La consommation française en hausse en 2013 grâce aux achats de fin d'année

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La consommation a retruvé des couleurs en 2013 grâce à une accélération de 1,9% des achats de biens durables par les ménages en décembre.
La consommation a retruvé des couleurs en 2013 grâce à une accélération de 1,9% des achats de biens durables par les ménages en décembre. (Crédits : reuters.com)
La consommation des ménages a légèrement progressé, de 0,1% en 2013, tirée par une plus grande dépense en biens durables en fin d'année.

On ne peut pas vraiment dire que 2013 a été l'année dur retour en force de la consommation des ménages, principal moteur de croissance, en France. Mais en progressant de 0,1% l'an dernier, elle ne baisse plus, après le repli de -0,5% enregistré un an plus tôt. Dans les faits, il y a eu une baisse en volume de -0,1%, mais les dépenses ont globalement augmenté de 0,8%.

Accélération dans les biens durables et l'alimentaire en fin d'année

"Ce rebond est imputable à l'accélération des dépenses en biens durables et alimentaires, ainsi qu'à la moindre baisse des dépenses en énergie", a indiqué l'Insee, en expliquant que cette reprise a permis de compenser l'atonie relevée en début d'année.

Dans le détail, les dépenses en biens durables ont rebondi de 1,9% en décembre (après -0,2% le mois précédent) du fait principalement d'une forte poussée (+2,7%) des achats d'automobiles, "par anticipation du renforcement du malus sur les voitures les plus polluantes au 1er janvier", relève l'Insee.

Les achats en équipement du logement ont également accéléré sur le dernier mois de l'année (+1,2% après -0,3% en novembre).

Sur l'ensemble du quatrième trimestre, les dépenses en biens durables ont crû de 2,0%, tirées là encore par l'automobile (+2,2%) et l'équipement du logement (+1,9%). "Mais la hausse des trois derniers trimestres ne suffit pas à compenser la baisse de début d'année et la consommation de biens durables baisse de 0,4% sur l'ensemble de l'année (après -3,2% en 2012)", tempère l'institut.

La consommation en produits alimentaires a pour sa part légèrement augmenté en décembre (+0,1%, après -0,5% en novembre), notamment du fait du rebond des dépenses en tabac qui avaient chuté en novembre. Elle continue de progresser sur l'ensemble du quatrième trimestre (+1,0%, après +0,5% en novembre).

Contraction sur les non-durables en fin d'année

Les achats de textile-cuir-habillement se sont pour leur part contractés (-3,2%) en décembre mais, grâce à la forte hausse de 4,4% le mois précédent, ils ont continué de progresser sur l'ensemble du dernier trimestre (+1,2%, après +1,9% au troisième trimestre).

Les dépenses en autres biens fabriqués sont quasi stables sur décembre (-0,1% après +0,1% en novembre), notamment dans la quincaillerie et le matériel de bricolage. Elles ont progressé de 0,3% sur les trois derniers mois de l'année, une évolution similaire à celle du trimestre précédent.

Les dépenses en énergie, qui avaient explosé (+7,0%) en novembre, ont reculé le mois suivant (-1,4%), sous l'effet de la météo clémente avec des températures au-dessus des normales saisonnières qui ont fait refluer les dépenses de chauffage (électricité, gaz, fioul). En revanche, les dépenses en carburant se sont redressées.

Sur l'ensemble du trimestre, les dépenses en énergie se sont repliées de 0,9% après -3,1% au troisième trimestre) mais elles ont progressé de 1,4% sur l'année.

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Commentaires
a écrit le 01/02/2014 à 2:55 :
Croissance de la consommation ne signifie aucunement croissance du PIB car si vous distribuez des minimas socaiux et des emplois subventionnés par la dette, vous ne collecter qu'une fraction de l'argent balancé par la fenêtre devant votre porte.
a écrit le 31/01/2014 à 12:08 :
Les magiciens de l'inversion des courbes ont parlé positif...! les formulations sont bluffante ...! L'ont comprend sans surprise.... qu'ils ont employé le vocabulaire des cartomanciennes...!

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