Déficit public : la France, plus mauvais élève en 2016 selon Bruxelles

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La dette publique de la France est attendue par la Commission européenne à 95,5% du PIB en 2014, 98,1% en 2015 et 99,8% en 2016.
La dette publique de la France est attendue par la Commission européenne à 95,5% du PIB en 2014, 98,1% en 2015 et 99,8% en 2016. (Crédits : reuters.com)
La Commission européenne estime que la France ne parviendra pas à réduire son déficit public et qu'il s'aggravera jusque 4,7% du PIB en 2016. Bruxelles ne prend toutefois pas en compte les dernières mesures de réduction budgétaires présentées fin octobre par le ministre des Finances Michel Sapin.

Objectifs budgétaires intenables pour la France. La Commission européenne table sur un déficit public à 4,3% du PIB en 2014 et 4,5% en 2015. Un chiffre qui va encore s'aggraver en 2016 à 4,7%, éloignant le scénario d'un retour sous 3% l'année suivante, selon des prévisions publiées mardi 4 novembre.

Ces mauvais chiffres "sont largement dus à une croissance toujours modeste et certaines mesures comme une nouvelle hausse du coût du Crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) et des réductions d'impôt pour les ménages à faible revenu", indique la Commission dans son rapport.

Les dernières mesures budgétaires pas prises en compte

Pour Bruxelles, qui n'a pas pris en compte la dernière vague de mesures annoncées par le ministre des Finances Michel Sapin, la France aura donc en 2016 le déficit le plus élevé de toute la zone euro. Le gouvernement français prévoit quant à lui de réduire le déficit public à 4,3% du PIB l'an prochain, puis 3,8% fin 2016 et un retour à l'objectif de 3% en 2017, année électorale.

     | Lire  Bruxelles pourrait demander des "mesures supplémentaires" contre les déficits

L'exécutif européen précise en effet qu'il n'a pris en compte qu'environ 19 des 21 milliards d'euros d'économies annoncées pour l'an prochain par le gouvernement car "certaines de ces mesures, représentant près de 2 milliards d'euros, restent insuffisamment détaillées pour être prises en compte dans la prévision". Les mesures nouvelles en cours d'examen par la Commission européenne, n'ont pas non plus été intégrées. Elles permettront de réduire son déficit public de 3,6 à 3,7 milliards d'euros de plus que prévu. De fait, Bercy estime que la France restera dans les clous de sa trajectoire budgétaire.

Vers une dette publique à 100% du PIB

Toujours selon le rapport de la Commission européenne, la dette publique française atteindrait 95,5% du PIB fin 2014, 98,1% fin 2015 et 99,8% fin 2016, poursuit la Commission, des niveaux supérieures à ceux attendus par la France (97,2% fin 2015 puis 98,0% fin 2016, après 95,3% fin 2014).

Selon la Commission, le chômage se stabiliserait l'an prochain en France, à 10,4% de la population active, soit le même niveau que cette année, avant de baisser à 10,2% en 2016, contre 9,5% pour l'Union européenne et 10,8% au sein de la zone euro.

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a écrit le 05/11/2014 à 8:48 :
c'est notre ancien ministre du budget qui le dit .Si ça ne s'appelle pas se foutre de la gueule du monde ....
a écrit le 04/11/2014 à 17:59 :
il faudrait que les journalistes, à défaut des hommes politiques, expriment systématiquement le niveau de ce déficit annuel du budget de l'état en pourcentage de celui-ci (en plus de celui du PIB qui ne veut rien dire).
Les français se rendraient alors mieux compte de l'énormité de la dette reportée sur les générations futures .
a écrit le 04/11/2014 à 17:13 :
vraiment aucune dehontologie cette commission ,avec un telle analyse elle DEVAIT SANCTIONNER LE BUDGET DE LA FRANCE
a écrit le 04/11/2014 à 16:11 :
Attention en cas de remontée des taux d'interets ça va faire mal.Je vous parie une mise sous tutelle du FMI avant un an...
a écrit le 04/11/2014 à 15:49 :
mais qui dit que ça ne sera pas pire ailleurs...ce sont des projections seulement...
Réponse de le 04/11/2014 à 19:58 :
Si ces prévisions sont justes, on aurait juste la palme de déficit en zone euro.
a écrit le 04/11/2014 à 15:48 :
Si Hollande pouvait faire comme Sarkozy, prendre 600 milliards d'euros dans les caisses pour sauver la France ? Hélas pas possible, Sarkozy a déjà tout pris,ruiné le pays mais a laissé le soin à son successeur de rembourser pour lui... Alors on dit merci qui ?
Réponse de le 04/11/2014 à 17:51 :
a l'époque les socialistes trouvaient que ce n'était pas assez !
Il faut rappeler qu'il s'agissait d'une action concertée mondiale pour lutter contre une crise exceptionnelle qui a fait disparaitre la moitié de la richesse mondiale quasiment du jour au lendemain.
a écrit le 04/11/2014 à 15:37 :
plutôt que de passer son temps à surveiller tout le monde, lma commission ferait mieux e faire le ménage dans le paquet de normes de toutes natures qu'elles produit....... les denière en date concernant les hélicoptère...... qui devront être obligatoirement à doubles turbine pour pouvoir survoler les zones urbaines...... alors que pratiquement aucun accident n'a eu lieu depuis 50 ans....
a écrit le 04/11/2014 à 14:32 :
Les autorités européennes ont le mérite d’apprécier et souvent de contredire les indicateurs économiques "optimistes" de la France. Le FMI aidera-t-il la France ?
a écrit le 04/11/2014 à 14:29 :
"réductions d'impôt pour les ménages à faible revenu". Bruxelles est néo-libérale, c'est le credo des néo-libéraux de faire payer tout le monde et particulièrement les moins riches qui sont aussi les plus nombreux. Les petits ruisseaux font les grandes rivières ( sous-entendu de diamant pour ceux qui sont à l'embouchure).
a écrit le 04/11/2014 à 14:26 :
DÉGRAISSER LE MAMMOUTH QUI S'APPELLE ADMINISTRATION FRANÇAISE !!! ahahahah !! c'est l'avenir de tous (les français) qui est concerné !
a écrit le 04/11/2014 à 13:48 :
trop de ponctionnaires inutiles aux statuts INTOUCHABLES maladie de la FRANCE
a écrit le 04/11/2014 à 13:34 :
Vite, il faut taxer les français et les entreprises! Sinon les salaires de nababs des élus pourraient être remis en question ! Pas touché nos privilèges, il reste peut-être un peu de gras sur l'os des contribuables ....
a écrit le 04/11/2014 à 12:53 :
Dérapage logique puisque le gouvernement prie pour une croissance qui ne vient pas ou est insuffisante. aucune réformes de structures en cours ni économies ainsi que des Taxes et Impôts à n'en plus finir. Le gouvernement compte sur les taux bas pour les emprunts mais vu que la FED va mettre fin à son programme de rachat, on sera en première ligne sur les marchés. Explosion en vue pour notre système en raison du déni (?), du refus de dire la vérité aux français sur la gravité de la situation.
a écrit le 04/11/2014 à 12:09 :
Quoi de neuf ? ...
Réponse de le 04/11/2014 à 12:36 :
Ben, il y aura des nouveaux impôts, c'est tout ...

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