En attendant que la croissance reparte, que le Pacte de responsabilité produise ses effets, les entreprises tricolores souffrent. Déjà fortement marquées par la crise de 2008-2009, les entreprises les plus fragiles, essentiellement les TPE et les PME continuent à payer un lourd tribut à la crise de confiance actuelle.
Selon l'étude annuelle du cabinet Altares sur les défaillances et sauvegardes d'entreprises en 2013, région par région, plusieurs régions affichent des niveaux de défaillances supérieurs à ceux observés en 2009, année au cours de laquelle 65.000 cas de redressements (RJ) et de liquidations judiciaires (LJ) et de procédures de sauvegarde avaient été comptabilisés.
Trois régions semblent particulièrement souffrir selon le cabinet. En 2013, en Aquitaine, le nombre de défaillances a augmenté de 5,6%. Elles ont progressé de 6,9% dans le Nord-Pas-de-Calais et ont bondit de 11,5% en Pays de la Loire. Chacune de ces trois régions comptent plus de 3.000 défaillances, soit un niveau supérieur au record de 2009.
Les difficultés sont également palpables dans les régions Centre (+3,8%) et Midi-Pyrénées (+6,8%) avec plus de 2000 procédures ouvertes. Avec un peu moins de 2.000 jugements annuels, Auvergne (+8,8%), Champagne-Ardenne (+2,2%) et Haute Normandie (+13,3%) enregistrent également des volumes de dépôts de bilan supérieurs à ceux relevés en 2009.
La région Rhône-Alpes n'est pas épargnée. Après avoir augmenté de 6% en 2012, le nombre de défaillances a accéléré de 5,2% l'année dernière, 6.260 entreprises ayant subi un RJ ou une LJ. " Toutefois, la région reste en-dessous des chiffres de l'épisode très sévère de 2009 ", précise Altares, rappelant que 6.627 entreprises avaient défailli cette année-là.
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En revanche, le volume des défaillances s'est équilibré en Alsace (1.600 -0,3 %), en Ile-de-France (11.500, +1,3%), en Languedoc-Roussillon (3.300, +0,1%) et en Provence-Alpes-Côte d'Azur (6.200, +1,5%).
Les dépôts de bilan sont en baisse en Basse-Normandie (-5,0%), Limousin (-3,2 %) et Lorraine (-3,8%) mais aussi en Bourgogne (-1,6 %) et Picardie (-12,8 %), deux régions qui avaient connu une année 2012 difficile.
Dans ce contexte délicat, que peut faire le gouvernement ? Arnaud Montebourg, le ministre du gouvernement a annoncé en novembre plusieurs initiatives. Un "plan de résistance économique" symbolisé par le Fonds de développement économique et social (FDES). Avec ce fonds doté d'une enveloppe de 380 millions d'euros, l'Etat accompagnera des reprises, des investisseurs et des stratégies de relance industrielle pour les entreprises de plus de 400 salariés.
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Le ministre du Redressement productif a aussi annoncé une modification de la loi sur les faillites. Celle-ci permettra aux entreprises d'accéder aux mesures de prévention avant le dépôt de bilan mais aussi aux créanciers de soumettre des plans permettant la poursuite de l'activité, un pouvoir jusqu'ici détenu exclusivement par l'actionnaire. En outre, cette nouvelle loi permettra à ces mêmes créanciers d'exiger le départ des actionnaires dans certains cas. La publication de cette ordonnance est prévue dans les prochaines semaines.
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