Quelles sont les régions les plus frappées par les défaillances d’entreprises ?

Selon l’étude annuelle du cabinet Altares sur les défaillances et sauvegardes d'entreprises en 2013 région par région, l'Aquitaine, le Nord-Pas-de-Calais et les Pays de la Loire sont les territoires les plus durement frappés par l’absence de ressort de l’économie française.
Fabien Piliu
(Crédits : Reuters)

En attendant que la croissance reparte, que le Pacte de responsabilité produise ses effets, les entreprises tricolores souffrent. Déjà fortement marquées par la crise de 2008-2009, les entreprises les plus fragiles, essentiellement les TPE et les PME continuent à payer un lourd tribut à la crise de confiance actuelle.

Selon l'étude annuelle du cabinet Altares sur les défaillances et sauvegardes d'entreprises en 2013, région par région, plusieurs régions affichent des niveaux de défaillances supérieurs à ceux observés en 2009, année au cours de laquelle 65.000 cas de redressements (RJ) et de liquidations judiciaires (LJ) et de procédures de sauvegarde avaient été comptabilisés.

Les régions Aquitaine, Nord-Pas-de-Calais et Pays de la Loire sont les plus touchées

Trois régions semblent particulièrement souffrir selon le cabinet. En 2013, en Aquitaine, le nombre de défaillances a augmenté de 5,6%. Elles ont progressé de 6,9% dans le Nord-Pas-de-Calais et ont bondit de 11,5% en Pays de la Loire. Chacune de ces trois régions comptent plus de 3.000 défaillances, soit un niveau supérieur au record de 2009.

Les difficultés sont également palpables dans les régions Centre (+3,8%) et Midi-Pyrénées (+6,8%) avec plus de 2000 procédures ouvertes. Avec un peu moins de 2.000 jugements annuels, Auvergne (+8,8%), Champagne-Ardenne (+2,2%) et Haute Normandie (+13,3%) enregistrent également des volumes de dépôts de bilan supérieurs à ceux relevés en 2009.

La région Rhône-Alpes n'est pas épargnée. Après avoir augmenté de 6% en 2012, le nombre de défaillances a accéléré de 5,2% l'année dernière, 6.260 entreprises ayant subi un RJ ou une LJ. " Toutefois, la région reste en-dessous des chiffres de l'épisode très sévère de 2009 ", précise Altares, rappelant que 6.627 entreprises avaient défailli cette année-là.

Stabilité en Ile-de-France, en Alsace et en Provence-Alpes-Côte d'Azur

En revanche, le volume des défaillances s'est équilibré en Alsace (1.600 -0,3 %),  en Ile-de-France (11.500, +1,3%), en Languedoc-Roussillon (3.300, +0,1%) et en Provence-Alpes-Côte d'Azur (6.200, +1,5%).

Cinq régions ont sorti la tête de l'eau en 2013

Les dépôts de bilan sont en baisse en Basse-Normandie (-5,0%), Limousin (-3,2 %) et Lorraine (-3,8%) mais aussi en Bourgogne (-1,6 %) et Picardie (-12,8 %), deux régions qui avaient connu une année 2012 difficile.

Le gouvernement s'est saisi de la question

Dans ce contexte délicat, que peut faire le gouvernement ? Arnaud Montebourg, le ministre du gouvernement a annoncé en novembre plusieurs initiatives. Un "plan de résistance économique"  symbolisé par le Fonds de développement économique et social (FDES). Avec ce fonds doté d'une enveloppe de 380 millions d'euros, l'Etat  accompagnera des reprises, des investisseurs et des stratégies de relance industrielle pour les entreprises de plus de 400 salariés.

Le ministre du Redressement productif a aussi annoncé une modification de la loi sur les faillites. Celle-ci permettra aux entreprises d'accéder aux mesures de prévention avant le dépôt de bilan mais aussi aux créanciers de soumettre des plans permettant la poursuite de l'activité, un pouvoir jusqu'ici détenu exclusivement par l'actionnaire. En outre, cette nouvelle loi permettra à ces mêmes créanciers d'exiger le départ des actionnaires dans certains cas. La publication de cette ordonnance est prévue dans les prochaines semaines.

Fabien Piliu

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 7
à écrit le 03/06/2014 à 12:57
Signaler
Cette nouvelle loi permettra à ces mêmes créanciers d'exiger le départ des actionnaires. Autrement dit l'état et la sécurité sociale. Une nationalisation qui ne dit pas son nom.

à écrit le 28/01/2014 à 11:34
Signaler
Et pourtant dans ces régions point de bonnets et de gros nez rouges et de saccages

à écrit le 28/01/2014 à 0:59
Signaler
Oui, mais les socialistes vont vous dire qu'il n'y a eu aucune perte d'emplois industriels sur le plateau du Larzac ...et pour cause :-)

à écrit le 27/01/2014 à 17:14
Signaler
Vous avez oublié de parler de la Bretagne ! On aimeraient bien savoir ce qu'il en est de notre région !

le 28/01/2014 à 2:51
Signaler
La Bretagne crée quelques emplois dans les millions de poules entassées asphyxie, élevages de porcs par milliers, le bois de toutes les forets et de lait de vache ... j'oublais PEUGEOT qui n'a pas fermé à Rennes contrairement à Aulnay et qui a un sy...

à écrit le 27/01/2014 à 16:33
Signaler
Cette constatation et ces chiffres ne veulent absolument rien dire!. Vous annoncez des chiffres de "stabilité" pour la basse Normandie par exemple, mais la basse Normandie est un bassin en majorité agricole avec très peu d 'entreprises, donc très st...

le 27/01/2014 à 19:06
Signaler
Vous avez entièrement raison.

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.