Valls veut garder le cap "jusqu'à la fin du quinquennat"

Le Premier ministre était l'invité de France 2 dimanche soir pour défendre l'action de son gouvernement devant les Français. En trente minutes d'interview, Manuel Vall n'a pas fait d'annonces mais a confirmé les réformes engagées.
Plus de la moitié des salariés doivent être concernés par le pacte de responsabilité d'ici la fin de l'année, espère Manuel Valls, à contre-courant du ministre de l'Economie Emmanuel Macron qui s'avouait déçu la semaine dernière du nombre des accords.
Plus de la moitié des salariés doivent être concernés par le pacte de responsabilité d'ici la fin de l'année, espère Manuel Valls, à contre-courant du ministre de l'Economie Emmanuel Macron qui s'avouait déçu la semaine dernière du nombre des accords. (Crédits : reuters.com)

"Je ne suis pas un déserteur", a insisté le Premier ministre sur le plateau de France 2, comme une réponse nette aux rumeurs qui le disaient sur le départ en 2015. Manuel Valls compte bien rester à Matignon "jusqu'à la fin du quinquennat" pour "gouverner" avec le président. "C'est ensemble que nous décidons de l'essentiel". L'essentiel qu'il a résumé par les points suivants :

  • L'importance du pacte de responsabilité

Plus de la moitié des salariés doivent être concernés par le pacte de responsabilité d'ici la fin de l'année, espère Manuel Valls, à contre-courant du ministre de l'Economie Emmanuel Macron qui s'avouait déçu la semaine dernière du nombre des accords. "Je suis convaincu que le pacte de responsabilité sera une réussite", a affirmé Manuel Valls, précisant que six accords avaient déjà été passés. "Il y a en un autre qui vient d'être signé dans l'assurance et qui va représenter 28.000 emplois. D'autres sont possibles très vite, j'ai espoir, dans le bâtiment et dans la banque", a-t-il ajouté.

Le pacte de responsabilité prévoit d'accorder 40 milliards d'euros aux entreprises en baisse de cotisations et d'impôts. Le gouvernement en attend des contreparties, notamment des engagements chiffrés en matière d'emploi via des accords de branches. La métallurgie et la chimie ont été les premières branches à avoir conclu des accords.

  • On ne touchera pas aux 35 heures

Revenir sur la durée légale du travail, c'est "un faux débat" pour Manuel Valls. "Les 35 heures ont beaucoup évolué. Même la droite n'est pas revenue dessus", a-t-il insisté arguant qu'"il n'y aura pas de remise en cause de la durée légale du travail". Et de compléter : "d'ailleurs, la durée effective du travail en France est de 39 heures, supérieure à celle de l'Allemagne."

  • Douze dimanches travaillés par an

Deux jours avant la présentation du projet de "loi Macron" sur la croissance et l'activité pour libérer l'économie, le Premier ministre a confirmé que le texte comprenait l'extension du travail du dimanche de cinq à douze jours par an.

"Il y a des territoires dans notre pays (...) où il y a un attachement au repos dominical, où il y a une tradition soit catholique soit syndicaliste, il faut tenir compte de ces réalités. Il s'agit dans la proposition que nous faisons de passer de cinq à douze dimanches. (...) Il y aura forcément un débat (...) mais je pense qu'on peut avancer et trouver les compromis nécessaires."

  • La cession partielle assumée de l'aéroport de Toulouse

Enfin, à propos de la vente de l'aéroport de Toulouse à un consortium chinois, Manuel Valls indique que cette expérience pourrait ouvrir la voie à de prochains accords de ce type.

"Il va rester majoritairement dans les mains des collectivités territoriales et de l'Etat.(...) Il faut assumer que nous vivons dans une économie ouverte et, en même temps, nous préservons bien sûr nos intérêts fondamentaux. Ce que nous faisons pour un aéroport, nous ne le ferons évidemment pas dans d'autres filières, je pense par exemple au nucléaire."

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Commentaires 29
à écrit le 08/12/2014 à 14:47
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Est-ce les socialistes peuvent nous indiquer combien d'emplois ont été créés suite à la refiscalisation des heures supplémentaires?

à écrit le 08/12/2014 à 14:14
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Ça c est une preuve qu il est de gauche . Il n est pas interdit d en sourire !!

le 08/12/2014 à 14:59
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Vive la stratégie de l'échec après 10 ans d'opposition bête et méchante!

à écrit le 08/12/2014 à 12:55
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QUEL CAP ,,? c'est un grand diseux mais un ptit feseux comme disent les chtis

à écrit le 08/12/2014 à 12:19
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Valls et Hollande ne font aucune réforme de structures dont le pays a un besoin urgent, ils ne feront rien jusqu' en 2017, car ils n' ont aucun courage. Derrière son air hautain, Valls c' est du vent et c' est maintenant vérifié par tous les gens hon...

à écrit le 08/12/2014 à 12:19
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Juste incroyable de voir autant d'agressivité sur ces forums...

à écrit le 08/12/2014 à 11:52
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Bien sur car il faudrait du courage!!!

à écrit le 08/12/2014 à 10:48
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c'est un cap, un pic , une péninsule ,et c'est a cela que nous les reconnaissons !!!!

à écrit le 08/12/2014 à 10:24
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ON GARDE LE CAP !! ON FAIT RIEN !! ON ATTEND !!! L INCOMPÉTENCE C EST MAINTENANT !!

à écrit le 08/12/2014 à 10:01
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je crois qu'il est un grand rêveur , il a déjà perdu le sens des réalités !

à écrit le 08/12/2014 à 9:48
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Encore un discours de plus pour rien toujours pas de réformes structurelles d'envergure pour réduire la voilure etatique

à écrit le 08/12/2014 à 9:46
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Quel cap? Celui de l'inaction n'est pas dur à tenir. On s'attend plus à des cadeaux fiscaux pour les moins riches, afin de s'acheter des électeurs, avec de l'argent qu'il n'a pas mais empruntera en notre nom. On connait les méthodes de la gauche. Rie...

à écrit le 08/12/2014 à 9:30
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Une fois de plus, Valls est commentateur de l'actualité du déclin de la France ; Il ressemble comme un jumeau à Fillon, de même que Hollande clône Sarkozy.

à écrit le 08/12/2014 à 9:28
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Sinon le discours de cet homme n'est pas du tout adapté à la situation. Nous avons perdu probablement le pouvoir sur notre pays au profit d'influences extérieures. C'est flagrant.

le 08/12/2014 à 9:33
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Vers la disparition du socialisme (qui ne sait que distribuer ce que les autres produisent)...

le 08/12/2014 à 12:21
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Noel c'est le 25, faudra attendre encore un peu les enfants

à écrit le 08/12/2014 à 9:24
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Ce qui m'a étonné dans cette interview, c'est la capacité de balle à parler menton relevé et tête tournée en permanence vers son interlocuteur sur le côté. Essayez donc cette position artificielle inconfortable.....

le 08/12/2014 à 12:28
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On n'arrête pas un navire qui coule à pic !

le 08/12/2014 à 14:52
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@Vive le socialisme! Le Costa Concordia bien pu être redressé (sans son capitaine) alors pourquoi pas la France? Hollande dehors!

à écrit le 08/12/2014 à 9:21
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Avant le duo Sarkozy /fillon, le premier ministre pouvait sauter. Cette époque est révolue. Les socialistes profitent bien de ce nouveau comportement anti démocratique instauré par Sarkozy. Nous bouffer on du Hollande et du ville jusqu'en 2017....

à écrit le 08/12/2014 à 8:51
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quand on le regarde on voit un type qui rêve les yeux ouverts. Il croit avoir un grand destin alors que son chemin est déjà terminé, il se prend pour un grand homme alors qu'il est plutôt proche d'un nain.

à écrit le 08/12/2014 à 8:39
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Il a vu que Hollande aurait 35.000 euros de retraite mensuelle, il veut lui aussi "faire tourner le compteur" !!!

le 08/12/2014 à 8:53
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non lui il préfère magouiller avec les patrons. Il veux diriger le pays il ne sais même pas diriger sa ville, je suis bien placé on est endetté à mort et on est massacré par les impôts et il y a en France des c.. Qui espère en lui.nqu'il retour en en...

le 08/12/2014 à 12:34
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Ce n'est certainement pas pire que Levallois-Perret ^^

à écrit le 08/12/2014 à 8:36
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Qu'il reste je m'en tape, je ne voterai jamais pour un espagnol. Allez sur YouTube, tapez valls et vous verrez des vidéos édifiantes qu'il a voulu interdire.

à écrit le 08/12/2014 à 8:23
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Iceberg droit devant.

à écrit le 08/12/2014 à 8:18
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30 minutes de langue de bois ou comment parler pour ne rien dire.

le 08/12/2014 à 8:41
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100% d'accord ! Totalement coupé des réalités et des préoccupations des français...La France n'a pas besoin de fonctionnaires mais d'entrepreneurs !! Or tout l'argent va aux fonctionnaires. Valls les défend bien...

à écrit le 08/12/2014 à 8:17
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Quel cap il n'y a rien si ce n'est toujours plus de dette!!!

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