L'économie allemande affronte aussi des problèmes

 |   |  1752  mots
La compétitivité allemande doit faire face à plusieurs défis.
La compétitivité allemande doit faire face à plusieurs défis. (Crédits : © Michaela Rehle / Reuters)
A première vue, tout va bien pour l'économie allemande : excédents partout, croissance plus forte que la zone euro, hausse des salaires... Mais certains indicateurs montrent que le modèle allemand est en crise.

A priori, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles en Allemagne. La première économie de la zone euro a affiché en 2014 une croissance de 1,6 % qui fait pâlir d'envie ses partenaires européens, notamment la France (+0,2 %) et l'Italie (-0,3 %). Les exportations ont une nouvelle fois battu un record l'an passé, s'élevant à 1.133 milliards d'euros. Enfin, les comptes publics ont, dans leur ensemble, dégager un excédent de 18 milliards d'euros, soit 0,6 % du PIB germanique. Bref, que demander de plus ?

Les exportations, principal moteur allemand encore et toujours

Et pourtant, il existe bel et bien des nuages qui s'amoncellent au-dessus de ce monde idéal. Pour bien en prendre conscience, il faut se rappeler que, malgré le « rééquilibrage » annoncé de l'économie allemande, son moteur principal demeure les exportations. Si elles sont faibles, la croissance allemande est faible. En 2013, les exportations se sont contractées de 0,2 % et la croissance n'a été que de 0,3 %. A l'inverse, les « grandes années » d'augmentation de l'activité allemande (2006, 2007, 2010 et 2011) où la croissance a été supérieure à 3 % sont caractérisées par un rythme des exportations en hausse supérieur à 7 % (contre 3,7 % en 2014, par exemple). On constate même que le rythme de croissance de la consommation et des investissements, donc de la demande intérieure, est très lié à celui des exportations. Bref, rien ne se fait outre-Rhin sans la compétitivité externe.

Le recul de la compétitivité prix

Or, cette compétitivité est clairement en danger à moyen ou long terme. D'abord en termes de prix. Les années de vaches maigres des salariés allemands sont clairement derrière nous. Certes, la croissance du coût du travail a tendance à ralentir depuis 2012 : de 3,1 %, le renchérissement de l'heure de travail est passé à 1,6 % en 2014. Mais ces hausses sont nettement plus importantes que celle de la productivité qui est désormais stagnante et est passée de 0,6 % de croissance en 2012 à 0,1 % en 2014. L'écart est frappant particulièrement dans le secteur des services où, en 2014, la productivité a reculé de 0,2 % pour une hausse du coût horaire du travail de 2,1 %.

A plus long terme, on constate, en observant les chiffres de Destatis, que, dans l'industrie manufacturière, la stagnation du coût horaire du travail entre 2004 et 2010 avait été accompagné d'une hausse de la productivité horaire de près de 13 %. Mais depuis 2010, la productivité et le coût unitaire du travail progressent de conserve (4,7 % de hausse pour la première, 4,12 % pour la seconde). La marge de manœuvre des entreprises dans ce domaine se réduit. D'autant que les services aux entreprises coûtent de plus en plus cher (14 % sur la période 2010-2014 pour une productivité stagnante). Et ce n'est peut-être pas fini.

Mardi 24 février 2014, le syndicat IG Metall, le syndicat du secteur des biens d'équipement, le principal moteur de l'exportation allemande, a obtenu une hausse salariale de 3,4 %. Une majoration remarquable compte tenu du taux d'inflation et que les entreprises ont jugé, dans certains cas, « à la limite du supportable. » Sans aller jusque-là, cette victoire syndicale montre que le rapport de forces a changé et que l'heure n'est plus outre-Rhin à la modération salariale, y compris dans les secteurs exposés à la concurrence étrangère. Certes, il faut relativiser, car de moins en moins de salariés sont concernés par ces accords, mais, en 2014, la hausse du salaire réel a été la plus élevée depuis 2008. Bref, la compétitivité coût de l'Allemagne, qui avait été un des moteurs de ses exportations au cours de ces deux dernières années, s'essouffle.

La pénurie d'investissement

Mais la compétitivité ne réside pas que dans les coûts. Elle se trouve aussi dans la qualité des produits et la capacité d'innovation. Donc dans la capacité d'investissement. Or, là encore, le signal d'alarme est tiré. Une étude de la banque publique KfW, spécialisée dans le financement de l'innovation, montre que seulement 28 % des entreprises du Mittelstand, le cœur de la puissance exportatrice allemande, investissent - soit directement, soit indirectement - dans de nouveaux produits ou de nouveaux procédés. La KfW souligne que c'est la troisième année consécutive que cette proportion est en baisse. « Si le Mittelstand réduisait sa capacité d'innovation, ce serait une mauvaise nouvelle pour la compétitivité internationale de l'économie allemande », avertit la KfW.

En réalité, l'ensemble de l'industrie allemande a, malgré une reprise de l'investissement en 2014, réduit de façon générale ses dépenses dans sa capacité de production et donc d'innovation. Lorsque l'on observe la situation des grands secteurs exportateurs, on constate un fort recul de l'investissement entre 2008 et 2013. Dans la chimie, par exemple, les entreprises investissaient (hors bâtiment) 3,48 % de leur chiffre d'affaires en 2008, contre 2,98 % en 2013. Dans les machines-outils, cette proportion est passée de 2,95 % à 2,29 %. Dans l'automobile, le recul est moins net, mais la proportion est passée de 3,24 % à 3,16 %. Il y a donc clairement un problème d'investissement en Allemagne qui ne sera pas sans impact, s'il n'est pas rapidement résolu, sur la compétitivité du pays.

« Kaputtgespart »

Par ailleurs, cette compétitivité repose aussi sur la qualité des infrastructures. Or, la politique de consolidation budgétaire menée par Wolfgang Schäuble depuis 2009 si elle a permis à ce dernier d'afficher cette année le premier excédent pour le budget fédéral depuis 1969, a en revanche lourdement pesé sur la situation allemande. Entre 2010 et 2015, les dépenses d'investissements de l'Etat fédéral sont passées de 6,24 à 6,13 milliards d'euros. Pour un budget global de près de 300 milliards d'euros. Rien qu'en 2014, les investissements des Länder ont reculé de 600 millions d'euros, passant de 7 milliards d'euros à 6,4 milliards d'euros. L'Allemagne réalise l'exploit d'avoir un excédent global des budgets communaux mais au prix, dans certaines communes, notamment dans la région de la Ruhr, d'un abandon total des installations locales. Une visite dans des villes en faillite comme Essen, Wuppertal ou Gelsenkirchen convaincra du problème.

Mi-2013, l'hebdomadaire Der Spiegel résumait cette situation préoccupante part un mot dont seule la langue de Goethe a le secret « Kaputtgespart », ce qui signifie, mot à mot, épargner jusqu'à la destruction. L'Allemagne a besoin de rénover son réseau routier, son réseau énergétique, ses installations communales, mais elle fait peu dans ce domaine. Or, c'est là aussi un élément central de l'attractivité et de la compétitivité pour une économie fortement industrielle et exportatrice. Sur ce point, tous les économistes sont d'accord. La fédération des patrons de l'industrie, la BDI, a même réclamé en janvier plus d'investissement dans les infrastructures. Or, rien n'est à l'ordre du jour dans ce domaine : Wolfgang Schäuble a prévu de poursuivre sa politique jusqu'en 2018, avec un seul plan de 10 milliards d'euros sur trois ans à partir de 2016 qui risque d'être insuffisant d'autant plus qu'il est conditionné au maintien de l'équilibre budgétaire. Bref, l'excédent budgétaire allemand a un coût qui, là aussi, fait peser un risque sur l'avenir de l'économie allemande.

Pourquoi l'Allemagne tient

Pourquoi, dans ces conditions, l'Allemagne reste-t-elle en grande forme ? Pour plusieurs raisons. D'abord, le pays exerce désormais un quasi-monopole dans ses spécialités, notamment les biens d'équipement. La crise dans la zone euro a mis à genoux les secteurs industriels de plusieurs pays qui pouvaient jouer dans la cour de l'Allemagne, particulièrement l'Italie qui, avec l'austérité, a connu une accélération du phénomène de désindustrialisation. On a vu que l'Allemagne était la première économie à bénéficier de la baisse de l'euro : c'est le fruit de ce quasi-monopole. Les Chinois ne jouent guère dans la même catégorie et n'investissent pas encore assez pour le faire. Bref, l'Allemagne est l'atelier des ateliers du monde et le reste. Cela permet de réduire l'effet de la compétitivité coût. Ensuite, l'Allemagne a pris une avance considérable dans les années 2000 en termes de compétitivité et les fruits des investissements passés restent importants, par exemple dans l'automobile.

« Beggar-thy-neighbour »

Enfin, l'effet de la perte de compétitivité est compensé pour le moment par la chute des prix. Les prix à l'importation ont reculé de 3,7 % en 2014, les prix à la production de 2,2 %. C'est un facteur important pour les entreprises allemandes. Mais cela exerce une pression forte sur les autres pays, notamment sur ceux de la zone euro qui ne peuvent s'ajuster pour faire face à cette baisse des prix que par l'emploi ou le coût du travail. Et ceci ne concerne pas que les pays périphériques.

Ce phénomène inquiète même la riche Autriche, fournisseur de choix de l'Allemagne, qui voit son taux de chômage remonter. La Finlande a aussi beaucoup souffert du phénomène et est en récession depuis 2013. Bref, la croissance allemande ne tire pas vraiment celle du reste de l'Europe. La stratégie allemande est connue en anglais sous le vocable de « beggar-thy-neighbour » (« appauvris ton voisin »). C'est, pour le moment, le moyen essentiel de maintien des marges et de la compétitivité allemande. On comprend alors pourquoi l'euro est une pierre importante pour l'Allemagne qui ne saurait résister à un choc monétaire à la Suisse compte tenu de l'évolution de sa compétitivité. Et c'est ici que l'on voit que la mauvaise utilisation des excédents allemands est un problème pour toute l'Europe, car ces excédents entretiennent souvent les investissements risqués sur les marchés des géants bancaires comme Deutsche Bank plutôt que la prospérité européenne.

Une croissance effective encore inférieure à la croissance potentielle

Enfin, il y a un effet grossissant dans la comparaison entre la croissance allemande et celle de ses partenaires européens, dont les structures économiques sont différentes et qui, comme on l'a vu, souffre du besoin de maîtrise des coûts de l'Allemagne. En réalité, la croissance allemande, compte tenu de son excédent courant et du plein emploi, est assez faible. Des pays moins bien lotis sur ces critères, comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou la Suède, font bien mieux avec des croissances 2014 supérieures à 2 %. Selon la Bundesbank, l'Allemagne n'a atteint son potentiel de croissance potentielle qu'en 2007. Depuis, l'écart n'a cessé de croître pour atteindre 10 points... Bref, l'Allemagne a bel et bien un problème, derrière les chiffres qui font rêver les élites européennes...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 05/03/2015 à 11:55 :
Appauvris ton voisin. On comprend pourquoi l'Europe sous domination allemande (et son euro trop cher) fait rêver les populations. La faute à une France hollandisée ou sarkozyée donc trop faible
a écrit le 05/03/2015 à 10:06 :
Encore une excellente analyse de Romaric Godin, tout est dit: l'Allemagne est le futur malade économique de l'Europe, alors qu'il est déjà un malade social. L'Allemagne, en asphyxiant ses voisins se prive elle même d'oxygène. La Chine connaît des problèmes et c'est pour l'Allemagne une source importante de débouchés (Machine-outil). L'Allemagne n'a plus le choix, elle doit plus s'intégrer à l'Europe, sinon elle devra en sortir et abandonner l'Euro.
Réponse de le 05/03/2015 à 11:23 :
T'es marrant toi.
Si l'Allemagne est le futur malade economique de l'Europe, alors la France et les autres pays du Sud ont deja commences a creuser leur tombe ...
Réponse de le 06/03/2015 à 7:45 :
Non, ce n'est pas marrant du tout et ça ne fait pas rire les Allemands eux-mêmes. Ce pays doit faire face à un déséquilibre démographique que ne connait pas, par exemple, la France et cela promet de lui poser de lourdes difficultés à court et moyen terme.
a écrit le 04/03/2015 à 23:29 :
les allemands vivent de l'export alors qu'ils nous critiquent sans cesse.
Le premier client de l'Allemagne et la France mais l'inverse n'est pas vrai.
Au moment d'acheter, il suffit d'acheter français avant d'acheter allemand.
Les allemands appliquent avec rigueur le patriotisme économique, faisons pareil en France avant qu'ils aient réussis à exterminer toute l'industrie française.
Réponse de le 05/03/2015 à 2:28 :
T'as qu'à faire pareil au lieu de jalouser et de cracher sur les allemands à longueur de journée.
Réponse de le 05/03/2015 à 10:11 :
@madeincccon
Personne ne crache ni ne jalouse les Allemands. Les faits sont là et les faits sont têtus. L'Allemagne a développé un modèle qui n'est tenable sur le long terme. C'est son problème d'y remédier. Maintenant si l'Allemagne pense avoir raison, qu'elle continue dans cette voie.
Réponse de le 05/03/2015 à 10:11 :
@madeincccon
Personne ne crache ni ne jalouse les Allemands. Les faits sont là et les faits sont têtus. L'Allemagne a développé un modèle qui n'est tenable sur le long terme. C'est son problème d'y remédier. Maintenant si l'Allemagne pense avoir raison, qu'elle continue dans cette voie.
a écrit le 04/03/2015 à 23:08 :
Les "évolutions défavorables" comme la crise le l ukraine + russie n ont eu aucune repercutions sur l economie allemande. Les chiffres d exportation ont même augmenté
au 4 eme semestre 2014. Actuellemnent , 1 er trimestre 2015 tout marche pour le mieux et la consommation des ménages n a jamais ete aussi forte depuis des années.
Le seul bémol visible c est l augmentation des prix de l immobilier dans les regions industrialisées. Mais d ici a parler d une crise en gestation c est completement exagéreré. On en reparlera dans 6 ou 12 mois.
Réponse de le 04/03/2015 à 23:21 :
ton pays va mal papy, va bosser gratuitement pour redresser tout ça!
a écrit le 04/03/2015 à 22:53 :
Je trouve savoureux d'entendre les Français taxer l'Allemagne de donneur de leçons.
La vérité est que les Allemands se "foutent" des retards de l’économie Française (cela va très bien pour eux, merci), tout juste s’étonnent ils de notre incapacité congénitale a accepter des reformes de bon sens. En revanche c'est de ce cote du Rhin que sévissent les Godin et autres Melanchon professionnels pathologiques a plein temps du "german-bashing" (sujet d’intérêt exclusif de Godin). Je comprends que pour eux le réussite Allemande ait quelque chose d'insuportable, tant cela souligne la débâcle du "tout-etat" a la Française
Réponse de le 04/03/2015 à 23:25 :
les français devraient surtout moins acheter des produits allemands et privilégier des produits Made in France.
Les allemands achètent très peu de produits français, pourquoi, nous français, devrions-nous acheter allemand?
Réponse de le 05/03/2015 à 1:20 :
quel mauvais gout de reprendre le "deutschland uber alles" qui était l'hymne favori des nazis... comme quoi le nationalisme français est néfaste aussi.
Réponse de le 05/03/2015 à 10:23 :
@ams
On met des oeillères aux chevaux et aux ânes pour qu'ils ne regardent pas sur les côtés, pour qu'ils ne soient pas distraits, pour qu'ils se concentrent sur ce qu'ils ont à faire, sur leur travail. On appelle aussi ces animaux des bêtes de somme, qui, lorsqu'on elles ont bien été épuisées au travail dans des travaux généralement pénibles, sont envoyées à l'abattoir. L'homme a la possibilité de refuser les oeillères, de voir les Monde avec d'autres yeux que consensuels ou politiquement correct. Ce n'est pas dénigrer les autres, les "bâcher", c'est être réaliste, constater. Ensuite chacun en tire (ou pas) des conclusions et se détermine.
Réponse de le 05/03/2015 à 11:30 :
@VALBEL89,

BAH JUSTEMENT, si t'es si attache a etre realiste, dans ce cas, il y a tellement a etre realiste en France, que tu n'aurais pas le temps de d'attarder au probleme des autres.
Mais apparemment, l'envie d'etre reveur, est plus forte chez toi...
a écrit le 04/03/2015 à 20:39 :
Les entreprises allemandes se trouvent toujours sur le très haut du tableau des entreprises que investissent en r&d dans le monde. L'Allemagne est la principale force et le centre des investissement en r&d en Europe. RG a lu l'article dans le Handelsblatt qi déplore et critique le recul de ces investissements dans le Mittelstand. Mais il est incapable de souligner l'importance de ces investissements pour les économies européennes et celle de la France. (L'article en question du Handelsblatt n'en parle pas- logiquement) Le gouvernement, la presse et les citoyens en Allemagne sont naturellement inquiet des évolutions défavorables. Ce qui fait la force de l'Allemagne et qui fait cruellement défaut à la France, à LT et à de nombreux commentateurs sur ce site. Pendant ce temps, le déni de la réalité économique française continuera.
a écrit le 04/03/2015 à 18:11 :
L'Allemagne tente avec plus ou moins de succès de faire au mieux avec des conditions internationales très défavorables aux économies occidentales.
Incapable d'entreprendre la moindre réforme de fond, la France fait au pire en accusant systématiquement les autres de ses propres maux.
C'est ce que l'on appelle voir la paille dans l'oeil de son voisin alors que l'on a une poutre dans le sien ! Quelle honte !
Que les Français se concentrent sur leurs réformes et leurs problèmes. Puisqu'ils sont plus forts et plus intelligents que n'importe quelle nation au monde, ils devraient arriver à montrer la voie sans problème.
Réponse de le 05/03/2015 à 8:07 :
Très bien dit.
+1000
a écrit le 04/03/2015 à 17:59 :
Bien dit et surtout bien constaté : la presse françase est si peu fiable et si peu respectueuse de ses lecteurs, que, comme beaucoup, je suis obligé de chercher l'information dans la presse étrangère ; ça ne me parait pas tellement conforme à la démocratie.
Réponse de le 04/03/2015 à 20:36 :
300 % en accord avec vous. +++
a écrit le 04/03/2015 à 17:01 :
il a la GROSS économie avec ses petits problèmes et la petite économie avec ses gros problèmes !
a écrit le 04/03/2015 à 16:22 :
Bah ouais l'Allemagne a syphonné l'ensemble des industries européennes et règne en maitre absolu. Merci à cette UE totalement ubuesque et mal foutue
Réponse de le 04/03/2015 à 22:24 :
il faut donc privilégier l'achat de produits made in France et laisser de côté les produits allemands (voitures allemandes par exemple). Il en va de l'avenir de nos enfants!
a écrit le 04/03/2015 à 15:31 :
Le volume des échanges entre l’Allemagne et la Russie en 2014, par rapport à l’année précédente, chute de 12,09%, et celui entre l’Allemagne et l’Ukraine chute de 25,1%.

Source: Ost-Ausschuss der Deutschen Wirtschaft (Comité de l’Est pour l’économie allemande).

Verrions-nous une telle info dans un journal économique – ou même de la presse-mainstream – français à ce même sujet ? moi je dirais que non, c'est impossible.

La presse allemande reste quand-même plus presse et moins outil de propagande que la française. Tout le monde a des problèmes, n'est-ce pas ? ;-)

(Barrel)
Réponse de le 04/03/2015 à 15:53 :
Je ne suis pas sur que vous trouverez dans cette superbe et independante presse allemande les resultats du commerce exterieure entre la France et l'Algerie et le Maroc.
Et c'est surement parce que la presse allemande fait de la pro-poagande pro-germanique. Certainement pas parce que le lecteur allemand se fout des chiffres du commerce entre l'Algerie et la France, comme le lecteur Francais se fout des chiffres du commerce Allemagne-ukraine. En tou cas moi...
Réponse de le 04/03/2015 à 20:53 :
Et qu'a-t-elle à voir la presse allemande avec les échanges commerciales entre la France et l'Algérie, mon cher ? absolument rien. Cela ne la regarde pas, du tout, elle n'y a pas le moindre intérêt.

C'est que "juste pour l'info" critique à la presse française c'est son manque d'intérêt pour des sujets d'importance pour un secteur économique français, en l'occurrence, le secteur agro-alimentaire, et qui se trouve victime de la désastreuse politique du gouvernement français envers la Russie. Les pertes sont énormes et les sous accordés par Bruxelles ne sont que des miettes pour ces produteurs-exportateurs.

C'est clair que les échanges commerciales entre l'Allemagne et les pays de l'est (Ukraine et Russie dans ce cas) sont de loin plus importantes que celles de la France. Ce marché est, disons, un traditionnel domaine allemand dont il n'est pas question l'ingérence étrangère, même pas l'américaine.

Mais faites attention à votre hypertension, monter au créneau pour défendre bec et ongles la presse tricolore, croyez-moi, cela ne vaut pas la peine, mon cher.
a écrit le 04/03/2015 à 14:47 :
Les problèmes des entreprises allemandes d'aujourd'hui
Sont nos emplois de demain.
Réponse de le 05/03/2015 à 0:22 :
Non, vous n'avez pas compris : Les problèmes des entreprises allemandes d'aujourd'hui sont les emplois chinois de demain ...
a écrit le 04/03/2015 à 14:39 :
Mais l'Allemagne a du répondant. elle a bien fait la leçon et la morale au reste de l'Europe. Si la productivité n'augmente pas, il suffit de baisser les salaires, les retraites et les charges de l'état. Si l'on compare les salaires et retraites allemands à ceux de la Grèce par exemple, on voit que l'Allemagne a beaucoup de marge. Une baisse de 30 à 40% pourrait passer et ils resteraient encore bien supérieurs à ceux de la Grèce. Cela s'ppelle une dévaluation intérieure. Ils l'ont expliqué aux autres. Par ailleurs, ils seront alors sur la bonne voie pour amener en Allemagne une bonne partie de la production chinoise. Leurs coûts associés à leur productivité devraient devenir compétitifs.
La partie n'est pas encore jouée.
a écrit le 04/03/2015 à 14:21 :
Les Allemands ont parfaitement compris leurs forces, leurs faiblesses et la position de leurs partenaires concurrents européens. Ils utilisent l'euro à leur profit car cette monnaie "moyennée à la baisse" par rapport à ce que serait le Mark seul rajoute de la force à leur compétitivité à l'export.
La plupart des sociétés allemandes achètent une part importante de leurs composants dans les pays de l'est à coûts réduits ou en Asie et mettent un logo allemand dessus.
Bref, les Allemands ont tout compris, ils ont une stratégie et l'appliquent depuis 25 ans.
Comme toute stratégie, ça crée des problèmes, mais les Allemands de fait ont accepté salaires plus faibles, minijobs sous payés, infrastructures en mauvais état et armée réduite au minimum contre compétitivité à l'export et chômage faible.
La France a choisi état énorme, armée énorme et utilisée avec les coûts qui vont avec, coût du travail élevé, fonctionnaires toujours plus nombreux et mille feuilles administratifs contre salariés en CDI très protégés, une armée de précaires et de chômeurs. 2 politiques, 2 résultats différents.
Mon problème, c'est que je n'ai aucune envie d'aller travailler et vivre en Allemagne, alors à nous de faire changer ce pays de stratégie qui est en échec.
a écrit le 04/03/2015 à 14:03 :
... ou comment on arrive à envier des pays qui VONT faire face à des problèmes...

Le fait est que ces dernières années l'Allemagne a vraiment distancer les autres grands pays Européens (UK, France, Italie) et cela se voit au niveau politique (où est passé le duo franco allemand à la tête de l'Europe?), économique (pas de problème de déficit, donne des leçons aux autres pays) et culturel (d'une certaine façon la bonne santé de l'économie allemande a permis de remettre sur pieds l'empire austro hongrois et la langue allemande est devenue un passeport pour l'emploi comme l'Anglais).

Par contre cela s'est fait au détriment de toute l'Europe ... qui accepte de moins en moins d'en baver pour que les Allemands puissent fanfaronner.
Réponse de le 04/03/2015 à 14:33 :
Merci pour ton discours, quel magnifique somnifère ! après plusieurs jours d'insomnie je bâille déjà…
Réponse de le 04/03/2015 à 14:40 :
Dans la population active :
12 millions de personnes en Allemagne gagnent moins de 880€/mois
8,5 millions de personnes en France gagnent moins de 987€/mois
Réponse de le 05/03/2015 à 0:28 :
@Pour rappel:

Et alors ? Ces chiffres rapporté à la population donnent :
15% pour l'Allemagne gagnant moins de 880€/mois
13% pour la France ceux qui gagnent moins de 987€/mois.

Sachant que le salaire en soi reste un chiffre sans signification si on ne le met pas en relation avec le coût de vie - qui est nettement inférieur en Allemagne qu'en France (déjà les loyers sont beaucoup plus faibles).
a écrit le 04/03/2015 à 14:02 :
Les allemands sont meilleurs que les français dont on dit que la richesse par habitant diminue, jusqu'où ne descendrons-nous pas? Le PIB administratif est improductif, on emploie les gens en dépit du bon sens. En France pour faire de la croissance, on fait des fonctionnaires, des chômeurs et des préretraites. Quand avez-vous eu des baisses d'impôts alors qu'on défiscalise les fortunes et des réformes administratives?
Depuis 2008 l'Etat relance, où est la croissance?
Réponse de le 04/03/2015 à 14:08 :
+1000
+1000
+1000
a écrit le 04/03/2015 à 13:48 :
Il n'y a que pour la France et aussi pour nos bien-aimés USA que ça baigne !!!!!!!
a écrit le 04/03/2015 à 13:44 :
On dirait de petits enfants: lui aussi il a fait ça! Mais on est ou? C est ça le niveau? En Allemagne, personne ne nie les problèmes et c est peut être la clé de la réussite. Une population et des journalistes bien instruits qui s attaquent aux problèmes, voilà la raison de la réussite.
Réponse de le 04/03/2015 à 13:49 :
+ 65'839 ++++++++++++++++++++ tout à fait
Réponse de le 04/03/2015 à 14:35 :
+ 67 giga --- bravo !!
Réponse de le 04/03/2015 à 22:31 :
pauvre petit teuton mal-aimé, va retrouver ta mère patrie dans ta VW.
Réponse de le 05/03/2015 à 15:26 :
En Allemagne personne ne nie les problèmes? J´habite et travail en Allemagne, et je pencherai plus pour dire le contraire... En France on cherche des problèmes partout, trop... En Allemagne, on mets tout sous un tapis, on dis ca vas très bien, mais quand ils vont avoir le revers de la médaille ca vas etre douloureux
a écrit le 04/03/2015 à 13:16 :
Coquille "les comptes publics ont, dans leur ensemble, dégager un excédent" dégagé
a écrit le 04/03/2015 à 13:05 :
Toujours a critiquer les allemands !!

Tous les signaux sont au vert en Allemagne et en France on rêverait d'avoir 10% de leur réussite

Arrêtez d'être jaloux !!!
Réponse de le 04/03/2015 à 13:28 :
+1 !
Réponse de le 06/03/2015 à 7:46 :
Un article économique ne se limite pas à dire du bien ou du mal d'un pays. Il peut aborder les sujets avec un peu plus de maturité et de discernement.
a écrit le 04/03/2015 à 13:04 :
Les problèmes européens sont admisinistratifs, on aime les relances par des strates payés à s'envoyer des papiers entre les étages!
Reprise de la croissance, qu’est-ce que la croissance ? Sommes-nous un modèle ou bien un anti modèle ? Les ronds-points est-ce du PIB ? La proportion au PIB de la consommation et de l’administration est pour l’Amérique 69/15, en Europe 60/20, en France 55/25. La croissance américaine depuis 1980 est de 91% contre 63 pour l’Europe et 59 pour la France. Le différentiel France Amérique d’un tiers devient 50% en considérant la consommation des ménages… Le PIB consommation par habitant en ppa serait de 37454 en Amérique contre 25097 en France. Nous sommes sous la moyenne. Le PIB Européen est en carton. Depuis la crise de 2008, on nous publie une augmentation du PIB américain et allemand, une stagnation au Japon et en Angleterre et une chute pour la France, l’Espagne et l’Italie. Que faisons-nous ? Fera-t-on banqueroute avec des retraites comptées en hors bilan ? La consommation des ménages français est à peu près au niveau de l’Italie voire en dessous pour un pib plus élevé, c’est la brimade. Si on applique la proportion de la consommation au PIB par habitant en ppa, on voit que le classement est différent avec France 55, Allemagne 56, RU 65, USA 69, Italie 60, Pays-Bas 45, Suède 47, Danemark 49, Espagne 58, UE 28 à 57. L’Europe est une baudruche dont le PIB se dégonfle et inerte en termes de réformes… Il n’y a pas de moteur dans l’économie. Ne nous sert-on pas le collaborationnisme ou de l’ignorance économique du dézingage industriel en monnaie forte ? Le déficit relance l’import et l’impôt relance le chômage… Si un jeune instituteur perd 40% de pouvoir d’achat depuis 1995, on ne compte pas l’indice de la construction dans l’inflation… c’est de l’escroquerie au pouvoir d’achat ! La promotion à l’ancienneté des échelons est une escroquerie des boomers contre les jeunes qui se payent des rentes comme les fonctionnaires sur le dos des précaires. Il parait qu’il faudrait des réseaux pour trouver du travail, c’est des réseaux sociaux ou des réseaux secrets, est-ce du mérite ? Est-ce en faisant des bac+5 en emplois non qualifié ou tailleur de haies à l’heure ou bien ingénieur en quart temps précaire animateur d’écucafion à l’école des fliottes du genre classées 25ème avec des cahiers vacances nuls grâce aux allocations qu’on fera de la croissance alors qu’on défiscalise sur des niches avec des croûtes dans les banques, vive l’économie la croissance rat par pénurisme, préférons importer plutôt que produire et exporter et produisons bien cher ! La relance de Mr Pleinpot, haut apparatchick d’appareil décrète la relance par circulaire ou arrêté administratif, 10ème échelon de la brimade, sommité de grosse commission dgrcccprf, où sont les ETI fantômes et la RD, la compétitivité européenne, partisan des subventions ventes à l’étranger, fonctionnaire sérieux en pantoufles ou bien dysfonctionnaire dyslexique : pleinpot les impôts à fond les ballons dans la relance , vive le stagnationnisme ! Les prix des logements n’est-ce pas un pavé dans la vitrine du pouvoir d’achat ? La relance à la française 100 000 fonctionnaires, 500 000 chômeurs à près de 6 millions, est-ce un modèle mondial ? La Frog est-elle une feignasse à 604h de travail par habitant ? La frog est-elle une fliotte sans les Jeanne d’Arc ou Napoléon à l’école, à la française c’est sous la moyenne avec Sa Médiocrité et le donjon national de l’européisme béat ! Bons impôts 2015, bonne banqueroute, bon déficit, bonne désindustrialisation, bonnes fermetures de commerces de centre-ville, bonnes suppressions d’emplois publics, bon chômage et bons vœux pieux électoraux, aura-t-on plutôt des triangulaires ou des évictions ?
Réponse de le 04/03/2015 à 13:34 :
bardamu l"aurait un peu dit comme ca,,,
a écrit le 04/03/2015 à 12:55 :
bien !
tout le monde voit desormais que l'allemagne a aussi des problemes, et qu'en consequence elle prefere s'occuper des retraites pauvre et des minijobs, plutot que de financer les augmentations de salaires des fonctionnaires de pays ' partenaires' qui ont d'ores et deja annonce qu'ils ne rembourseraient pas, et qui pour faire passer la pillule traitent tout le monde de nazi
Réponse de le 04/03/2015 à 13:53 :
Évidemment que l'Allemagne a des problèmes ! Personne n'a jamais contesté cette question. La différence avec la France, c'est que l'Allemagne aligplusun nombre considérable de bons indicateurs économiques... ça n'est pas le cas de la France. Dernière remarque, le rééquilibrage économique mondial qui permet aux pays émergeants de se développer n'est pas une bonne chose pour le pays occidentaux à moyen terme (je parle sur un plan économique). Il faut composer au mieux avec cette donnée. C'est ce que tente l'Allemagne avec des succès ou des échecs contrairement à la France qui ne fait pas grand chose.
Réponse de le 04/03/2015 à 14:07 :
Bien vu, gentleman...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :