Les vrais et faux remèdes contre le chômage

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Le droit du travail français n'est pas le plus flexible, loin de là. Il n'en reste pas moins que depuis trente ans il a considérablement évolué dans le sens de la flexibilité - c'est même pour cette raison que, paradoxalement, le code du travail a grossi.
Le droit du travail français n'est pas le plus flexible, loin de là. Il n'en reste pas moins que depuis trente ans il a considérablement évolué dans le sens de la flexibilité - c'est même pour cette raison que, paradoxalement, le code du travail a grossi. (Crédits : AFP)
Principal échec de François Hollande, l'inversion de la courbe du chômage ne se produira pas avant 2015, au mieux. Car la croissance économique n'est pas suffisante. La complexité du code du travail est un verrou, surtout pour les PME. Mais les pistes évoquées cet automne tiennent plus du gadget que de vraies réformes.

Mai 2012, François Hollande entre à l'Élysée, la France compte 2.922.100 demandeurs d'emploi inscrits en catégorie « A » en métropole. Vingt-deux mois plus tard, fin juillet 2014, ils sont 3.424.000, soit 500.000 de plus. Quant au taux de chômage, il flirte avec les 10% et ni l'Insee ni l'OCDE n'envisagent de recul avant, au mieux, la fin de 2015. Pis, le pays est quasi en panne en termes de création d'emplois.

La France est malade de son chômage avec toutes les conséquences désastreuses qui en découlent, tant au niveau personnel que collectif. Cet échec sur le front de l'emploi est la principale raison du désamour entre les Français et François Hollande. Sans parler des conséquences financières. L'assurance chômage perd environ 4 milliards d'euros chaque année, et sa dette cumulée atteindra 21,3 milliards d'euros à la fin de 2014.

1,5 %, le minimum de croissance nécessaire

Pourquoi la France, à la différence de certains pays à l'économie comparable, n'arrive pas à se guérir de son chômage ? Où sont les freins ? À sujet compliqué, réponses multiples.

La conjoncture, en premier lieu. Avec un PIB qui ne décolle pas, il ne peut y avoir de création d'emplois dans le secteur marchand. Selon les dernières prévisions de Bercy, le PIB ne devrait croître que de 0,4% cette année, contre le 1% initialement prévu.

En 2015, ce serait 1%. Or, pour parvenir à inverser la courbe du chômage, il faut au moins 1,5% de croissance. Notamment parce que la France, à la différence de la plupart de ses voisins - notamment l'Allemagne -, a la chance de bénéficier d'une démographie active. Mais en matière d'emploi, ceci a un effet pervers : il faut parvenir à créer plus d'emplois que le nombre de jeunes entrant sur le marché du travail. Un objectif rendu encore plus compliqué par la succession des réformes des retraites, qui ont pour conséquence de retarder l'âge de cessation d'activité. Résultat, selon l'Insee, en 2014, la population active devrait s'accroître de 124.000 personnes, en solde net.

Autre point saillant, les entreprises n'ont pas besoin d'embaucher... Non seulement parce que leurs carnets de commandes sont loin de faire le plein, mais aussi parce qu'elles possèdent des réserves en interne. Pour preuve, dans ses enquêtes conjoncturelles, lorsque l'Insee demande aux entreprises si elles pourraient augmenter leur production sans embaucher, une écrasante majorité répond positivement.

« Nous avons calculé qu'il existait un sureffectif d'environ 210.000 salariés dans les entreprises », explique Éric Heyer, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

En d'autres termes, tout cynisme mis à part, depuis 2008 les entreprises françaises n'ont pas autant ajusté à la baisse leurs effectifs que la conjoncture l'imposait, même si une avalanche de plans sociaux a créé un effet de loupe. Ce que confirme l'ancienne présidente du Medef, Laurence Parisot :

« Je me souviens qu'avec d'autres chefs d'entreprise, en 2009, nous nous sommes dit qu'il fallait au maximum maintenir les emplois. Cela nous a beaucoup coûté. »

Bien entendu, il n'y a pas que les raisons conjoncturelles. Le mal français du chômage a de profondes racines. Notre pays souffre de longue date d'une inadéquation entre l'offre et la demande d'emplois.

Généraliser la formation pour monter en gamme

Malgré de sérieux progrès, les jeunes générations n'ont pas toujours en poche le diplôme ou la formation qui leur permettrait d'accéder plus facilement au marché du travail. La formation en alternance et l'apprentissage restent toujours le parent pauvre du système. Et la formation des demandeurs d'emploi est trop longtemps restée en friche. De timides ébauches de réponse se font jour. Ainsi, en 2013, le gouvernement Ayrault a lancé un plan de formation pour 39.000 chômeurs afin de leur proposer un apprentissage en adéquation avec des emplois non pourvus.

D'après une étude du ministère du Travail, 65% de ces chômeurs étaient en emploi durable six mois après la fin de la formation. En 2014, ce sont 100.000 demandeurs d'emploi qui devraient pouvoir accéder à ce dispositif doté d'une enveloppe de 200 millions d'euros.

C'est bien, mais c'est trop peu. Pour résorber le chômage de masse, il faudrait sonner le tocsin et décider d'un gigantesque plan général de formation pour les chômeurs et les salariés les moins qualifiés afin de faire monter en gamme la production française et résoudre le problème de compétitivité par le haut. Ainsi, la France ne se retrouvera plus en compétition avec des pays produisant à bas coûts. À cet égard, les 34 projets industriels novateurs imaginés par l'ex-ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg vont dans le bons sens.

Autre blocage, les entreprises en ont littéralement « ras le bol » de l'instabilité du droit fiscal et social français. Surtout les plus petites, rarement dotées des services adéquats. Impôts sur les sociétés, taxation des plus-values, droit du licenciement, contrat de travail, etc. Sans cesse, l'un ou l'autre de ces points cruciaux pour l'entreprise fait l'objet d'une modification. Une instabilité régulièrement dénoncée par les organisations patronales. Pierre Gattaz, le président du Medef, demande ainsi un « gel » des règles fiscales et sociales pour au moins trois ans. Cette inflation normative serait même un frein à l'investissement étranger en France. Le World Economic Forum le souligne régulièrement dans ses classements des pays les plus attractifs.

En revanche, il ne faut pas trop attendre des pseudo-blocages qui tiennent en réalité davantage d'un combat idéologique mené de longue date par certaines chapelles. Il en va ainsi de l'absence supposée de flexibilité du marché du travail, du « verrou » des 35 heures, de la hantise des seuils sociaux, de la nécessaire extension du travail du dimanche, etc. Certes, le droit du travail français n'est pas le plus flexible, loin de là. Il n'en reste pas moins que depuis trente ans il a considérablement évolué dans le sens de la flexibilité - c'est même pour cette raison que, paradoxalement, le code du travail a grossi.

Pour preuve, l'explosion des embauches sous CDD, qui représentent maintenant 80 % des recrutements. Qui aurait cru ça, il y a trente ans ? Sans parler de l'accord national interprofessionnel (ANI) de janvier 2013, qui a notamment permis la conclusion d'accords sur « le maintien de l'emploi » dans les entreprises en difficulté, qui peuvent ainsi... augmenter le temps de travail et/ou geler les rémunérations.

Freins réels et freins psychologiques

Quant aux 35 heures, rappelons qu'il ne s'agit que d'une référence légale servant de seuil au déclenchement des heures supplémentaires... Et encore ! Les lois Aubry et tous ses avatars autorisent l'annualisation du temps de travail, le forfait jours, le forfait heures, les cycles de travail. L'employeur demeure le seul à choisir la durée réelle du travail dans son entreprise. Quant aux fameux seuils sociaux - dont on n'entend pas parler quand l'économie se porte bien -, que le gouvernement Valls veut relever, ils tiennent davantage du « frein psychologique », ainsi que le reconnaît Pierre Burban, le secrétaire général de l'UPA (artisans employeurs).

« Une modification des seuils sociaux n'aurait pas d'effets massifs sur l'emploi », avoue Laurence Parisot, « mais cela pourrait redonner confiance aux chefs d'entreprise ».

Le vrai problème, c'est surtout la complexité et la bonne maîtrise du droit du travail, davantage que le fond. Combien d'entreprises savent utiliser au mieux la législation sur le temps de travail ? Combien savent que l'instauration d'un CE, d'un CHSCT, de délégués du personnel, etc., peut être remplacée par une « délégation unique du personnel » ? Une fois encore, avec ses velléités de réformes actuelles, le gouvernement risque de ne s'attaquer qu'à l'écume des choses, dans le seul but d'envoyer des signaux aux entreprises pour rétablir la fameuse « confiance ». Et ce aux dépens d'un traitement des racines profondes du chômage, qui se trouvent dans la structure même de notre tissu économique.

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Commentaires
a écrit le 13/10/2014 à 11:12 :
baissons leurs les pensions délirantes qu'ils se sont votés à eux mêmes....n'ont jamais voulu réformer la France...ont voté pour tout ces gouvernements qui n'ont jamais voulu toucher à leur rente de situation...laissent des dettes immenses aux générations suivantes...se gave de retraites tout en ayant un train de vie que les actifs qui font le même boulot n'ont même pas....font payer leur retraite actuelle par de la dette que les générations suivantes devront rembourser au prix de sacrifices incroyables....marre de ce huldp-up intergenerationnel !
a écrit le 13/10/2014 à 9:21 :
D'accord avec 'Merci'. Excellent article qui pour une fois permet d'y voir un peu plus clair. Loin de beaucoup de commentaires ridicules ci-dessous attachés. D'autres sont plus lucides (en général les moins excités).
a écrit le 13/10/2014 à 7:32 :
Les fonctionnaires exploitent les chômeurs et les salariés précaires, à quand une révolution contre l'incurie administrative?
Pourquoi ne pas manifester alors qu'on rejette une bonne partie des jeunes et on appelle cela civilisation.
Modèle français... c'est vite dit!
a écrit le 13/10/2014 à 7:13 :
Il faut mettre 5 millions de boomers en retraite à pension constante, qu'ils payent la compétitivité, qu'on relance la productivité alors que l'Etat l'a réduite, qu'ils remboursent la dette 40% pour retrouver la croissance et qu'ils comblent le déficit par un doublement d'impôts, en n'oubliant pas la division par deux des prix du logement et la construction fois trois. On a affaire à des sauterelles sur un champ de blé!
a écrit le 12/10/2014 à 23:38 :
Merci Jean-Christophe Chanut , enfin un article qui informe réellement de la situation sans rester dans "l'écume" habituelle.
a écrit le 12/10/2014 à 10:52 :
POUR RELANCE L EMPLOIES ?ILS FAUT RELANCE LA RECHERCHE POUR INVENTER DE NOUVEAU PRODUIT DE CONSOMATION? BEAUCOUP D ENTREPRISSE NON PLUS DE CENTRE DE RECHERCHE?? AUTREFOIS .LES ENTREPRISSES QUI RESSITEZ C EST CELLES QUI SORTEZ DE NOUVEAU PRODUITS???
a écrit le 12/10/2014 à 10:30 :
Le vrai remède est la suppression du code du travail. Ce code c'est la ligne Maginot qui ne protège que les naifs.Il interdit les embauches, n'empêche pas les licenciements et favorise les délocalisations. Il est largement responsable des blocages et du chomage. Ce code antédéluvien doit être remplacé par 10 articles de 2 lignes chacun.
Réponse de le 12/10/2014 à 11:15 :
@toto: une société sans règles du jeu, c'est la jungle. Il faut reformer pour s'adapter, mais certainement pas supprimer les rèf=gles du jeu...don't tu serais probablement une des premières victimes bien quactuellement dans une situation confortable pour parler ainsi :-) Les visionnaires prenant en compte les données au-delà de leur petite personne sont ceux qui font avancer les choses :-)
Réponse de le 12/10/2014 à 13:55 :
Même aujourd'hui, si le droit du travail était respecté cela se saurait !
Réponse de le 12/10/2014 à 17:39 :
Quand les règles tel le boa constrictor étouffent les entreprises, le chomage de masse devient la règle. Pourquoi s'en plaindre ? après tout les chefs d'entreprise n'ont pas droit au chomage. Pourquoi ne pas aligner le reste de la population sur les leaders ?
Réponse de le 12/10/2014 à 20:01 :
@toto: et comme d'habitude, on se trouve un bouc émissaire responsable de tous ses maux :-) Pourquoi tout le reste de la population ne deviendrait pas chef d'entreprise
a écrit le 12/10/2014 à 8:32 :
On bat des records de chômage et pourtant j'estime qu'il n'y a jamais autant de travail à faire , la liste de ce qu'il serait souhaitable voir indispensable de faire est très longue. quand cessera t-on de préférer payer des gens à rien faire alors qu'il y a du travail à ne plus savoir en faire.
Réponse de le 12/10/2014 à 9:51 :
QUAND ON PAYERA LES INDIVIDUS DECEMMENT !!!!!!!!!!!!et comme ce n'est pas prêt d'arriver... !
Réponse de le 12/10/2014 à 14:03 :
Soyez votre propre patron et vous vous payerez décemment sinon acceptez votre sort.
a écrit le 12/10/2014 à 8:09 :
Mais quand arrivera-t-on à comprendre qu'il faut financer les retraites par une taxe sur l'énergie?
Réponse de le 12/10/2014 à 8:17 :
avec vous, on met 1 euro, et on a droit à une litanie sur "l'énergie"!
a écrit le 12/10/2014 à 7:25 :
Apparemment les politiques aident "le Chômage Bobigny : le maire UDI renonce à ses allocations chômage Stéphane de Paoli a été épinglé" pour AVOIR CUMULE depuis les municipales, allocations de pôle emploi et INDEMNITES D'ELU!! (le point), c'est pas mal !
a écrit le 12/10/2014 à 7:00 :
Les mois à venir risquent d'être très mauvais pour l'économie et le chômage. La majorité des entreprises employant de la main oeuvre construisent des budgets calqués sur les intentions des directeurs d'achats et sur la commande publique. Ces intentions sont orientés à la baisse (entre 20 et 40%).
Une véritable purge ...
a écrit le 12/10/2014 à 0:20 :
Hollande avait bien identifié le mal: La finance mondiale qui n'a que faire des peuples.
Pour les riches, l'herbe est verte dans tous les pays. Pour les autres, elle jaunit chaque jour un peu plus sur des étendues de plus en plus vastes. C'est dans les pays où il y a le plus de riches que paradoxalement il y a le plus de "pauvres", le moins de services publics. Les US, la GB, l'Allemagne, la Chine, la Russie pour ne citer que les plus "petits" pays. Il existe aussi des pays où il y a des dynasties immensément riches et peu de "très pauvres", mais au prix de restrictions drastiques des libertés: l'Arabie Saoudite par exemple. On peut certainement améliorer chez nous, sans obligatoirement suivre ou copier les mauvais exemples.
Réponse de le 12/10/2014 à 9:49 :
IL FUSTIGE TOUS LES AUTRES COMME LES GAMINS POUR ESSAYER DE FAIRE OUBLIER SON INCOMPÉTENCE À GÈRER UN BUDGET, UNE DETTE , UN PAYS. Et il arrive encore à convaincre des gens comme vous ! Il a fait partir des riches et des jeunes et paralyse le pays par des hausses d'impôts et taxes qui ne servent que les fonctionnaires
a écrit le 11/10/2014 à 22:29 :
A quand la suppression du dinosaure appelé le code du travail ? ce code est largement responsable du chomage en france
Réponse de le 12/10/2014 à 8:19 :
si plus de code du travail, portes ouvertes à tous les abus! d'ailleurs, ça a commencé : !
Réponse de le 12/10/2014 à 9:09 :
Vous êtes fou? Le code du travail sert autant a protéger le travailleur que les patrons...
a écrit le 11/10/2014 à 20:40 :
Question chômage ! BOBIGNY : le maire UDI renonce à ses allocations chômage : Stéphane de Paoli a été épinglé pour avoir cumulé depuis les municipales, allocations de pôle emploi et INDEMNITES D'ELU!!!!!! (le point), ils sont pas beaux, les énarques ? !
Réponse de le 12/10/2014 à 7:29 :
même eux profitent ! c'est scandaleux! on critiquera ensuite, les chomeurs! lui bouffait à tous les râteliers!
Réponse de le 12/10/2014 à 9:08 :
La mondialisation est faites pour ceux qui son riches en les enrichissant toujours plus, et pour les plus pauvres qu'on aide de plus en plus. Et pour faire ça on prends l'argent chez le travailleur basique, c'est le seul qui reste!!!
Réponse de le 12/10/2014 à 9:53 :
la MONDIALISATION, je l'ai toujours pensé, c'est de la M.......DE! rien de bon là dedans, juste à mettre les gens dans la misère.
a écrit le 11/10/2014 à 17:41 :
On impose des réformes mais on n'a plus les moyens de leur mise en place, on n'a pas l'aval des principaux intéressés pour ce retour a une société d'avant guerre et tout cela imposé par des décisions extérieures! La France n'a plus la maîtrise de ses décisions! Elle n'a plus sa monnaie! Elle n'a plus de frontières! Elle implose par sa régionalisation et son communautarisme; bref elle se dilue..!
Réponse de le 11/10/2014 à 19:20 :
Beaucoup de pays européens jouent avec les mêmes règles que nous et s'en sortent ou s'en sont sortis par le passé mieux que nous. L'insuccès français provient d'autre chose que de l'Europe.
Réponse de le 11/10/2014 à 21:40 :
Au moment d'entrée dans l'UE, il semblerai que les autres pays étaient en retard sur la France et c'est bien pour cela qu'ils ont voulu y participer!
a écrit le 11/10/2014 à 17:33 :

A une époque j'ai fait une proposition à certains élus:
Demander aux entreprises d'engager un chômeur payé par les assedics
Intérêt: la personne travaille au lieu de glander
Avantage psychologique énorme pour le chômeur

Coût pour l'état :sans supplément
Coût pour l'entreprise: zéro
Au bout de quelques mois, la personne est formée et l'entreprise peut l'embaucher en Cdi
J'aimerais votre avis à tous pour savoir si je suis naïf, utopiste ou idiot.
Réponse de le 11/10/2014 à 18:01 :
Je ne sais pas si ta proposition respecterais les accords du commerce international, car cela s'apparente à une subvention aux entreprises. Le vrai cout du travail, c'est les charge salariales. Il faudrait que ces charges soient payées sur l'activité réelle de l'entreprise, à savoir son chiffre d'affaire, comme pour les auto-entrepreneurs.
Réponse de le 11/10/2014 à 19:31 :
Un détail me chagrine dans votre suggestion : pourquoi embaucher si vous proposez des travailleurs à titre gratuit ??
J'ai beau être employeur, votre suggestion me parait donc impossible sans subir des abus !!
Réponse de le 11/10/2014 à 22:29 :
Votre question est une des justifications aux contrats aidés tant détestés par la droite quand elle est dans l'opposition.
a écrit le 11/10/2014 à 16:55 :
Pour embaucher, un employeur, en particuilier dans les TPE et PME, doivent pouvoir s'adapter à la conjoncture, et revenir sur une embauche en cas d'inadéquation du salarié ou du poste.
Il faudrait que l'employeur puisse mettre fin à un CDI sans avoir à justifier le motif de la rupture de contrat. En contrepartie, l'employeur verserait au salarié, à son départ, une indemnité correspondant à 10% du cumul des salaires nettes depuis son embauche !
On pourrait limiter ça aux CDI signés à partir de maintenant ... Dans ces conditions, je suis prêt à parier :
1/ que les CDD vont se transformer en CDI
2/ que les créations d'emplois vont se faire, surtout si parallèlement, les seuils sociaux sont relevés surtout juqu'à 200 salariés !!
a écrit le 11/10/2014 à 14:48 :
Il faut différencier les artisans, TPE/PME (principaux employeurs en France) et les groupes/firmes. Le fonctionnement, les prises de risques, les besoins et les demandes sont différentes. Il est clair qu'en France, trop de paperasse, trop de millefeuilles structurelles/étatiques, trop d'interlocuteurs, trop de centralisme, trop de ... plombent les entreprises. Alors que les groupes/firmes ont le personnel/cabinet d'experts adéquats et jonglent/jouent avec les aides, niches et autres subtilités bien françaises sans que les dirigeants ne mettent, généralement, leurs biens personnels en jeu. Ce qui n'est pas le cas des entrepreneurs TPE/PME et artisans. De plus, Pôle Emploi n'est ni adaptée aux besoins et aux demandes, ni réactive, ni pertinente comme peut l'être l'APEC. Pôle Emploi est une enregistreuse qui a pour objectif, de caser les chômeurs dans des catégories et si possibles, en les maintenant dans des formations bidons et onéreuses et/ou dans un état de végétation. Avec Pôle Emploi, tout est encore plus compliqué. Bref, tant que la France continuera de mettre des pansements sur un système obsolète et fera des réformettes, on avancera pas. Malheureusement, jusqu'à présent, les gouvernements successifs n'ont jamais eu le courage de faire les réformer nécessaires. Trop de copinages, de magouilles, d'intérêts politiques sont en jeu. Hélas pour la France, les français, nos entreprises, nos chômeurs.
a écrit le 11/10/2014 à 14:43 :
Belles " manipulations "pour flanquer par terre un si beau pays.....C'est à chialer!
a écrit le 11/10/2014 à 13:36 :
Un titre paru dans le journal britannique "The Independent" d'aujourd'hui m'a fait mal au coeur : "French say au revoir to France". La plupart de nos compatriotes traversent la Manche pour trouver des meilleures conditions de travail, ou tout simplement du travail. Voilà le résultat d'une politique de l'emploi absolument catastrophique qui s'est gangrénée au fil des administrations (Mitterrand, Chirac, Sarkozy) et qui touche maintenant son point culminant, son apothéose ! bravo !
Réponse de le 11/10/2014 à 13:56 :
et ils en sont déjà 2 millions c'est énorme
Réponse de le 11/10/2014 à 14:40 :
Tant que le Figaro écrira de titres du genre «La France, numéro 1 dans le domaine du rêve» tant il y aura de sots pour y croire.
Réponse de le 11/10/2014 à 22:31 :
Mais ces français reviennent en France généralement dès qu'ils le peuvent.
Réponse de le 11/10/2014 à 23:31 :
Oui, pour voir leurs familles, en vacances….
a écrit le 10/10/2014 à 17:19 :
Taxer le travail favorise le chomage: il faut réduire les taxes sur le travail. Les gains de productivité permettent de travailler moins; cela est du temps libéré et non du chomage; le chomage est dû au cout du travail élevé qui ne permet pas de créer des emplois.
Réponse de le 11/10/2014 à 10:56 :
Ca a déjà été tenté et les patrons se sont augmentés avec. Quand aux employés, ils sont toujours pas augmenté, ils ne sont pas embauchés non plus voir même ils sont virés... Votre proposition n'est pas viable et ne marche pas. Imposer aux patrons d'embaucher des salariés et d'augmenter leur employés au moins de la même somme pour pouvoir s'augmenter eux même serait surement une meilleur solution.
Réponse de le 11/10/2014 à 16:32 :
"ça a déjà été tenté" : Faux ! On en en parlé, on a fait de belles déclarations, .. mais on a rien fait ! C'est comme le CICE dont on a parlé, et dont les syndicats critiquent déjà l'absnce de retour sur l'emploi et exigent des compensations alors que :
1/ les TPE et PME n'ont encore RIEN touchés ! (moins de 10% des sommes prévus déjà payés, et ce, essentiellement aux grandes entreprises, La Poste par exemple ...!)
2/ les contreparties ont DEJA été prélevées, puisque le CICE était au départ une compensation partielle pour les 40 milliards de prélèvement supplémentaires sur les entreprises en 2012 !!!
...mais quand on veut ne pas voir l'ensemble, la mémoire devient vite sélective !!!
Réponse de le 11/10/2014 à 16:37 :
@ @Gépé :"Imposer aux patrons d'embaucher(...)serait une meilleur(e) solution "!!
Je propose de suivre votre logique, et puisque vous n'êtes pas au chômage vous-même, on devrait rendre obligatoire pour vous d'embaucher, à mi-temps si vous êtes célibataire et à temps plein si vous êtes plusieurs dans votre foyer :
- une femme de ménage
- un jardinier
- une cuisinière
- une garde d'enfant si vous en avez !!
Comme vous avec les employeurs, je me fiche de savoir si vous en avez les moyens ou si vous en avez réellement besoin !!! Le ridicule de votre remarque vous apparait-il plus clairement ainsi ???
Réponse de le 11/10/2014 à 18:19 :
Je voulais exprimer l'idée du "temps libéré" qui doit être considéré comme une avancée sociale qui va dans le sens de l'histoire
a écrit le 10/10/2014 à 12:47 :
Avec un tel matraquage fiscal le chômage ne fera que s'amplifier. Qui veut créer une entreprise avec une inquisition pareil ? Idem pour les particuliers qui sont saignés à blanc donc pas de consommation. Seuls les bénéficiaires d'indemnités non-imposables s'en sortent bien. Ben voyons.
a écrit le 10/10/2014 à 10:31 :
Il y a quelques semaines, une enquête de Pôle Emploi a montré qu'une formation adaptée était indiscutablement efficace. Ce dont on aurait pu se douter. Donc ... on ne fait rien.
Réponse de le 11/10/2014 à 10:59 :
Ceux qui cherchent u emploi ne compte pas sur pole emploi... Cet organisme sert plus à octroyer le chômage qu'à offrir du travail. Les enquêtes de pole emploi par le faites ne peuvent être fiable. Quand on voit qu'"une panne de SFR a permis de réduire le nombre de chômeur il y a quelques mois"! Quel crédibilité leur restent ils???
Réponse de le 11/10/2014 à 18:46 :
physicien : adapté à quoi ? on connait la vieille chanson du fainéant et de l'inadapté, mais quand on a 7 millions de chomeurs, faut pas me dire qu'il y a 7 millions de faineants ou d'inadaptes :-)
Réponse de le 11/10/2014 à 19:32 :
Attention, un chiffre circule souvent : 4,9 millions de chômeurs, donnée qui totalise le nombre de chômeurs uniquement dans les catégories ABC (chômeurs sans emploi ou ayant un petit boulot). C’est un faux chiffre global, qui ne comptabilise pas tous les chômeurs dans les voies de garage : chômeurs en formation, en maladie, ou en contrat aidé.

Si on ajoute les 104 300 séniors indemnisés de métropole, on ne connait pas le nombre de séniors indemnisés des DOM, bénéficiant d’une dispense de recherche d’emploi, on arrive au chiffre de 5,65 millions. Si on totalise toutes ces catégories « oubliées » par Pôle emploi, on arrive à plus de 10 millions de personnes privées d’emploi, inscrites ou non à Pôle emploi. Soit presque le double du chiffre officiel.

Nous avons 10 millions de chômeurs en France, il ne faut pas rêver.
Réponse de le 12/10/2014 à 7:23 :
pratiquement " 10 MILLIONS DE CHOMEURS! ok, avec vous, entendu à la télé dans une émission sur divers sujets, dont le chômage (Arte)
a écrit le 10/10/2014 à 10:24 :
Pour créer des emplois nouveaux nets, il faut créer de nouvelles industries innovantes et exportatrices ;
Le mille feuille français est le principal frein à la création de nouvelles entreprises, il y a trop de mauvais minable cinéma au sein de toutes ces structures parapubliques ruineuses, inutiles, icompétentes, les agences blasblas banquets, les faux centres de faux experts autoproclamés qui prétendent s'occuper d'innovation sans jamais avoir réellement travaillé en entreprise, la BPI innovation ex Oseo ex Anvar est un fouillit total, approximatif, brouillon, sans ressources à la hauteur des réalités et ... maqués avec les industries de la santé ... ce qui aboutit à de doubles financement puisque ensuite c'est la sécurité sociale qui rembourse les médicaments doublons sans bénéfice pour les malades après avoir été subventionné à fonds perdus par BPI Innovation.
Réponse de le 11/10/2014 à 10:04 :
En effet, en particulier à Lyon ... c'est maladif, les hypocondiacres sont incorrigibles
a écrit le 10/10/2014 à 9:02 :
My président is pro chômage
a écrit le 10/10/2014 à 8:49 :
mettre les chômeurs , rmistes aux travaux d'utilité publique, nettoyage des rivières des abords d'autoroutes ,décharges sauvages etc...histoire de ne pas les couper du monde du travail et les habituer à se lever le matin.
Réponse de le 10/10/2014 à 9:02 :
Si vous êtes toujours actif professionnellement vous serez le prochain sur la liste des licenciements économiques avec moins de 0,3% de croissance les fermetures d'entreprises pour dépôt de bilan ne sont pas terminés... Je serais ravi que l'on vous propose un emploi dans une décharge à ciel ouvert pour votre manque d'ouverture.
Réponse de le 11/10/2014 à 11:02 :
Faut pas partir dans les abus; mais c'est certain que ça ferait du bien. Quand on entend certaine personne qui touchent plus au chômage que moi au travail... On pourrait aussi fixer un maximum chômage!!!
Réponse de le 11/10/2014 à 15:11 :
@rockit est le mot dumping, est que la definition vous revient.
Pauvre travailleurs attention chaud derriere
a écrit le 10/10/2014 à 8:42 :
Le vrai remède virer Hollande cet incompétent.
Dans le prive il serait viré!
Réponse de le 11/10/2014 à 11:02 :
Pour mettre qui? Sarkozy... Laissez moi rire!!!
Réponse de le 11/10/2014 à 13:37 :
Non ! pour mettre Juppé !!!! en se tordant de rire!!!!
Réponse de le 11/10/2014 à 15:14 :
tous les princes passent et les pauvres sont toujours rasés.
Réponse de le 11/10/2014 à 15:15 :
il faut dire que les princes consomment des pauvres. Avez vous vu un prince sachant labourer ou ensemencer?
Réponse de le 11/10/2014 à 15:21 :
Il parait que les pauvres sont faieneants; quand il y a une guerre ce seront eux en premiere ligne.

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