Pierre Gattaz dit "bravo" à Manuel Valls

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Il nous faut définitivement rompre avec notre vision romantique, parfois naïve et parfois marxiste de l'économie, a martelé Pierre Gattaz.
"Il nous faut définitivement rompre avec notre vision romantique, parfois naïve et parfois marxiste de l'économie," a martelé Pierre Gattaz. (Crédits : reuters.com)
Le gouvernement a choisi le bon cap en oeuvrant au relèvement de la compétitivité des entreprises mais le pacte de responsabilité n'est qu'un début, un effort nécessaire mais pas suffisant, a déclaré mercredi le président du Medef, Pierre Gattaz.

Pierre Gattaz est satisfait. Selon le président du Medef, qui s'exprimait mercredi lors de l'ouverture de l'université d'été du mouvement patronal, Manuel Valls, en clarifiant sa ligne, a choisi le bon cap. Pour lui, sans surprise, "la compétitivité de nos entreprises doit être l'alpha et l'oméga de toute politique économique".

Trouvant son compte dans la direction fixée par le gouvernement, ce pourfendeur traditionnel de la gauche s'est même laissé aller à un "bravo", lancé à l'adresse du Premier ministre.

En finir avec "les marxistes" et les "romantiques"

Un "bravo" toutefois tout de suite tempéré : "Il faut aller au bout de l'ambition tracée, le Pacte de responsabilité n'est qu'une étape", a insisté le patron des patrons, jugeant le paquet d'allègements à destination des entreprises "nécessaire mais pas suffisant".

"Il nous faut définitivement rompre avec notre vision romantique, parfois naïve et parfois marxiste de l'économie", a-t-il martelé, les derniers indicateurs montrant que "l'économie française va mal et ne se relève toujours pas de la crise".

Le climat des affaires s'est dégradé en août et les chefs d'entreprises de l'industrie ont baissé leurs prévisions d'investissement, selon les chiffres publiés mercredi 27 août.

Différentiel de compétitivité de 116 milliards d'euros avec l'Allemagne

Pour Pierre Gattaz, le différentiel de compétitivité entre l'Allemagne et la France est de 116 milliards d'euros. Les mesures prévues dans le Pacte de responsabilité n'en couvrent qu'un tiers.

Il a par ailleurs insisté sur les mesures de compétitivité comme la simplification administrative, qui permettent d'alléger le coût de fonctionnement de la force publique, et donc de réaliser des économies sans coupes aveugles dans les budgets.

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Commentaires
a écrit le 28/08/2014 à 9:10 :
J’aime le côté maso du Medef , le gouvernement de M. Sarkozy avait pompé dans la caisse des entreprises environ 30 milliards plus les taxes diverses et variées, avec ce tour de passe passe très politique la fameuse TP largement remplacée depuis, avec un cocu l’Entreprise. Les entrepreneurs pas tous heureusement, adoraient ce Président qui parait-il défendait l’Entreprise!!!!!!, le Medef aime pardon est pantois d’admiration devant les discours pompeux des hommes politiques à défaut de réalité des difficultés des Entrepreneurs. Dans le cas présent après un CICE qui a surtout profité aux entreprises de ou proche de l’état Poste, SNCF, EDF …… les voilà en admiration parce qu’on les aime, ah le politique aime vendre son discours et M. Pin’s à un million d’emplois!!!! notre fameux M. Gattaz , une girouette avec un discours parfois pro gouvernemental puis anti gouvernemental cela ne dépend pas des annonces mais de son réveil du matin, applaudi et reste béat devant un « j‘aime l‘entreprise »  par quelqu‘un qui n‘a jamais travaillé, je trouve un coté provocateur, mais le patron du Medef est en admiration alors!!!!!! Il y a un côté burlesque, l’Etat prend dans les caisses des entreprises par l’impôts et les taxes et essaie de redistribuer sans queue ni tête à ces mêmes entreprises avec à la clé des avantages pour les bas salaires ce qui fait que le pouvoir d’achat des salariés est en baisse constante car comment augmenter et perdre une aide qui en fait est un rendu, sans croissance. Une sujet qui montre l’absurde, l’incitation à prévoir sa retraite ou donner du pouvoir d’achat et faire participer le salarié à la vie de l’entreprise par l’intermédiaire de l’intéressement très vite source de taxation par le politique car un homme politique sans impôts et ni taxe n‘est pas un politicien bien né y compris les plus « brillants!!!!! C‘est quoi un homme politique brillant 2000 milliards de dette et 5 millions de chômeurs. Autre sujet intéressant les TPE ne sont pas très conviées à la fête de la redistribution pire elles sont exploitées le RSI , RSI qui engendre des milliers de fermeture par an, RSI qui bloque bien souvent la possibilité d’investir , mais là la branche patronale type UPA un truc un machin dont on n’attend que très rarement la voix hors cotisations est muette. Le Medef à cette particularité du spectateur qui applaudi la pièce avant qu’elle soit jouée et qui à la fin dit merde quel navet, autant pour la pièce de droite que de gauche. Alors le Medef et « ses filiales » UPA, CGPME….. un patronat qui se traite par la psychanalyse car aimer à ce point celui qui vous s…… relève d’une expertise sur un fauteuil de pointes acérées.
a écrit le 27/08/2014 à 23:58 :
A tous les "commentateurs": et si on arrêtait avec le manichéisme franchouillard qui veut qu'un patron soit forcément un enfoiré et qu'un salarié soit forcément un exploité, qu'en dites-vous ?
Le monde entier est en train de nous passer devant, y compris de vieilles démocraties qui ont osé se remettre en question et aborder les problèmes d'aujourd'hui avec réalisme... La France aussi peut y arriver !
Nous sommes au 21e siècle et la condition première à une économie qui fonctionne, et donc un pays heureux, c'est de faire confiance à ceux qui prennent des risques, c'est à dire les entrepreneurs (et s'il vous plaît ne me parlez pas des patrons du CAC40 qui sont tout sauf des entrepreneurs, puisqu'ils ont un salaire et n'ont rien créé par eux-mêmes).
Entreprendre c'est dur, c'est cruel, c'est risqué, et même vraiment dangereux pour la santé (savez-vous qu'en moyenne 2 entrepreneurs se suicident chaque jour en France ? Vous l'ignoriez sûrement mais vous n'êtes pas les seuls, puisque tout le monde s'en fout !).
Si vous souhaitez autre chose pour vous et pour vos enfants qu'un pays qui part en lambeaux et qui finit par faire faillite comme l'Argentine ou le Venezuela, si vous souhaitez que la France (re)devienne ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être, c'est à dire une grande puissance, avec des entreprises dynamiques, innovantes, des jeunes qui ont (à nouveau) confiance en l'avenir, alors il faut qu'on s'y mette tous, que les français se réconcilient les uns avec les autres, et surtout arrêtent une bonne fois pour toute de croire au père Noël !
Il n'y a pas de réussite sans audace, et pas de prospérité (pour le plus grand nombre) sans effort !
Manuel Valls est en train de faire ce que ni la droite (archaïque) ni la gauche (archaïque) n'avaient osé faire avant lui. Et bien il a tout mon soutien car voilà enfin (je veux le croire) un responsable politique qui se comporte en adulte et prend enfin la mesure de ce que signifie le mot "responsable".
Bonne soirée à tous !
Réponse de le 28/08/2014 à 9:17 :
Votre commentaire est tout à fait juste mais la fin est déjà moins convaincante car écrire "responsable" pour un homme politique me parait être irréel, pour une bonne raison pour être responsable économiquement, ce dont a besoin notre pays, il ne faut en AUCUN cas avoir comme seule ambition le bulletin de vote. Des années de voyage pour mon job mon montrées que plus le politique s'occupe d'économie plus les Entreprises paient par contre plus le politique s'occupe de faire des économies plus l'Entreprise prospère avec les salariés.
Réponse de le 28/08/2014 à 16:31 :
@SAMARINDA
Je suis tout à fait d'accord avec votre dernière phrase. Moi aussi je voyage beaucoup, pour raisons professionnelles notamment.
MAIS. Mais nous sommes en France, où l'Etat a un poids BEAUCOUP trop grand et envahissant, où l'Etat prend beaucoup plus qu'il ne rend. Et quand il rend c'est presque toujours n'importe comment et profondément injuste.
Dans un pays qui fonctionne bien, et la France est très loin d'appartenir à cette catégorie, l'Etat est discret, efficace et réactif, prend peu et laisse un maximum de liberté à son peuple.
Bref, tout le contraire de l'Etat français.
Maintenant, l'idée que je souhaitais faire passer dans mon précédent message, c'est que le changement viendra soit d'une personnalité politique "éclairée" (et j'espère qu'il s'agit de M. Valls) soit la France s'appauvrira immanquablement, dramatiquement, jusqu'à ce que le sang finisse par couler... encore une fois dans une Histoire de France déjà terriblement violente. Et ça, qui le souhaite, à part les excités de tous bords ?
Bonne journée.
a écrit le 27/08/2014 à 23:04 :
Applaudir un socialiste ! Il est trop fort ...
a écrit le 27/08/2014 à 23:04 :
Franchement, que fait Valls au PS ??
a écrit le 27/08/2014 à 21:43 :
la remise en marche de l'industrie française ne se fera pas à coup de subventions, aides, ou bricolages du code du travail. il nous faut des patrons qui soient des capitaines d'industrie, qui s'impliquent dans leurs projets, qui remontent les manches et n'aient pas peur de côtoyer leurs ouvriers.
a écrit le 27/08/2014 à 20:53 :
Gattaz et Valls ont des liens absolus.
a écrit le 27/08/2014 à 20:12 :
Un grand jour pour le patronat et l'entreprise - les finances publiques au service de l'entreprise privée ...
a écrit le 27/08/2014 à 20:06 :
Il a sa carte du MÉDEF et c'est un membre très actif, il profite de tous les avantages c'est pourquoi il aime les entreprises et ce n'est pas pour le boulot.
a écrit le 27/08/2014 à 19:50 :
que Gattaz rende son augmentation; le second tiers pour son entreprise ne représente que quelques mois et encore...
a écrit le 27/08/2014 à 19:31 :
Du moment que manolo lui fait des cadeaux tout va bien mais il va falloir préparer les enveloppes.
a écrit le 27/08/2014 à 18:51 :
Il est tellement chaud le pierre gattaz qu'il va revenir payer ses impôts en France...

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