Autoroutes : un rapport trop favorable aux concessionnaires, le député Chanteguet jette l'éponge

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C'en est trop pour Jean-Paul Chanteguet. Le député socialiste de l'Indre, qui a joué un rôle de premier plan dans le bras de fer engagé depuis plusieurs mois entre l'Etat et les sociétés d'autoroutes détenues par Vinci, Eiffage et Abertis sur le régime des concessions autoroutières en France, a annoncé dans un communiqué lundi 9 mars qu'il quittait le groupe de travail dédié. Le rapporteur de la mission parlementaire qui avait obtenu en décembre la signature de 151 députés pour demander la résiliation pure et simple des concessions, vues comme une régime de "rente", ne veut en effet pas cautionner des travaux, selon lui, savamment orientés en faveurs des concessionnaires:
Cette démission intervient à la veille de la publication du rapport du groupe de travail, vraisemblablement la dernière étape avant la conclusion d'un accord global entre l'Etat et les concessionnaires pour sortir de la crise. Selon une source proche des sociétés d'autoroutes, l'accord prévoirait un lissage dans le temps des hausses de péage et l'introduction d'une clause de bonne fortune: en cas de trafic supérieur aux attentes, la durée des concessions serait raccourcie, et rallongée en cas de trafic moins fort que prévu.
Interrogée sur la possibilité qu'un accord soit trouvé d'ici la fin de la semaine, la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a répondu sur BFM TV que c'était "souhaitable". "Les discussions continuent avec les parlementaires", a-t-elle ajouté. "Il faut à la fois maîtriser les prix et en même temps favoriser les investissements. On leur a demandé (aux SCA) pour l'instant un milliard d'investissements."
Interrogée sur l'évolution future des tarifs, gelés depuis la fin janvier alors qu'ils devaient augmenter en moyenne de 0,57% au 1er février, Ségolène Royal a répondu que le gel des péages faisait partie des négociations et qu'il n'y aurait pas de nouvelle augmentation des tarifs "tant que l'accord n'est pas fait".
Une fois l'accord signé, la source proche des concessionnaires a indiqué que le gel devrait être levé, mais dans des proportions et un calendrier qui n'étaient pas encore arrêtés vendredi soir.
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Le 1er avril paraissant trop proche, et le 1er mai trop délicat politiquement en raison de la multiplication des déplacements avec les jours fériés, les péages pourraient augmenter à nouveau dès le 1er juin. De 0,57%, la hausse prévue, ou d'un taux inférieur, le reliquat de l'augmentation étant rattrapé sur les années suivantes.
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