Chez Orange, le torchon brûle entre la CFDT et la CFE-CGC
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Orange va prochainement relancer la procédure pour désigner les représentants des salariés-actionnaires au conseil.
YVES HERMAN
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Orange va prochainement relancer la procédure pour désigner les représentants des salariés-actionnaires au conseil.
YVES HERMAN
Il n'y aura pas, au terme de l'assemblée générale d'Orange le 22 mai prochain, de nomination d'un représentant des salariés-actionnaires au conseil d'administration. Dans un communiqué publié ce mardi, l'opérateur historique annonce que la proposition du tandem soutenue par la CFE-CGC, qui avait pourtant remporté une consultation interne le 9 février dernier, ne sera pas soumise au vote. Pourquoi ? Parce que le tribunal de commerce de Paris a, sur recours de la CFDT, annulé, vendredi dernier, le second tour de l'élection interne. L'opérateur historique indique qu'il va prochainement relancer la procédure pour désigner les représentants des salariés-actionnaires au conseil.
Le tribunal a considéré que la victoire de Thierry Chatelier et Mireille Garcia, supportés par la CFE-CGC, était entachée d'irrégularités. Il est notamment reproché au syndicat d'avoir « influé » le scrutin, notamment par le biais d'une « utilisation massive » de « moyens extraordinaires », ayant accouché d'un « climat délétère ». Il y a eu, selon le tribunal, « une rupture de l'égalité des armes » en défaveur des candidats soutenus par la CFDT, à savoir Nadia Zak Calvet et Marc Maouche.
La décision s'appuie, en particulier, sur un rapport du cabinet Ernst & Young (EY), mandaté par la direction d'Orange, qui fait état de « 500.000 courriels » envoyés par la CFE-CGC au moment du scrutin, contre « environ 270.000 » pour la CFDT. Les membres de la CFE-CGC sont aussi pointés du doigt pour avoir multiplié les appels aux salariés et influer leur vote.
À lire également
A La Tribune, Olivier Berducou, le délégué central CFDT d'Orange, se félicite de cette décision du tribunal de commerce. Il fustige « la campagne mensongère, calomnieuse et injurieuse qui a été menée » contre ses candidats. Il critique les propos de Sébastien Crozier, le président de la CFE-CGC d'Orange, qui « disait que nos administrateurs s'enrichissaient personnellement en touchant leurs jetons de présence au conseil, ce qui est faux ». Même s'il concède que ça n'a pas toujours été le cas par le passé, Olivier Berducou souligne qu'aujourd'hui, « les jetons de présence sont directement reversés sur les comptes du syndicat ».