Les Gitanes "Made in France", c'est (presque) fini. La maison-mère britannique de l'ex-Seita, Imperial Tobacco, a confirmé ce mardi un vaste plan de restructuration qui prévoit la fermeture de son usine de Nantes. Une information qui a filtré dans Le Figaro lundi et confirmée après un comité central d'entreprise extraordinaire. En voici les principaux points.
L'usine de Carquefou, dans la banlieue de Nantes, produisait 75 millions de cigarettes par jour en 2012. Principal site de production de l'ex-Seita, la filiale d'Imperial Tobacco depuis 2008, cette usine emploie 327 personnes.
Environ 35% de sa production est destinés au marché français. Le reste est exporté, notamment en Allemagne ou vers les pays du Moyen-Orient. Elle devrait, selon Le Figaro, être délocalisée en Pologne.
La Grande-Bretagne n'est pas épargnée par ce plan. Le producteur de cigarettes a en effet l'intention de fermer son usine de Nottingham, au Royaume-Uni, qui compte 570 salariés.
L'un des deux centres de recherche d'Imperial tobacco en France, situé à Bergerac, fermera également ses portes.
Le groupe conserve un autre centre de recherche et développement près d'Orléans (Loiret), l'usine de Riom (Puy-de-Dôme), où travaillent 224 personnes, une filiale en Corse et une plate-forme logistique au Havre (Seine-Maritime).
En France, toujours d'après Le Figaro, le nombre de postes supprimés au total atteint 502 auxquels il faut retrancher les postes vacants (58), et les 78 créés dans l'organisation commerciale. Les syndicats avancent le chiffre de 30 emplois nets menacés.
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La CGT s'inquiétait déjà fin mars d'un possible fermeture de l'usine de Carquefou, comme le rapportait Ouest-France.
La direction de Seita "comprend et partage l'émotion que peut susciter cette annonce (...). La société s'attachera à identifier puis à mettre en oeuvre des solutions d'accompagnement adaptées à chacun des salariés concernés, en concertation avec les partenaires sociaux", a-t-elle déclaré dans un communiqué publié ce 15 avril.
Dans un communiqué publié ce mardi, l'ex-Seita justifie ainsi sa restructuration:
De fait, comme ses concurrents, le groupe souffrirait d'un essoufflement des ventes en Europe. En France, depuis 2005, les vents ont ainsi diminué de 20% selon une étude du cabinet Xerfi datant d'octobre 2013.
D'après cette étude, Imperial Tobacco se place en deuxième position dans l'Hexagone sur le marché de la cigarette, derrière Philip Morris. La fermeture de l'usine de Carquefou au profit d'une ouverture en Pologne viserait à renforcer les ventes sur les marchés du Moyen-Orient et de l'Europe de l'Est, selon Le Figaro.
Son dividende par action a toutefois augmenté de 10% l'an dernier à 116,4 livres, comme il le met en exergue sur son site. Son bénéfice net total en 2013 s'élèvait à 2,25 milliards de livres contre 2,19 l'année précédente soit une augmentation de 2%. En revanche, sa part de marché a reculé de 40 points de base. Dans son rapport sur ses résultats, il précise:
La restructuration n'est pas la seule arme qu'a choisie la compagnie pour tenter de rattraper des parts de marché. Fin novembre, comme l'ont également fait certains de ses rivaux, le cigarettier a par exemple annoncé son intention de produire des... cigarettes électroniques.
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