Poker menteur. Après le changement de version du secrétaire général de l'Éysée, qui reconnaît les propos attribués par les journalistes du Monde, François Fillon l'a accusé de "mensonge". Invité du Journal de 20H de TF1 dimanche 9 novembre, l'ancien Premier ministre a maintenu sa version des faits :
Dans la suite de l'émission, François Fillon a maintenu l'argumentaire qu'il avait déjà développé dans une interview accordée au Journal du Dimanche du 9 novembre, dans laquelle il déclarait :
De son côté, le numéro 2 de l'Élysée a affirmé avoir effectivement parlé de l'affaire Bygmalion avec l'ancien Premier ministre. Après avoir démenti jeudi 6 novembre les propos qui lui étaient rapportés par deux journalistes du Monde, Jean-Pierre Jouyet les a reconnus dans une déclaration lue à l'AFP dimanche 9 novembre.
Le secrétaire général de l'Élysée souligne avoir "également rappelé que, depuis mai 2012 (date d'arrivée à la présidence de François Hollande, ndlr), il n'y a plus aucune intervention de la présidence de la République dans une procédure judiciaire".
Dans le livre Sarko s'est tuer publié jeudi 6 novembre, les journalistes du Monde Fabrice Lhomme et Gérard Davet rapportent que François Fillon a demandé au secrétaire général de l'Élysée Jean-Pierre Jouyet, lors d'un déjeuner le 24 juin dernier, de "taper vite" sur l'ancien chef de l'État pour ne pas "le laisser revenir". Antoine Gosset-Grainville, ancien directeur adjoint de cabinet de François Fillon, était également présent.
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Si l'ancien Premier ministre a fait savoir qu'il allait porter plainte pour diffamation, les deux journalistes maintiennent pour autant leur version dans Le Monde daté de dimanche 9 novembre, avec à l'appui la publication d'extraits d'enregistrements de Jean-Pierre Jouyet.
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La date de ce déjeuner fait polémique parce qu'il s'est déroulé quelques semaines avant le déclenchement de l'enquête préliminaire sur le paiement par l'UMP, à la place de Nicolas Sarkozy, de pénalités pour dépassement de ses dépenses de campagne. Dans un communiqué adressé le 9 novembre au soir à l'AFP, le parquet a toutefois déclaré que l'enquête a été lancée "au vu au vu des seuls éléments" transmis "par les commissaires aux comptes de l'UMP".
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