"Il y a eu une volonté de m'humilier en me mettant en garde à vue" (Nicolas Sarkozy)

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Nicolas Sarkozy, qui envisage de se représenter à la présidence de l'UMP à l'automne prochain, n'a eu d'autre choix que d'avancer la date de son retour médiatique, hier soir sur TF1 et Europe 1, pour répondre à ses 15 heures de garde à vue et à sa mise en examen pour corruption active, trafic d'influence et recel de violation du secret professionnel.
"Il y a des choses qui sont en train d'être organisées. Les Français doivent les connaître et (...) juger de ce qu'il en est," s'est-il justifié, laissant planer le doute sur une éventuelle action organisée contre lui. Et de nier les faits qui lui sont reprochés : "Je n'ai rien à me reprocher."
L'exercice a été l'occasion de dévoiler sa stratégie de défense. À destination de l'opinion, tout d'abord, l'ancien président de la République dénonce une instrumentalisation d'une partie de la justice qui, à gauche, instruirait à charge, selon lui. Dénonçant l'appartenance de l'une des juges, Claire Thépaut, au Syndicat de la magistrature, un syndicat classé à gauche, il soupçonne "l'obsession (de la juge) de détruire la personne contre qui (elle) doit instruire à charge et à décharge".
Ensuite, il a encore ciblé le camp adverse en s'en prenant à son successeur, François Hollande, dont il a accusé les collaborateurs d'avoir exploité de façon "éhontée" ses archives, à la Garde des sceaux Christiane Taubira et au Premier ministre Manuel Valls, taxés de mensonge, et au ministre des Finances, Michel Sapin.
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Sur le fond, l'ancien chef de la droite a dit qu'il ferait valoir ses droits pour échapper à la procédure. Selon sa défense, la mise en examen repose sur les écoutes qui ont été faites par les enquêteurs, justifiées par une enquête sur un éventuel financement de sa campagne présidentielle de 2007 par Mouhamar Khadafi. Des écoutes dont l'avocat de Nicolas Sarkozy entend démontrer l'illégalité.
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