seulement savoir combien ils auront de retraite? Ils y croivent même pas, ou ils croisent et voila le rideau de ferraille, la cote de maille et Oz: arrêtez de faire des noeuds et des goulots, le déficit relance le chômage, try magics, faut-ile faire la ola ou bien mettre le ola, pour la question des os-térités. Acheter une porsche pour rouler à 50, ça sert à quoi? Certains parlent d'un président radin, d'autres de veaux, alors qu'on libère le bartabas et qu'on demande à l'escargot de vous sauver! Que fait-on de la valeur ajoutée industrielle? On fout le camp?
Réponse de le 07/01/2014 à 9:52 :
moi non plus j'y croive pas !
a écrit le 06/01/2014 à 19:24 :
Gras Double est surtout un excellent compagnon de Karaoké de l'extrême droite israélienne ...
a écrit le 06/01/2014 à 19:18 :
Moi je trouve qu'il est un bon président
a écrit le 06/01/2014 à 19:17 :
C'est surtout un incompétent notoire, il n'y a ka demander à ses amis
a écrit le 06/01/2014 à 19:13 :
Il a pas du bien comprendre la situation avec ses, amis, on va bien lui expliquer aux élections dans quelques mois et il sera le seul responsable.
a écrit le 06/01/2014 à 19:05 :
et pourquoi pas!
une politique enfin audible pour les entreprises et du coup une vraie reprise......
allez 2014 est notre renaissance, melanchon n'a qu'à bien ce tenir!
Réponse de le 06/01/2014 à 20:21 :
Enième enfumage avant des élections importantes. Constater lors des voeux que les Français sont taxés à la limite du racket est trop gros, mais comme le dit l'adage, plus c'est gros, plus ça passe. En 2007, après l'élection présidentielle perdue, Hollande faisait le même constat, il disait, je le cite, que lorsque la Gauche était aux commandes, elle avait essoré les classes moyennes et qu'elle devrait en tenir compte à l'avenir. Alors ce type de meâ culpâ de circonstance! Hollande veut aussi baisser les charges des entreprises pour plus d'embauches. Hors dans le privé, cela ne se passe pas comme cela. L'entreprise doit gagner des parts de marché, restaurer sa marge pour investir et ensuite en fonction de la charge, elle peut embaucher ou avoir recours à de l'interim. Pour baisser les charges, il faudra gratter de l'argent ailleurs. Bien sur les classes moyennes seront mises à contribution, mais il faudra aussi tailler dans la dépense publique, et là, je doute que Hollande ait le courage de se mettre à dos les derniers soutiens qu'il lui restent.
a écrit le 06/01/2014 à 18:55 :
ce qu' il devient ? c' est le Général Vincent Desportes qui l' a dit sur France Culture au journal de 9h ce lundi 6 janvier : un chef des armées qui commet une erreur stratégique en Centre Afrique ! C' est la même chose dans la gestion économique . Hollande est mauvais et pour qu' un général s' aventure à le dire c' est très grave .
Réponse de le 06/01/2014 à 19:21 :
Hier j'ai regarde le film "la somme de toutes les peurs" sur fond d'affrontement USA/Russie. Je me suis dit que que si hollande était aux commandes il ferait dans son froc, pauvres de nous
Réponse de le 07/01/2014 à 9:57 :
moi aussi j'ai regardé la télé et écouté la radio, heureusement qu'ils me disent quoi penser ! sinon je ferais autant d'erreurs que lui ! Il regarde même pas la télé ? au moins il saurait quoi faire !
a écrit le 06/01/2014 à 18:28 :
Non Hollande n est pas social démocrate puisqu' il a renié le vote des Français de 2005. Il est libéral avec un masque socialiste c est la raison de ses atermoiements du début de quinquennat le temps de renier une à une ses promesses de candidat .
Réponse de le 06/01/2014 à 19:33 :
Oui mais en même temps si on écoute les français on va dans le mur...
Réponse de le 06/01/2014 à 20:12 :
Théo remarque inadéquate peu mieux faire .
Réponse de le 06/01/2014 à 21:11 :
depuis quand le paysan est anarco de gauche genre mélenchon ? ceux qui grattent la terre pour faire pousser savent que hollande n'est pas un libéral mais un Kolkosien
Réponse de le 06/01/2014 à 22:36 :
Ma chère paysanne pas très difficile mais exact et j en souris de me faire reconnaitre si facilement, mais tu te trompes sur le kolkhose c est son mentor Jospin qui le fait croire pour attirer le respect de qui ............avec un peu d imagination on doit pouvoir deviner , pour toi qui profiles ce sera facile.
a écrit le 06/01/2014 à 18:06 :
Hollande n'est ni socialiste, si social démocrate, il est hollandiste. Il se moque totalement des socialistes, des idées, des idéaux, des démocrates, la seule et unique chose qui l'intéresse c'est d'être et de rester au pouvoir. sa stratégie n'est faite que de manœuvres de congrès, il vit et pense pour lui rien que pour lui, et pour cela il est près à n'importe quel mensonge, pourvu qu'il y ait suffisamment d'abrutis pour le croire. C'est un amoral constitutionnel, qui se prend pour un démiurge de la politique.
Réponse de le 06/01/2014 à 19:06 :
Félicitation vous avez parfaitement décrit l'intégralité des candidats de la dernière élection présidentielle.
Réponse de le 07/01/2014 à 15:16 :
Mais on a simplement les hommes politiques que l'on mérite. Hollande n'est pas le fruit du hasard.
a écrit le 06/01/2014 à 17:50 :
Déclarer F.Hollande social-démocrate n'a historiquement aucun sens, ne serait-ce que parce que les social-démocraties ont toujours été une émanation de puissants syndicats -travaillistes, compris. Faute de culture, les mots perdent leur sens. Qu'apprend-on dans les écoles de journalismes?
F.Hollande serait plutôt un sociétal-démocrate de centre gauche
Réponse de le 06/01/2014 à 19:28 :
Bon, si vous voulez, mais quelle est la différence entre "un sociétal-démocrate de centre gauche" et, in fine, un social-démocrate?
Rassurez vous que ce soit dans les écoles de journalisme, à l'Université ou à Sce Po, on apprend l'histoire de la social-démocratie et ces liens congénitaux avec le syndicalisme. .. Ce qui n'est pas, historiquement, en effet, le cas en France. Mais la notion de social-démocratie, comme vous le savez, est maintenant beaucoup plus large et s'oppose à une vision plus "radicale" du socialisme.
Merci de lire La Tribune. Bonne année 2014.
Réponse de le 06/01/2014 à 23:40 :
Le problème des Radicaux-Socialistes, c'est le perpétuel conflit entre leur électorat et leur politique. Gouverner au Centre en essayant de rassembler tout le monde ne fait qu'un ensemble de mécontents.C'est une des conséquences de la 5° République et de son régime présidentiel. L'homme "providentiel" tout puissant est celui d'un camp, il ne peut être que de droite ou de gauche et dans notre pays il est plus facile de gouverner en étant de droite.
a écrit le 06/01/2014 à 17:19 :
Que FH soit un social démocrate
ne me surprend guère
Le président est socialiste après tout et nous sommes en démocratie.
a écrit le 06/01/2014 à 16:58 :
pour les democrates americain, hollande est un néo-communiste, pour mélenchon c'est une sorte de capitaliste. Quand pour faire plaisir à tout le monde on est tout à la fois, en fin de compte, on est rien du tout!
Réponse de le 06/01/2014 à 19:29 :
On n'est peut-être pas grand chose mais au moins on arrive au pouvoir
Réponse de le 07/01/2014 à 8:43 :
theophile

vous n'y êtes plus pour longtemps.
a écrit le 06/01/2014 à 16:56 :
Il est surtout rien du tout et incompetent!!!
arretons de croire a la vertu des mots!
Réponse de le 06/01/2014 à 17:27 :
C est un baratineur de foire aucune parole personne ne croit plus a ce qu il raconte a part les journalistes
a écrit le 06/01/2014 à 16:53 :
Le manqué de positionnement est sans doute du au fait qu'Hollande a naturellement des discenssions avec l'aile gauche du PS, or ses troupes osnt a gauche. Il a donc peut etre interet a preserver cet equilibre plutot qu'a flatter le camp d'en face?
a écrit le 06/01/2014 à 16:09 :
Il est surtout tout et son contraire: il a matraqué les français et maintenant il trouve qu'il y a trop d'impôts. Il a rétabli les 35 heures et les 60 ans et il parle de compétitivité. Il a recommencé à embaucher dans la fonction publique (60.000 enseignants, centaines de milliers de "contrats d'avenir" bidons) et il découvre maintenant qu'il faut réduire les dépenses publiques. Il est peut-être social démocrate, mais il est surtout social-incapable.
Réponse de le 06/01/2014 à 16:22 :
"Il a rétabli les 35 heures et les 60 ans " ?
Réponse de le 06/01/2014 à 17:07 :
Absolument pour les fonctionnaires qui n'en faisaient plus que 30h sous Sarko
Réponse de le 06/01/2014 à 22:01 :
@ah bon. Oui, il rétabli les 35 heures comme durée légale. Les heures au delà de 35 sont redevenues des heures sup payées avec majoration, alors qu'elles étaient payées au même tarif que les 35 premières sous Sarko. Et oui, il a rétabli le droit à la retraite à 60 ans que Sarko avait passé à 62 ans. (il est entre 65 et 67 ans chez nos voisins)
a écrit le 06/01/2014 à 15:55 :
Hollande n'a que très peu de pouvoir en matière économique dans un systeme zone euro et une économie mondialisée. Il ne fait que dire les impots qu'il faut augmenter pour rembourser les banquiers. Par contre il est un bon défouloir pour les français
a écrit le 06/01/2014 à 15:48 :
Messieurs les journalistes de tous bords de France, de Navarre, du papier et des ondes, par pitié, arrêtez de nous vendre de M. Hollande comme un social-démocrate, jusqu'à présent, depuis mai 2012, il n' a fait que du léninisme, sa peur de Mélenchon est plus forte que sa raison économique. Impositions confiscatoires, repoussoirs à l'investissement, contre-psychologie à l'égard des capitaux, restrictions aux libertés économiques, mutisme sur un Etat hydrocéphale. Les entreprises, il s'en f.., elles ne votent pas, l'emploi doit se redresser par des contraintes supplémentaires, le suicide économique est en marche.
Réponse de le 06/01/2014 à 17:00 :
Bravo,belle analyse
Réponse de le 06/01/2014 à 19:20 :
S'il faisait vraiment du leninisme, les communistes ne feraient pas partie des 75% de français mécontents de sa politique
Réponse de le 06/01/2014 à 21:17 :
Les communistes français sont pas léninistes mais staliniens c'est pas pareil

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :