Croissance, fiscalité, réforme territoriale... Hollande promet d’accélérer la cadence

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Réduire le barème des impôts pour les plus modestes, alléger le coût du travail pour les entreprises, réduire le déficit, redessiner la carte du territoire… et finalement inverser la courbe du chômage.... Bref, accélérer et "obtenir des résultats". Autant de promesses réitérées ce mardi par François Hollande. Interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV, il a également répondu aux questions des auditeurs, une première pour un président de la République. Voici les principaux points de son intervention.
François Hollande l'avait déjà évoqué quelques jours plus tôt, tout comme son ministre des Finances : la situation économique est en passe de se retourner. Toutefois, Bruxelles a tempéré les ardeurs du gouvernement, lequel pressent 1,7% de croissance l'an prochain, tandis que la commission prévoit 1,5%. Aux critiques moquant son enthousiasme, le chef de l'Etat a répondu:
L'exécutif prévoit 1% de croissance cette année. "On est sorti de la stagnation", affirme encore le président.
A propos de la fiscalité, François Hollande promet des allègements pour les ménages les plus modestes "dès le mois de septembre".
A partir du 1er janvier 2015, les salariés gagnant entre 1 et 1,3 fois le Smic verront leurs cotisations baisser de 3 points, "c'est-à-dire trois points de pouvoir d'achat en plus", clame le président. Quant aux employeurs, il leur promet plus de lisibilité en supprimant les cotisations sociales pour les "employés au Smic et un peu plus". Une simplification qu'il qualifie de "message d'espoir".
Parmi les chantiers pour réduire la dette française, François Hollande en a évoqué un autre: celui de la réforme territoriale pour laquelle il consultera les chefs des partis politiques. Le président souhaite réduire le nombre de régions à 11 ou 12. Il voudrait également que cette réforme soit prise en compte avant les prochaines élections régionales et cantonales, ce qui pourrait avoir pour conséquence un report à 2016. Il réclame en outre une "réforme majeure" concernant les conseil généraux.
Sur le grand sujet industriel du moment, la cession de la branche énergie d'Alstom, le président de la République a confirmé avoir "fait dire par Arnaud Montebourg" que l'offre de General Electric était jugée trop faible, notamment en matière d'emploi.
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Concernant le secret sur les négociations entre le groupe américain et le français, il a lancé :
A plusieurs reprises, le président est interpellé sur son fameux discours tenu au Bourget avant son élection. Lui-même l'a rappelé en évoquant le monde de la finance, celui dont il avait fait "son ennemi".
A propos de la taxe sur les transactions financières, qui doit faire l'objet d'une discussion entre les ministres des Finances de l'Union européenne ce mardi, François Hollande affirme :
En réalité, si un recours de la part de Londres a été rejeté récemment, les obstacles à la mise en place de cette taxe sont encore nombreux.
Par ailleurs, le président met en avant la loi de séparation bancaire, la création de la banque publique d'investissement et la faiblesse des taux d'interêt.
En réponse à Pierre Gattaz, le patron du Medef qui a relancé l'idée d'un "smic" pour les jeunes, plus faible que celui qui est actuellement en place, le président a jugé:
Pierre Gattaz, qui dirige l'entreprise de composants électroniques Radiall, aurait obtenu l'an dernier une augmentation de 29%, "bonus compris", selon le Canard Enchaîné,
François Hollande a appelé le représentant des chefs d'entreprise à "la responsabilité", en référence au "Pacte" auquel il a accolé ce mot.
Sur la forme, le chef de l'Etat qui connaît une très forte baisse de popularité dans les sondages, a défendu la nouvelle équipe de Manuel Valls dont il affirme que la popularité est positive. Il a également loué le bilan de Jean-Marc Ayrault.
"Si j'ai été élu ce n'est sans doute pas parce que j'avais un programme étincelant, sans doute parce que mon prédécesseur avait échoué", a-t-il reconnu, avant de réaffirmer que s'il n'obtenait aucun résultat, notamment sur le chômage, avant la fin de mandat, il ne serait pas en état de se représenter. Il dit d'avoir avoir fait de la baisse du chômage son "obsession", son "combat".
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Reprenant l'une de ses figures de style préférées, l'anaphore, il dément tout "amateurisme" de ses équipes. Plus tard, c'est la formule "j'aime" (la France, les Français, "ceux qui aiment leur pays") qui est reprise. Il a enfin répété plusieurs fois l'expression "nous devons aller encore plus vite."
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