• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieFrance

Pourquoi François Hollande joue-t-il à la roulette russe ?

Photo de Jean-Christophe Chanut

Jean-Christophe Chanut

Publié le 11 septembre 2014 à 14:13 - Mis à jour le 11 septembre 2014 à 16:59

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 2

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 3

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer

  • 6

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Après avoir rencontré des difficultés inattendues depuis 2012, François Hollande est condamné à poursuivre sa politique en faveur des entreprises, au grand dam des "frondeurs" du PS qui plaident pour des mesures en faveur du pouvoir d'achat. Ça passe ou ça casse.

Et maintenant que faire ? C'est peu de dire que le président de la République et le gouvernement Valls se retrouvent dans une situation très difficile. « Rien ne se passe jamais comme prévu » a l'habitude de dire François Hollande. Il est servi. Le 10 septembre, Michel Sapin, le ministre des Finances... et des Comptes publics a été obligé de reconnaître que la France ne pourrait pas tenir certains de ses engagements. Le déficit public, qui devait être limité à 3,8% du PIB en 2014, atteindra finalement 4,4% et il serait encore de 4,3% en 2015. Soit loin, très loin, des 3% demandés par la commission européenne. Quant à la croissance, elle restera en berne avec un malheureux 0,4% en 2014 (au lieu du déjà triste 1% initialement prévu) et 1% en 2015. Comment en est-on arrivé là, alors que le Leitmotiv de François Hollande durant la campagne était, justement, la réduction des déficits ? Pour le gouvernement, la cause des maux de la France sont la faible inflation, voire la déflation qui guette, et l'absence surprise de nette reprise de l'économie mondiale.

L'erreur de diagnostic en 2012

Certes, mais ces justifications sont étonnantes : quand un pays cumule restriction, voire austérité (Manuel Valls n'aime pas ce terme)  budgétaire, et faible croissance - ce qui est le cas de la France - la déflation n'est alors forcément pas loin. Ce que le gouvernement prend pour une cause est en fait plutôt un effet. Quant à la croissance, là aussi, il est étonnant que le gouvernement n'ait  pas davantage anticipé. Pour lui, la demande en forte progression des pays émergents - les fameux BRICS - devait tirer les exportations françaises et européennes... et donc la croissance. Ainsi, les prévisions du gouvernement tablaient sur une augmentation de 1,7% du PIB en 2013.... Ce fut, in fine, 0,3%. Car en 2013, du fait du durcissement de la politique de la Réserve fédérale américaine, l'économie a commencé à ralentir dans nombres de pays émergents qui n'ont donc pas pu jouer leur rôle moteur. La Chine, en pleine transition, a vu sa croissance ralentir et les autorités de Pékin se sont davantage souciées de favoriser la demande intérieur mais avec des produits « made in China »... Quant à l'Allemagne, première économie européenne et premier partenaire commercial de la France, elle n'a guère été capable, malgré une croissance solide en 2010 et 2011, de tirer l'économie française.
Pour la France donc, un des moteurs de la croissance, les exportations, est resté encalminé... et notre déficit commercial à encore plongé. Le problème est que les autres moteurs sont également poussifs. L'investissement des entreprises est en panne faute de marges suffisantes dues à l'accumulation des années de crise. Quant à la consommation des ménages, elle tient - notamment parce que les Français piochent dans leur épargne - mais elle toussote.

L'obsession des comptes publics

François Hollande a sans doute voulu aussi être plus royaliste que le roi en matière de réduction des déficits. Non seulement il souhaitait que la France puisse continuer à emprunter aux taux les plus bas sur le marché obligataire mais il voulait aussi prouver que la gauche était au moins aussi bonne gestionnaire que la droite... C'est la France de Nicolas Sarkozy qui a perdu le « triple A » de Standard & Poor's, pas la sienne. Le nouveau président espérait même revenir dans les clous de Maastricht (déficit limité à 3%) dès la fin 2013... Pour ce faire, la nouvelle majorité socialiste a eu la main lourde avec 30 milliards d'euros d'impôts supplémentaires en 2012/2013, soit 1,5 point de PIB ! Or, avec les effets multiplicateurs chers aux keynésiens, ceci a lourdement pesé sur l'activité... Donc la croissance. Le chat se mord la queue.
Et maintenant, quels vont être les objectifs de François Hollande pour la deuxième partie du quinquennat- celle qui devait être initialement consacrée à la « redistribution » comme le prévoyait le programme du candidat Hollande en 2012 ! - ?
Cela tient de la roulette russe, ça passe ou ça casse. La lutte contre le chômage est quasiment perdue d'avance pour au moins deux ans. Avec une croissance inférieure ou tout juste égale à 1%, pas question de faire reculer le nombre des demandeurs d'emploi, faute de créations suffisantes de postes. C'est tout juste si, grâce aux politiques de l'emploi (contrats aidés, formation en alternance), la courbe pourra être stabilisée.

La compétitivité des entreprises: objectif numéro 1

La réduction des déficits reste, elle, toujours une priorité, dixit Michel Sapin, même si la trajectoire est allongée jusqu'en 2017. A cet égard, sur un total de 50 milliards d'économies à réaliser dans les dépenses sur trois ans, le ministre des Finances persiste et signe : 21 milliards d'euros seront trouvés dès 2015. Ce qui fait hurler les « frondeurs » socialistes qui crient à l'injustice et prédisent un nouvel effondrement de la consommation.

Reste la restauration de la compétitivité des entreprises. Là, le cap est maintenu, c'est même ouvertement devenu l'objectif numéro un, via le pacte de responsabilité, qui va alléger de 40 milliards d'euros sur 3 ans les prélèvements sur les entreprises. Et même en période de restriction budgétaire, pas question de revenir sur ce point ont martelé Michel Sapin et François Rebsamen, le ministre du Travail. Toute la politique de l'offre pratiquée par le gouvernement va donc dans ce sens : permettre aux entreprises de rétablir leurs marges, retrouver leur compétitivité... pour ensuite embaucher. Encore faut-il que la croissance soit là et que les entreprises aient un besoin réel de recruter.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

À lire également

  • L'erreur originelle de François Hollande
  • Compétitivité : pour François Hollande, la "spirale infernale" est interrompue
  • François Hollande viré de l'Elysée en 2017 ?
  • Le gouvernement Valls II pourra-t-il disposer d'une majorité à l'Assemblée nationale ?
  • Vote de confiance à Manuel Valls : les frondeurs s'abstiendront

Politiquement, également, ce pari est hasardeux, comme le souligne l'économiste Xavier Timbeau, directeur à l'OFCE:  une politique de l'offre met toujours beaucoup plus de temps à produire des effets qu'une politique de la demande. En d'autres termes, il n'est pas du tout certain que François Hollande soit encore en fonction pour recueillir les fruits de sa politique... Si fruits il y a. C'est la roulette russe.

Jean-Christophe Chanut

Sur le même sujet

  • 1

    Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS

  • 2

    Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne

  • 3

    Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir

  • 4

    Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France