Le ministre du Travail fait l'explication de texte du plan anti-chômage

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François Rebsamen, le nouveau ministre du Travail, veut mobiliser tous les acteurs (régions, patronat, syndicats) en faveur de l'emploi.
François Rebsamen, le nouveau ministre du Travail, veut mobiliser tous les acteurs (régions, patronat, syndicats) en faveur de l'emploi. (Crédits : Reuters)
Le nouveau ministre du Travail François Rebsamen a rencontré des acteurs territoriaux et les partenaires sociaux pour les mobiliser en faveur de l'emploi. Il souhaite développer trois pistes : la formation en alternance, l'emploi des seniors et les formations prioritaires pour les chômeurs de longue durée.

Les ministre du Travail passent… le chômage reste. François Rebsamen, successeur de Michel Sapin au ministère du Travail, cherche, à son tour, à remobiliser tous les acteurs pour dynamiser la politique en faveur de l'emploi. Il tenait d'ailleurs, ce lundi 5 mai, une réunion associant des représentants des régions de France, du patronat et des syndicats pour tenter d'activer tous les leviers sur l'ensemble du territoire au plus près des bassins d'emploi.

Une action dans trois directions.

L'alternance, d'abord. On connaît l'objectif gouvernemental de parvenir à 500.000 apprentis en 2017, contre plus de 4000.000 aujourd'hui. La loi du 5 mars, a déjà revu et rationalisé le système de financement de l'apprentissage. Par exemple, le nombre des organismes collecteurs de la taxe d'apprentissage a été considérable réduit, passant de 147 à 46. Pour autant, le ministre du Travail veut lever les autres freins à au développement de l'apprentissage , notamment en étudiant avec le ministère de l'Education nationale une meilleure politique d'orientation des jeunes ou en développant l'apprentissage dans la fonction publique. François Rebsamen, veut aussi que la rentrée de septembre 2014 soit exemplaire en matière d'apprentissage. Pour ce faire, il demande à ce que les acteurs locaux se mobilisent et organisent des réunions locales pour vanter les mérites de l'apprentissage . Il faut notamment aider les futurs apprentis à entre en contact avec une entreprise. En 2013, le nombre des apprentis avait baissé de 2%.

Emploi des seniors: vers une refonte du contrat de génération

Autre point saillant : l'emploi des seniors. François Rebsamen présentera à la mi juin un plan en faveur de l'emploi des plus de 50 ans. Là aussi, il souhaite que les acteurs locaux se mobilisent. Pour maintenir les seniors dans leur emploi ou pour les aider à retrouver un poste de travail Différentes pistes sont à l'étude. La réforme du contrat de génération, cher à François Hollande, notamment. Ce contrat, qui permet à une entreprises de percevoir une aide annuelle de 4.000 euros si elle embauche un jeune tout en préservant un senior dans l'emploi jusqu'à l'âge de la retraite, n'a jamais vraiment trouvé preneur. Alors que Michel Sapin escomptait 75.000 contrats de génération, seules 24.000 demandes d'aide ont été déposées par des entreprises.

François Rebsamen veut donc le relancer en modifiant quelques curseurs . Par exemple, l'aide accordée pourrait être modulée - voire accentuée - si un réel effort est effectué par une entreprise en faveur des seniors. Ainsi, les futurs contrats de génération pourraient permettre le recrutement d'un senior (et non plus d'un jeune), et non pas seulement le maintient d'un senior en place.

Il s'agirait aussi de favoriser la formation en entreprise des seniors au chômag, pendant leur période d'indemnisation par l'assurance-chômage, et de leur faire bénéficier davantage des contrats aidés, trop souvent utilisés pour les seuls jeunes.

100.000 formations sur les métiers qui ne trouvent pas preneurs

Enfin, la « formation prioritaire » est la dernière piste que veut « booster » François Rebsamen. Lors de la dernière grande conférence sociale annuelle de juillet 2013 -la prochaine aura lieu les 7 et 8 juillet - François Hollande avait souhaité que les chômeurs de longue durée bénéficient d'une formation prioritaire sur les métiers qui ne trouvent pas preneurs. L'expérience est en passe de réussir. 35.000 demandeurs d'emploi sont ainsi entrés en formation pour acquérir un savoir-faire. Pour 2014, il a été décidé d'amplifier l'opération en assurant 100.000 formations complémentaires, dont 25.000 ont déjà débuté. Le ministre du Travail souhaite donc que les acteurs locaux se mobilisent pour que les 75.000 restantes soient pourvues au plus vite.

Bref, on le voit, en attendant le redémarrage de la croissance, le gouvernement cherche à optimiser tous les outils au service de l'emploi. Il ne s'agit plus d'innover ou de trouver de nouvelles formules mais de gérer l'acquis afin de parvenir - nouvel objectif fixé par François Rebsamen pour la fin du quinquennat - a faire baisser sous la barre des 3 millions le nombre des demandeurs d'emploi inscrits en catégorie « A ».

 

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Commentaires
a écrit le 16/05/2014 à 15:35 :
Est ce bien utile de former des gens qui ne savent pas quel emploi ils vont trouver .Il serait plus intéressant de les former lorsqu'ils ont un emploi en vue. La formation a un coût.
a écrit le 09/05/2014 à 8:54 :
démonstration avec l'équerre et le compas ?
a écrit le 06/05/2014 à 11:21 :
Pour le contrat de génération censé aider les seniors, je n'ai jamais compris pourquoi il fallait embaucher un jeune. Cela n'a aucune logique.
a écrit le 06/05/2014 à 10:13 :
dans la panade jusqu au coup ils parle de croissance , mais tout nos produits viennent des pays outre atlantique , créé quoi comme emplois eux pensent que cela vient d un coup de baguette magique , qu il suffit de dire la croissance revient et tout repart . je regarde souvent la cinq , émission politique ces gens la sont déconnectés du monde du travail , il parle aussi croissance reprise crise , du vent tout comme nos dirigeants du vent
a écrit le 06/05/2014 à 8:19 :
Comme ses prédécesseurs de droite et de gauche, le nouveau ministre du Travail François Rebsamen s'enlise lamentablement dans les mêmes erreurs fondamentales, celle de parler du chômage ..
Comme ses prédécesseurs de droite et de gauche, le nouveau ministre du Travail François Rebsamen s'est laissé lamentablement intoxiqué aux lamentations pleurnicheries du Medef
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Et s'il s'occupait plutôt très concrètement de création d'emplois nouveaux, de création de nouvelles entreprises créatrices d'emplois ?
a écrit le 06/05/2014 à 8:13 :
Cela fait 30 ans que l'on ou bassine avec ces mêmes plans et cela ne marche jamais stop y en a marre de ces incompétents!!!
a écrit le 05/05/2014 à 23:12 :
C est du vent priorité a la formation
Le niveau des CFA est catastrophique
L afpa est en déroute complète
Et les ministre passent avec toujours de belle paroles que personnes ne croient
a écrit le 05/05/2014 à 23:06 :
Plan anti-chômage ou anti-chômeur?
a écrit le 05/05/2014 à 20:57 :
Ce gouvernement comme les précédents n'a aucune consciences des réalités économiques, sociales, humaines sur lesquelles il est sensé agir. Aucune conscience, aucune intelligence, aucune vision politique, aucune volonté d'inverser quoi que ce soit! Rien, le vide, le néant ! Juste la préservation de ce qui est - des privilèges comme des injustices ! Zéro !
a écrit le 05/05/2014 à 19:15 :
Si des métiers ne trouvent pas preneurs, ce n’est pas qu’une question de formation.
De multiples facteurs expliquent ce rejet : conditions de travail très difficiles (cadences, pressions verbales répétées, objectifs irréalistes…), management inélégant, mobbing, mauvaise ambiance, salaire inférieur au SMIC (oui cela existe), fort éloignement du lieu de travail par rapport au domicile, cherté du logement dans le bassin d’emploi, consommation répandue de produits psychoactifs sur le lieu de travail causé par le stress, temps de travail discontinu sur une forte amplitude, temps partiel imposé, clanisme, saleté permanente liée à l’exercice du métier, etc.
Les causes sont parfois, hélas, cumulatives.
Réponse de le 05/05/2014 à 19:21 :
Tous a fait mais malheureusement pour des énarques le travail difficile c'est ce qu'ils font comme travail. Pour eux c'est très usant de ne rien faire en faisant croire le contraire et surtout de détourner l'argent publique sans que ça se sache... Alors pur nous qui bossons à l'usine, dans notre commerce... pour a peine un smic; autant vous dire qu'ils en ont rien à carrer.
Réponse de le 05/05/2014 à 23:17 :
@Maldonne

Les services des ressources humaines (ou plutôt les marchands de viande) sont toujours à la recherche de jeunes diplômés Bac+5 avec 10 ans d'expérience minimum payés au SMIC... et ils s'étonnent que les candidats ne se bousculent pas! J'espère qu'ils ont prévu de s'octroyer une formation au mandarin en accélérée car bientôt ils devront s'adapter à une nouvelle catégorie de candidats à la qualifiation Mao+20 validant 20 années d'esclavage communiste...

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