Quels sont les risques que la baisse des prix fait peser en France ?

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La déflation menace l'économie française.
La déflation menace l'économie française. (Crédits : © Dado Ruvic / Reuters)
En janvier, l'indice des prix à la consommation (IPC) a reculé de 1 %. Sur un an, l'indice cède 0,4%. C'est une première fois depuis octobre 2009. Si cette tendance se prolonge, la France entrera en déflation. Quels sont les enjeux ?

Après avoir timidement augmenté de 0,1% en décembre, l'indice des prix à la consommation (IPC) a cédé 1% en janvier selon l'Insee. Pour la première fois depuis octobre 2009, les prix à la consommation baissent sur un an, de 0,4%, marqués par la chute de 7,1% des prix de l'énergie, et en particulier des produits pétroliers (-15,9%).

Désormais dans les esprits, la menace de déflation ne trouve pas seulement son origine dans la baisse des prix de l'énergie. Si le prix des services et des transports continuent de progresser sur un an, la plupart des tarifs des biens reculent. C'est par exemple le cas de l'alimentation (-0,2%) et des produits manufacturés (-1,4%). " Le prix de nombreux produits est même en baisse. En octobre 2014, le prix de 25 % des 72 postes principaux de l'indice sous-jacent ont ainsi baissé sur un an ", expliquait l'Insee dans sa dernière note de conjoncture. L'indice sous-jacent mesure l'inflation en excluant les biens dont les prix sont les plus volatils (alimentation et énergie) et les tarifs publics.

Une consommation stimulée, au début

Si cette tendance se prolonge durablement, l'économie française entrera donc en récession. Est-ce si grave ? Une petite et passagère diminution des prix n'est pas réellement une mauvaise chose en soi. En effet, quelques baisses de tarifs peuvent redonner un peu de pouvoir d'achat aux ménages qui peuvent ainsi continuer à consommer, voire à surconsommer certains biens. Depuis un an, la très faible inflation observée en France explique en grande partie la résistance de la consommation des ménages dont les salaires ont quasiment pas varié. En revanche, si cette situation se prolonge, le risque est élevé que s'enclenche ce que les économistes appellent une " spirale déflationniste ". C'est bien plus ennuyeux. Si les ménages sont convaincus que les prix continueront à baisser, ils retarderont leurs achats, réduisant la demande à peau de chagrin.

La demande des ménages étant déjà réduite, celles des entreprises davantage encore et celle des collectivités locales au plus bas, austérité oblige, nul doute qu'une spirale déflationniste ferait d'énormes dégâts dans le tissu économique tricolore, déjà fragilisé par la crise de 2008-2009 et ses soubresauts.

La course au désendettement

Si la spirale déflationniste s'enclenche, la chute de la consommation n'est pas la seule conséquence. Les ménages et les entreprises endettées connaissent alors des difficultés majeures. Comment faire face à des échéances de remboursement fixe quand les revenus baissent ? Comme l'expliquait l'économiste américain Irving Fisher après la crise des années 30 aux Etats-Unis, obligation est faite alors de vendre des actifs, parfois à prix bradés car les prix baissent et parce que la solvabilité des acheteurs est forcément réduite. Pour les ménages qui ont investi dans la pierre, cette situation peut les obliger à se séparer de leur bien. Pour les entreprises, c'est la vente des joyaux de famille, comme les brevets, une marque, une partie du patrimoine immobilier, qui peut être la solution. Dans un marché mécaniquement baissier - tout le monde est vendeur ! - les actifs financiers doivent également être cédés pour rembourser la dette.

Le problème, c'est que l'on peut difficilement stimuler l'activité via le désendettement. Dans ce contexte, une baisse de la demande provoque des fermetures d'usines et donc du chômage dont la hausse entraîne mécaniquement des pressions à la baisse sur les salaires. Le serpent se mord la queue.

Les salaires ne baissent pas encore

Pour l'instant, le risque que cette menace déflationniste s'enclenche réellement n'est pas très élevé en France. Pour une raison simple. Les salaires continuent d'augmenter. Malgré le gel du point d'indice, le gouvernement a accepté de faire un geste pour les agents appartenant à la catégorie C. Après avoir déjà bénéficié d'une revalorisation des grilles de salaire l'an dernier, ces derniers se sont vus attribuer 5 points d'indice supplémentaires le 1er janvier 2015. Selon le gouvernement, ce geste représente en moyenne 440 euros supplémentaire de salaire net dès l'an prochain pour 1,6 million d'agents.

Dans le privé, le salaire mensuel de base a augmenté de 1,4% en 2014 selon l'Insee. A la fin juin 2015, il augmenterait encore de 0,8%. " A la différence du Japon, les salaires en zone euro, notamment en France et en Allemagne, présentent une importante résilience, qui pourrait empêcher une telle baisse des salaires en cas de baisse des prix. Par exemple, la réglementation peut contraindre les possibilités de baisser le salaire, au moins en ce qui concerne le salaire de base (les primes pouvant, elles, s'ajuster). Ainsi, l'existence d'un salaire minimal crée des rigidités nominales, qui sont d'autant plus importantes pour les secteurs d'activité employant des salariés à bas salaires ", explique l'Insee. En France, le Smic a augmenté de 0,8% au 1er janvier 2015.

Le patronat souhaite baisser les salaires

Ce « verrou » peut-il sauter ? Plusieurs hypothèses sont possibles. Face à la chute de la demande et pour lutter contre la concurrence des pays dont la compétitivité-prix est plus élevé, en raison par exemple de coûts salariaux plus faibles, que peuvent faire les entreprises ? Elles ont assez peu de solutions. Elles peuvent décider de baisser leurs prix, réduisant ainsi leurs marges et celles de leurs sous-traitants qui, dos au mur, n'ont pas d'autres choix que d'accepter d'abaisser leurs tarifs pour conserver leurs clients. Elles peuvent également délocaliser leur production. Mais cette stratégie, qui implique que le savoir-faire de l'entreprise est délocalisable, a un coût élevé que toutes les entreprises ne peuvent supporter.

Les entreprises peuvent également décider de baisser les salaires. Elles en ont la possibilité légale. Les salariés qui s'opposent à cette décision peuvent porter plainte. La loi gravant dans le marbre l'accord national interprofessionnel signé entre les partenaires sociaux en janvier 2013 a donné encore plus de marge de manœuvre aux entreprises dans ce domaine. En effet, si l'entreprise est en difficulté financière, elle peut baisser les salaires de ses effectifs dans le cadre d'accords défensifs, c'est-à-dire pour assurer sa survie, pour une durée de deux ans. Seuls les salaires inférieurs à 1,2 SMIC sont épargnés. Pour l'instant.

Autre éventualité, le gouvernement cède à la pression du patronat qui, après avoir obtenu la mise en place du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) et 43 milliards d'allègements de cotisations via le Pacte de responsabilité, réclame à corps et à cri la possibilité d'étendre cette possibilité dans le cadre d'accords offensifs. Dans ce cas de figure, les entreprises pourront baisser les salaires pour être capable de rivaliser avec leurs concurrents dont la compétitivité-prix est plus élevé.

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Commentaires
a écrit le 22/02/2015 à 12:04 :
Ils commencent quand, nos braves élus, donneurs de leçons d'économie à baisser leurs salaires !!!
a écrit le 22/02/2015 à 9:17 :
La baisse des salaires ? que l'on commence donc par les plus hauts salaires, hein ?
a écrit le 21/02/2015 à 17:06 :
quand l'Economiste explique à Mr Tout-le-Monde que la baisse des prix c'est pas bon, Mr Tout-le-Monde à envie de répondre à l'Economiste qu'il a perdu contact avec la planète.
a écrit le 21/02/2015 à 13:55 :
La déflation c’est formidable, enfin des baisses de prix alors qu’on ne cesse de tirer sur le pouvoir d’achat ! Cela évite de ronger la croissance, hors inflation combien faisons-nous de croissance ? C’est la stagnation depuis 2008. Le PIB, c’est la consommation donc les salaires. La consommation des ménages, selon ce qu’on trouve dans la presse est au niveau de 2007. Si on les gèle, où est le pib ? On remplace la consommation des ménages par les dépenses de l’Etat et l’augmentation des prix réglementaires qu’on met dans la consommation… mais la consommation réelle se réduit. Quelle est la définition pour PIB ? Les américains font 70% de consommation et 20% de dépenses publiques, la moyenne est dans ce genre là, nous faisons 55% de consommation et 30% de dépenses. Pour comparer la richesse par habitant il faut retirer 10%, donc nous avons le niveau des espagnols et des italiens. Pour le déficit, à 85, sur 5 ans ça fait combien, on fait banqueroute ou bien on rembourse ? A quand une commémoration de la croissance ? Le PMI est à 49,7 après 49,3 hors services. Pour l’export nous perdons 1% de parts dans le commerce mondial tous les 5 ans, depuis 2000, nous serions à 3% en 2014… selon une étude d’Eurostat du 15 Juillet 14, notre rapport export/pib est classé dernier de l’Europe… sommes-nous des champions ? Notre export en 2013 est plus ou moins du niveau de 2008, alors que les exportations mondiales ont augmenté de 10% en volume, ne manque-t-on pas une opportunité ? Notre croissance entre 1991 et 2011 est sous le G7 à -6,6% cumulé… serions-nous médiocres ou paresseux ? Depuis 2008, notre chômage est passé de 8 à 10, celui des Allemands de 8 à 5… ne ferions-nous pas une petite divergence ? On entend parler d’une apathie dans la filière bois qui dure alors que la Chine importe pour +8% de rondins par an, si en heures travaillées par habitant on fait un record mondial à 600 heures moins que tout le monde, travailler c’est trop dur ? Pour les agriculteurs, les revenus baisseraient et les taxes seraient augmentées et les bonnes terres seraient bétonnées alors que le commerce des céréales augmente. La production de pommes de table passe depuis 1993 de2083,2 à 1674,6 millions de tonnes… on crée une pénurie pour augmenter les prix ? Alors vive l’inflationnisme ! La courbe du pib par habitant en Europe publiée en ligne est spectaculaire ! Pour le pouvoir d’achat, on entend dire que 65% des foyers devraient être logés en social, ils n’y sont pas, pourquoi ne pas demander une compensation alors que des fortunes seraient en logement social… Bons impôts, bons déficits, bonne croissance, bon gel et bons voeutes pieux !
Réponse de le 21/02/2015 à 21:57 :
Le taux de croissance est toujours publié une fois déduite l'inflation. C'est une evolution en volume
a écrit le 20/02/2015 à 17:28 :
Par mesure de prévoyance , il faut baisser tous les loyers de 30% et l'activité repartira . C'est mieux qu'un 49.3 .
Réponse de le 20/02/2015 à 20:46 :
les propriétaires fixent eux mêmes le prix en fonction de l'offre et la demande.
Réponse de le 21/02/2015 à 16:20 :
et les apl, c est les proprietaires qui les fixes? au final, c est un impot payé par tous destinés a engraisser les propriétaires! si on le supprimé, il y aurait 10 millions de mecs dans la rue? non bien sur, les loyers s'ajusteraient un peu... les commentaires de oups et bill sont justes, il y aurait beaucoup de choses a faire en lieu des places des mesures minables de ce gouvernement
a écrit le 20/02/2015 à 16:11 :
Si le prix de la main d’œuvre est aussi appelé à baisser, cela constitue peut-être aussi une forme de baisse des prix, et donc de déflation. Certains dans les commentaires ont rappelé aussi et à juste titre la baisse du coût de l'immobilier (à l'achat ou à la location). Le coût de l'emprunt a baissé aussi (cf. taux d'intérêt) et même les emprunteurs peuvent renégocier leur prêt (et profiter de la baisse) à partir du moment où cela devient "rentable".
Donc pas d'épée de Damoclès au dessus de leur tête.
D'un autre côté, l'euro se dévalorisant par rapport à une majorité de monnaie, le coût des importations augmente.
Bref, s'il faut attendre que le fameux panier de la ménagère qui ne veut plus rien dire baisse pour parler de déflation, on peut peut-être attendre longtemps. Elle semble pourtant là désormais. Quid des autres indices de coûts ?
a écrit le 20/02/2015 à 15:36 :
La déflation,je suis pour!9a augmente mon pouvoir d'achat ,et vu le montant de nos retraites,c'est une bouée de survie!
Réponse de le 20/02/2015 à 20:48 :
Les retraites étant indexées sur l'inflation, si les prix baissent cela va entraîner automatiquement une baisse équivalente des pensions.
Réponse de le 21/02/2015 à 16:02 :
Ce sont toujours les nantis qui se plaignent le plus. C'est donc normal qu'à la RATP les retraites moyennes soient 3 fois plus élevées que celles du RSI auxquelles on cotise beaucoup plus et qui commencent 15 ans plus tard. Ces boulimiques des privilèges pensent toujours que la richesse doit être partagée ainsi : tout pour moi et rien pour les autres. Vive la France.
Réponse de le 22/02/2015 à 16:37 :
Macacus , il s'agit en effet d'un bel exemple de cette égalité républicaine que les donneurs de leçons , socialistes souvent , se sont appropriés.
Parodions Baudelaire : " les 3 corps qui ont droit de cité : les syndicats , la bureaucratie, les politiques et pour les autres : le fouet..."
a écrit le 20/02/2015 à 14:45 :
un couscous royal à 10 euros au lieu de 12 euros au Roi de Fes à Berbès qui s'en pllaindra. Pas moi en tout cas sans compter le litre de Sidi Brahim à 7 au lieu de 9!
Réponse de le 20/02/2015 à 16:46 :
avec beaucoup de harissa? et Sidi Brahim de l'Atlas? C 'est bien cela qu'il s'agit lors vive la baisse des prix. Clap clap
a écrit le 20/02/2015 à 13:09 :
Gain de pouvoir d'achat et en plus la bourse flambe donc ça va beaucoup mieux !
a écrit le 20/02/2015 à 11:55 :
Bien sur qu'il faudra baisser tous les salaires.Les prix baissent car l'immobilier ne figure pas dans les calculs de l'INSEE et pourtant il représente un tiers du budget des ménages.Or l'immobilier baisse:essayez de vendre votre bien et vous verrez si c'est facile en ce moment!Si on continue a augmenter les salaires comme aujourd'hui,on tue les marges des entreprises encore plus.Le gouvernement et les syndicats qui n'ont connu que l'inflation pensent que les hausses de salaires sont naturelles,ils se trompent
Réponse de le 20/02/2015 à 12:40 :
les ets du CAC40 preconnisent une indexation negative des avoirs banquiers bercy n'est pas contre la periode propice apres les rendez vous electoraux
Réponse de le 20/02/2015 à 13:13 :
aie aie aie, le pire c'est que les patrons pensent vraiment comme ça en France !!
Réponse de le 21/02/2015 à 12:24 :
L'inflation rend heureux les malhonnêtes, car ainsi, ils ne remboursent pas leurs dettes, par contre elle tue l'espoir, car détruit l'épargne et l'espoir d'améliorer sa vie.
Réponse de le 22/02/2015 à 9:00 :
L'immo Français est piloté pour venir s'ajuster sur l'immo allemand , bcp plus bas. Là , les salaires " augmenteront ".
C'est vieux comme Hérode.
a écrit le 20/02/2015 à 11:42 :
Les prix sont actuellement calculés en fonction de leur cible marketing pour les racketter au maximum. Le pouvoir d'achat de ces cibles étant réduit du fait de l'augmentation du chômage, des impôts et des taxes, les marketeux doivent donc réduire les prix pour maintenir leurs ventes. Le vrai danger viendra des actionnaires voulant préserver leurs dividendes et qui licencieront pour déclencher une boucle déflationniste.
Réponse de le 20/02/2015 à 15:31 :
"Le vrai danger viendra des actionnaires voulant préserver leurs dividendes et qui licencieront pour déclencher une boucle déflationniste.":C 'EST justement ce qui a provoqué la déflation!
a écrit le 20/02/2015 à 11:19 :
Risque d'augmenter les impôts pour le manque à gagner...enfin risque, plutôt certitude.
a écrit le 20/02/2015 à 10:54 :
la déflation pour longtemps ,surement ,nous avons été livrés à la mondialisation comme des veaux à l'abattoir,par des élites qui ne se sentent même pas responsables,les entreprises ont été pillées par les fonds de pensions ou délocalisées (sièges amsterdam londres luxembourg)ou dans des pays ou le prix du travail ne permet pas de vivre....l'agriculture qui était notre fierté ,paralysée par des communo ecolos bobos...les partisans du rétablissement de frontières avec les pays hors de l'ancien marché commun et favorables à une économie mixte ou l'état redeviendrait un moteur pour les entreprises ,sont traités d'incompétents et même plus!!! alors puisque ce qui se fait est bien continuons comme ça et arrêtons de nous lamenter sur la déflation et le chômage sa conséquence !!!!
Réponse de le 20/02/2015 à 13:14 :
tu sais ce qu'ils te disent les communo ecolos bobos ? Et tu sais où tu peux te la mettre ta nourriture industrielle ? bien profond en plus.
Réponse de le 20/02/2015 à 20:54 :
La colère vous fait tromper de voie :-)
a écrit le 20/02/2015 à 10:23 :
C'est le poids de la dette et ceux qui profitent du produit de ses intérêts qui bloquent tout. Des erreurs du passé ne subsiste que la dette. Il suffit de faire comprendre aux préteurs (usuriers) que prêter été aussi une erreur...
Réponse de le 20/02/2015 à 10:52 :
L'état est bien content de trouver des préteurs pour assurer chaque mois le paiement des salaires des fonctionnaires alors arretez les caricatures....
Réponse de le 20/02/2015 à 11:35 :
@CELESTIN
Vous trouvez normal que l'Etat soit obligé d'emprunter à des établissements bancaires privés?
Réponse de le 20/02/2015 à 13:17 :
privés ou publics, ça ne change absolument rien, la France s'endette pour payer des millions de fonctionnaires... y a trop de fonctionnaires dans ce pays, meme Staline n'avait pas fait mieux, c'est dire...d'où viennent les dettes publiques à votre avis sinon ?
Réponse de le 20/02/2015 à 15:34 :
L'état n'a pas besoin de s'endetter:il gaspille(ou détourne) l'argent,c'est cela qui crée de la dette.Rien n'empeche d'avoir facilement un budget a l'équilibre sans la classe politique actuelle
Réponse de le 21/02/2015 à 4:22 :
vous n'avez rien compris à l'économie, c'est pas quelques politiciens qui sont responsables des dettes mais bel et bien les dépenses de l'état pour les salaires de ses fonctionnaires et l'équilibre est impossible puisqu'il y a trop de fonctionnaire, sauf à multiplier les impots par 5 et la TVA par 3...
a écrit le 20/02/2015 à 10:02 :
Il faut espérer que le QE marchera en Europe, ce qui n'est pas évident car nous avons plus une attitude de "rentiers" que d "entrepreneurs" (c'est mon humble opinion, elle vaut ce qu'elle vaut) et les banques seront soumises aux audits Bâle 3 de façon régulière.
Si cela se passe comme au Japon depuis les début des années 90, ce n'est pas rose.
Coridalement
a écrit le 20/02/2015 à 9:36 :
Pour moi quand je lis l'article l'inflation ne profiterai qu'aux fonctonnaires. Ce qui semble vrai dans la réalité si on réfléchit un peu. Quand je dis fonctionnaires je pense surtout aux élus et leurs amis.
Réponse de le 20/02/2015 à 10:08 :
...donc , AUX HAUTS FONCTIONNAIRES & C° !!!!
a écrit le 20/02/2015 à 9:35 :
la déflation c'est surtout la ruine des endettes. Les cigales commencent à avoir peur...
Réponse de le 20/02/2015 à 10:11 :
Mais c'est aussi la ruine des entreprises qui ne peuvent rentabiliser leurs investissements qui vieillissent inévitablement.
a écrit le 20/02/2015 à 9:22 :
Tres bizarre! J'ai comme impression que la deflation affecte seulement les endettes! Donc les cigalles! Il y a rien dit sur les fourmis: ceux qui economisent pour se payer des choses et n'empruntent pas en attendant que l'inflation paye leurs dettes!
a écrit le 20/02/2015 à 9:18 :
Chouette je suis fonctionnaire, 5 ans sans avoir été augmenté, Ah si, le relèvement de la cotisation retraite fait que je gagne moins aujourd'hui qu'en 2009, alors vive la déflation même si le prix du loyer, du gaz, de l'électricité, des charges, des assurances, des impôts ...n'a pas vraiment baissé. Ah si merci free quand même.
Réponse de le 20/02/2015 à 9:57 :
Les salaires dans le privé n'ont pas évolués non plus, voir même baissé en moyenne sauf pour les smicar. Vous n'êtes pas au SMIC alors réveillez-vous ! C'est partout pareil sauf pour les très haut revenus je vous l'accorde.
Réponse de le 20/02/2015 à 10:26 :
"...je suis fonctionnaire..." "...merci free..."
mdr.
Réponse de le 20/02/2015 à 18:41 :
Beaucoup de fonctionnaires touchent moins que le SMIC. Il y a d’ailleurs un litige dessus!
Réponse de le 21/02/2015 à 4:19 :
ça existe pas un salaire moins que le smic en france, ou bien faudra nous dire où ça , quelles boites, quels métiers...
a écrit le 20/02/2015 à 9:16 :
un personne n'avait prévu l'écroulement du prix du pétrole,bravo les conjoncturiste et économistes, deux - les seuls prix qui augmentent sont ceux des services publics, l'état fait son inflation... trois quelle valeur donner a cet indice, je vois je paquet de sucre passer de 1 kg a 750 puis 650 grammes la plaquette de beure est passé a 200 gr.. les pots de yaourt passé de 125 a 100 gr...des réductions sur les promotions sur les cartes de magasin, comment peut on tirer des stat précises....le pain lui augmente ...je crois que c'est devenu du politique pur sans aucun lien avec l'économie n'importe qui achete une voiture avec au moins 15 % de réduction meme chez mercedes - 27 % pour une c 350 ????
a écrit le 20/02/2015 à 9:08 :
baisse des prix peut être .... baise la confiance sûrement !
a écrit le 20/02/2015 à 8:53 :
QUelles BAISSES des PRIX SVP????????? !!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 20/02/2015 à 9:18 :
très bonne réflexion: pour l'instant à part 'essence à la pompe(et encore) c'est peu perceptible.
Pour ce qui est des endettés: peu de risque que cela change quelque chose vu que l'inflation de toute façon était très basse avec peu d'écart avec cette "déflation".
Pour le risque que cela dure: on peut être tranquille, le gouvernement n'est pas en panne d'imagination pour une petite taxe supplémentaire qui arrangera tout cela.
C'est qu'il ne faudrait pas que les ménages s'habituent à une hausse du pouvoir d'achat...
Réponse de le 20/02/2015 à 10:07 :
Bien vu !!
a écrit le 20/02/2015 à 8:50 :
Bonjour Fabien, votre article mérite quelques précisions. Concernant l'octroi de 5 points d' indice supplémentaires pour les fonctionnaires de catégorie C, l'augmentation nette annuelle est largement inférieure à 440€ et avoisine plutôt les 275€. À contrario, vous auriez pu évoquer le système du GIPA qui lutte précisément contre la baisse de pouvoir d'achat des fonctionnaires (Google est votre ami, sinon investiguez sur le terrain, en discutant avec les agents d' État on apprend plein de trucs).
a écrit le 20/02/2015 à 8:49 :
Je n'achèterai pas de machine à laver en 2015 car en 2016 elle sera moins chère ou de meilleure qualité.
Je n'achèterai pas de machine à laver en 2016 car en 2017 elle sera moins chère ou de meilleure qualité.
Je n'achèterai pas de machine à laver en 2017 car en 2018 elle sera moins chère ou de meilleure qualité.
Finalement, je n'achèterai jamais de machine à laver de ma vie.
Quelle horreur !

Vivement le retour de la hausse des prix !
Réponse de le 20/02/2015 à 13:04 :
Entièrement d'accord avec vous. C'est un raisonnement stupide donné par tous les économistes. Si je n'achète pas un bien de consommation aujourd'hui c'est tout simplement que j'en ai pas besoin, par parce que je parie sur la baisse de son prix à l'achat demain.
a écrit le 20/02/2015 à 8:49 :
A vrai dire, c'est comme pour la crise, elle concerne surtout les très riches, à savoir les actionnaires et leurs dividendes...
Réponse de le 20/02/2015 à 9:07 :
dans ce cas devenez actionnaire!!!!!!
Réponse de le 20/02/2015 à 18:45 :
Vous vous trompez la crise a été créé par les très riches et actionnaires et c'est aussi eux qui l'entretienne en prêtant aux états sachant qu'ils ne pourraient jamais rembourser, et comme les états sont trop bête pour refuser de rembourser et nous sortir par la même de cette crise !
a écrit le 20/02/2015 à 8:33 :
j'espère que tous ces commentaires ou prévisions sont exagérés,il est toujours maintenu une pression sur les français ,une prévision pessimiste qui n'est pas bonne
a écrit le 20/02/2015 à 8:33 :
Vous nous décrivez un scénario qui nous entraine dans le gouffre sans fond de l'euro enfin on y vient.
Il faut être au bord du précipice pour s'apercevoir que l'euro était inadapté aux économies hétérogènes de divers pays européens et la liste est longue.Enfin mieux vaut trop tard que pas du tout.
a écrit le 20/02/2015 à 8:29 :
Si les prix baissent si les salaire ne baissent pas ou augmentent alors le pouvoir d'achat augmente.Dès lors vous nous expliquez "Si les ménages sont convaincus que les prix continueront à baisser, ils retarderont leurs achats, réduisant la demande à peau de chagrin." mais vous employez un "SI" qui vous échappe et vôtre explication ne doit pas être fondé sur une simple possibilité.car la baisse des prix engendre aussi parfois un réflexe de consommation
DACIA RENAULT avec ses modèles revus à la baisse engendre une hausse de la consommation , les ventes de smartphones d'ordinateurs baissent et stimulent le marché ON PROFITE DE LA BAISSE. car en baissent le pouvoir d'achat augmente.Pour l'immobilier penser qu'un ménage reporterai l'achat d'un appartement nécessaire au motif que ce dernier baisserai de 1 à 2 % dans l'année est ridicule ect ec tPour la masse des gens cet argumentaire est franchement discutable.Pour les spéculateurs qui voient le volume des dividendes des actions cotées en bourse baisser effectivement ça pose problème , pour le paiement des dettes également.A salaires constant VIVE LA DEFLATION à salaire qui baissent au même indice que la délation rien de nouveau
Réponse de le 20/02/2015 à 10:22 :
Le problème n'est pas le salaire constant (ou qui baisse, ce qui est peu probable chez nous) c'est le nombre de salaires qui va baisser car des boites fermeront.
Cordialement
a écrit le 20/02/2015 à 8:14 :
Ah la la ces français jamais content, toujours entrain de se plaindre. Les prix augmentent on pleure on nous bassine avec l'inflation et là les prix baissent on pleure aussi .
a écrit le 20/02/2015 à 8:13 :
rien à cirer de cette baisse des prix en France je suis frontalier, donc je fais toutes mes courses à l'étranger. Si les patrons veulent baisser les salaires, déjà qu'ils ne vendent plus rien ce sera la totale.
Réponse de le 20/02/2015 à 9:05 :
Bravo tres bonne reaction!
Réponse de le 20/02/2015 à 10:01 :
+1
Réponse de le 20/02/2015 à 14:52 :
+2 je suis frontalier je fais mes courses en Allemagne. Eh oui c'est beaucoup moins cr qu'en France mais nettement moins cher mes amis.

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