« Hollande prépare une réforme territoriale qui est un contresens économique »

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Pour Jean-Christophe Fromentin, que l'État le veuille ou non, que les hommes politiques le veuillent ou non, les territoires se construiront sur des logiques de flux pas sur des logiques administratives. Les gens iront là où il y a du travail et il y aura du travail demain là où les flux se structureront dans un monde globalisé.
Pour Jean-Christophe Fromentin, "que l'État le veuille ou non, que les hommes politiques le veuillent ou non, les territoires se construiront sur des logiques de flux pas sur des logiques administratives. Les gens iront là où il y a du travail et il y aura du travail demain là où les flux se structureront dans un monde globalisé." (Crédits : Reuters)
Jean-Christophe Fromantin, le député-maire UDI de Neuilly, craint que François Hollande aille « dans le mur » avec sa simplification des régions et la suppression des conseils départementaux. Il estime qu’une réelle réforme demanderait « un courage politique et un discours stratège fort ».

Jean-Christophe Fromantin, le député maire UDI de Neuilly, travaille depuis longtemps sur les territoires et sur la manière dont les régions devraient être reconfigurées en fonction des flux économiques, regroupées autour de 8 métropoles connectées au monde en particulier par les ports, mais pas en fonction de logiques administratives ou partisanes. Une réflexion innovante (http://www.territoiresenmouvement.com/) d'un élu atypique et constructif, par ailleurs candidat à la présidence de l'UDI et surtout l'instigateur d'une candidature de la France à l'Exposition universelle de 2025 de plus en plus fédératrice et transpolitique (http://www.expofrance2025.com/)

 

La Tribune.Vous menez une réflexion sur la manière dont les flux économiques structurent les territoires et sur la façon dont la France métropolitaine pourrait s'organiser dans l'avenir autour de 8 régions autour de 8 métropoles connectées au monde. Est-elle compatible avec la manière dont François Hollande semble aujourd'hui envisager la simplification de la carte territoriale ?

 Jean-Christophe Fromantin. Les territoires dans le monde se sont toujours construits sur les logiques économiques. La France s'est, elle, construite sur les grands ports, Lorient, Marseille, Bordeaux… et les flux ont toujours été à l'origine de la géographie politique, sociale ou économique. Je pense que non seulement cela ne sert à rien mais que c'est en plus extrêmement dangereux d'aller contre les flux : que l'État le veuille ou non, que les hommes politiques le veuillent ou non, les territoires se construiront sur des logiques de flux pas sur des logiques administratives. Les gens iront là où il y a du travail et il y aura du travail demain là où les flux se structureront dans un monde globalisé. Je ne comprends pas pourquoi nous n'anticiperions pas dès aujourd'hui en ayant un regard réaliste sur les flux tels qu'ils vont se développer. Je comprends qu'il y ait une urgence avec Bruxelles et les nécessaires réformes de structure mais sans vision prospective du territoire, la réforme n'a aucun sens…

Quitte à faire une réforme, autant qu'elle ait une vision…

 ... exactement. Le Président de la République veut donner la priorité à l'emploi mais, dans le même temps, s'apprête à faire une réforme des territoires contreproductive dans tous les sens du terme. Son obsession devrait plutôt être de trouver un discours stratégique, de chercher à créer une carte de France équitable où chaque Français soit à une distance acceptable d'une métropole connectée au monde, où chaque Français soit à une distance d'une ville moyenne avec les missions régaliennes de l'État, où chaque entreprise soit dans un corridor logistique qui la relie à l'hinterland d'un grand port maritime… Le discours stratégique du chef de l'État ne doit pas être un discours égalitariste, il doit être un discours équitable. Il doit faire de la géographie politique à l'aune de cette équité territoriale et non de l'égalité territoriale.

Dans un deuxième temps on trouvera toujours des mécanismes de péréquation financière, parce ce qu'il est évident qu'il est plus difficile de faire de Clermont-Ferrand une métropole connectée au monde que de Nantes. Là, il sera temps d'avoir une politique volontariste mais l'approche administrative, égalitariste est contreproductive et va nous mettre dans le mur. François Hollande ne doit pas faire l'erreur d'annoncer un nombre de régions, mais il doit expliquer l'objectif de la réforme et surtout les critères objectifs que les élus doivent avoir en tête pour se rapprocher. La France se redessinera, alors, naturellement. Il faut tirer un signal d'alarme, car on est en train de nous préparer une réforme territoriale qui n'a pas de sens, une simple réponse à l'urgence sans aucune perspective.

Le meilleur exemple pourrait-il être la création de cette région du Havre à Paris, celle de l'axe Seine ? Aurait-elle un réel sens économique en respectant l'évolution probable des flux économiques ?

Bien sûr, c'est un exemple. Le souci est qu'il n'y a aucun critère mis par le Président. Quelle devrait être la taille critique des futures régions? Quelle devrait être leur connexion aux ports et à l'hinterland ? Leurs compétences ? Un véritable État stratège, celui que tout le monde réclame, devrait faire exactement l'inverse de ce qui est annoncé par Manuel Valls : donner, par exemple, une taille critique de 8 à 10 millions d'habitants car si l'on veut canaliser l'épargne au service de l'économie plutôt que la laisser partir vers les fonds de pension, c'est la bonne taille pour la territorialiser. Tout le monde le sait, c'est une réalité. L'autre réalité, c'est la connexion. Un monde globalisé est un monde connecté. Les voitures allemandes qui font ainsi le plus de valeur ajoutée sont celles qui ont les inputs importés les plus nombreux. Une Porsche Cayenne c'est 90% de produits importés. Donc si l'usine Porsche n'est pas d'accès facile pour les containers ou pour la voiture montée, elle s'écroule

Le salut de la France passe par ses ports ?

Il passe par la connexion au monde. Le Président devrait demander des territoires où chacun est connecté au monde. Pas des petites régions à 3 ou 4 pour s'arranger entre soi, mais des régions connectées à l'un des 7 grands ports français. Nous avons un atout formidable, il faut le jouer. La sociologue et économiste Saskia Sassen le montre de plus longtemps : plus un pays a de connecteurs au monde plus il est tiré vers la croissance. En France, nous avons les moyens d'avoir 8 ou 10 métropoles connectées au monde. Chaque région doit donc être adossée à une métropole connectée au monde pour valoriser ses capacités productives et donner aux métropoles une véritable raison d'être car si ses fonctions tertiaires ne sont pas adossées à des capacités de production elles vont vite tourner dans le vide ! Si le Président adoptait un discours fondateur et donnait à tout le monde un an pour s'adapter, il ne serait pas dans un tel casse-tête.

Le gouvernement semble aujourd'hui dans un schéma impossible sur cette question. Pensez-vous qu'il va de nouveau se heurter à l'Assemblée et au Sénat à une pluie d'amendements et au lobbying des associations d'élus ?

Bien sûr. Chaque élu a une équation personnelle qui est mise en défaut par rapport à une réforme comme celle là. C'est une réforme qui demande un courage incroyable. Si François Hollande avait été élu sur une carte de France, il aurait la légitimité pour trancher dans le vif. Mais là, il arrive avec un discours au fil de l'eau, alors qu'il s'agit d'un sujet extraordinairement réformateur que l'on ne peut pas conduire avec 15% de popularité, une opposition déliquescente et un monde politique truffé d'ambitions personnelles. François Hollande va se heurter à des corporatismes dans tous les sens, de droite comme de gauche. Il faudrait une liberté terrible pour réaliser cette réforme et, surtout, la légitimité d'avoir été élu pour la faire. Comme ce n'est pas le cas, personne n'aura d'état d'âme au Parlement pour casser et détruire ce qui ne lui conviendra pas. Cela aurait d'ailleurs été pareil avec Nicolas Sarkozy. Nous avons là un problème lié aux limites de nos institutions et au fait qu'aucun candidat se présente l'élection présidentielle avec des propositions de réformes structurelles. La campagne présidentielle ne s'étant pas faite sur ces questions de structures, cela devient extrêmement difficile de les faire aujourd'hui

Croyez-vous vraiment que l'on puisse se faire élire sur des réformes aussi radicales et douloureuses ?

Le scrutin des élections européennes en donne la preuve : les exécutifs allemands, italiens, espagnols font tous les trois des bons scores parce qu'ils sont sur des réformes courageuses. C'est peut être nouveau mais il y a eu une prime au courage. Angela Merkel, Matteo Renzi, et Mariano Rajoy ont fait des bons scores dans des séquences réformatrices très dures mais complètement assumées. Je pense que nous devrions dire qu'il y a une réforme des territoires à faire et qu'elle est la pierre angulaire d'une grande réforme de la France. Après, il y aura 3 ou 4 réformes à effectuer sur les compétences régaliennes de l'État, la fiscalité et la mise à l'équerre de l'État providence. Mais sur un tel processus réformateur, on peut mettre 100, 200 ou 500 milliards d'euros dans les investissements d'avenir et déclencher une perspective de croissance. Mais si nous n'avons pas ce discours construit tenu par quelqu'un de convaincu, la réforme territoriale sera un coup d'épée dans l'eau. Elle ne peut pas fonctionner, elle est partie de manière trop erratique, elle n'est portée par personne, elle n'a pas été mise en perspective, je ne vois pas comment cela pourrait marcher !

 

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a écrit le 03/06/2014 à 10:46 :
Jadis on a créé les départements et l'on n'a pas demandé l'avis des populations et chacun s'y est attaché car ça correspondait à une nécessité économique. Maintenant et à l'instar des autres régions d'EUROPE il faut mutualiser et fédérer les départements pour unir nos forces; l'expansion est inéluctable si l'on veut survivre, n'en déplaise aux petits potentats locaux.
a écrit le 02/06/2014 à 23:28 :
Après le regroupement des communes en communautés de communes, la disparition des départements, les Young Leaders de la French American Foundation que sont Hollande, Valls, Marisol Touraine, Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg, Najat Vallaud Belkacem, finissent "d'ajuster" la France au système administratif Américain par le regroupement des régions. Ce sera plus pratique une fois que le traité transatlantique sera finalisé, et que nous n'aurons plus qu'a cirer les pompes aux US. Évidemment l'ensemble de la classe politique y est favorable, FN et EELV en tête. Si vous voulez comprendre ce qui se passe allez voir les conférences en ligne de François Asselineau et de l'UPR.
a écrit le 02/06/2014 à 22:50 :
Enfin un homme politique qui réfléchit, cela change du brouet indigeste habituel. Bien sûr 8-9 régions seraient suffisantes. Il est intéressant de voir Hollande faire ces fusions au Sud mais être très frileux au Nord. Quelle déception ce président.
a écrit le 02/06/2014 à 21:54 :
Toutes ces réformes "locales" comme la suppression des maire si il y avait pas assez de votants dans les petites communes, puis celle ci; n'ont elles pas pour objectifs de réduire le nombre de signataires pour les présentations aux présidentielles futures? En éliminant les plus petits parties et en ne conservant que les principaux histoires qu'ils aient plus de chance d'être réélus?
Si ils voulaient faire des économies, pourquoi ne pas réduire les membres du gouvernement (ministres, sénateurs, membres des assemblés) qui eux en plus de nous coûter cher, ont des avantage comme les chauffeurs, les conseillers, maisons de fonctions, voiture et pas des C1 ou un bus commun,.. ? Au lieu de ça ils réduisent toujours aux racines et souvent avec des méthodes (comme externaliser des postes) qui finissent souvent par une augmentation caché du prix mais comme c'est plus sur la même ligne ça passe inaperçu...
a écrit le 02/06/2014 à 15:23 :
Avant de "jeter" tout fonctionnaire territorial, au prétexte du dogme "déficit public" (dont personne ne s'interroge sur ce qu'il recouvre et en quoi il diffère des modèles ultra libéraux qui nous entourent), il serait bon de relire V. Leontief...
Ce qui importe, ce n'est pas le nombre de fonctionnaires; mais l'efficience du système administratif. Partant de là, effectivement, les départements n'ont plus d'utilité (sous leur forme actuelle). Si réforme il doit y avoir, ce ne sera que par referendum. Tans qu'on y est, profitons en pour instaurer une nouvelle constitution; dans laquelle on réduirait l'A.N., le Sénat, et remettrait les mandats à quelque chose de cohérent comme 6 ans, sans coïncidence législatives/présidentielle. A partir de là, l'efficacité pourra se construire. Et certainement pas comme le voit ce Mr (dont le discours "langue de bois" entendu il y a peu, ferait presque regretter son coup de force contre le sarkozisme)... Son axe "Seine" n'a aucun sens (même pour un parisien); quant à la prééminence des ports, ça pourrait faire sourire un bavarois ! Bref, du verbiage "pour exister"; illustration des "politocards" dont il faudrait, justement, nous débarrasser.
Réponse de le 02/06/2014 à 16:43 :
"Ce qui importe, ce n'est pas le nombre de fonctionnaires; mais l'efficience du système administratif."... Vous avez raison dans une certaine mesure, mais en ce moment nous cumulons coût élevé et efficacité médiocre. Et puis, il y a un moment où l'on ne peut pas se payer n'importe quoi. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faille aucun fonctionnaire. Tout est dans la mesure !
Réponse de le 02/06/2014 à 21:45 :
D'accord avec vous mais a leur actuelle, le gouvernement ce débarrasse de la plupart des fonctionnaires qui nous coûtent le moins pour ne pas toucher à leurs postes a eux... Pourtant un sénateur en moins peux conserver combien de secrétaire d'une préfecture?
a écrit le 02/06/2014 à 14:59 :
Il n'a pas tort ! D'une part, pour réformer la France, la seule solution est de faire un référendum pour contrer tous les blocages pour cause d'intérêts personnels et lobbying. D'autre part, rapprocher les territoires d'une métropole économique pour plus de pertinence, pour alléger ce millefeuille territorial et administratif, pour faciliter l'économie et les démarches des citoyens. Par ex : je suis à 20 mns d'une métropole (située dans le département voisin) alors qu'il me faut faire 1h de route pour aller à la métropole correspondant à mon département. Ce n'est vraiment pas logique en plus d'être une perte de temps, d'efficacité et d'argent !
a écrit le 02/06/2014 à 13:32 :
Mon Dieu mais que d'aveuglement ideologique, meme ce depute est a jeter.
Les regions doivent etre rebatie sur la volonte de vivre ensemble et non pas de froide considerations economiques.
Si les citoyens d'un territoire veulent vivre en un groupe restreinte (l'Alsace, pas si petite quand meme), ll serait contre-rpoductif, ideologue, stupide de le leur refuser. Des collectivites plus petites (Sarre, Hanovre, cantons suisses, val d'Aoste) s'en sortent tres bien !
Réponse de le 02/06/2014 à 14:04 :
@Steph: Amusant votre commentaire... On ne vit en effet bien ensemble que quand nous avons des intérêts, notamment économiques, communs. Pas seulement économiques, bien sûr, mais l'argent étant encore malheureusement pour un temps le nerf de la guerre, il faut bien en tenir compte...
a écrit le 02/06/2014 à 11:51 :
Ni la gauche ni la droite ne pourront réformer ce pays syndicalement sclérosé par ses rapports de force et opposant sans cesse public et privé. Nous allons devoir attendre l'épuisement total de notre économie afin que les changements deviennent obligatoires.
Réponse de le 02/06/2014 à 13:06 :
Que peut-on attendre de flanby, si ce n'est des mensonges ou des cadeaux à sa clientèle ?
Réponse de le 02/06/2014 à 13:15 :
ce n'est pas le pouvoir syndical qui est sclérosé...c'est le pouvoir politique avec des élus attachés plus à leurs privilèges qu'à l'intérêt général....la seule chance que cette réforme passe, est Hollande qui sait qu'il ne sera pas réélu...donc il n'a rien à perdre; il aura dans l'histoire sa réforme des régions....!!!
Réponse de le 02/06/2014 à 14:07 :
Tous les partis "de gouvernement" et les syndicats sont sclérosés! Incapables d'avoir vu l'évolution du monde et de la société civile, ils se sont enfermées dans leurs vieilles lunes post soixante huitardes. Certains en sont encore à la lutte des classes!

Tous dehors...
a écrit le 02/06/2014 à 11:48 :
Totalement d'accord avec l'aspect économique des flux. Mais Bordeaux est-il toujours un port de commerce actif compte tenu de l'activité syndicale en France ? Les chargeurs ont tendance, pour éviter le syndicat français, à utiliser par exemple Rotterdam puis le transport routier.
Quant à la carte des régions, artificielle au départ, elle ne semble pas toujours correspondre aux réalités économiques. Nous ne comprenons pas, chez Rhône-Alpes, le lien entre Grenoble, Roanne, Chambéry, Privas, Bourg en Bresse et Valence ou St. Etienne par exemple.
Pourquoi ne pas supprimer les régions aux coûts élevés et définir de grands départements regroupés (donc en supprimant certains) selon la réalité économique locale, éventuellement en modifiant leurs noms pour ne blesser personne ?
Par exemple en région PACA, nous supprimons la région.
Le département des Alpes Maritimes (06) augmenterai de la partie est du Var (83: St-Tropez, Draguignan, St-Raphael) région dans l'attraction de Nice.
Le département des Bouches-du Rhône augmenterai de l'ouest du Var (83 Toulon etc.) et du Vaucluse (84), régions dans l'attraction de Marseille et de Fos.
Les Hautes -Alpes et Alpes de Haute Provence (04 et 05) ne formeraient qu'un seul département (à étudier leurs liens économiques et humains avec les Savoie ou l'une d'elles) .
Ainsi nous aurions la suppression de la Région et de trois départements, autant de sources d'économies.
Nous pensons que ce schéma serait reproductible et à étudier partout en France, avec un peu plus de travail en lien avec les acteurs locaux. Des départements plus importants pourraient également être envisagés d'une région à l'autre.
a écrit le 02/06/2014 à 11:43 :
toute réforme territoriale qui omet le "trou noir" Paris qui pompe tout (économie, capitaux, politique, administrations, etc..) et va encore s'alourdir avec le "grand Paris" est vaine.
La réussite allemande est en partie due à sa décentralisation économique (pas grand "trou noir", métropoles équilibrées et connectées) et politique (Merkel n'a pas tous les pouvoirs de François Le Normal).
Réponse de le 02/06/2014 à 12:45 :
Votre commentaire est juste, mais je ne suis pas sûr que "l'exception française" en s'ajustant au modèle allemand aurait la même réusssite. C'est tout une question de mentalités qui fait la différence.
a écrit le 02/06/2014 à 11:27 :
demander aux hommes politique de supprimer des régions, donc des postes politiques....
Supprimer ses élites politiques, il n'y a que ça de vrai pour que la France retrouve une chance à avoir un avenir. Commençons par baisser salaire & primes des femmes & hommes politiques. 50% en moins. Ils l'ont largement mérité.
a écrit le 02/06/2014 à 11:27 :
"Le souci est qu'il n'y a aucun critère mis par le Président."
Bon diagnostic. Le Président, sur ce sujet comme les autres ne semble avoir aucune logique, aucune idée directrice, sauf peut-être l'équilibre des courants du PS .Sarkozy hier et l'opposition aujourd'hui pas davantage.
La proposition de M. Fromantin a le mérite d'avoir une logique. Ce n'est peut-être pas la seule possible mais qu'il serait bon d'avoir un débat rationnel sur les logiques possibles plutôt que la foire d'empoigne prévue !
Un autre mérite est son caractère positif : une réforme pour dynamiser. Parce que si la seule motivation est de faire des économies de bouts de chandelles, cela ne peut mener qu'à la catastrophe.
Enfin pourquoi parler de réforme douloureuse ? Alors qu'il n'y aura pas plus d'une quinzaine de personnes à être affectées ?
a écrit le 02/06/2014 à 11:21 :
La réforme ne produira des économies d'échelles que dans 10 ans avec le "cirque" des fonctionnaires à déplacer et à ne pas remplacer. La suppression du Sénat aurait été une économie rapide et acceptable par référendum.
Réponse de le 02/06/2014 à 11:47 :
exact
a écrit le 02/06/2014 à 11:14 :
Décidément, on se demande tous les jours comment les français ont-ils pu l'élire ?
Réponse de le 02/06/2014 à 14:52 :
Rappelez-vous celui qui était en face avec ses promesses trahies à lui (souvent différentes mais tout aussi trahies).
a écrit le 02/06/2014 à 11:10 :
D’autant qu’il faut s’attendre, très probablement et une fois de plus parce qu'il faut placer les copains à d’autres usines à gaz dont ils sont coutumiers, complètement illisibles, diluées dans le temps et au final plus onéreuses pour le contribuable (exp. les fumeuses métropoles).
a écrit le 02/06/2014 à 10:54 :
Avec l'UMP et l'UDI, il ne faut rien faire, d'ailleurs c'est ce qu'ils ont fait pendant 10 ans !
Réponse de le 02/06/2014 à 11:12 :
Ce qui ronge les débats, ce sont ceux qui ne lisent ni les articles, ni les propoitions faites dans ceux ci. A bon entendeur.
Réponse de le 02/06/2014 à 13:12 :
Les Elus bien en place auront toujours de bons arguments pour refuser la fusion des régions....la seule perspective qu'ils ont, c'est de garder le millefeuille administratif avec leurs petits pouvoirs et rémunérations conséquentes....Ne vous laissez pas manipuler.... ce sont les mêmes qui ont "viré" DeGaulle qui voulait toucher au Sénat....!!
Réponse de le 02/06/2014 à 15:15 :
fusion conseiller général et régional pour un seul( territorial) et regroupement des régions sur le modèle du projet balladur: déjà prévu et même voté par sarko mais c'est la première chose que FH a supprimé
a écrit le 02/06/2014 à 10:50 :
Vouloir dompter les flux, est une hérésie.
Monsieur Hollande devrait réfléchir au concept: In mobilis mobili!!!!
Merci Jules Verne...
a écrit le 02/06/2014 à 10:43 :
C'est étonnant tout de même cette passion des élus de tous bords pour dépenser l'argent des autres, c''st à dire des contribuables et des entreprises ...
Le priorité c'est de serrer les boulons pour dépenser moins. En fusionnant par exemple la Picardie et le Nord Pas de Calais, je ne vois pas trés bien quelles économies on va faire. Les fonctionnaires de l'Etat et de la Région qui sont à Amiens ne vont pas se retrouver à la rue .... Il faudra continuer à payer leurs salaires et il y aura toujours le même hiérarchie avec des directeurs régionaux, des chefs de service, etc ... Ce sera même le contraire car pour pallier la fin dela région, la métropole Amiens va muscler ses équipes en recrutant ...
Maintenant pour reprendre l'exemple de M. Fromentin, si on veut faire de Clermont-Ferrand, une métropole d'équilibre,il faut arrêter d'embaucher des fonctionnaires, arrêter de filer des subventions aux entreprises et aux associations, arrêter de faire du social avec le RSA et consorts et utiliser les sommes dégagées pour mettre le paquet sur les infrastructures : routes et autoroutes, trains à grande vitesse, traisn de marchandises, univerversités, etc . Laissons ensuite les entreprises se développer sans les emmerder en permanence, donc sans hommes politiques
a écrit le 02/06/2014 à 10:38 :
La grande majorité des Conseillers Généraux et des Conseillers Régionaux sont vent debout contre la réduction de leurs avantages... Ce sont le mêmes qui trouvaient plein d'arguments contre le projet du Général De gaulle qui voulait transformer en 1969 le Sénat .... L'Italie est en train de le faire...!! Notre seule chance, c'est qu'Hollande est certain de ne pas être réélu en 2017...donc il peut passer outre...!!
Réponse de le 02/06/2014 à 10:57 :
+1. En ce moment, le PS tient l'Assemblée Nationale, la présidence des régions, le gouvernement, et sait qu'il va bientôt tout perdre donc il se fout du cours-terme. Si on veut passer une réforme sur les régions, il n'y aura pas de période plus favorable que maintenant.
a écrit le 02/06/2014 à 10:38 :
Merci de faire connaitre une alternative qui ringardise le projet "petit bras" de ce gouvernement... mais tout autant l’inaction des précédents.
Réponse de le 02/06/2014 à 11:11 :
Si vous continuez à vous focaliser sur le passé rien ne bougera, c'est certain.
Profitez en pour changer de pseudo :-) Cap2016 au moins, Cap2026 avec un peu plus de vison.
a écrit le 02/06/2014 à 10:36 :
Quand je fais venir un artisan pour un devis, et qu'il commence par me dire "c'est compliqué, cela va coûter cher", je le vire immédiatement. La gestion d'une famille, d'un patrimoine, d'une vie, ou de la politique, c'est commencer par faire ce qui paraît logique et efficace, sans toujours savoir comment les choses vont tourner, pour avancer. La France n'est même plus dans les starting blocks, on a distribué des pliants aux coureurs pour qu'ils puissent faire la sieste en attente des décisions de nos "elites"..
a écrit le 02/06/2014 à 10:30 :
le mieux en effet c'est de développer les métropoles et les départements pour ce qui est de la "proximité" en recentralisant les fonctions trop couteuses, et donc en supprimant les régions.
a écrit le 02/06/2014 à 10:28 :
C'est pas grave.... la politique française aime danser le boléro : deux pas en avant, deux pas en arrière.
a écrit le 02/06/2014 à 10:20 :
Pas de bol pour l exemple, une voiture ne s exporte pas en container (mais dans des bateaux speciaux roll on/roll off) et les usines porsche sont assez loin de la mer : Stuttgartt pour porsche, le cayenne est monte chez VW (a Wolfsburg ?)

Sinon ce monsieur veut encore jeter de l argent par la fenetre avec l expo universelle. pourquoi pas des JO ???
Réponse de le 02/06/2014 à 11:14 :
une voiture est un produit fini. D'ou vient l'acier?
Réponse de le 02/06/2014 à 14:01 :
une voiture c est bien autre chose que de l acier (certaines comme chez audi sont meme en aluminium). Une voiture c est maintenant enormement d electronique, pas mal de plastique et certes un peu d acier pour la carrosserie et certaines pieces.
Mais la on est plutot chez les sous traitants pour les freins, roulements etc ...
Et a ma connaissance, valeo, Bosch continental ne sont pas non plus dans des ports
a écrit le 02/06/2014 à 10:18 :
La région Ile-de-France représente à elle seule un tiers du PIB français. Elle est déjà 35 fois plus riche et 15 fois plus peuplée que la région Limousin. Y ajouter en plus un territoire s'étendant jusqu'à Rouen et au Havre serait-il si intelligent ?

Est-il vraiment indispensable que les futures régions soient "réorganisées en fonction des flux économiques", ou n'est-ce là qu'une occasion de critiquer pour critiquer un adversaire politique ?

La réforme envisagée par Hollande n'est évidemment pas parfaite (il est impossible qu'elle le soit), mais elle aurait au moins le mérite de constituer des régions moins disparates en termes de population et de puissance économique qu'aujourd'hui.

L'important dans cette réforme est surtout de marier des régions riches et dynamiques avec des régions pauvres et en déclin, afin d'entrainer tout le monde vers le haut. Laisser de côté, seuls, la Lorraine ou l'Auvergne serait le meilleur moyen pour voir ces régions dépérir encore plus qu'elles ne le font déjà.
Réponse de le 02/06/2014 à 14:04 :
Il est loin d etre sur que les canards boiteux soient sauves par des regions plus dynamiques. au contraire, ils risquent de developper un systeme clienetliste, un peu comme la corse qui ne vit que des transferts de la France
Si on prend par ex la lorraine que vous citez, son avenir est il vraiment de la fusinner avec l alsace plus rice (ou paris ?) . Ne vaut il pas mieux les laisser se gerer eux meme et peut etre decider que leur avenir c est le luxembourg ?
a écrit le 02/06/2014 à 10:10 :
Les velléités de reformes courageuses (ANI, pacte de responsabilite) ont été tuées dans l'oeuf ou rendues inopérantes par les syndicats et la gauche du PS sous couvert de dialogue sociale complément stérile.
a écrit le 02/06/2014 à 10:07 :
Encore un encouragement a reformer ...mais pas cette fois, pas comme ca, pas maintenent, etc
a écrit le 02/06/2014 à 10:01 :
Au-delà des contres sens économiques et des nécessités moderne ...la Nomenklatura au pouvoir ...ne nous fera pas deux fois ...le coup du mariage homosexuel pour tous...! en amont de n'importe quelle réforme sociétale de cette amplitude ...il faut que le gouvernement s'engage ...à faire validé cette éventuelle réforme ...par un référendum....!
Réponse de le 02/06/2014 à 10:20 :
Réforme sociétale ?? Il y a peu les Français dan leur majorité ignorait ce qu'était leur région, ses limites, son Président...
Réponse de le 02/06/2014 à 10:21 :
Réforme sociétale ?? Il y a peu les Français dan leur majorité ignorait ce qu'était leur région, ses limites, son Président...
Réponse de le 02/06/2014 à 10:42 :
Un référendum...mais les français ne répondent jamais à la question posée...!!!
voir De gaulle en 1969, qui voulait réformer le Sénat et qui a été battu par les Elus qui ne voulaient pas perdre leurs acquis et qui ont propagé de fausses nouvelles et arguments pour faire voter contre par les Français. Avec le recul, De Gaulle était vraiment un visionnaire...!!!!
Réponse de le 02/06/2014 à 11:17 :
Demander aux Français supposerai que la politique recommence à les interesser. Les Français ne connaissent pas leurs regions? preuve de leur inutilité?
a écrit le 02/06/2014 à 10:00 :
La taille n'a rien a voir avec l'efficacité.
Les cantons suisse dont le plus gros ne doit pas dépasser 1,3 million d'habitants fonctionnent bien.
Inversement la Californie avec ses 40 millions d'habitants fonctionne aussi.
a écrit le 02/06/2014 à 9:59 :
.... de perdre sa place !
a écrit le 02/06/2014 à 9:41 :
Inutile de paniquer Hollande ne fera rien. Regardez, ça fait 6 mois qu'il avait annoncé un choc de simplification: RIEN. Le pacte de compétitivité avec baisse des charges: RIEN. La réforme de la fiscalité: RIEN. Donc la réforme de la carte administrative....
Réponse de le 02/06/2014 à 10:20 :
je suis chef d'entreprise et je constate la baisse des charges et le fonctionnement du CICE, documentez vous Monsieur. Reste encore la taxe pro soit disant supprimée et remplacée par le prédecesseur par contribution foncière + 50%.
a écrit le 02/06/2014 à 9:28 :
probleme, avec le statut fe fonctionnaire on va garder tout le monde puis les elusvont garder leurs privileges et comme pour le pacte de responsabilité on va accoucher d'une souris.. pOUR LES COMPETENCES ON VA REFILER le paiement aux regions mais sans diminuer les impots d'etat donc economies zero.
un exemple l'education nationale avec tout son personnel n'est pas capable d'assurer un semaine de 4,5 jours une honte alors on refile aux communes
a écrit le 02/06/2014 à 9:01 :
Je crois pas que modifier la carte administrative engendre une économie. Ce qui coûte c'est le personnel de ces administrations. Il est évident qu'on le gardera ! on fera des faux emplois et de ce fait pas d'économie.
Réponse de le 02/06/2014 à 11:26 :
Imaginons que l'on diminue les strates de decisions en Frances (regions): il est evident que les employés de l'état ne seront pas mis au chômage, mais, avec le temps, ils ne seront peut-être pas remplacés... donc en restant optimiste, c'est une réforme qui fera gagner de l'argent dans 10 ans?
a écrit le 02/06/2014 à 8:55 :
En fait, un tel discours suppose que l'économie devrait forcément se traiter au niveau des régions.
Mais pourquoi serait-ce le cas, plutôt qu'au niveau de l'Etat comme pendant les 30 glorieuses ou en Californie ? Et quel rapport avec la gestion des pompiers, des départementales, du RMI et des collèges par les départements ?

On ne peut pas tout faire sous un prisme économique ; l'exposition universelle oui, la modification des structures de l'Etat c'est une autre histoire.
Réponse de le 02/06/2014 à 10:09 :
Simplement car Paris est engorgée et engorge les flux de décision.
Réponse de le 02/06/2014 à 10:54 :
Kermao, vous confondez Paris au sens géographique, et Paris au sens centre de la nation. Le mécanisme de poupées russes collectivités, départements, régions et paris ne désengorge strictement rien. Bien au contraire, cela constitue un conflit permanent entre toutes ces strates rendues irresponsables par construction. Ce qu'il faut c'est une décision locale (ville/communauté de communes) forte, et un système de régulation entre ces grosses collectivités, effectuée au niveau central. Ca fait un demi siècle que toutes les entreprises ont géré de façon optimale, centralisée, informatisée tous leurs services généraux, et il n'y a bien que l'Etat qui ne veuille pas faire de même, alors que tous les moyens existent depuis un bon moment. Non, au lieu de ca, on continue a empiler des gens (souvent malheureux) dans des bureaux, avec des procédures de déplacement du papier d'un bureau a l'autre, mais jamais aucun livrable au bout...

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