Quand un boulanger suscite l'émoi des politiques

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Anecdotique ou symbolique ? Le clivage gauche droite est encore apparu après l'éclatement de l'affaire dite du « boulanger des Landes ». En quelques mots, il s'agit d'un artisan situé à Saint-Paul-Lès-Dax contraint de fermer son commerce une fois par semaine, conformément un arrêté préfectoral. L'inspection du travail a mis en demeure le boulanger de s'astreindre à cette obligation sous peine de saisir le tribunal administratif.
Il n'en fallait pas davantage pour provoquer une tempête politique en plein débat sur la loi Macron qui souhaite libéraliser le travail le dimanche sous certaines conditions. L'ancien Premier ministre, François Fillon a apporté "tout son soutien" à Stéphane Cazenave, "dans sa volonté d'être libre de travailler 7 jours sur 7", après s'être entretenu avec lui mardi matin. "Que le travail puisse dans notre pays être considéré comme un délit et la passion d'un artisan ainsi bridée doit nous alerter sur l'absurdité de notre système", écrit François Fillon.
Sur Radio Classique, mercredi matin, François Bayrou a également manifesté sa solidarité avec le boulanger victime d'un abus néfaste à l'emploi, selon lui. "On a l'impression que la volonté de créer, de faire naître des emplois nouveaux est mal vue en France, et sanctionnée".
Face à cette polémique, le boulanger des Landes s'est toutefois vu opposé la désapprobation de ses pairs. La Confédération nationale de la boulangerie-patisserie a ainsi réitéré son attachement à la fermeture dominicale.
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De son côté, le gouvernement a pointé « l'utilisation politicienne » de cette affaire ». Pour Stephane Le Foll, porte-parole du gouvernement, l'arrêté préfectoral a été pris en 1999 en accord avec les syndicats professionnels, gage d'un dispositif équilibré.
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