L'OCDE fait le lien entre crise financière et recrudescence de l'obésité

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Jusqu'à 1980, moins d'un dixième des adultes vivant dans l'OCDE étaient obèses contre 18% actuellement.
Jusqu'à 1980, moins d'un dixième des adultes vivant dans l'OCDE étaient obèses contre 18% actuellement. (Crédits : AFP)
Selon un récent rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les pays les plus touchés sont le Mexique, la Nouvelle Zélande et les Etats-Unis où on dénombre en moyenne plus de 30% d'obèses.

L'accélération du développement de l'obésité serait l'une des conséquences de la crise financière de 2008. C'est en tout cas ce qu'assure l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), selon un rapport publié mardi.

Dans ce document qui doit être présenté ce mercredi devant le Congrès européen sur l'obésité à Sofia (Bulgarie), l'OCDE rappelle que plus de la moitié des adultes et un enfant sur cinq affichent en moyenne des surcharges pondérales dans les 34 pays membres de l'Organisation.

Concrètement, l'obésité correspond à un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 30 tandis que le surpoids correspond à un IMC situé entre 25 et 30 chez l'adulte, l'IMC étant calculé en tenant compte de la taille et du poids.

Un ralentissement sur les 5 dernières années

Et même si la progression de l'obésité a plutôt ralenti au cours des cinq dernières années dans l'OCDE, elle a connu un rebond dans certains pays lors de la crise économique de 2008-2009 qui a entrainé une réduction des dépenses alimentaires et une consommation accrue de produits bon marché et plus riches en calories.

Selon le rapport, chaque augmentation de 1% du taux de chômage aux Etats-Unis s'est traduite par une baisse de la consommation de 5,6% des fruits et légumes entre 2007 et 2009.

Au Royaume-Uni, les dépenses alimentaires ont baissé de 8,5% en termes réels en 2008-2009, mais sans impact sur la consommation de calories, celle-ci étant même légèrement en hausse.

Un risque accru de 20%

Une étude australienne a pour sa part montré que les personnes touchées par la crise avaient un risque de devenir obèses supérieur de 20% à celles n'ayant pas été touchées.

L'obésité qui favorise les maladies cardiovasculaires, le diabète et certains cancers, constitue un lourd fardeau social et humain pour les pays de l'OCDE. Les personnes atteintes d'une obésité sévère meurent en moyenne dix ans plus tôt que les personnes ayant un poids normal, note le rapport.

La prise en charge de la surcharge pondérale représente en moyenne 3% des dépenses de santé des différents pays, voire entre 5 et 10% aux Etats-Unis.

18% d'adultes obèses en moyenne

Jusqu'à 1980, moins d'un dixième des adultes vivant dans l'OCDE étaient obèses contre 18% actuellement. Les pays les plus touchés sont le Mexique, la Nouvelle Zélande et les Etats-Unis où on dénombre en moyenne plus de 30% d'obèses.

Mais après avoir connu une croissance très rapide dans les années 90, la situation s'est stabilisée et les taux d'obésité n'augmentent plus dans des pays comme le Royaume Uni, l'Italie et les Etats-Unis.

Dans d'autres pays en revanche, les taux ont continué à augmenter au rythme de 2 à 3% par an. Il s'agit de l'Australie, du Canada, de la France, du Mexique, de l'Espagne et de la Suisse, note l'OCDE.

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Commentaires
a écrit le 07/11/2015 à 10:40 :
l'ocde c'est inutile
a écrit le 28/05/2014 à 19:58 :
c'est plutôt normal car lorsque l'on a moins d'argent on va à l'essentiel et on économise sur les loisirs dont le sport en club ou salle, les équipements, etc et l'alimentation en est aussi impacté. Plus on gagne, plus on dépense y compris sur du bien être. Moins on gagne, plus on restreint et on dépense à l'essentiel. Il faut aussi ajouter le stress liés aux problèmes financiers qui fait aussi grossir.
a écrit le 28/05/2014 à 17:53 :
Evidemment, tout à fait vrai! est il possible quand on a les payes que nous avons, ou quand nous sommes au chômage, de s'acheter des fruits et légumes (5/ jour, svp !) aux prix où on les vend? les gens prennent le moins cher, mangent mal car il faut manger quand même.. et la santé en pâtit, mais bon, ce n'est pas du tout le souci de notre gouvernement.

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