Quand Emmanuel Macron fait le service après-vente d'une loi qui n'est pas encore votée

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Emmanuel Macron est venu rappeler la philosophie du projet de loi pour la croissance et l'activité aux professions libérales
Emmanuel Macron est venu rappeler la philosophie du projet de loi pour la croissance et l'activité aux professions libérales (Crédits : Reuters)
Le ministre de l'Economie s'est rendu ce matin au 22ème Congrès de l'Union nationale des professions libérales pour expliquer la philosophie du projet de loi pour la croissance et l'activité. A quelques jours de la présentation du texte en Conseil des ministres, Emmanuel Macron laisse la porte ouverte à quelques aménagements.

L'accueil promettait d'être chaud. Il le fut. Face aux responsables de l'Union nationale des professions libérales (UNAPL) et leurs adhérents réunis lors de leur 22ème Congrès national, Emmanuel Macron a été un peu chahuté. Il pouvait s'en douter. Depuis la présentation par Arnaud Montebourg, son prédécesseur à Bercy des premiers contours du projet de loi pour la croissance et l'activité, les professions libérales et les 37 autres professions réglementées dans le viseur du gouvernement sont très remontées. " Nous avons été profondément blessés d'être taxés de rentiers, voire, à demi-mots d'être traités de voleurs par votre prédécesseur à Bercy ", a déclaré Michel Chassang, le président de l'UNAPL à l'adresse d'Emmanuel Macron.

Le ministre a-t-il payé pour les déclarations maladroites d'Arnaud Montebourg qui promettait de rendre avec cette loi " six milliards d'euros de pouvoir d'achat aux Français " ? En partie. " Si les discours changent, la méthode reste la même. Nous ne voulons pas être informés sur l'état d'avancement de ce texte mais être concertés ", a toutefois expliqué Michel Chassang.

A-t-il obtenu gain de cause ? Emmanuel Macron est resté inflexible sur les objectifs de ce projet de loi qu'il présentera en Conseil des ministres et qui sera débattu au Parlement le 22 janvier. " Le statu quo n'est pas une option ", a-t-il déclaré. Tout en conservant les fondamentaux des professions concernées, en ne réformant pas les ordres, en préservant les règles déontologiques, en pérennisant l'exclusivité des missions, ce texte doit moderniser certaines professions - les experts-comptables, qui ont libéralisé leurs pratiques tarifaires, ont été plusieurs fois cité en exemple -, favoriser l'ouverture de certaines professions - depuis 1980, le nombre de ménages sa augmenté de 50% et 600 offices notariaux ont disparu - , restaurer de la concurrence par les prix et permettre une plus grande liberté d'installation.

Des pratiques tarifaires à réformer

" Le risque d'entreprendre doit être possible, dans tous les secteurs de l'économie. Dans certains professions, je pense notamment à celle d'avocat, les jeunes diplômés ne parviennent pas à exercer ", a martelé le ministre qui souhaite également que certaines pratiques tarifaires déconnectées des coûts réels politique soient revues. Les professions concernées sont les notaires, les greffiers, les huissiers, les commissaires-priseurs, les administrateurs judiciaires et les mandataires judiciaires. Outre un gain pour le pouvoir d'achat des ménages, le ministre espère que cette révision à la baisse de certains tarifs participe au redressement de la compétitivité des entreprises.

En revanche, Emmanuel Macron reste ouvert aux discussions jusqu'à mercredi. Il a déjà prévu de voir et de revoir les représentants des notaires, des huissiers, des avocats... Les négociations devraient aller bon train. Désireuse de maintenir la pression pour obtenir gain de cause, l'UNAPL a décidé de renouveler la journée sans professions libérales organisée le 30 septembre. Celle-ci aura lieu le... 22 janvier.

Le Parlement devra trancher

Et ensuite ? Ce sera au Parlement de trancher sur l'ensemble du texte. Les députés et les sénateurs auront même la responsabilité de débattre et de voter sur certains points précis du texte qui ont été d'ores et déjà retiré. C'est notamment le cas de la question de la création du statut d'avocat d'entreprise. " Je ne suis pas totalement convaincu du gain de cette réforme pour la société française ", a expliqué le ministre.

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Commentaires
a écrit le 11/12/2014 à 11:50 :
Je soutiens le projet de loi Macron.
a écrit le 07/12/2014 à 18:36 :
Comment se fait-il que la presse soit aussi complaisante et je pense notamment au journal Les Echos qui semble être devenu l'antichambre de Bercy !

Pour en revenir à cette loi, Monsieur Macron ne connait manifestement pas les sujets dont il parle de manière théatrale comme tout bon énarque banquier d'affaires qu'il est et se moque des futurs licenciements que sa loi va provoquer.

Il ne faut pas oublier que la plupart des salariés de ces professions du droit sont opposés à cette loi qui va leur faire perdre leur emploi. Elle va entraîner une concentration de ces professions du droit dans les grandes villes et les campagnes seront désertées.

Seules les très grandes structures pourront s'en sortir. Je suppose que c'est cela le socialisme ! La loi du plus fort contre le plus faible.

Mais cela, Monsieur Macron s'en moque car dans 2 ans il aura réintégré une banque d'affaires et pourra faire prospérer son business avec son carnet d'adresse d'ex-ministre.

Monsieur Macron aura réussi à faire qu'il existe en France encore plus de "pauvres"... pour reprendre son expression.
a écrit le 06/12/2014 à 14:20 :
La sagesse a voulu que ces professions soit réglementé pour ne pas les soumettre au profit d'intérêt particulier, mais le jacobinisme bruxellois en décide autrement!
a écrit le 06/12/2014 à 10:01 :
L'objectif de ce monsieur est sûrement de se concocter une future retraite de 40000 Euros par mois! En effet, il va bien falloir entuber les Français.
a écrit le 05/12/2014 à 18:28 :
Pour prendre l'exemple des greffes de tribunaux de commerce, que je connais bien en tant que chef d'entreprise, je ne vois pas très bien en quoi rendre le Kbis gratuit va permettre de de donner du pouvoir d'achat aux ménages? Un kbis coute 2.60€, et une entreprise doit en commander 4 ou 5 tous les ans à tout casser! Un créateur d'entreprise donne 33€ au greffier pour immatriculer au registre du commerce sa nouvelle entreprise, ce n'est pas ça qui coute cher quand on monte sa boite.

Pour les banques par contre, ce sera le Jackpot car elles se gavent de ces données sur les entreprises, alors si leur ex-collègue Macron les leur fourni gracieusement avec cette réforme, je suis sûr quelles vont lui trouver une bonne place au chaud dans 1 ou 2 ans, pantoufles fournies sous le bureau..

Et si comme prévu par le texte on enlève ces ressources aux greffes de TC... il va y avoir de la casse sociale parmi les employés, des données personnelles sur les dirigeants qui vont circuler partout et gratuitement, pour un gain archi-nul pour la relance économique et les entrepreneurs!
a écrit le 05/12/2014 à 18:12 :
M.Macron est pris une nouvelle fois en flagrant délit de mensonge. Il répète une nouvelle fois « depuis 1980, le nombre de ménages a augmenté de 50% et 600 offices notariaux ont disparu"
Comment peut-il continuer à dire des bêtises pareilles?
Si 600 étude ont disparu en 30ans c'est évidemment parce que dans le cadre d’un processus de modernisation des études ont fusionné ce qui a fait disparaître de petits offices individuels au profit de sociétés civiles professionnelles comptant parfois jusqu’à 7 ou 8 notaires associés.
Le nombre de notaire a lui depuis trente ans augmenté de plusieurs milliers
Et cela il ne peut l’ignorer
Alors , ignorance ou malhonnêteté?
Dans les deux cas c’est très grave.
Réponse de le 06/12/2014 à 22:31 :
De plusieurs milliers ... Ah oui ! Vous parlez des notaires français ??? Le malhonnête c'est vous!
a écrit le 05/12/2014 à 17:29 :
On a eu les pilotes dans la rue,on a les patrons,demain les notaires je ne suis pas jaloux mais ils me semblent que ces professions s'inscrivent quand même dans les catégories 'nanties'....On aurait les smicards non augmentés dans la rue ils bénéficieraient plus de ma sympathie et de ma compréhension.
a écrit le 05/12/2014 à 17:27 :
Toutes les forces de l'immobilisme de ce pays sont impressionnantes. On est de tout coeur avec vous sur ce coup la!
a écrit le 05/12/2014 à 17:10 :
LES PROFESSIONS RÉGLEMENTÉS C' COMME POUR LES FONCTIONNAIRES PLÉTHORIQUES UNE ANOMALIE ÉCONOMIQUE BIEN FRANÇAISE; A SUPPRIMER D’URGENCE POUR QUE NOTRE PAYS RETROUVE LA PROSPÉRITÉ DE LA CROISSANCE !!!
a écrit le 05/12/2014 à 15:39 :
Tout ce petit monde sait comment on peut démolir c'est ce que l'on appelle "reformer" mais ne savent pas comment reconstruire derrière... peut être parce qu'il ne se sente pas concerné!
a écrit le 05/12/2014 à 15:24 :
pour les notaires ont pourrait faire comme pour les médecins: un consultation à 23 euros.........LOL
Réponse de le 05/12/2014 à 15:55 :
Pour info, les consultations chez les notaires sont gratuites, seuls les actes sont payants
a écrit le 05/12/2014 à 15:22 :
Intéressant. C'est "Je veux gagner plus" contre "Je veux gagner plus". A votre avis, qui va gagner ... plus?
a écrit le 05/12/2014 à 15:17 :
la france s'execute...

où est passée notre souveraineté ? quand nous a t'on demandé notre avis ?
Réponse de le 05/12/2014 à 15:24 :
Citez donc moi au moins UN pays sur terre où l'on demande vraiment l'avis des citoyens non tous millionnaires. Car Suisses.
Réponse de le 05/12/2014 à 17:30 :
Vous confondez tout, c'est Attali qui l'avait demandé à Sarkozy.
Moi je suis d'accord et je n'habite pas à Bruxelles.
a écrit le 05/12/2014 à 15:04 :
Faut pas abuser! Déjà que c'est une loi pas très ambitieuse qui va être largement édulcorée par les parlementaires.... De l'homéopathie! C'est pas avec ça que l'économie française sera réformée.
Réponse de le 05/12/2014 à 15:23 :
Aujourd'hui, hier, le greffe du TC de Lyon est en grève.
Avec 2M€ de résultat net pour 7M€ de CA! Faut avoir honte de rien?
Réponse de le 05/12/2014 à 15:25 :
Réformer le capitalisme. Tiens, bonne idée. Y'a plus qu'à...
Réponse de le 06/12/2014 à 11:46 :
parceque vous pensez qu'en reformant les seules proffessions qui fonctionnent on va ameliorer l'economie française ? Il faudrait peut etre qu'un jour les francais se rendent compte que la france ne repose que sur quelques centaines de milliers de personnes qui sont très loin du petit monde du salariat, des rtt, ou autre 35h !
Réponse de le 06/12/2014 à 22:36 :
C'est vrai que sans les salariés et leurs virtuelles "35h" on en serait pas la !!!!

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