Le déficit budgétaire de la France s'est réduit de 8,3 milliards d'euros en mai

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Les recettes du budget général ont connu une hausse de 6,4 milliards d'euros et les dépenses une baisse de 2,6 milliards d'euros en mai sur un an. (Photo : Reuters)
Les recettes du budget général ont connu une hausse de 6,4 milliards d'euros et les dépenses une baisse de 2,6 milliards d'euros en mai sur un an. (Photo : Reuters) (Crédits : reuters.com)
Le déficit du budget général de l'État s'est réduit de 8,3 milliards d'euros sur un an en mai, grâce à de bonnes recettes. Les dépenses sont aussi en baisse.

Les recettes ont été bonnes. Le déficit de l'État français s'est établi fin mai à 64,3 milliards d'euros, en amélioration de 8,3 milliards sur un an, a annoncé Bercy mardi.

Une bonne nouvelle puisque la France s'est engagée auprès de ses partenaires européens à réduire fortement son déficit public (qui compte celui de l'État mais aussi ceux des collectivités territoriales et de la protection sociale) en 2014 en le faisant passer de 4,3% à 3,8% de son PIB à la fin de l'année. Même si peu pensent que cet engagement sera tenu.

Recettes en hausse

Concrètement, au 31 mai 2014, les recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements) se sont établies à 124 milliards d'euros (117,6 milliards à fin mai 2013), en hausse de 6,4 milliards d'euros, a précisé le ministère des Finances dans un communiqué.

Bercy a rappelé que les prévisions de recettes fiscales nettes de l'État avaient été révisées à la baisse de 5,3 milliards d'euros dans le dernier collectif budgétaire, "en raison des moins-values constatées en fin d'année 2013", notamment sur l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés. Un écart entre prévision et exécution qui avait été vivement critiqué, notamment par la Cour des comptes dans son dernier rapport.

"S'agissant de l'impôt sur le revenu, l'écart constaté à fin mai par rapport à la même période l'année dernière résulterait notamment d'un effet calendaire lié à la fusion des avis d'imposition d'impôt sur le revenu et de contributions sociales", a expliqué le ministère.

Baisse des dépenses

Les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) ont diminué de 2,7 milliards en mai à 166,6 milliards contre 169,4 milliards un an auparavant.

"Déduction faite des dépenses exceptionnelles (investissements d'avenir, dotation au Mécanisme Européen de Stabilité et à la Banque Européenne d'Investissement), le montant des dépenses ressort en diminution de 2,6 milliards par rapport au 31 mai 2013", a précisé Bercy.

Déficit des comptes spéciaux pas significatif

Quant au déficit des comptes spéciaux, jugé "pas significatif à ce stade de l'année" car appelé à se résorber au dernier trimestre, il s'est creusé en mai à 21,7 milliards d'euros contre 20,9 milliards il y a un an.

Bercy explique ce glissement par "le fonctionnement du compte d'avances aux collectivités territoriales, par lequel l'État avance, en début d'année, aux collectivités le produit des impôts locaux avant de percevoir effectivement, en fin d'année, ce produit".

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a écrit le 08/07/2014 à 18:39 :
Test
a écrit le 08/07/2014 à 18:19 :
"Le déficit de l'État français s'est établi fin mai à 64,3 milliards d'euros". C'est tout ce qu'il y a à retenir. Il n'y a pas de quoi pavoiser avec des baisses contextuelles de conjoncture truc machin.
a écrit le 08/07/2014 à 16:31 :
Si vous allez sur le site de l'insee, vous aurez la réponse.

L'augmentation de la dette au T1 c'est fait au profit de la trésorerie de 25,7 milliards( de mémoire), donc France Trésor a emprunté plus que les besoins en anticipant à tort une augmentation des taux.

Cordialement,
a écrit le 08/07/2014 à 13:55 :
Comment expliquez vous alors l'augmentation du la dette de l'état de 45.7 milliards au premier trimestre 2014 ?

La dette explose et le déficit baisse ? ... une explication ?
Réponse de le 08/07/2014 à 16:05 :
Les cancres n'ont pas droit à la parole.......
Réponse de le 08/07/2014 à 16:39 :
Si vous allez sur le site de l'insee, vous aurez la réponse.

L'augmentation de la dette au T1 c'est fait au profit de la trésorerie de 25,7 milliards( de mémoire), donc France Trésor a emprunté plus que les besoins en anticipant à tort une augmentation des taux.

Cordialement,
a écrit le 08/07/2014 à 12:46 :
Conséquence, la période 2007-2012 a été marquée par un dérapage sans précédent du déficit public, Il a atteint 7,6 % du PIB en 2009, 7,1 % en 2010 et 5,8% en 2011, 5,7 % en 2012.
En 2011, au total, le service de la dette de l'état
représentait 173,7 milliards d'euros an, ce qui équivalait à la totalité de ses
ressources fiscales directes.
a écrit le 08/07/2014 à 12:38 :
Si on voit le chiffre de 8,3 Mia on pourra dire BRAVO, par contre si on voit le chiffre de 64,3 Mia il reste encore un PETIT chemin à faire.
Il y a de plus en plus de pays qui ont des exédents. QUE FAIT donc FRANçOIS???
Réponse de le 08/07/2014 à 14:21 :
"On dit que c'est la faute de l'europe !"
Réponse de le 08/07/2014 à 16:07 :
Quand tu reprend après sarkosy et cope, tu as intérêt a être costaud, ils ont géré le pays comme l'ump , des gros nuls
Réponse de le 08/07/2014 à 18:45 :
Il est vrai que lorsqu'on nie la crise économique de 2008 à 2012, forcément, on est pas préparer à gérer la France.
On ovit d'ailleurs aujourd'hui la bande d'amateur qui nous gère...
Réponse de le 10/07/2014 à 9:40 :
a testatio , c'est pas a crise au fond qui coule ce pays , c'est aussi au delà de l'amateurisme de l'ancienne présidence qui maintenant saute aux yeux de tous les français et encore ils ont pas encore tout entendu ni vu et ils seront alors en colère légitiment contre ces donneurs de leçons de serrage de ceinture et le concours lepine des taxes qui ne sont que la partie immergée de l'iceberg dette

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