Le ministre de l'Économie veut s'attaquer aux sociétés autoroutières en situation de "rente" et faire "baisser les tarifs là où ce sera possible", a-t-il annoncé sur M6 dimanche.
"Nous allons mettre beaucoup plus de pression sur les sociétés d'autoroutes. Ce ne sont pas des mots. Une autorité de régulation, un gendarme, qui agit déjà sur certains transports va étendre ses compétences", a affirmé Emmanuel Macron, alors que l'Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf) a déjà indiqué qu'elle pourrait ainsi voir sa mission élargie.
"Concrètement, année après année, nous allons verrouiller et maintenir la pression pour baisser la rentabilité des sociétés d'autoroutes. Nous ferons baisser les tarifs là où c'est possible", a ajouté le ministre.
Des obstacles à la baisse de la rentabilité
Cette promesse s'annonce difficile à tenir. L'Autorité de la concurrence, lors de la présentation de son rapport le 18 septembre, avait constaté que les formulations des contrats de concession barraient dans les faits la voie à une telle baisse, même en cas de déflation.