En réponse à la demande du commissaire européen Pierre Moscovici de "mesures supplémentaires" pour la réduction du déficit public (hors effets de la conjoncture), le ministre français des Finances Michel Sapin a assuré jeudi 5 février dans un communiqué que la France tiendrait son engagement devant Bruxelles.
Plus tôt dans la journée, le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a regretté que l'effort actuel de réduction du déficit à seulement 0,3 point du PIB en termes structurels, soit "significativement en-deçà de l'effort minimum" demandé par Bruxelles, qui est de 0,5 point.
Dans le projet de budget présenté par le gouvernement le 1er octobre dernier, Bercy tablait sur un déficit structurel de 2,4% du PIB en 2014 avant 2,2% en 2015.
Interrogé par l'AFP, le cabinet du ministre des Finances a assuré "ne pas avoir le temps" ni être en mesure d'expliquer quel était le déficit structurel jusqu'à présent prévu par la France qui correspondrait donc à 0,5 point de moins que celui de 2014 lui-même pas encore connu.
La commission a révisé à la baisse sa prévision de déficit public (Etat, protection sociale, collectivités locales) nominal pour 2015, à 4,1% du PIB français au lieu de 4,5% prévus précédemment. Elle a également revu à la hausse sa prévision de croissance, à 1% cette année. Deux chiffres clés en ligne avec le scénario de Bercy.
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"Les prévisions de la Commission et du gouvernement français convergent donc", a relevé Michel Sapin, y voyant "le résultat des mesures prises par la France et d'un travail constructif mené avec la Commission".
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Les chiffres définitifs de déficit nominal et structurel pour 2014 en France seront connus à la mi-mars et feront peut-être évoluer les prévisions du gouvernement pour 2015.
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