Future "loi Macron" : l'impact sur l'économie française

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Professions réglementées, sociétés d'autoroutes, permis de conduire ... Le projet de loi Macron s'attaque à de nombreux sujets de blocage de l'économie française
Professions réglementées, sociétés d'autoroutes, permis de conduire ... Le projet de loi Macron s'attaque à de nombreux sujets de "blocage" de l'économie française (Crédits : Reuters)
Nouvelles règles relatives au travail dominical, aux professions réglementées (notaires, avocats...), au dialogue social, au permis de conduire... le projet de loi Macron est un vrai fourre-tout. Ce mardi, une première mouture du projet de loi a été transmise au Conseil d'Etat, assortie d'une étude d'impact très détaillée.

Progressivement, le projet de loi pour favoriser la croissance prend forme. Défendu par le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, ce texte, qui sera présenté en Conseil des ministres le 10 décembre, vise à donner de l'air à l'économie française en s'attaquant à de très nombreuses rigidités.

Ce mardi 18 novembre, une première mouture du projet de loi encore incomplet a été envoyée pour avis au Conseil d'Etat et aux partenaires sociaux. Ce texte est accompagné d'une « étude d'impact » extrêmement détaillée - le rapport fait pas moins de 250 pages ! - que "La Tribune" s'est procurée (voir en pièce jointe). « L'étude d'impact » tente de mesurer l'ensemble des conséquences sur l'économie des nouvelles mesures envisagées.

Finalement baptisé « projet de loi pour la croissance et l'activité », le texte concerne un nombre de sujets indescriptible puisque, selon Emmanuel Macron, il est destiné à combattre la « complexité »... Vaste programme.

Ainsi, dans ce véritable texte fourre-tout, on trouve, comme convenu des dispositions relatives à l'exercice des professions réglementées (notaires, huissiers de justice, commissaires-priseurs, avocats), à l'investissement et à l'innovation, à l'épargne salariale, à l'allègement des obligations des entreprises, au travail dominical et en soirée, au dialogue social au sein de l'entreprise (sur ce point le texte sera complété quand les partenaires sociaux auront terminé leur négociation sur ce sujet), au transport par autocar, au permis de conduire, à la représentation et au statut des juges des tribunaux de commerce, à l'urbanisme et au logement, etc.

Avocats, huissiers, notaires... vont pouvoir s'associer entre eux

Concernant les professions réglementées, le gouvernement a finalement choisi le compromis, tout n'est pas remis en question. Les tarifs des notaires, par exemple, seront soumis à des prix plafonds et parfois planchers. En revanche, les notaires garderaient - a priori - leur droit de présentation, c'est-à-dire le droit de choisir leur successeur en cas de succession ou de rachat d'offices.

Autres grande nouveauté, les professionnels du droit (notaires, avocats, huissiers, mandataires judiciaires...) pourront s'associer entre eux, ainsi qu'avec des experts comptables. Ils pourront également utiliser des formes de sociétés (SA, SARL) jusqu'ici interdites. Les règles d'installation de ces professions sont également revues et simplifiées.

Toujours au titre des professions réglementées figurent des dispositions importantes pour les intéressés, comme la suppression des exigences de carte professionnelle pour l'activité de guide conférencier et de courtier en vin et spiritueux...

Les sociétés concessionnaires des autoroutes davantage surveillées

Dans un tout autre domaine, le projet de loi tend également « à renforcer le positionnement de l'Etat face aux société concessionnaires d'autoroutes" (SCA). Avec deux objectifs :

« Le premier est de garantir un meilleur paramétrage et un meilleur cadrage financier des investissements autoroutiers compensés par des hausses de péages, afin d'éviter que les SCA ne perçoivent une rémunération excessive pour ces investissements ; il convient notamment d'associer à l'expertise menée dans le cadre des contrats de plan, des fonctionnaires dont la mission exclusive n'est pas l'amélioration du réseau autoroutier mais également le pouvoir d'achat des consommateurs ».

« Le second objectif est d'apporter une réponse plus efficace aux enjeux concurrentiels de ce secteur, liés à l'appartenance des SCA à des groupes de travaux publics, qui ont été identifiés et analysés dès 2005 par le Conseil de la Concurrence par la mise en place d'un réel cadre de régulation des marchés des SCA".

Bref l'Etat veut davantage réguler les pratiques des SCA malgré les « clauses contractuelles des contrats de concessions qui visent à l'empêcher ».

Baisser le coût du permis de conduire

Concernant le permis de conduire, le gouvernement, conscient de l'importance pour les jeunes d'être en possession de ce permis pour faciliter leur insertion sociale, cherche à en limiter le coût. Pour ce faire, l'idée est de transférer au secteur privé l'organisation et la surveillance de l'épreuve théorique (le « Code »), jusqu'ici assurées par des inspecteurs publics . En outre, il est envisagé de renforcer les effets de cette réforme en confiant également au secteur privé l'organisation des épreuves pratiques pour le permis des poids-lourd. Cela génèrera, selon « l'étude d'impact » 262.500 places d'examen au permis B (automobile) supplémentaires. Les examinateurs/inspecteurs publics verront donc leur activité recentrée « sur le cœur de leur mission de service public, à savoir l'examen pratique de la conduite pour l'obtention du permis B ».

Enfin, les frais de présentation aux examens aujourd'hui facturés par les auto-écoles pour une présentation au code seront règlementés. La mesure devrait avoir pour effet de diminuer le coût relatif à la présentation aux examens en supprimant les frais, parfois exorbitants, facturés par les auto-écoles pour la présentation à l'examen du code.

« L'étude d'impact » détaille des dizaines d'autres exemples de simplifications et de réformes. Le lecteur de « La Tribune » est invité à s'y référer pour prendre connaissance des questions qui le préoccupent.

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Commentaires
a écrit le 09/12/2014 à 18:24 :
Coup de colère!
Allons! Vous voyez bien qu'il ne sert à rien de palabrer sur cette future Loi! Il est temps à présent d'agir et vite! Il faut se débarrasser au plus pressé de ce jeune freluquet aux dents trop longues, ex-valet des Rothschild, à la solde des lobbying et par la même de ce Président et de son Gouvernement d'incapables et d'amateurs. Chaque jour qui passent ils sabordent notre démocratie, ruinent nos spécificités, nivellent par le bas...et en la matière l'exemple est frappant: comment peut-on imaginer une seule seconde que n'importe quel abruti sans connaissance aucune ni en Histoire ni en Histoire de l'Art, puisse se permettre d'exercer cette noble profession de Conférencier! Un Guide-conférencier n'est pas un guide Touristique...mais un spécialiste formé, compétent, passionné, avec un degré d'exigence reconnu et sanctionné par une professionnalisation et un bagage universitaire! Si nous ne tenons pas fermement, si nous laissons faire...il en va tout bonnement dans bien d'autres domaines de la qualité, de la crédibilité même de notre projet sociétal! Qu'est-ce à dire? Qu'au nom de l'économie dévastatrice et du rendement à tout prix...demain tout le monde pourra être ce qu'il veux au mépris de toutes compétences requises! Assez! Il n'est plus temps de s'indigner, mais de "foutre dehors à grand coup de pied dans le..." tous les Macrons qui n'ont que par trop sévi ! J'en appelle au civisme de chacun et en premier lieu du peu d'élus sensés et désintéressés qui nous reste dans l'hémicycle: ne vous accrochez pas à vos strapontins...il ne vous appartiennent pas! Vous êtes ici par la volonté du Peuple! Votez contre toutes tentatives qui tend à casser notre cohérence, vous n'en serez que plus respectables au yeux de la République! Vous êtes ici par la volonté du peuple...faites sortir de Bercy et d'ailleurs ces inconséquents...Par la force des baïonnettes! A nous - tous - de vous y aider...la mascarade n'a que par trop durée!
a écrit le 07/12/2014 à 13:00 :
Concernant la déréglementation de la profession de guide-conférencier, cette loi est inutile, puisque, on assiste déjà à un grand n’importe quoi orchestré par les agences réceptives et les tour-operator étrtangers.
La loi Macron, ou comment fouler aux pieds le savoir-faire français, démolir un peu plus la condition précaire de l’artisan français, qui valorise le patrimoine National par des exigences de compétences relevées deux années plus tôt par le gouvernement de François Hollande. Cf le décret 2011-830 du 1er Août 2011
Cela démontre l’incohérence de ce gouvernement, qui, ne sachant plus comment endiguer l’hémorragie de chômage chez les jeunes, ou je ne sais pour quelle raison, va annihiler les efforts produits par ceux qui, comme moi, ont produit des efforts pour se mettre à niveau et ont débloqué des aides de l’Etat pour pouvoir se former à ce métier exigeant.
Double ineptie, par ce biais on aura démoli un pan fragile de l’économie française, (mais emblématique et prestigieux puisqu’il gêne la « Macron-économie »), et de plus on va réduire à néant les subventions de l’OPCA (organisme paritaire collecteur agréé par l’état), autrement dit les droits obtenus par les travailleurs à se former.
La loi Macron c’est sacrifier l’artisan français sur l’autel du libéralisme en livrant aux entrepreneurs sans scrupules les trésors du Patrimoine National.
Citoyens ! Réveillons-nous ! On nous tue !
a écrit le 03/12/2014 à 22:06 :
Fin d’un métier, fin de mon métier..
.. ou la connerie n’a vraiment plus de limite ! pour une fois de plus paraphraser Audiard. On pourra voir verser de cette corne d’abondance l’imbécillité et la stupidité qui coulent à flots ininterrompus de cette administration depuis des mois dans son dernier opus en aliénation majeure qu’est ce projet de loi mettant fin à un noble métier : celui de Guide-Conférencier, celui de médiateur du patrimoine, ce métier qui fait la fierté de pays qui comme l’Italie, la Grèce, la Belgique, l’Allemagne, l’Espagne, la France et bien d’autres en Europe ont un patrimoine extraordinaire à préserver et à raconter à nos concitoyens et à des dizaines de millions de touristes qui viennent chaque année s’instruire, se cultiver et jouir des chefs d’œuvres qui racontent notre civilisation occidentale et sa lente évolution (84 millions de touristes par an, 7,5% du PIB français, 1,2 million d’emplois).
A l’instar de la Finlande ou des Etats-Unis qui veulent supprimer l’apprentissage de l’écriture à l’école, qui avec la lecture constitue un haut témoignage de la victoire - dès la Renaissance et jusqu’aux révolutions française et américaine - de la liberté des démocraties depuis plus de deux siècles contre l’obscurantisme, de l’autonomie et de la responsabilité des individus, de ce à quoi tend encore ¼ de la population mondiale qui n’a pas accès à des crayons et des livres, l’administration française décide de supprimer un vecteur essentiel, la cheville ouvrière de ce qui constitue le cœur du tourisme culturel de notre pays : la médiation culturelle des femmes et des hommes qui font ce magnifique métier de Guide-Conférencier.
Je n’ai pas toujours travaillé comme tel ; J’ai pendant trente ans été agent de voyages, tour-opérateur / voyagiste, et j’ai utilisé les services de Guides compétents dans de nombreux pays (j’en ai visité plus de 50 et ai travaillé avec plus de 30) dont la France ; ils ont toujours représenté la moitié de la réussite d’un voyage, chaque touriste que vous connaissez ou vous-même l’admettrez si vous avez utilisé les services d’un guide. Mais on trouve aujourd’hui des personnes venues de tous horizons et pays qui s’installent Place de la Concorde, Parvis de Notre Dame ou aux Tuileries (et bientôt dans les musées si cette loi passe) raconter pour quelques euros de pourboire que Marie-Antoinette fut mariée à Louis XV, que l’Obélisque a été volé par Napoléon ou que Velasquez a peint la Joconde, (celle-là même qui devrait d’ailleurs retourner en Italie d’où elle aurait été volée selon George Clooney..). Voilà à peu de choses près ce à quoi la médiation culturelle sera réduite en France si ce projet de loi insensé voit le jour.
On exige dix ans d’étude d’un médecin pour qu’il ait la charge, la responsabilité de notre corps. On exige un niveau Licence (ou équivalent avec une ou deux années d’études) d’un Guide-Conférencier qui aura la charge de lire et traduire notre patrimoine sans dire n’importe quoi, afin que nos concitoyens enfants ou adultes ainsi que les touristes étrangers aient conscience de ce qui nous a précédé et nous constitue en tant que citoyens de nations démocratiques. Notre cerveau vaut bien notre corps !
Ce gouvernement, qui après avoir maladroitement réinventé la définition de quelques mots qui ancraient notre nation dans son passé et ses traditions qu’il insulte, et incapable de traiter des vrais problèmes du pays qui suffoque d’un manque cruel d’un avenir possible (et en ça il ne vaut pas moins que celui qui l’a précédé..), a décidé sans aucun motif, ni explication, ni légitimité qui donnerait le moindre argument à un tel projet de réinventer le mot « Guide » et de signer l’acte de décès d’un des plus beaux métiers du secteur du tourisme. La honte et le scandale sont des mots trop faibles pour décrire ce qui est entrain de se passer. Je suppose que l’actuelle ministre de la Culture qui admet publiquement n’avoir pas lu une ligne du prix Nobel de littérature 2014 qui est français ne défendra pas notre profession face à son collègue..
Je propose que tous les Guides-Conférenciers portent un brassard de deuil pendant leurs prestations en signe de protestation contre cette stupide agression et qu’ils informent nos concitoyens et touristes du monde entier du danger que ce projet de loi représente. Désolé pour les quelques vulgarités qui parsèment ce coup de gueule..
UN GUIDE DONNE DU SENS A CE QUE VOUS VOYEZ !
a écrit le 03/12/2014 à 11:52 :
Le projet de loi Macron... Plus je lis sur le sujet et plus je me demande ce que nous, guides-conférenciers, venons faire dans cette galère!
Pourquoi au dernier moment nous rajouter, de même que les courtiers en vins et spiritueux, parmi le fourre-tout au côté des notaires, avocats, pharmaciens, dentistes, etc... Qu'est-ce-qu'on lui a fait à Mr Macron?
On travaille déjà le dimanche, pendant les vacances, les jours fériés plus tout le reste de l'année et souvent sans compensation!
On bataille pour arriver à travailler toute l'année avec les aléas que l'on sait dus à nos contrats de vacations (revenus irréguliers, emplois du temps inégaux entre été et hiver...).
On défend au mieux notre bout de gras face à tous ces accompagnateurs étrangers non qualifiés ici et qui veulent guider à notre place dans les monuments nationaux ou les musées.
Nous parlons souvent 2 ou 3 langues étrangères, avons des connaissances en art, histoire, géographie, culture, etc... et sommes capables de parler devant des publics très divers.
Nous devons faire preuve de courtoisie, sens de l'adaptation, mobilité, résistance physique (oui, oui, parler et marcher ça use!)...
Et il y a des études à suivre pour arriver à ce métier. Oui, j'ai dit métier! C'est pas un hobby...
N'importe qui ne peut pas le faire, n'en n'aura pas l'envie, et ce n'est pas parce que vous allez supprimer les exigences de carte professionnelle pour l'activité de guide-conférencier que ça va se bousculer au portillon! Et ce ne sera certainement pas synonyme de qualité.
Qu'est-ce-que ça veut dire cette dérèglementation de notre activité? Pourquoi nous brader? Pourquoi nous ajouter encore de la concurrence alors que ce n'est déjà pas évident aujourd'hui?
Nous n'aurons plus de réglementation, plus de niveau de qualification ni de niveau de salaire... Quel avenir!
Et tout le monde pour l'instant a été consulté pour élaborer ce projet sauf nous!!!
La France est le premier pays touristique au monde et ce projet m'attriste à un point... C'est consternant!
a écrit le 02/12/2014 à 21:22 :
Merci Kit, merci Jan pour ces réactions et vos commentaires. Moi-même guide depuis un peu plus d’un an, j’ai obtenu ma carte après une licence de guide conférencier. J’ai travaillé pour financer mes études, je me devais d’avoir un certain niveau en langue, en histoire de l’art. C’est un métier qui demande du travail et une passion de découvrir et de partager : un métier précaire aujourd’hui car tous les mois je me demande si j’atteindrai au moins l’équivalent du smic ! J’ai également plusieurs employeurs, je multiplie les CDD, et je ne sais pas si j’aurai assez de travail dans un mois, dans deux mois….et aujourd’hui on me dit que ma carte n’aura plus aucune valeur, et que n’importe qui pourra s’il le souhaite exercer ce métier, sans étude, sans carte. Mais que fait ce ministre ? que fait ce gouvernement ? Où va-t-on ? Veut-il tuer le métier de guide ? Oui, je le pense. Aucun de ces arguments présentés dans le texte de loi n’est recevable. Aujourd’hui je me sens impuissante, dégoutée….peut être que bientôt on pourra devenir médecin en un an ! Après tout ! Pourquoi pas !
a écrit le 28/11/2014 à 13:20 :
Je me joins à Kit concernant le métier de guide-conférencier que j'exerce depuis 1986;niveau d'études:bac + 5 suivi par des cours du soir préparatoires pendant 2 ans et passage d'un diplôme d'état donnant accès au métier.Je suis en CDD depuis presque 30 ans avec 5 employeurs différents par mois.C'est un métier qu l'on choisit d'exercer par passion car aucune garantie de protection,une précarité qui nous oblige à recourir aux aides de pôle emploi et/ou d'exercer d'autres emplois en même temps.Pourquoi s'attaquer à des personnes déjà en situation instable?Car la déréglementation de notre métier mènera à l'ouverture des portes d'une concurrence déloyale ,du personnel non-qualifié qui viendra en France pendant la saison touristique prenant le travail de nos guides diplômés en les poussant vers les rangs des chômeurs,sans mentionner la guerre des tarifs.Il n'y a pas de pénurie de guide-conférenciers.Les étudiants en train de préparer ce diplôme aux universités de Nanterre et Marne-la-Vallée doivent se demander pourquoi payer 4.000 euros après déjà tant d'années d'étude afin d'obtenir la carte professionnelle quand une loi de déréglementation pourrait permettre à tout le monde de s'auto-proclamer guide-conférencier?Nous nous sommes battus pour vivre de ce métier,pour assurer la qualité de nos services,et maintenant ,au nom de la "compétitivité" nous serons réduits à la Loi de la Jungle?
Réponse de le 02/12/2014 à 19:59 :
J'adhère tout à fait aux diverses remarques de Jan. Aussi quelques questions
Avec cet éventuel projet de loi plutôt flou , la profession de guide-conférencier pourrait être accessible aux guides du monde entier après vérification de leurs compétences. La langue française (oral + écrit) serait-elle indispensable ? Qui jugerait ces postulants?
Comment reconnaître un guide officiel inscrit sur le registre puisque les cartes et les badges professionnels disparaîtraient ?
Réponse de le 05/12/2014 à 17:49 :
L'activité est DÉJÀ accessible aux ressortissants européens démontrant leur compétence par leur titre ou leur carte professionnelles nationales quand elles existent dans leur État. De la même façon qu'un guide-conférencier français peut travailler dans les pays membres en faisant la preuve de ses qualifications mais malheureusement le badge a disparu lors de la réforme actée en 2012
a écrit le 25/11/2014 à 19:56 :
Pourquoi s'attaquer aux Guides-Conférenciers dont la réglementation n'est qu'à minima ?
La profession est accessible par énormément de voies à tous les ressortissants européens (formation initiale à bac + 3 ou bac + 5 via validations de modules (ECTS) - Validation des Acquis de l’Expérience – Validation de l’Expérience Professionnelle – Equivalences européennes) ce qui garantit un haut niveau de compétence (maîtrise parfaite d’au moins une langue étrangère, connaissances en histoire, histoire de l’art, des civilisation, dans les sciences sociales…)
Par ailleurs elle n’impose aucune contrainte économique, les Guides-Conférenciers ont d’ailleurs des difficultés à vivre de ce métier, leur conditions d’exercices, principalement libérale (et de plus en plus contraint par leur «employeurs » que sont les opérateurs touristiques, les agents de voyage ou les musées et monuments nationaux)
Leurs tarifs ne fait l’objet d’aucun encadrement réglementaire ou légal et ai bien souvent tiré vers le bas.
Ils travaillent les week-end, les vacances et sont l’image de France et de son très riche patrimoine culturel et historique.
Chaque année plusieurs centaines de jeune diplômées renoncent à regret à ce métier de passion car ils se rendent compte des énormes difficultés qu’ils rencontrent.
Ce n’est pas en déréglementant cette profession que les objectifs fixés dans le projets (cf page 71) seront atteint, à moins que ce ministre pressé ne souhaite voir les touristes accueillis par des bénévoles qui ne rapporteront rien à l’économie ou par des personnes non qualifiées employées par des agences extra-communautaires et contribuer ainsi au déficit de budget (cela existe déjà pour tout ce qui concerne l’encadrement des groupe des tour operateur extra européen).
Et de façon générale il est plus simple de s’attaquer à des professionnels isolés qu’à des corporations trop bien organisée, et cela fait un bel effet d’annonce !
Réponse de le 27/11/2014 à 16:29 :
Merci pour cette réaction lucide et on ne peut plus exacte sur le métier de guide conférencier. Il semble en effet aberrant de vouloir déréglementer une profession qui est déjà réglementée à minima comme vous l'écrivez si justement. Pour vivre de ce métier chaque jour est un combat. Avec cette déréglementation, Monsieur Macron veut-il une France d'auto-entrepreneurs sous-qualifiés ? Serait-il un adepte de Milton Friedman et sa théorie économique néo-libérale, voire ultra-libérale ?
a écrit le 19/11/2014 à 10:50 :
1/ AVOIR SONT PERMIE ET TRES INPORTANT POUR LES JEUNES. POUR LEUR AVENIR PROFESSIONNEL/ 2/ PUISQUE LA SECURITE EST DEVENUE UNE AFFAIRE D ETAT ? VUE LA MUTIPLICATION DES RADARTS ET DES AMENDES ? POURQUOI L ETAT NE PRENDRAIS EN CHARGES L EDUCATION DU CODE DE LA ROUTE A LECOLE PUBLIQUE? ET OUVRIRAIS DES ECOLES DE FORMATION A LA CONDUITE ATOMOBILE???
a écrit le 19/11/2014 à 10:50 :
1/ AVOIR SONT PERMIE ET TRES INPORTANT POUR LES JEUNES. POUR LEUR AVENIR PROFESSIONNEL/ 2/ PUISQUE LA SECURITE EST DEVENUE UNE AFFAIRE D ETAT ? VUE LA MUTIPLICATION DES RADARTS ET DES AMENDES ? POURQUOI L ETAT NE PRENDRAIS EN CHARGES L EDUCATION DU CODE DE LA ROUTE A LECOLE PUBLIQUE? ET OUVRIRAIS DES ECOLES DE FORMATION A LA CONDUITE ATOMOBILE???
Réponse de le 19/11/2014 à 12:52 :
Les événements actuels montrent qu'il serait plus important de faire des cours de civisme que d'apprendre à conduire. Le rôle de l'état est d'abord d'apprendre à ses citoyens à vivre en république. C'est pas évident pour tout le monde...
a écrit le 19/11/2014 à 10:00 :
Passer son permis de conduire ne fait plus rêver les jeunes. Surtout depuis qu'on peut perdre son permis très facilement et d'une manière malhonnête. Le coût de possession d'un véhicule dépasse le budget d'un jeune. L'état devrais plutôt investir dans des infrastructures de transport public, cela ferai des emplois et de la croissance en plus. Encore une décision politique décalé des réalités sociales de notre pays. Méthode Coué : donnons leur le permis, il achèteront des voitures, paieront des assurances, l'entretien, et surtout les amendes et stages de récupération de points...
a écrit le 19/11/2014 à 8:28 :
Et la fonction publique? Bien sûr, le privé est là (las également!) pour financer le secteur public et ses avantages!
a écrit le 18/11/2014 à 20:34 :
Rien d'extraordinaire. Et comme les députés vont mettre encore de l'eau dans son vin, on va se retrouver avec une loi homéopathique, sans aucune mesure efficace.
a écrit le 18/11/2014 à 20:27 :
Quel pays il y a besoin d'une loi pour ça!!!!
a écrit le 18/11/2014 à 19:56 :
Beurk! That Guy is fake! À renvoyer au Guiness des nuls! Du vent! qu'il fasse son job: sabrer dans la Fonction Publique! Pardon! On a jamais vu des dindes voter pour Noël!
a écrit le 18/11/2014 à 18:12 :
Pas de quoi casser 3 pattes à un canard
a écrit le 18/11/2014 à 18:09 :
Un grand pas pour les socialistes en fait un petit pas pour l'economie
Réponse de le 18/11/2014 à 19:28 :
Quelques diziemes de point de croissance en plus sont toujours bons à prendre. Soyons pragmatiques. N Sarkozy l'avait promis et ne l'avais finalement pas fait. Voyons ce que va faire réellement ce gouvernement sur ce sujet sensible.
a écrit le 18/11/2014 à 18:06 :
il n'a rien fait pour retrait chapeau du pdg gdf ou ils ont 75 % capitale tous les pouvoir pour refuser
mais ils sont ok avec ca
a écrit le 18/11/2014 à 17:53 :
MICRON chez nous nous avons les neutrinos vos équilibristes n'en sont pas encore la , vous êtes a plaindre,il faut lire DÉBORDÉE de ZOÉ SHEPPARD sur vos collectivités locale succulent !!!!
a écrit le 18/11/2014 à 17:01 :
Un superbe livre sera très bientôt sur les rayons des libraires et bouquineries de Paris. Il s'agit d'une étude en profondeur sur les raisons des échecs consécutifs de l'économie française. Son titre "L'Economie Françause: un Patchwork qui ne décolle pas". Son auteur : le charismatique économiste et homme du monde Jacques Attali. A lire absolumment.
Réponse de le 19/11/2014 à 9:51 :
Jacques Attali. ? Le Socialiste qui défend le politiquement correct et le collectivisme depuis 40 ans ? Le bras droit de Mitterand ? Il nous explique maintenant que "c'est pas sa faute" ?

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