Nouveaux signaux inquiétants pour la croissance en Europe, apaisement sur le chômage et l'inflation

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L'Espagne a connu un recul de son activité au troisième trimestre. Les ventes de détail en Allemagne déçoivent. La France presse ses banques de continuer à financer l'économie. Toutefois, le chômage et l'inflation en zone euro marquent le pas.

 Les signes négatifs sur la croissance en Europe se multiplient et les menaces de récession grandissent. Après de très mauvais indicateurs de confiance dévoilés hier par Bruxelles, ce vendredi, ce sont les chiffres du recul des ventes de détail en Allemagne et de la baisse de 0,2% du PIB (produit intérieur brut) entre le deuxième et le troisième trimestre en Espagne qui inquiètent.

La France est elle aussi menacée de récession (deux trimestres consécutifs de baisse du PIB), d'où la mobilisation des pouvoirs publics qui craignent que les banques, victimes de la crise financière, cessent de financer l'économie et les entreprises, notamment les PME.

D'où les menaces lancées par les responsables politiques et même par le Président de la République, Nicolas Sarkozy, qui prévient les banques que si elles ne laissent pas ouvert le robinet du crédit pour leurs clients entreprises et particuliers, elles n'auront pas accès aux fonds de plusieurs dizaines de milliards d'euros, mis à leur disposition par l'Etat pour affronter la crise financière. Le premier volet de ce plan vient d'ailleurs de recevoir le feu vert de Bruxelles.

Cet accord a d'ailleurs révélé que la garantie apportée par l'Etat à la Société de financement de l'économie, qui doit faciliter l'accès des banques à l'emprunt, est limitée à 265 milliards d'euros et non 320 comme annoncé initialement.
La différence concerne la garantie apportée par l'Etat à la banque franco-belge Dexia.

En revanche, la zone euro connait un peu de répit sur le front du chômage et de l'inflation. Le premier est resté stable en septembre avec un taux de 7,5% et 11,691 millions de personnes touchés alors qu'il était attendu en légère hausse. Et la hausse des prix a ralenti en octobre, descendant de 3,6% à 3,2%, tirée vers le bas par le recul des prix de l'énergie, notamment du pétrole. Les experts s'attendaient à une baisse encore plus prononcée.

A noter que la zone euro n'est pas la seule touchée sur le Vieux Continent. La grande banque suisse UBS annonce ce vendredi que la croissance de l'économie suisse serait de 0,1% en 2009  contre 0,9% attendu jusque là, en raison du ralentissement conjoncturel mondial.  De quoi anticiper une nouvelle baisse des taux directeurs par la Banque centrale helvétique.

 

 

 

 

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