La presse étrangère spécule sur le remaniement en France après les municipales

 |   |  490  mots
Les résultats du deuxième tour des élections municipales en France sont analysées comme un échec cuisant pour François Hollande par la presse étrangère.
Les résultats du deuxième tour des élections municipales en France sont analysées comme un échec cuisant pour François Hollande par la presse étrangère. (Crédits : reuters.com)
La presse étrangère a largement couvert les élections municipales françaises, dont les résultats sont globalement analysés comme un sérieux revers pour la gauche.

Le scrutin était certes local, mais l'enjeu national. D'où la large couverture des élections municipales par la presse étrangères. Laquelle, comme les médias français, se lance déjà dans la course aux pronostics à propos du remaniement ministériel qui devrait avoir lieu dès ce lundi, selon des informations de La Tribune

Le quotidien financier britannique évoque le probable remaniement ministériel, spéculant sur le nom du futur Premier ministre ainsi que du futur ministre de l'Economie. Pour le premier, le "FT" cite les noms de Manuel Valls, l'actuel ministre de l'Intérieur, ou de Laurent Fabius, pour l'instant aux Affaires étrangères.

Il pointe également les résultats relativement faibles du FN, dont la poussée au premier tour avait particulièrement choqué la presse étrangère

Le Guardian, pour sa part qualifie la soirée de "lugubre" pour les socialistes. Sans se prêter au jeu des spéculations sur la composition du futur gouvernement, il insiste sur la très faible popularité de François Hollande d'après les derniers sondages. Par ailleurs, le quotidien britannique s'arrête longuement sur la victoire d'Anne Hidalgo, la candidate socialiste à Paris, et dresse le portrait de la première femme maire de la capitale. 

  • Wall Street Journal "échec cuisant" pour Hollande

De son côté le quotidien financier américain qualifie ces résultats d' "échec cuisant" pour le chef de l'Etat. Parmi les nouveaux membres potentiels de l'équipe gouvernementale, il cite Ségolène Royal, la présidente de la région Poitou-Charentes, et évoque lui aussi le nom de Manuel Valls comme éventuel successeur de Jean-Marc Ayrault.

  • Die Welt: 155 villes passent à droite

Liens historiques oblige, ce sont plutôt les résultats des élections locales en Turquie - qui confortent le Premier ministre Erdogan - qui faisaient la Une outre-Rhin. Toutefois, les élections françaises ont également eu droit à un traitement. Die Welt fait le compte: 155 mairies de grandes villes passent à droite et 11 communes sont gagnées par le FN. Il évoque lui aussi un remaniement et cite, entre autres, le nom de Manuel Valls comme favori, tout comme Le Suddeutsche Zeitung

En Italie, le Corriere della sera parle de "sanction sévère" pour François Hollande tandis que La Stampa, met plutôt l'accent sur le "triomphe" de la droite, qualifiant la vague bleue de véritable "tsunami". Le nom de Ségolène Royal comme possible membre du gouvernement est également évoqué par le quotidien italien. 

  • El Mundo: une "débâcle" pour la gauche

Enfin, la presse hispanophone accordait une très large place au scrutin français, avec un traitement tout particulier pour Anne Hidalgo, d'origine espagnole. El Mundo décrit une "débâcle" de la gauche. Quant à la "défaite historique" de la gauche, elle fait la "Une" du site internet d'El Pais

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 31/03/2014 à 22:24 :
Je vais partir pour spéculer car ici c'est c'est plutot en.
a écrit le 31/03/2014 à 15:52 :
Une dissolution est la seule solution viable.
a écrit le 31/03/2014 à 15:27 :
les journalistes français ou étrangers sont friands de polémiques qui les nourrissent grassement ! de quoi remplir leurs tribunes et gagner beaucoup d'argent ...
a écrit le 31/03/2014 à 10:27 :
hum... la presse française spécule sur... comme la presse française impose ses hommes, son actualité, son agenda, ses humeurs.. les politiques quels qu' ils soient ne sont que des faibles versus les 6 à 8 éditorialistes qui font l' actualité reprise en boucle. Il serait bon de s' en affranchir.
a écrit le 31/03/2014 à 10:02 :
une entrée dans le livre des recors .!...le pire est il pour demain ??? tres pessimiste
a écrit le 31/03/2014 à 9:54 :
Une dissolution de l'assemblée serait plus juste !
Réponse de le 31/03/2014 à 10:13 :
voila ou mene l assistanat.... avec une dose d écologistes
Réponse de le 31/03/2014 à 11:18 :
C'est la seule solution viable pour légitimer une restructuration de l'état.
a écrit le 31/03/2014 à 9:18 :
Il est temps de mettre a contribution la finance internationale pour mettre en route la "TVA sociale"!
a écrit le 31/03/2014 à 9:08 :
C'est validé ...le dernier gouvernement socialiste en Europe implose.. au-delà de ce constat ,il est démontré qu'aucun pays en Europe ...peut se payer le luxe de financer l'utopie socialiste ....
Réponse de le 31/03/2014 à 9:40 :
Entièrement d'accord avec vous Pipolino ! cependant je ne connais aucun gouvernement en Europe, capable de résister face à l'ampleur des réformes et donc de l'impopularité. Hollande n'a rien à perdre, et j'espère qu'il montrera plus de courage et d'empressement à réformer
Réponse de le 31/03/2014 à 9:46 :
Où avez-vous vu du socialisme dans la politique menée par Hollande ? Où y avez vous une quelconque utopie ? C'est bien ce que les électeurs de gauche déplorent ! Hollande fait du Sarkozy en mieux (il va plus loin mais plus lentement). Et je ne dis pas que c'est bien...
Réponse de le 31/03/2014 à 10:01 :
C'est pour cela qu'ils implosent (les gouvernement de gauche), car ils ne font pas ce qu'ils ont promis, d'une part, et parcequ'ils appliquent le seul remède à notre problème qui est libéral. Ils implosent en raison de leur contradictions, donc du manque de crédibilité qu'ils engendrent ! Néanmoins la potion étant tellement amère, la politique qui doit être menée même en phase avec les gènes d'une équipe gouvernante, amènerait cette dernière au sommet de l'impopularité. La seule chance de survie dans une telle situation d'urgence est la crédibilité..
Réponse de le 31/03/2014 à 14:40 :
Pipolino: les gouvernements droite libérale en Europe ont tellement brillé! Le gouvernement Aznar a laissé en Espagne des villes entières en faillite, des aéroports à moitié terminés. Et que dire de Berlusconi en Italie, des conservateurs en Grèce ou en Grande-Bretagne. Même en Allemagne, leur bonne situation ne tient que grâce à leur démographie en berne qui entretient une déflation permanente. La vraie raison c'est que PS et Hollande ont appliqué une politique mi-figue mi-raisin et craintive. "La première décision à prendre, c’est de séparer ce qui relève du crédit, du dépôt, bref du service à l’économie, de ce qui appartient aux opérations de spéculation, pour que les dépôts des épargnants ne soient pas utilisés à d’autres fins que le prêt à l’économie", disait Hollande en 2012. Qu'en reste-t-il ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :