Salaire : Pourquoi les mères de famille gagnent moins que les femmes sans enfant

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Le salaire mensuel moyen des mères de deux enfants est inférieur de près de 12% à celui des femmes sans enfant.
Le salaire mensuel moyen des mères de deux enfants est inférieur de près de 12% à celui des femmes sans enfant. (Crédits : DR)
Dans le secteur privé, le salaire mensuel moyen des mères de deux enfants est inférieur de près de 12% à celui des femmes sans enfant, souligne une enquête publiée par le Centre d'études de l'emploi. La différence est moins grande dans le public.

Qu'elles soient salariées du privé ou du public, les mères de deux enfants ou plus perçoivent des salaires mensuels plus faibles que les femmes sans enfant. "Principalement parce qu'elles effectuent moins d'heures", relèvent les auteurs d'un rapport publié jeudi par le centre d'études de l'emploi.

Mais la comparaison des deux secteurs montre un effet "plus marqué" pour les salariées du privé. Ainsi, dans le secteur privé, le salaire mensuel moyen des mères de deux enfants est inférieur de près de 12% à celui des femmes sans enfant. Dans le public, cette différence tombe à 6%.

Les interruptions de carrière pénalisantes

Principale raison selon l'étude: les interruptions de carrière pour s'occuper des enfants sont pénalisantes. En outre, elles sont plus fréquentes et plus longues dans le privé. Plus de 22% des mères s'arrêtent de travailler dans le privé à la naissance de leur enfant (14% dans le public), 45% à la naissance du troisième (33% dans le public).

Dans le public, les mères s'interrompent moins car elles peuvent plus facilement aménager leur temps de travail. Le passage à un temps partiel suite à la naissance d'un enfant ne peut leur être refusé. Aussi à la naissance de son 2e enfant, une femme sur cinq passe-t-elle à temps partiel dans le public, contre une sur dix dans le privé.

Cette enquête repose sur une exploitation des données de l'enquête Familles & employeurs réalisée par l'Ined et l'Insee en 2004-2005.

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Commentaires
a écrit le 04/02/2016 à 17:55 :
je suis scandalisée de lire cet article ! je suis une femme sans enfant et fonctionnaire dans la fonction publique territoriale avec 6 ans d'ancienneté. Ma collègue a 3 ans d'ancienneté et gagne 100 euros net de plus que moi parce qu'elle a 2 enfants et effectue 37h par semaine comme moi ! Cette inégalité de salaire me révolte, ce n'est pas parce qu'elle a 2 enfants qu'elle travaille mieux et plus !!!

alors vous répondez quoi à cette inégalité ?
a écrit le 12/02/2015 à 16:44 :
certainement parce que les mères sans enfant sont beaucoup plus qualifiés et ont choisi de faire carrière , elles sont diplômées , ne portent pas le voile et n'habitent pas en HLM
a écrit le 31/08/2014 à 13:08 :
Pour répondre à tous les célibataires-jouisseurs, je leurs dirais que dès leur naissance les enfants sont dotés de droits reconnus, vous ne pouvez-vous en débarrasser dans la forêt Si la décision de mettre au monde est un choix que l’on fait généralement à deux, nous ne faisons que donner à notre société un individu de plus qui n’est surement pas une propriété privée Cet acte engendre des obligations face à la société et aux lois que nous créons, il est donc normal que celle-ci aide à les élever notamment par un système éducatif et des aides pour assurer l’égalité républicaine, c’est les droits.…. La famille reste la cellule de base de toutes les sociétés humaines et la parentalité assure son avenir, c’est à nous d’aménager son bonheur…. Aujourd’hui personne ne conteste le principe d’égalité entre femmes et hommes, mais, dans la pratique, la division des rôles freine l’évolution ! Notre société continue à faire peser sur les femmes toute la responsabilité familiale, et plus que jamais la maternité se double d’inquiétude et de culpabilité. Pourtant il est reconnu que la qualité de la relation l’enfant repose non sur le nombre d’heures passées avec lui, mais sur la disponibilité et l’épanouissement personnel de l’adulte. Tout parent doit avoir la possibilité de mener de front, de façon satisfaisante et sereine, le rapport parental et la vie professionnelle. L’enfant est fait par deux, et la division des rôles “ papa au dehors, maman la maison ” ne correspond plus du tout aux aspirations. Elle est dommageable pour les deux sexes. Elle est dommageable aussi pour les enfants. Il n’aura de solution valable que reposant sur un réel partage, une réelle implication des deux Au moment où l’idéologie new look est à la flexibilité, à l’ajustement du temps, aux exigences de plus en plus folles du patronat, il ne faut pas que la France capitule : non à ce “ temps des villes ” à l’américaine, non à un temps rythmé par le souci de la productivité, non à la dévoration et à l’émiettement de toute la vie.La famille reste la cellule de base de toutes les sociétés humaines et la parentalité assure son existence, c’est à nous d’aménager son bonheur…. Aujourd’hui personne ne conteste le principe d’égalité entre femmes et hommes, mais, dans la pratique, la division des rôles freine l’évolution ! Notre société continue à faire peser sur les femmes toute la responsabilité familiale, et plus que jamais la maternité se double d’inquiétude et de culpabilité. Pourtant il est reconnu que la qualité de la relation l’enfant repose non sur le nombre d’heures passées avec lui, mais sur la disponibilité et l’épanouissement personnel de l’adulte. Tout parent doit avoir la possibilité de mener de front, de façon satisfaisante et sereine, le rapport parental et la vie professionnelle. L’enfant est fait par deux, et la division des rôles “ papa au dehors, maman la maison ” ne correspond plus du tout aux aspirations. Elle est dommageable pour les deux sexes. Elle est dommageable aussi pour les enfants. Il n’aura de solution valable que reposant sur un réel partage, une réelle implication des deux Au moment où l’idéologie new look est à la flexibilité, à l’ajustement du temps, aux exigences de plus en plus folles du patronat, il ne faut pas que la France capitule : non à ce “ temps des villes ” à l’américaine, non à un temps rythmé par le souci de la productivité, non à la dévoration et à l’émiettement de toute la vie
Réponse de le 31/08/2014 à 17:18 :
il faut arrêter de fumer la moquette
Réponse de le 31/08/2014 à 18:27 :
Qui a donc les neurones fatiguées : Est-ce la toute votre argumentation en réponse a cette tendance culturelle que véhiculent ici certains commentateurs, qu’est la propension néolibérale à assimiler le pouvoir et la liberté, dans leur sens politique, avec la liberté de choix personnelle. D’un bout à l’autre du spectre politique, il est devenu banal de dire que ce qui « autonomise » réellement les gens est leur capacité de choisir : plus nous avons de choix, et plus nous sommes libres de les faire, plus nous aurons de pouvoir. Appliqué à la question du genre, ce que cette idée produit est le « post-féminisme », une idéologie qui liquide la notion de politique collective pour assimiler la libération des femmes à l’exercice de l’agentivité personnelle
PS: par contre je m'excuse pour ma maladresse sur le double txt
a écrit le 29/08/2014 à 16:35 :
Et si on parlait de l'équilibre psychique des femmes qui ont eu des enfants VS les pigeons du libéralismes triomphants qui ont même sacrifié leur vie sur l'autel de la productivité et de l'engagement? cette valeur là ne se mesure pas en euros.

L'égalitarisme doit prendre en compte tous les paramètres ou s'abstenir des bons sentiments faciles et béats.
Réponse de le 30/08/2014 à 3:22 :
C'est clair qu'il vaut mieux être esclave d'un ménage plutôt qu'être libre et indépendante...
a écrit le 29/08/2014 à 16:12 :
La promotion de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, qui bénéficie aux salariés, aux entreprises et à la société tout entière, s'appuie sur deux principes : l'égalité des droits, qui interdit toute discrimination entre salariés à raison du sexe et l'égalité des chances, qui vise à remédier aux inégalités de fait rencontrées par les femmes, et élever des enfants, base de toute société est une charge structurelle dédiée encore largement aux seules femmes sans autre reconnaissance... Les Français estiment que leur entreprise ne les aide pas suffisamment à concilier vie familiale et vie professionnelle, cette opinion étant encore plus forte chez les cadres L’entreprise joue un rôle central: c’est elle qui peut donner l’impulsion pour l’installation d’une culture managériale favorable à l’articulation des temps, ce qui peut se traduire par une organisation du temps de travail souple et négociée, et des règles de collaboration respectueuses des contraintes et de la vie privée des salariés. L’articulation des temps est un levier déterminant pour la réalisation de l’égalité professionnelle Les pratiques des entreprises sont très hétérogènes en la matière, et il est parfois difficile aux pères comme aux mères de bénéficier d’un aménagement spécifique sans être pénalisé dans leur carrière. Les salariés expriment de plus en plus leur besoin d’ajustements dans l’organisation du temps de travail. Néanmoins, ce sont encore les femmes qui pâtissent le plus des pratiques courantes que sont l’organisation tardive de réunions, ou la forte amplitude horaire des journées de travail. En effet, les femmes accomplissent encore 80% des tâches domestiques et familiales, un déséquilibre d’autant plus prononcé qu’il y a d’enfants dans la famille, et que le dernier est jeune. Elles sont par conséquent beaucoup plus nombreuses que les hommes à demander un ajustement de leurs horaires. Cette situation crée un biais discriminant et persistant en défaveur des femmes. C'est donc la parentalité partagée qu'il faut faire émerger dans nos mentalités patriarcales..
Réponse de le 29/08/2014 à 16:52 :
Franchement je doute que l egalite professionnelle beneficie a la societe dans son ensemble. Soyons honnete, ca coute tres cher en infrastructure (garde, cantine, gestion des enfants malade) pour un gain pas evident (surtout dans un pays au chomage massif)
Réponse de le 30/08/2014 à 13:21 :
@taraqnis: et l'égalité, c'est peut-être aussi à salaire égal, travail égal et à compétences égales, salaire égal. On ne peut donc avoir une personne qui travaille moins et est moins bien formée pour le même salaire !!!
Réponse de le 30/08/2014 à 16:20 :
@cdg : Le pourcentage de femmes dans les économies dynamiques (BRIC, ASEAN) est bien supérieur à 24% puisque de l'ordre de 30%. On peut donc parier sur une dynamique positive. Chez nous toutes les enquêtes menées montrent une corrélation entre mixité et performance des entreprises, essentiellement due, non pas à une performance supérieure des femmes mais à la politique d’ouverture et la diversité du management de ces entreprises en quête de modernité .Economie performante et progrès social vont de pair c'est l'avancée de la civilisation même si il y a des accros

@patrickb : Les écarts de salaires entre les femmes et les hommes (environ 27 %) tiennent majoritairement à deux phénomènes qui frappent les femmes de plein fouet : le temps partiel et le cantonnement dans des métiers dévalorisés socialement et financièrement Aujourd hui le rattrapage salarial stagne, alors que le niveau scolaire des femmes relatif à celui des hommes n’a cessé de s’accroître ? Tout se passe comme si les femmes étaient confrontées à un « plafond de verre » qui les empêche d’atteindre l’égalité. Un grand nombre d’emplois qu’elles occupent se trouvent dans le secteur des services peu qualifiés : grande distribution, services domestiques, etc. En même temps, de nombreux postes à responsabilité les mieux rémunérés leur restent fermés. Enfin, une proportion plus importante de femmes que d’hommes semble refuser la compétition qui résulte d’un marché du travail très hiérarchisé et de plus en plus tendu. Pour de nombreuses raisons : par choix personnel - orienté notamment par l’éducation des jeunes filles -, du fait de contraintes - comme le fait de garder des enfants -, ou parce qu’elles savent qu’elles partent dans la compétition avec un handicap. Mettre en parallèle ce refus d’un monde du travail ultra-hiérarchique et les choix effectués pourrait laisser croire que si les femmes sont en situation d’infériorité, c’est parce que leur « nature » les prédisposerait à une moindre ambition. Tout d’abord, il ne faut pas tomber dans l’excès inverse et exagérer la part du choix : dans la conception la plus restrictive possible (27 % de temps partiel contraint) un million de femmes demeurent enfermées dans le temps partiel, souvent morcelé, mal payé et peu qualifié. Ensuite, ces choix ne sont pas inscrits dans la "nature" des femmes, mais résultent d’un processus de socialisation qui oriente leurs décisions : les filles puis les femmes prennent aussi les décisions qu’on leur a appris à prendre, dans la famille ou à l’école notamment
a écrit le 29/08/2014 à 13:20 :
Je ne crois pas que les patrons baissent le salaire des femmes quand elles leurs annonce qu'elle sont enceintes !
a écrit le 29/08/2014 à 10:31 :
Pourquoi poser une question qui relève d'une évidence ??? Si les femmes avec enfants travaillent moins, c'est un peu logique qu'elles gagnent moins que celles qui n'en n'ont pas (ou pas eu)... Avoir des enfants relèvent d'un choix personnel, il faut assumer.
Réponse de le 29/08/2014 à 11:02 :
Tout comme les fumeurs : c'est la liberté de chacun de fumer, donc vos maladies pulmonaires ne seront plus prises en charge par la secu. Vous êtes en surpoids et ce n'est pas un facteur génétique : vos problèmes articulaires, cardiaques et respiratoires ne seront plus pris en charge par la sécu... responsabiliser les gens
Réponse de le 29/08/2014 à 12:48 :
@joe41: assez d'accord et en plus les femmes avec enfants bénéficient 1) des allocations familiales et 2) d'un bonus pour la retraite.
Réponse de le 30/08/2014 à 3:28 :
Tout à fait. Ce choix est tellement personnel qu'il est injuste de demander à ses voisins de financer son désir d'enfant à travers la CAF. Au rythme de l'assistanat nous allons finir par financer tous les lieux de cultes (chrétiens, juifs, musulmans, raëliens, etc).
a écrit le 29/08/2014 à 9:29 :
La photo de l'article est totalement politiquement incorrect. Ou est la diversité culturelle ? Et pourquoi ne pas avoir choisi une de ses nouvelles familles "pour tous" ? Au XXIème siècle, en France, représenter dans un article la famille par un couple hétérosexuel blanc avec 2 enfants, relève de la faute professionnelle.
Réponse de le 29/08/2014 à 9:51 :
c'est de la discrimination positive :-)
on met en valeur une minorité de moins en moins visible
Réponse de le 29/08/2014 à 10:33 :
? zetes bien dans votre tête ?
Alors la photo idéale : un couple bi + des gens dits de couleur + quoi d'autre ? des chomeurs, des smicards ?

Bon reprenons la photo : un couple bi sexuel chomeurs, avec des enfants dits de couleurs vivant dans un HLM ? ça vous irait mieux ? Surtout n'oubliez pas vos pilules bleues et vertes...
Réponse de le 29/08/2014 à 17:49 :
C'est vous qui êtes une faute de culture : la famille hétéro avec 2 enfants est la famille la plus commune, il est donc normal - au sens statistique - de la prendre pour illustrer le propos. Nous sommes déjà assommés par les médias de diversités diverses ... inutile d'en rajouter.
Veuillez de plus en rester à l'objet de l'article : ce que gagnent les mères de famille.
a écrit le 29/08/2014 à 9:11 :
La comparaison de salaires mensuels n'a aucun sens. Il faut comparer les salaires horaires
Réponse de le 29/08/2014 à 13:23 :
Cet article est idiot. Si vous prenez une société comme Thalès; deux employé identiques n'auront pas le même salaire car il le négocie a l'embauche. Et beaucoup de société travail comme çà. De plus quand au bout d'un certain temps vous vous montrez utile efficace et motivé, l'augmentation arrive toute seule pour que vous n'alliez pas voir ailleurs...
a écrit le 29/08/2014 à 8:17 :
il faut choisir !
Réponse de le 29/08/2014 à 9:34 :
dans notre société , on ne parle plus de choix , et encore moins de les assumer.
dans notre société il n'y a plus que des "droits".

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